• S'il fut un spécialiste de l'oeuvre de Victor Hugo, Paul Berret (1861- 1943) n'en oublia pas pour autant son pays natal dauphinois. Il publia ce Au pays des brûleurs de loups en 1904, lequel connut, tout au long de la première moitié du XXe siècle, un succès constant.
    Alors laissez vous entraîner dans ces contes et légendes qui, d'une façon ou d'une autre, vous amènerons dans le passé du Dauphiné, proche ou lointain :
    De l'affaire tragi-gastronomique du fameux repas de Saint-Marcellin lors des guerres de Religion à l'évocation légendaire de la première Dauphine, ou de la fameuse graille, cet oiseau maléfique qui fit, même mort, tant d'ombrage à la notoriété de M. de Saint-André, intendant du Dauphiné, aux amours impossibles de Djem, frère du Sultan, et de Philippine de Sassenage : entrez dans la ronde des contes et des légendes !...

  • N'hésitez pas à vous laisser entraîner dans ces légendes et récits historiques qui, d'une façon ou d'une autre, vous amènerons dans une meilleure connaissance du passé du Dauphiné, proche ou lointain. Du clin d'oeil à Victor Hugo avec le manuscrit « perdu » du mariage de Mandrin, en passant par la légendes des trois pucelles, la mystérieuse et horrible disparition de Lucie de Précomtal, l'idylle avortée d'un certain sous-lieutenant Bonaparte avec Mlle du Colombier ou encore l'histoire de l'ensevelie de la Tour de Brandes... Une galerie de portraits et d'évènements qui vous laisseront tour à tour songeur, étonné, compatissant, triste ou joyeux !
    S'il fut un spécialiste de l'oeuvre de Victor Hugo, Paul Berret (1861-1943) n'en oublia pas pour autant son pays natal dauphinois. Il publia, en 1937, cette suite de Au pays des brûleurs de loups, recueil qui connut, tout au long de la première moitié du XXe siècle, un succès constant.

  • Durant toute la période connue sous le nom de moyen âge, les juifs ne furent tolérés par les autorités civiles et ecclésiastiques que parce qu'ils représentaient une source intarissable de revenus ; de temps à autre, lorsque les besoins du Trésor l'exigeaient, on les mettait à rançon : le vertueux saint Louis lui-même, ne put se soustraire aux préjugés de son temps en ordonnant la spoliation de ces malheureux. Chose étrange, c'est à l'ombre du pouvoir papal, dans le comtat Venaissin, que les juifs jouirent des privilèges les plus importants.
    En Dauphiné, les juifs eurent à éprouver ce que la prospérité a de plus brillant et ce que l'adversité a de plus terrible : tour à tour protégés et proscrits par les mêmes Dauphins, tantôt tolérés par la population et tantôt traqués comme des bêtes fauves. Néanmoins, ils marquèrent leur place dans notre histoire pendant les xive et xve siècles. C'est ce qui nous a décidé à coordonner ces renseignements épars et à étudier, pendant une période de deux siècles, les rapports des juifs avec le gouvernement Delphinal, leurs conditions d'existence et les charges fiscales auxquelles ils étaient soumis... », extrait de l'Avant-propos de l'édition originale de 1883.
    Auguste Prudhomme (1850-1916), né à Bourgoin (Isère), archiviste du département de l'Isère pendant 38 ans, secrétaire de l'Académie delphinale. On lui est redevable de nombreuses monographies historiques sur le Dauphiné, dont notamment : De l'origine et du sens des mots Dauphin et Dauphiné... ; Histoire de Pierre Terrail, seigneur de Bayart ; Notice historique sur la ville de Bourgoin ; Histoire de Grenoble, etc.
    Nouvelle édition entièrement recomposée d'un texte à redécouvrir sur l'histoire des Juifs dans le Dauphiné, au moment où ce grand fief médiéval est vendu par le dernier Dauphin au roi de France.

