• La répartition des richesses est l'une des questions les plus débattues aujourd'hui. Pour les uns, les inégalités n'en finiraient pas de se creuser dans un monde toujours plus injuste. Pour les autres, on assisterait à une réduction naturelle des écarts et toute intervention risquerait de perturber cette tendance harmonieuse. Mais que sait-on vraiment de l'évolution des inégalités sur le long terme ? En réalité, les analyses économiques supposées nous éclairer se fondent plus souvent sur des spéculations théoriques que sur des faits établis.

    Fruit de quinze ans de recherches, cette étude, la plus ambitieuse jamais entreprise sur cette question, s'appuie sur des données historiques et comparatives bien plus vastes que tous les travaux antérieurs. Parcourant trois siècles et plus de vingt pays, elle renouvelle entièrement notre compréhension de la dynamique du capitalisme en situant sa contradiction fondamentale dans le rapport entre la croissance économique et le rendement du capital.

    Si la diffusion des connaissances apparaît comme la force principale d'égalisation des conditions sur le long terme, à l'heure actuelle, le décrochage des plus hautes rémunérations et, plus encore, la concentration extrême des patrimoines menacent les valeurs de méritocratie et de justice sociale des sociétés démocratiques.

    En tirant de l'expérience des siècles passés des leçons pour l'avenir, cet ouvrage montre que des moyens existent pour inverser cette tendance.

    1 autre édition :

  • La révolution qui conduit de l'économie du don caractéristique de la plupart des sociétés précapitalistes à l'économie du donnant-donnant des sociétés modernes s'est-elle étendue à tous les domaines de l'existence, comme le supposent tacitement ceux qui prétendent appliquer à toutes les pratiques le modèle de l'arbitrage entre coûts et intérêts (à l'éducation ou encore au mariage, par exemple, conçu comme échange économique de services de production et de reproduction) ? Et s'est-elle réalisée complètement au sein même de la sphère la plus strictement fondée sur la tautologie constituante " business is business " ?
    Dégageant les présupposés de l'anthropologie imaginaire propre à la théorie économique dans sa définition dominante, Pierre Bourdieu pose ici l'exigence d'une autre théorie, qui rompt avec l'idée de choix individuels libres de toute contrainte et substitue à la notion de marché pur et parfait celle de champ économique structuré par des rapports de force et des luttes symboliques.
    Il montre ainsi que, sans faire appel à la conscience calculatrice parfaitement lucide de l'homo œconomicus, ou à la logique de la " rationalité limitée ", l'on peut rendre compte du caractère " raisonnable " de la majorité des conduites économiques par l'ajustement des espérances subjectives aux chances objectives.
    Pierre Bourdieu (1930-2002) est une figure intellectuelle majeure et le sociologue contemporain le plus lu à travers le monde.

  • Sur fond de crise, la casse sociale bat son plein : vies jetables et existences sacrifiées. Mais les licenciements boursiers ne sont que les manifestations les plus visibles d'un phénomène dont il faut prendre toute la mesure : nous vivons une phase d'intensification multiforme de la violence sociale.
    Mêlant enquêtes, portraits vécus et données chiffrées, Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot dressent le constat d'une grande agression sociale, d'un véritable pilonnage des classes populaires - un monde social fracassé, au bord de l'implosion.
    Loin d'être l'oeuvre d'un " adversaire sans visage ", cette violence de classe, qui se marque dans les têtes et dans les corps, a ses agents, ses stratégies et ses lieux. Les dirigeants politiques y ont une part écrasante de responsabilité. Les renoncements récents doivent ainsi être replacés dans la longue histoire des petites et grandes trahisons d'un socialisme de gouvernement qui a depuis longtemps choisi son camp.
    À ceux qui taxent indistinctement de " populisme " toute opposition à ces politiques qui creusent la misère sociale et font grossir les grandes fortunes, les auteurs renvoient le compliment : il est grand temps de faire la critique du " bourgeoisisme ".

