• Dans le second volume de ses Mémoires, Jacques Chirac aborde avec une grande liberté de ton les deux mandats de sa présidence, la plus longue de la Ve République après celle de François Mitterrand.
    Il dresse son bilan et explique ce qui a guidé ses grands choix, sans passer sous silence les aspects qui ont suscité des critiques et des commentaires ? la dissolution de 1997, le feuilleton des « affaires », l´échec du référendum sur la Constitution européenne ? , il rétablit aussi la vérité sur les réformes menées en faveur de la réduction de la « fracture sociale » et de la modernisation du pays.
    Il consacre une large part de ce récit aux questions de politique étrangère et à son inlassable engagement pour le respect des cultures et la paix, tant en ex-Yougoslavie qu´en Irak. Restituant ses échanges avec les grands chefs d´État du moment, de Bill Clinton et George W. Bush à Tony Blair, de Boris Eltsine et Vladimir Poutine à Helmut Kohl et aux dirigeants chinois, il révèle les dessous, jusqu´ici tenus secrets, d´une action internationale souvent déterminante.
    Jacques Chirac évoque également avec beaucoup de sincérité ses relations avec les principaux protagonistes de ses douze années de pouvoir : aussi bien Alain Juppé et Lionel Jospin, que Jean-Pierre Raffarin, Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin.
    Il raconte, enfin, l´autre grande aventure de cette période : la création du musée des Arts Premiers, aventure qui reflète, au-delà de sa dimension esthétique, la part la plus authentique d´un président profondément humaniste, épris d´universel.
    En conclusion, Jacques Chirac s´adresse à la jeunesse et aux créateurs, tous ceux qui seront les acteurs de la France de demain, et s´appuie sur son expérience hors du commun pour livrer dans un « testament politique » sa vision d´une « France qui ose ».

  • Jacques Chirac ne parle pas facilement de lui-même. Pudique et secret, il se raconte ici pour la première fois. Dans un style vivant et direct, non dénué d´humour, il évoque ses origines familiales, sa jeunesse aventureuse et ses débuts en politique, depuis son élection en 1967 comme député de Corrèze, qui lui a permis de s´imposer très vite dans un milieu pour lequel il ne se sentait pas prédestiné.
    Ce volume couvre les soixante-trois premières années de sa vie, jusqu´à son élection à la présidence de la République en 1995. On y voit naître et se former un homme politique hors normes et s´élaborer sa réflexion profondément marquée par les valeurs conjointes du radicalisme et du gaullisme.
    Jacques Chirac revient sur ses relations privilégiées avec Georges Pompidou, ses rapports conflictuels avec Valéry Giscard d´Estaing, sa cohabitation à la fois orageuse et complice avec François Mitterrand, son affrontement avec Édouard Balladur. Il lève le voile sur les années de solitude qui, nonobstant les trahisons, l´ont conduit en 1995 à la tête de l´État. C´est avec la même franchise qu´il révèle ses échanges avec divers chefs d´État étrangers. Jacques Chirac consacre aussi une large place dans ce livre à ses souvenirs personnels, brossant un portrait intime et émouvant de ses parents, de son épouse Bernadette et de ses filles Laurence et Claude. Il nous fait entrer dans son « jardin secret » en expliquant les raisons de son goût pour l´Asie et les arts premiers, qui a largement fondé sa vision humaniste du monde et de l´Histoire.

  • La France, dit-on, est le pays de la liberté. Dans le domaine des idées, cela reste à démontrer. Car sur la scène politique, culturelle et médiatique, tout se passe comme si un petit milieu détenait la vérité. En 1950, les élites exaltaient Staline. En 1960, elles assuraient que la décolonisation apporterait le bonheur outre-mer. En 1965, elles s'enflammaient pour Mao ou Fidel Castro. En 1968, elles rêvaient d'abolir toute contrainte sociale. En 1975, elles saluaient la victoire du communisme en Indochine. En 1981, elles croyaient quitter la nuit pour la lumière. En 1985, elles proclamaient que la France devait accueillir les déshérités de la terre entière. Dans les années 1990, ces mêmes élites affirmaient que le temps des nations, des familles et des religions était terminé. Pendant cinquante ans, les esprits réfractaires à ce discours ont été discrédités, et les faits qui contredisaient l'idéologie dominante ont été passés sous silence. C'est cela, le terrorisme intellectuel. Pratiquant l'amalgame, le procès d'intention et la chasse aux sorcières, cette mécanique totalitaire fait obstacle à tout vrai débat sur les questions qui engagent l'avenir.
    Journaliste, Jean Sévillia est rédacteur en chef adjoint au Figaro Magazine. Il a déjà publié chez Perrin Le Chouan du Tyrol, Andréas contre Napoléon (1991)et Zita, impératrice courage (1997, 40 000 exemplaires). Historiquement correct paru en 2003 a connu un très grand succès de librairie (80 000 exemplaires), de même que la première édition de ce Terrorisme intellectuel (près de 50 000 exemplaires).