  • Le Dauphiné, seigneurie indépendante, « transportée » au royaume de France au XIVe siècle, province d'Ancien régime, qui a été partagée à la Révolution entre les départements de l'Isère, de la Drôme et des Hautes-Alpes, est l'objet unique de cet imposant ouvrage. Divisé en 21 chapitres qui visitent minutieusement tous les aspects de la province, le texte alterne les précisions historiques, les descriptions de paysages, les notations pittoresques, le tout agrémenté de dialogues enlevés.
    Déjà, à la fin du XIXe siècle, le sentiment d'appartenance à l'entité dauphinoise s'estompait inexorablement sur une terre où le brassage des populations avait commencé tôt. Aussi c'est à une véritable défense et illustration du Dauphiné que se livre l'auteur, secondé en cela par une abondante iconographie (près de 350 illustrations).
    Initialement édité en 1898, Le Dauphiné connaîtra immédiatement un grand succès et sera constamment réédité tout au long du XXe siècle, la dernière édition en fac-similé datant de 1982.
    Gaston Donnet (1867-1908), journaliste, au Petit dauphinois, au Soir puis correspondant de guerre pour Le Temps. Il est aussi l'auteur de nombreux ouvrages de voyage sur le Sahara, la Chine et l'Indochine ainsi que d'une Histoire de la guerre russo-japonaise (1904-1905).
    Constamment reprintée depuis plus d'un siècle, voici enfin, pour la première fois, une nouvelle édition entièrement recomposée de ce classique de l'édition régionaliste.

  • Cet ouvrage, écrit par Gilbert Antressangle, féru d'histoire locale, bien connu des habitants de Guilherand-Granges (il fut durant 25 ans correspondant du Dauphiné Libéré), nous conduit au fil des 256 pages agrémentées d'une sélection de cartes postales rares et pittoresques, des origines de Guilherand-Granges à nos jours. L'auteur nous invite à une traversée passionnante dans le temps : pas une rue, une place, pas une maison qui ne rappelle un passé pourtant si présent au coeur de tous. Ensemble parcourons Guilherand-Granges d'hier et d'aujourd'hui. Souvenons-nous de ce petit étang à Vingard où encore au début du siècle les vaches allaient boire, des vignes et arbres fruitiers qui couvraient une grande partie de la commune, du bac à traille permettant de traverser le Rhône, des lavandières, des crues inondant le hameau des Granges, du pont-bascule qui longtemps a permis de peser animaux, paille et fourrage, du maréchal-ferrant M. André, de la Teinturerie du Progrès, de l'huilerie Bard et Agier, des carrières, des différentes écoles, mairies, temples et églises... Gilbert Antressangle nous conte l'histoire de son village, avec un regard nostalgique, souvent inattendu, sur la vie, les mentalités et les moeurs de gens attachés à leur culture et à leur terre. Il est permis de rêver. Il est recommandé de rêver sur les livres et les souvenirs... alors, en route et bon voyage.



  • Hélène Fontayne, professeure de français en Italie, en pleine crise de la quarantaine, retrouve ses anciens copains de terminale du lycée Pagnol, en Drôme provençale, sur le lieu de réintroduction des vautours fauves, pour des retrouvailles nostalgiques. La fête, qui commence comme il se doit dans la bonne humeur, tourne à l'horreur au cours du week-end : on découvre le corps d'un des convives jeté en pâture sur le charnier des éboueurs du ciel...


    Hélène va alors tenter de résoudre le mystère de cette mort brutale, fouillant à l'occasion dans les secrets des uns et des autres.


    Dans son roman, Claire Arnot nous transporte avec finesse entre mystère, amour, amitié et rend hommage à l'équipe de passionnés qui a réintroduit les Vautours fauves dans la Drôme.