  • Un thriller financier
    Expliquer la finance est un exercice fastidieux qui demande d'abord de la comprendre. Denis Robert, par son approche très personnelle, en inventant un journalisme littéraire, nous permet d'appréhender la mécanique interne du monstre BlackRock en remontant à sa genèse et en brossant le portrait de son boss : le mystérieux et très puissant Larry Fink.
    Si on me demande aujourd'hui qui de Donald Trump, XiJingPing, Vladimir Poutine, Mark Zukerberg ou Larry Fink, est l'homme le plus puissant du monde ? Sans aucune hésitation je pointe Larry. Larry a plus d'influence sur nos vies que nos parents. Savez-vous que BlackRock possède 6,3% de Total, 6,5% de Sanofi, 6,4% de Publicis, 5,9% de Danone... en gros 5% du Cac40 ? Que BlackRock conseille la BCE, Airbus, Exxon, JP Morgan, Apple, la Grèce, l'État allemand ou la Commission Européenne ? Savez-vous que ses représentants votent aux assemblées générales de 17000 sociétés dans le monde ? Qu'elle brasse 31000 milliards de fonds par an, qu'elle a sauvé l'économie américaine après la crise du Covid ? Qu'elle possède une intelligence artificielle appelée Aladdin, née de la paranoïa maladive de Larry Fink sur la gestion du risque ? Mais pour survivre, BlackRock a besoin d'argent et de nouveaux espaces. On a ainsi retrouvé Larry à plusieurs reprises depuis deux ans chez Emmanuel Macron pour pousser - entre autres - au vote de la réforme des retraites par capitalisation.
    Larry Fink a accès à la matrice du capitalisme. Il peut lire tous les bilans de pratiquement toutes les sociétés du monde. Il sait ce qui se joue entre concurrents. Il peut ainsi privilégier l'un ou l'autre dans le plus grand secret. Il est le dieu vivant du capitalisme. Rien que ça ? Non, pire encore. Attachez vos ceintures...


  • Une somme sur la violence des rapports économiques dans le monde, du Moyen Age à nos jours.

    La guerre économique est à l'économie ce que la science de la guerre est à la politique, un affrontement pour capter les ressources. Dès la préhistoire, les hommes s'affrontent pour conquérir les meilleurs territoires de chasse et de cueillette, tandis que Phéniciens, Égyptiens, Romains et Chinois de l'Antiquité sécurisent leurs routes commerciales pour éliminer la concurrence. Au Moyen Âge, les marchands allemands regroupés au sein de la Hanse mènent des guerres, déclenchent des blocus économiques, le tout au nom de la défense de leurs intérêts commerciaux. Avec les grandes découvertes, les États européens prennent les rênes et se livrent de terribles batailles pour s'emparer des épices des nouveaux mondes. Lors du premier conflit mondial, détruire le potentiel commercial de l'adversaire est un des buts de guerre affichés, tandis qu'aujourd'hui les multinationales affrontent l'hyperconcurrence avec leurs propres armes, lesquelles n'ont souvent rien à envier à celles des services de renseignements et de sécurité des États.
    On comprend, à la lecture de cette synthèse, pourquoi le mythe libéral du " doux commerce " a toujours nié cette évidence : la politique n'a pas le monopole de la violence. Elle le partage avec l'économie.
    " La guerre économique est incessante, protéiforme et nous donne l'occasion, grâce à cet excellent livre, de revisiter l'histoire du monde sous un autre angle. " Les Échos.

    1 autre édition :

  • À plusieurs reprises dans Le 1, Daniel Cohen s'est prêté à l'excercice exigeant du grand entretien sur des thèmes économiques et sociaux concernant de nombreux Français. Il a ainsi répondu en profondeur à des questions autour du Smic (Peut-on vivre avec le Smic ?), du chômage (La France a-t-elle choisi le chômage?), du Revenu Universel (Quels problèmes pourrait-il régler ?), ou encore de la dimension économique du mouvement des Gilets jaunes. L'économiste analyse également le rôle toujours majeur et mal régulé de la finance, dans un entretien où il précise pourquoi les risques d'une nouvelle grande crise financière restent importants.

    Daniel Cohen est économiste, directeur du département d'économie de l'École normale supérieure et cofondateur de l'École d'économie de Paris.

  • Quel avenir pour l'Afrique ? L'Afrique est-elle entrée dans l'histoire ? La colonisation a-t-elle aujourd'hui une influence ? Quelles trajectoires depuis les indépendances ? L'Afrique est-elle bien ou mal partie ? Ces questions traversent l'histoire contemporaine et resurgissent au fil de l'actualité. Des clichés à la réalité, ce guide illustré nous parle de lieux, de faits et de chiffres pour nous aider à y voir plus clair.