  • Révolutions, ce sont d´abord celles que le monde est en train de vivre, un monde qui voit les anciennes puissances colonisatrices perdre le pouvoir au profit des ex-pays colonisés, et l´Occident céder le contrôle de la planète aux pays émergents.

    Révolutions, ce sont celles que l´Europe, après avoir dominé le monde pendant plus de cinq siècles, doit accomplir au plus vite pour ne pas se laisser marginaliser et pour sortir de cette crise qui est une crise globale, pas seulement financière et économique, mais aussi politique, sociale, institutionnelle et morale.

    Il est urgent de réinventer un nouveau modèle de croissance en renversant les valeurs, en brisant tous les conservatismes et toutes les rentes, en s´attaquant à la précarité, aux inégalités et à la pauvreté qui rongent le lien social, en renouant avec les utopies et en dépassant les possibles pour redonner du sens à la vie.



    Matthieu Pigasse est directeur général de Lazard France. Il est l´auteur, avec Gilles Finchelstein, d´un livre paru chez Plon en 2009, Le Monde d´après.

  • Le plus puissant service de contre-espionnage que la France ait jamais connu, la DCRI, a été créé en 2008 par Nicolas Sarkozy. Il a placéà sa tête un de ses plus proches fidèles, Bernard Squarcini. Officiellement , le « FBI à la française » devait en finir avec la police politique qu´incarnaient les célèbres RG et se concentrer sur la seule défense de l´intérêt général. Qu´en est-il vraiment ? Au terme de leur enquête, extrêmement argumentée, les auteurs l´affirment : jamais un service de renseignement n´aura été autant instrumentalisé au profil d´un seul homme : Nicolas Sarkozy.

  • Le Consulat est de retour.
    Il y a chez Nicolas Sarkozy bien des aspects d'un Premier consul contemporain. Certes, il n'est pas Bonaparte mais c'est un bonapartiste grand teint.
    Lui comme le Corse à ses débuts ont tendance à tout vouloir réinventer eux-mêmes. Ils avancent sur tous les terrains à la fois, s'étonnent qu'on s'asphyxie à les suivre, trébuchent en galopant. Leur ambition est immense. Issus l'un et l'autre d'une petite noblesse fraîchement établie en France après des épreuves, ils tiennent à démontrer leur supériorité. Dominateurs et sujets à de brusques anxiétés, ils ne doutent pas de leurs qualités mais ils craignent souvent que le destin ne se dérobe. Ils ont de grands espoirs et de sombres pressentiments. Ils ne résistent pas à l'ostentation. Ils aiment aussi beaucoup les femmes, avec emportement, non sans de cruelles déconvenues, non sans d'enviables succès. Là encore, la discrétion n'est pas leur fort. Ils ont de l'orgueil à revendre, une impressionnante promptitude d'esprit. Ils aiment décider, ils n'ont pas peur d'imposer. Ils attachent semblablement le plus grand prix à la mise en scène publique de leur action.
    Le nouveau président de la République se vit comme un cousin de Bonaparte à une époque aussi tourmentée, à sa manière, que le Consulat.
    Apparaîtra-t-il comme un nouveau Premier consul plus civil, plus démocrate, moins génial bien sûr, moins chimérique, moins submergé par le mythe de sa propre gloire mais aussi avide de marquer et de rompre ? C'est son rêve. Ce serait un miracle. Faut-il prier pour cela ?
    Alain Duhamel