  • Un périple haletant de Valence au Mont-Saint-Michel.
    Mad vit dans son camion depuis quinze ans, traînant derrière lui les moutons qu'il conduit chaque semaine à l'abattoir. Son seul contact avec le monde extérieur : le rock et, de temps en temps, un arrêt chez Jo.
    Et puis il y a Ciao, le vieux fou qui hante depuis des années les stations-service des aires de repos.
    Mad, Jo et Ciao prennent la route ensemble à la rencontre de leurs histoires, de leurs démons. De leurs vies.
    Plongez-vous au coeur du monde des routiers, en compagnie de trois personnages hauts en couleur !
    EXTRAIT 
    La pluie bat violemment le toit du camion. Je crois que c'est ce qui m'empêche de dormir. Mais cette nuit n'est pas comme les autres. On est trois à essayer de trouver notre place pour dormir. Il y a Jo, Jo « devenue pute par vocation de son mac », comme elle m'a dit la première fois que je me suis arrêté pour souffler sa bougie. Il y a Ciao, un vieux fou occupé à mourir sur mon siège passager. Et puis moi, Mad, plus fou encore, car c'est moi qui conduis tout ce beau monde. On roule sur la même route depuis hier soir et tout finira d'ici deux jours. Je crois que c'est pour ça que je n'arrive pas à fermer l'oeil...
    L'orage s'arrête. Je vais pouvoir rouvrir les fenêtres du bahut et respirer l'odeur du bitume mouillé. Je sais que le mélange de goudron, de gasoil et de pneus va m'apaiser et que je vais enfin pouvoir dormir quelques heures.
    CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE
    - « Un "road tripes". Les personnages sont pittoresques et tellement vrais ! On vit l'histoire, on la ressent, c'est un périple dans le monde des routiers. » (Lire est un Plaisir)
    - « Un premier roman tout à fait remarquable, construit sur une tension jamais relâchée et porté par une écriture maîtrisée de bout en bout. » (L'Avenir)
    - « Un roman attachant, bouleversant, à découvrir d'urgence ! » (Journal Tain Tournon)
    - « Un premier roman palpitant. Un voyage qui plonge le lecteur au coeur des histoires des personnages, de leurs démons, de leurs souffrances aussi... » (Le Dauphiné Libéré)
    A PROPOS DE L'AUTEUR  
    Documentaliste, historienne, romancière. Fanny Lalande cumule les talents. Originaire des environs de Valence (Drôme), elle a publié un essai consacré aux prisons du château de Tournon.
    Chez Ker, elle a publié son premier roman, Mad, Jo et Ciao.

  • Le présent ouvrage semble venir à son heure, à un moment où le Vivarais, autrement dit l'Ardèche, fascine tant de gens, amoureux d'une nature belle, humanisée et non encore polluée. Il s'adresse à tous ceux qui ne veulent pas rester insensibles devant un paysage, qui désirent mieux comprendre pour mieux aimer. Fort de trente années d'intimité avec le Vivarais, Pierre Bozon a mûri ce livre substantiel et très documenté, qui se présente en un triptyque classique et fortement charpenté : une première partie analyse le milieu naturel, dont la variété extrême découle du chevauchement, sans doute unique en France, sur trois grandes régions, Massif Central, couloir du Rhône, Midi Méditerranéen et en montre les conséquences sur la diversité du Vivarais, et paradoxalement, sur son unité séculaire. La seconde partie examine les aspects humains et économiques et leurs structures profondes et elle décortique l'organisation de l'espace et les aménagements des campagnes, des bourgades et des villes. Enfin, le troisième volet, de beaucoup le plus long, brosse le tableau précis et suggestif des nombreuses petites unités régionales, qui constituent les diverses pièces d'un puzzle d'ailleurs solidement soudées. Au total, un ouvrage attachant, riche de 11 cartes et croquis et de 24 photos, qui soutiennent un texte dense mais toujours très clair, écrit dans un style sans pédantisme, dont la simplicité s'allie à une grande force d'évocation.

  • Dans la veine des « rocambolesques » romans-feuilletons du XIXe siècle, Jean d'Agraives (en 1926) imagine qu'un noble breton émigré vient d'inventer - en 1796 - le Vélivole, véritable prototype de l'avion moderne.
    Mais en 1796, on est en pleine campagne d'Italie au cours de laquelle un certain général Bonaparte va s'illustrer particulièrement ! Nous voilà lancer dans une aventure « uchronique » (en fait, il s'agit plutôt d'une « histoire secrète ») jubilatoire dans laquelle vont s'affronter les forces du Bien et du Mal. Dans ce second livre, de Venise à Mantoue, au coeur de la campagne d'Italie et des complots de l'As de Pique visant à assassiner Bonaparte, le chevalier de Trelern et son mécanicien, le jeune Antoine Clou, poursuivent leurs aventures épiques...
    Jean d'Agraives (1892-1951) fut, dans l'Entre-deux-Guerres, un prolixe auteur de romans d'aventures pour la jeunesse et de quelques « uchronies ».