    Spécialiste incontesté, l'auteur propose 40 fiches thématiques et documentées, réparties comme suit : 10 éclairages différents, 10 grands défis, 10 principales puissances et 10 leviers d'action.

  • La décolonisation africaine n´aura-t-elle été qu´un accident bruyant, un craquement à la surface, le signe d´un futur appelé à se fourvoyer ? Dans cet essai critique, Achille Mbembe montre que, au-delà des crises et de la destruction qui ont souvent frappé le continent depuis les indépendances, de nouvelles sociétés sont en train de naître, réalisant leur synthèse sur le mode du réassemblage, de la redistribution des différences entre soi et les autres et de la circulation des hommes et des cultures. Cet univers créole, dont la trame complexe et mobile glisse sans cesse d´une forme à une autre, constitue le soubassement d´une modernité que l´auteur qualifie d´« afropolitaine ».

    Il convient certes de décrypter ces mutations africaines, mais aussi de les confronter aux évolutions des sociétés postcoloniales européennes - en particulier celle de la France, qui décolonisa sans s´autodécoloniser -, pour en finir avec la race, la frontière et la violence continuant d´imprégner les imaginaires de part et d´autre de la Méditerranée. C´est la condition pour que le passé en commun devienne enfin un passé en partage.
    Écrit dans une langue tantôt sobre, tantôt incandescente et souvent poétique, cet essai constitue un texte essentiel de la pensée postcoloniale en langue française.

  • S'appuyant sur l'expérience zapatiste - une " utopie réelle " a fêté ses 20 ans -, ce petit livre incisif invite à rouvrir le futur et à engager résolument une réflexion sur ce que pourrait être un monde libéré de la tyrannie capitaliste. Construire (une autre réalité) et résister (aux avancées de la dépossession capitaliste) sont désormais deux aspects inséparables d'une même démarche, dont on ne peut ignorer la dimension conflictuelle. Il est temps de rouvrir le futur. Et d'engager résolument la réflexion sur ce que peut être un monde libéré de la tyrannie capitaliste. C'est ce que propose ce livre, en prenant notamment appui sur les expérimentations sociales et politiques accumulées par l'insurrection et les communautés zapatistes, une " utopie réelle " de grande envergure. Pratiquer une démocratie radicale d'autogouvernement et concevoir un mode de construction du commun libéré de la forme État ; démanteler la logique destructrice de l'expansion de la valeur et soumettre les activités productives à des choix de vie qualitatifs et collectivement assumés ; laisser libre cours au temps disponible, à la dé-spécialisation des activités et au foisonnement créatif des subjectivités ; admettre une pluralité des chemins de l'émancipation et créer les conditions d'un véritable échange interculturel : telles sont quelques-unes des pistes qui dessinent les contours d'un anticapitalisme non étatique, non productiviste et non eurocentrique. En conjuguant un effort rare de projection théorique avec une connaissance directe de l'une des expériences d'autonomie les plus originales des dernières décennies, Jérôme Baschet s'écarte des vieilles recettes révolutionnaires dont les expériences du XXe siècle ont montré l'échec tragique. Il propose d'autres voies précises d'élaboration pratique d'une nouvelle manière de vivre.

  • DANS LES COULISSES DES SUCCÈS DE L'INTELLIGENCE ARTIFICIELLE
    Tout le monde aujourd'hui parle de l'intelligence artificielle (IA). Fascinante pour certains, inquiétante pour d'autres, cette technologie véhicule de nombreux fantasmes. Souvent abordée sous l'angle exclusivement philosophique ou technique, elle l'est peu sous celui de ses bénéfices réels. Et pourtant, dans les domaines de la santé, de l'environnement, de l'assurance, de l'énergie, ses usages se révèlent plus que prometteurs. Qu'apporte-t-elle concrètement ? Comment les technologies d'IA sont-elles conçues, choisies, déployées, apprivoisées, améliorées ? Quelles sont les clés des projets d'IA réussis, positifs pour les usagers et pour l'organisation qui les met en oeuvre ?
    Pour répondre à ces questions, l'auteur est allé à la rencontre de celles et ceux qui sont en prise au quotidien avec la réalité de l'IA : start-up, entreprises, institutions ou associations. Au travers d'une large sélection de cas d'usages, de retours d'expérience, de bonnes pratiques et de courtes fictions, cet ouvrage propose une véritable immersion dans la réalité de l'IA et permettra au lecteur d'appréhender tous les possibles qu'elle ouvre :


    Découvrir une grande diversité d'applications concrètes de l'IA.
     

    Avoir accès aux points de vue et recommandations des acteurs qui conçoivent et déploient l'IA dans l'entreprise, la recherche, les ONG (Implicity, Hôpital Fondation Rothschild, Incepto, Société Générale, Dathena, Microsoft France, EDF, Namr, Atlan Space, Energiency, Tunnel Lab Bouygues, BlueCargo, Scortex, Saagie, Health Data Hub, IBM, institut PRAIRIE, ONU).
     

    Maîtriser les enjeux des projets structurants de l'écosystème IA en France et en Europe.

  • C'est entendu : il existe une horreur économique encore plus cruelle au Sud qu'au Nord. Mais la dénoncer ne suffit pas : si la dénonciation était efficace, il y a longtemps que le capitalisme aurait disparu... Les auteurs appellent " capitalisme " ce système qui s'invente en permanence et nous saisit à travers des alternatives infernales, du type : " Si vous demandez des droits supplémentaires, une augmentation de salaire, vous favorisez les délocalisations et le chômage. " Comment ne pas être paralysé ? D'autres peuples ont appelé cela un système sorcier. Et si ce n'était pas une métaphore ? Et si c'était même le meilleur nom que l'on pouvait donner à la prise que le capitalisme exerce sur nous, nous aidant, du coup, à réfléchir aux manières dont nous pouvons avoir prise sur lui ? Pourquoi avons-nous été si vulnérables à un tel système ? Comment se protéger ? Certaines idées partagées par toute la gauche, et d'abord la croyance dans le " progrès ", n'auraient-elles pas donné au capitalisme le moyen de nous rendre impuissants ? En tentant de répondre à ces questions, ce livre ne propose ni un programme, ni une nouvelle théorie. Il vise plutôt à encourager tous ceux et celles qui résistent à la résignation, et dont les réussites toujours partielles doivent être racontées, célébrées, relayées. Car l'émergence d'une alternative, loin de se réduire à l'accumulation de luttes défensives et de postures " révolutionnaires ", passe plutôt par la construction patiente et joyeuse d'un autre rapport aux autres et au monde, sans que rien de ce que chaque collectivité expérimente soit passé sous silence. C'est un anticapitalisme pragmatique que les auteurs souhaitent ici mettre en discussion, dans la suite du cri lancé à Seattle : " Un autre monde est possible ! "

  • La théorie du donut

    Kate Raworth

    • Plon
    • 15 Novembre 2018


    La façon dont nous pensons et enseignons l'économie depuis le XIXe siècle est périmée!
    Revisitant les principaux concepts de l'économie en y introduisant les dimensions sociale et environnementale, Kate Raworth nous propose une nouvelle vision de l'économie, plus juste et plus durable, qui doit permettre de relever les défis du XXIe siècle.

    Crises financières à répétition, inégalités extrêmes de revenus et d'accès aux ressources, exploitation destructrice de l'environnement... tout le monde peut se rendre compte par lui-même que notre système économique dysfonctionne.
    Kate Raworth propose de revisiter les principaux concepts et principes sur lesquels est fondée la science économique, en introduisant, outre les concepts classiques de croissance, de marché, d'agents économiques, le facteur humain et la préoccupation environnementale au coeur de la réflexion. Consciente de la force des schémas et des images, elle s'attaque à sept schémas-clés de l'économie pour montrer à quel points ils sont galvaudés et méritent d'être remplacés.
    Pour en venir au donut du titre : l'auteur propose de remplacer l'objectif économique général de croissance du PIB, par un objectif de stabilisation de l'activité économique entre deux "frontières" : la frontière des besoins humains de base comme "plancher", et la frontière de la préservation de l'environnement comme "plafond". C'est la représentation de ce plancher et de ce plafond, sous forme de cercles, qui donne l'image du donut dans lequel l'activité économique doit s'inscrire.
    Outre la croissance du PIB, le livre démonte ainsi plusieurs mythes économiques comme la "main invisible du marché", le sujet économique rationnel, l'équilibre de loffre et de la demande... Une lecture rafraichissante, qui propose une vision renouvelée, accessible et optimiste de la pensée économique.