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • En 1791, se formèrent dans la Drôme de nombreux bataillons de volontaires pour la défense de la patrie et des acquis révolutionnaires. Deux siècles après, Michel Garcin nous relate par cet ouvrage remarquablement documenté, ce que fut la véritable histoire des bataillons de volontaires et des généraux drômois de 1791 à 1794. Puisant directement aux sources, dans les archives municipales et départementales, dans les lettres de volontaires ou bien les témoignages de l'époque, l'auteur, avec enthousiasme mais aussi rigueur et objectivité, nous fait revivre la vie quotidienne de ces Drômois qui chargèrent au cri de « Vive la Nation ! » sur les principaux champs de bataille de l'Europe. Complété par une biographie de tous les généraux drômois de la Révolution et de l'Empire, cet ouvrage intéressera les lecteurs de la Drôme, et passionnera aussi les autres, car au-delà de son importance régionale, La patrie en danger de Michel Garcin est une précieuse contribution à notre connaissance générale de la Révolution française.

  • Mandrin... Conty. Deux hommes qui, à plus de deux siècles d'intervalle ont sombré dans la violence et le crime. Même destin mais aussi, au départ, mêmes motivations : une vocation contrariée qui les a fait sombrer dans la marginalisation puis la délinquance. Pierre Conty et Paul Barril, deux copains d'enfance passionnés d'armes. Le premier les retournera contre la société, le second s'en servira pour faire respecter l'ordre. Pourquoi ? Quelle est l'influence du contexte politique et familial sur le comportement des meurtriers en puissance ? Sommes-nous tous des violents refoulés capables du pire ? Telles sont les questions auxquelles Jean Durand tente de répondre dans cette nouvelle édition revue et augmentée de « Mandrin à Conty ou deux siècles de criminalité ». Mandrin et Conty, mais aussi, parmi les 24 dossiers étudiés, Julien de Romans ombre de Robespierre (le meurtre légalisé par idéologie politique), les bandits du Bois des Mates (sud Drôme), l'affaire du Courrier de Lyon, les aubergistes maudits de l'Ardèche, l'homme qui tua la bête du Gévaudan, Joseph Vacher, la bête humaine aux trente meurtres, les Guillotinés de la Drôme (l'infanticide de Châteauneuf-de-Galaure, le boucher cannibale de Romans, le meurtre du prieur d'Aiguebelle, les chauffeurs de la Drôme, etc.), la diabolique fermière de Chantepie, le double meurtre de Noël pour un chaudron d'or à St-Sorlin-en-Valloire, etc. Sans oublier la rocambolesque aventure de Latude, le roi de l'évasion, et l'histoire de Papillon, le bagnard-écrivain.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • L'histoire illustrée (357 reproductions) du fleuve depuis sa source, dans le massif du Saint-Gothard en Suisse, jusqu'à la Méditerranée.

  • Il y a un peu plus de deux siècles, naissait la Drôme. L'objet de ce livre est d'essayer de comprendre comment, à partir de cette décision, une identité drômoise a pu se forger, faite d'idées partagées ou de réflexes communs, de différences voire de rivalités ou d'antagonismes, de luttes menées ensemble aussi. Ces pages se donnent donc comme but de restituer l'épaisseur de ces deux siècles de vie commune - comme telles, elles seront utiles à tous ceux que l'histoire passionne. Elles souhaitent également contribuer à enrichir la perception que chacun peut avoir du paysage qui l'entoure. Une allée de mûriers peut nous séduire par la couleur éclatante de ses feuillages d'automne ; ces arbres évoquent aussi tout un mode de vie. Nous souhaitons, enfin, que cet ouvrage puisse également aider les décideurs d'aujourd'hui, car notre vie, c'est en partie l'homme qui la crée. Espérons qu'il sache utiliser au profit de tous la richesse d'une mémoire accumulée par près de huit générations.

  • Le disque compact connait un essor remarquable qui touche tous les domaines du savoir. Les bibliothécaires sont confrontés à des possibilités d'exploitation et d'usages très variés. Un mode d'emploi actuel du document numérique.