  • Guide d'aïkido stratégique pour exister face aux GAFA

    Les GAFA sont nés avec le XXIe siècle et, en une vingtaine d'années seulement, ils ont révolutionné notre quotidien. Ils ont également changé les règles de l'économie et les équilibres en place, au point d'être parfois assimilés à de "nouveaux barbares".

    Entreprise installée ou start-up, comment réagir face à la menace permanente de disruption ? Ce livre met en lumière les 7 "super-pouvoirs" qui ont permis aux GAFA de s'imposer aussi rapidement, et qui tracent les contours du changement de modèle en cours :


    #1 Le client gratuit : tout le monde est client, même ceux qui ne payent pas

    #2 La conception inversée : les problèmes comme source de création de valeur

    #3 Le management pirate : un nouveau mode de gestion des talents

    #4 L'entreprise magnétique : l'agrégation de portions de valeur

    #5 L'entreprise temps-réel : l'adaptation instantanée

    #6 L'entreprise infinie : la croissance à coût nul

    #7 L'entreprise intime : la personnalisation à grande échelle


    Surtout, ces super-pouvoirs permettent d'agir. Chacun trouvera ainsi des exemples et des tactiques ayant prouvé leur efficacité dans l'art difficile de l'aïkido stratégique avec les GAFA. Car, pour jouer à armes égales avec eux, mieux vaut utiliser leurs forces à son propre profit.

    GAFAnomics est né pour aider les entreprises à penser comme des start-up : comprendre leurs facteurs-clés de succès et décrypter leurs modèles pour encourager les talents à innover. GAFAnomics, une collection pour explorer le monde qui vient... et y trouver sa place.

  • Les propagandes visant à faire passer le cours pris par la globalisation économique pour un fait de nature, s´imposant sans discussion possible à l´humanité entière, semblent avoir recouvert jusqu´au souvenir des leçons sociales qui avaient été tirées de l´expérience des deux guerres mondiales. La foi dans l´infaillibilité des marchés a remplacé la volonté de faire régner un peu de justice dans la production et la répartition des richesses à l´échelle du monde, condamnant à la paupérisation, la migration, l´exclusion ou la violence la foule immense des perdants du nouvel ordre économique mondial. La faillite actuelle de ce système incite à remettre à jour l´oeuvre normative de la fin de la guerre, que la dogmatique ultralibérale s´est employée à faire disparaître. Ce livre invite à renouer avec l´esprit de la Déclaration de Philadelphie de 1944, pour dissiper le mirage du Marché total et tracer les voies nouvelles de la Justice sociale.

  • Dans les innombrables débats qui ont accompagné la publication de Comment les riches détruisent la planète, une question fut inlassablement posée à l'auteur du livre : que faut-il faire ? C'est pour répondre à cette interpellation - et à cette urgence - qu'Hervé Kempf a écrit ce nouvel ouvrage. Il le fait dans le même style à la fois radical et rigoureux. À ses yeux, il est urgent de changer de modèle. Ce n'est pas l'économie de marché en tant que telle qu'il s'agit de dénoncer, mais la forme nouvelle prise aujourd'hui par le capitalisme. Une forme qui, mécaniquement, privilégie le gaspillage, le saccage de la planète, l'inégalité et la consommation ostentatoire. Cette dernière, qui est le fait des plus riches, fixe pour la grande masse des modèles de comportements désastreux. Nul ne peut espérer sauver la planète si une remise en cause drastique de ce système prédateur n'est pas engagée. Face aux périls du moment, l'écologique et le social sont tragiquement liés.

  • Construite autour de la promesse de sécurité, d'inviolabilité et de rapidité des échanges, la blockchain intéresse aujourd'hui de nouveaux secteurs de l'économie.

    Dans le domaine de l'immobilier, secteur d'activité ayant peu évolué technologiquement, son usage s'avère prometteur. Elle devrait en effet permettre d'échanger sans intermédiaires, de faciliter la gestion de patrimoine, d'uniformiser les méthodes de travail, ou de faciliter le montage financier d'opérations. À terme, ce sont de nombreux acteurs qui pourraient être impactés : notaires, agents immobiliers, urbanistes, promoteurs, experts immobilier, investisseurs, collectivités...

    Riche de cas d'usages concrets d'entreprises et de témoignages d'intervenants du secteur, l'ouvrage met en lumière les avantages considérables de la blockchain appliquée à l'immobilier :


    Réduction des coûts et des délais de transactions.
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    Ouverture de l'investissement immobilier à un large public, qu'il s'agisse d'achat ou de location.

    Facilitation de gestion de parcs immobiliers pour les particuliers comme pour les professionnels.

    Digitalisation complète du secteur, en lien avec l'intelligence artificielle et l'Internet des objets.


    Préface de Pierre Leroy, président de la French PropTech.

  • Il y a plus de vingt ans, en pleine offensive néolibérale, le magazine Newsweek pouvait titrer, triomphalement : " Marx est mort ".
    Mais les spectres ont la peau dure. Aujourd'hui, Marx est de retour. En ces temps de crise fracassante du capitalisme et de grande débandade idéologique, on le redécouvre.
    Mais qui fut Marx ? Qu'a-t-il vraiment dit ? Ce petit ouvrage offre une introduction ludique à sa pensée, sa vie, son oeuvre. Un panorama clair et souvent drôle qui associe bande dessinée et philosophie, humour et esprit de synthèse pour présenter dans toute son actualité la pensée du principal théoricien de l'anticapitalisme.
    Marx est resté célèbre pour son explication des contradictions et des crises du capitalisme. Pour la connaître, on suivra le roman policier du Capital : à la recherche de la valeur perdue, on retracera les mécanismes de l'accumulation du capital jusqu'à percer le secret du fétichisme de la marchandise.
    À la fois aide-mémoire, cours d'introduction et lecture récréative, Marx, mode d'emploi offre une petite trousse à outils pour la pensée et pour l'action.

  • Depuis des décennies, le monde des affaires est engagé dans une entreprise de destruction de la science et du savoir. Au détriment de nos vies, des firmes escamotent les vérités contrariantes pour maintenir sur le marché des produits nocifs et préserver leur business. À l'aide de cette gigantesque manufacture du doute, elles ont redessiné en profondeur les contours de la démocratie. Enquête au long cours sur ce système qui s'est retourné contre le public : la Lobbytomie.
    Lobby des pesticides. Lobby du tabac. Lobbies de la chimie, de l'amiante, du sucre ou du soda. On évoque souvent les " lobbies " de façon abstraite, créatures fantastiques venues du mystérieux pays du Marché, douées de superpouvoirs corrupteurs et capables de modifier la loi à leur avantage. Pourtant, les firmes qui constituent ces lobbies ne sont pas anonymes et leur influence n'a rien de magique. Leurs dirigeants prennent en toute conscience des décisions qui vont à l'encontre de la santé publique et de la sauvegarde de l'environnement.
    C'est cet univers méconnu que Stéphane Horel, grâce à des années d'enquête, nous fait découvrir dans ce livre complet et accessible. Depuis des décennies, Monsanto, Philip Morris, Exxon, Coca-Cola et des centaines d'autres firmes usent de stratégies pernicieuses afin de continuer à diffuser leurs produits nocifs, parfois mortels, et de bloquer toute réglementation. Leurs responsables mènent ainsi une entreprise de destruction de la connaissance et de l'intelligence collective, instrumentalisant la science, créant des conflits d'intérêts, entretenant le doute, disséminant leur propagande.
    Dans les cercles du pouvoir, on fait peu de cas de ce détournement des politiques publiques. Mais les citoyens n'ont pas choisi d'être soumis aux projets politiques et économiques de multinationales du pétrole, du désherbant ou du biscuit. Une enquête au long cours, à lire impérativement pour savoir comment les lobbies ont capturé la démocratie et ont fait basculer notre système en " lobbytomie ".

  • « Face à un Eichmann réel, il fallait lutter par la force des armes et, au besoin, par les armes de la ruse. Face à un Eichmann de papier, il faut répondre par du papier. Nous sommes quelques-uns à l'avoir fait et nous le ferons encore. Ce faisant, nous ne nous plaçons pas sur le terrain où se situe notre ennemi. Nous ne le "discutons pas", nous démontons les mécanismes de ses mensonges et de ses faux, ce qui peut être méthodologiquement utile aux jeunes générations. » Ces lignes, qu'écrivait en 1981 l'historien Pierre Vidal-Naquet, gardent toute leur actualité. Robert Faurisson et ceux qui nient avec lui la réalité du génocide hitlérien n'ont pas désarmé, et certains médias continuent à réserver un accueil surprenant à leurs thèses délirantes. Comprendre comment une telle aberration a pu voir le jour est donc plus que jamais nécessaire. Tel est le but des essais réunis dans ce petit livre.