  • La technologie moderne, étendue à tous les secteurs d'activité, implique une mobilité, une plasticité d'adaptation, une universalité dans la méthodologie de base, une polyvalence d'applications, qui entrent en conflit avec les processus classiques de formation scolaire et professionnelle. C'est une situation qui relève de l'étude sociologique tout autant que de la pédagogie, et il faudra encore bien des efforts avant qu'elle soit clairement comprise dans toute sa nouveauté.
    Le grand mérite de l'ouvrage de Mlle LATREILLE est de nous introduire avec beaucoup de méthode et de soin dans des problèmes si vastes. On peut souhaiter qu'il soit reconnu pour ce qu'il est, à l'époque où l'on admet que « l'investissement humain » est le premier de tous - vérité d'hier comme d'aujourd'hui, d'ailleurs, mais qu'il était difficile de faire comprendre au temps où l'abondance de la main-d'oeuvre et la maigreur du système éducatif abandonnaient au laisser-faire des employeurs le sort d'une population travailleuse a priori dépourvue de mérite, de droits et même d'espoirs.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • À la fin du siècle dernier, Ferdinand Cheval, homme-sagittaire, né dans la glaise d'une époque éprise d'obscurité, jette sa sacoche de facteur rural par-dessus les moulins des petits jardins tirés au cordeau, et se construit un palais selon son rêve, un château fou. Alain Borne, poète de l'amour et homme libre comme son modèle, rencontre un jour ce palais et, subjugué, ébloui, nous livre un texte lyrique et charnel.

  • L'insertion est une catégorie récente de l'action publique. Elle s'est construite progressivement, d'abord en réponse au grave problème de chômage que subissaient les jeunes générations, puis elle s'est étendue aux adultes chômeurs de longue durée et enfin, avec le RMI, aux personnes privées de ressources. L'ouvrage de Chantai Guérin-Plantin retrace cette double genèse de l'insertion. Il recense les événements principaux et les changements conceptuels qui ont rendu possible la construction de politiques, d'actions, et la formation de professionnels de l'insertion. Il montre comment cette notion a "contaminé" de nombreux secteurs de la vie sociale au cours des années quatre-vingt. On voit alors que l'insertion n'est pas une création originale mais un rassemblement d'actions différentes : innovations pédagogiques pour lutter contre l'échec scolaire, formes nouvelles de prévention spécialisée, développement local et création d'une économie orientée "autrement", suivi social et assistance aux personnes dépourvues de ressources, lutte contre le chômage de longue durée... L'insertion est le mot unique proposé et accepté pour désigner ces actions différentes. Il les a constituées en une mission impérieuse, mais vague, que les problèmes du temps ont assigné aux acteurs sociaux chargés de trouver une place à ceux qui n'en auraient pas. Un ouvrage passionnant qui invite tous les professionnels de l'action sociale à réfléchir autrement leur pratique.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Lyon, « capitale de la Résistance », disait-on. Et, en effet, là naquirent ou se développèrent les mouvements de résistance les plus importants. La Gestapo y arrêta Jean Moulin. Même après la constitution du C.N.R. et le départ pour Paris du Comité directeur des M.U.R., pour la zone sud, elle resta une capitale. N'était-elle pas le chef-lieu de la future région Rhône-Alpes, la plus importante de France ? L'organisation de la Résistance au printemps 1944 prépare la libération tant espérée : tandis que les F.F.I. « libèrent » les territoires où la présence allemande est la plus clairsemée, des offensives allemandes s'efforcent de démanteler successivement les maquis de l'Ardèche, de l'Ain, du Vercors, de l'Isère..., jusqu'au débarquement méditerranéen du 15 août qui met fin aux ratissages meurtriers. Mais c'est alors qu'à Lyon la répression atteint son paroxysme avec les massacres de Bron et de Saint-Genis-Laval. Le 3 septembre, le centre de Lyon est libéré, mais une période mouvementée avec l'épuration « sauvage » attend la région Rhône-Alpes (à laquelle Yves Farge s'efforça de mettre fin). C'est aussi la région où la revendication du pouvoir par les comités de Libération a atteint son maximum d'acuité. L'ouvrage se conclut sur les trois grands procès de Lyon (Cussonac, Angeli, Charles Maurras) et sur un tableau de la vie politique, économique et sociale jusqu'aux élections municipales du 29 avril et du 13 mai et au retour d'Édouard Herriot.

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