    « Face au "révisionnisme", plus efficace qu'une législation d'exception, qui a alimenté en bois le bûcher, Pierre Vidal-Naquet a ciselé une arme parfaite : Les Assassins de la mémoire. Faites-le lire autour de vous, apprenez-le par coeur, pour le contenu et la méthode. » LE FIGARO « Le combat que Pierre Vidal-Naquet livre contre les "assassins de la mémoire" est sans doute le plus difficile de ceux qu'il a eu à mener, parce que le plus douloureux. Car la mémoire qu'ils assassinent, c'est la mémoire commune de notre XXe siècle et la plus insoutenable. On appréciera d'autant plus la force d'un livre qui ne cède à aucun moment aux facilités de la confidence, de l'émotion ou de l'invective [...]. Par son acuité, sa transparence, cette leçon de méthode devrait rendre confiance à tous ceux qui en venaient à se demander si le métier d'historien a encore un sens. Si vous voulez savoir tout ce qui se cache derrière "le point de détail" de Jean-Marie Le Pen, lisez Pierre Vidal-Naquet. » LE NOUVEL OBSERVATEUR

  • Découvrir et s'initier à l'économie en 200 notions illustrées !
    Concurrence, compétitivité, macroéconomie, marché financier...la collection "pour les Nuls" propose un tour d'horizon de l'histoire de l'économie à travers 200 notions clés illustrées, pour vous familiariser avec les grandes théories économiques en un clin d'oeil !

  • Pourquoi tant d'intellectuels se complaisent-ils dans cette joie mauvaise qu'est le pessimisme ?
    Pourquoi ne voit-on plus les progrès considérables accomplis par nos sociétés en termes d'espérance de vie, de santé, de conditions de travail ?
    Pourquoi avons-nous peur de la troisième révolution industrielle - cette convergence spectaculaire de l'intelligence artificielle, de l'informatique et de la robotique ?
    Pourquoi nous laissons-nous envahir par les scénarios catastrophe, les théories complotistes, les fausses nouvelles ?
    Pourquoi ne croit-on plus en l'Europe ?
    Pourquoi un tel manque de confiance dans l'avenir ?
    Dans ce livre événement, le philosophe Luc Ferry et l'économiste Nicolas Bouzou répondent à ces questions qui nous concernent tous, nous et nos enfants.
    Ils unissent leurs voix pour appréhender le monde qui vient, et énoncer les conditions qui permettront à la sagesse de l'emporter sur la folie.
    Ils nous exhortent à ne pas céder au pessimisme ambiant et à relever avec courage et lucidité les nouveaux défis du XXIe siècle
    Un livre aussi limpide que puissant.

  • La montée en puissance des «pays émergents», au premier rang desquels la Chine, venant après celle du Japon et des «dragons» sud-est-asiatiques (Corée, Taïwan, Hong Kong, Singapour), a été l'occasion de réinterroger voire de réviser l'histoire du capitalisme. Et de se demander si le premier rôle, longtemps tenu par l'Europe occidentale, au sein de cette dernière n'avait été qu'un accident dont les conséquences seraient en train de s'épuiser et une parenthèse en train de se refermer.
    Cet ouvrage soutient que, si l'Europe occidentale a été le berceau du capitalisme et a pu, des siècles durant, en constituer l'élément moteur et dirigeant, c'est à son emprise sur le restant du monde qu'elle l'a d'abord dû. Ce premier tome revient sur l'acte inaugural de ce processus : l'expansion dans laquelle elle s'est lancée en direction des continents américain, africain et asiatique à partir du XVe siècle et qui se poursuivra au cours des trois siècles suivants.
    Cet ouvrage décrit et analyse les deux formes fondamentales de cette expansion : commerciale et coloniale. Il en précise les principaux acteurs : les États et leurs agents, les compagnies commerciales, les diasporas marchandes, la foule des migrants anonymes, etc. Il en donne le résultat global : la constitution d'un premier monde centré sur l'Europe occidentale dans l'exacte mesure où c'est par elle et pour elle que les autres continents vont se trouver interconnectés et progressivement extravertis.
    L'ouvrage s'attache à montrer qu'à travers les comptoirs commerciaux ouverts sur leurs côtes autant que par le biais des territoires occupés et colonisés dans leurs arrière-pays, des régions entières de ces continents ont commencé à être soumises à un processus d'exploitation et de domination. Ce processus opère par le biais du commerce forcé et déloyal, par l'échange inégal ou, plus directement encore, par la réduction au servage ou à l'esclavage de leurs populations.
    Il explique ainsi comment les sociétés locales ont vu leurs propres circuits d'échange perturbés, leurs structures productives altérées, leurs pouvoirs politiques traditionnels instrumentalisés ou détruits. De la sorte, elles furent subordonnées aux exigences de la dynamique de formation du capitalisme en Europe même.
    Mais, loin de verser dans une sorte de misérabilisme à l'égard des pays et populations en proie à l'expansion européenne, l'ouvrage insiste au contraire sur la résistance qu'ils ont su lui opposer, en la tenant souvent en échec. Résistance cependant inégale, fonction de leur développement historique antérieur et des structures sociales toujours singulière auxquelles il avait abouti.
    C'est pourquoi l'ouvrage consacre également une grande attention à l'état de chacune des sociétés que les Européens vont aborder au cours de leur expansion. Il fournit de la sorte un panorama du monde à l'aube de cette dernière.
    En dernier lieu, cette analyse de l'expansion européenne tente d'expliquer les divergences qui vont surgir entre les États européens quant au calendrier selon lequel ils vont se lancer dans cette aventure et les formes qu'ils vont y privilégier. Elle se penche également sur les rivalités et conflits qui vont les opposer et redistribuer les cartes entre eux à différentes reprises. Enfin elle souligne les bénéfices fort inégaux que les divers États européens vont retirer de leur expansion outre-mer, dont la pleine explication est cependant renvoyée aux deux tomes suivants de l'ouvrage.

  • La nouvelle collection qui va à l'essentiel : en 50 notions clés maitrisez votre sujet ! BCE, déficit budgétaire, dette, chômage : l'économie est devenue un des thèmes majeurs de notre vie quotidienne, de notre actualité, et chacun de nous a compris aujourd'hui qu'un battement d'aile de papillon à la bourse de Tokyo peut déclencher une crise économique majeure à Paris. Pourtant, nombreux sont ceux qui n'avoueront jamais être perdus dans cet océan de nouvelles, toutes plus techniques les unes que les autres. Michel Musolino, l'auteur du bestseller L'Économie pour les Nuls, a écrit ce livre pour eux. Il y explique les fondamentaux de l'économie en 50 notions clés, exposées avec clarté et pédagogie. Avec ce guide, chacun pourra alors comprendre les grands enjeux économiques et prendre sa part au débat. Un livre à mettre de toute urgence entre toutes les mains.

  • En dix chapitres concis et éclairants, Michel Husson propose un petit cours d'économie critique, résolument à contre-courant de l'idéologie dominante. Destiné à mieux faire comprendre les rouages essentiels, mais aussi les contradictions structurelles d'un système économique qui domine aujourd'hui le monde, ce Petit cours illustré d'économie hétérodoxe permet d'y voir clair et de saisir le mode de fonctionnement d'une économie qui gouverne nos vies et les rend invivables. La crise du capitalisme ne cesse de faire parler d'elle, mais qu'est-ce au juste que ce système économique ? A-t-il toujours existé ? Comment fonctionne-t-il ? En dix chapitres clairs et pédagogiques, Michel Husson propose un petit cours d'économie critique, résolument à contre-courant de l'idéologie dominante, destiné à mieux faire comprendre les rouages essentiels, mais aussi les contradictions structurelles d'un système économique qui gouverne nos vies et les rend invivables. Le " capital " ne se réduit pas à une masse d'argent ou à un parc de machines et d'usines. Il s'agit avant tout d'un rapport social fondé sur la propriété des moyens de production, qui tire son origine d'un vaste mouvement d'appropriation privée et de dépossession. Si ce système a engendré une progression historique de la productivité, c'est en généralisant les principes de la concurrence. Mais les conditions nécessaires à sa reproduction, incertaines et contradictoires, font qu'il porte en lui la crise comme la nuée porte l'orage. La voie consistant à le réguler et à l'encadrer est plus bouchée que jamais et il reprend sa liberté en faisant apparaître sa nature profonde, consistant à se perpétuer par la régression sociale. Au-delà du diagnostic, sa mise en cause en tant que système devient une question d'une actualité brûlante.

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