  • Ségolène Royal a tout pour gagner les primaires et l´élection présidentielle de 2012. En 2007, elle était arrivée au second tour de la présidentielle avec 17 millions d´électeurs derrière elle. Elle a de ce fait conquis notoriété et respect dans le monde entier, ce qu´elle mettra au service de la France.Ségolène Royal opère la synthèse entre la défense de valeurs traditionnelles (famille, éducation, sécurité) et la conscience du futur (croissance verte, entreprises citoyennes, démocratie participative, alliances politiques sans sectarisme...). Elle a su faire l´union rassurante entre la ruralité de son enfance et de sa région, et les quartiers urbains populaires où elle a acquis une forte popularité.Ségolène Royal aborde ce moment politique avec la maturité et la force puisées dans les épreuves. Animée depuis toujours par la morale de l´action, elle se présente aujourd´hui comme « la présidente des solutions ». Dans ce livre, elle propose un « ordre social juste » pour en finir avec les « désordres injustes » qui indignent et découragent.

  • « Président de la République. » Il suffit de prononcer ces mots pour qu´une foule d´images se présentent à l´esprit : le palais de l´Élysée, le chef de l´État en habit, ceint du grand cordon de la Légion d´honneur, les gardes républicains rendant les hommages, de grands discours demeurés célèbres, d´intenses moments d´émotion (et de querelle) collective lors des élections présidentielles... Les présidents de la République accompagnent nos vies. Commenter leurs faits et gestes a toujours été un sport national.
    L´objectif desPrésidents de la République pour les Nulsest de vous faire découvrir nos vingt-trois présidents de la République. Et, à travers eux, notre dernier siècle et demi d´histoire. Il y a les présidents hauts en couleur : le gaffeur Mac-Mahon, le séducteur Félix Faure, le truculent Armand Fallières, le fantasque Paul Deschanel. D´autres furent frappés par un destin funeste : Sadi Carnot, poignardé par un anarchiste, ou Paul Doumer, criblé de balles par un déséquilibré.
    Ce livre raconte ces parcours et ces destins si intimement liés à notre mémoire collective. À côté des grands événements historiques, vous y trouverez quantité d´anecdotes sur nos « grands hommes » et les faits marquants qu´ils ont vécus ou provoqués.

  • " Le président de la République a un plan. Il conduit la France là où elle a toujours refusé d'aller. L'abandon du modèle républicain, le culte de l'argent, le choix d'une société d'inégalités, le renoncement à ce qui faisait la force et l'originalité de la France dans le monde. Partout, la France se range du côté des puissants. En même temps, tous les centres de décision, politiques, économiques, médiatiques sont convoités et mis en réseau. L'arbitraire règne en maître. Jamais démocratie ne porta plus mal son nom. Jamais République ne fut moins publique. " Avec une rare force d'écriture, avec des portraits tendres ou cruels, avec colère ou ironie, François Bayrou a choisi de dénoncer la vraie nature de l'abus de pouvoir que l'on veut imposer à la France.

  • Le 6 mai 2007, nous connaîtrons le nom du 23e président de la République française. Depuis Louis Napoléon Bonaparte jusqu'à Jacques Chirac, nos présidents ont connus des destins bien différents. Si certains n'ont joué qu'un rôle anecdotique dans l'Histoire, d'autres ont marqué durablement leur époque. La fonction de président a également évolué d'une République à la suivante. Et elle ne fut pas toujours de tout repos ! Savez-vous par exemple que deux présidents furent assassinés au cours de leurs mandats? Et que deux autres virent leur mandat interrompu de façon tragi-comique ? Félix Faure qui mourut en galante compagnie, et Paul Deschanel, atteint du " syndrome d'Elpenor " qui bascula par la fenêtre d'un train ?
    Voici les portraits de 22 chefs d'État français !
    Comprenant la biographie de chacun de ces présidents ainsi que des encadrés sur les événements marquants de leurs mandats, le contexte politique, économique ou social d'une époque, mais aussi des anecdotes plus personnelles, ce Petit livre très complet parcourt deux siècles de réceptions officielles et de conciliabules secrets, de négociations et d'affaires, de fastes et de drames.

  • À l´exception du cas atypique du général de Gaulle, jamais, dans l´histoire de la Ve République, le favori de l´élection ne l´a emporté. Tous favoris, les Poher, Chaban, Rocard, Balladur, Jospin, Royal, Strauss-Kahn n´ont pas réussi accéder à la fonction suprême. Outre les « Je vous demande de vous arrêter ! », et autres « bravitudes », quelles fautes, quelles erreurs répétées à travers les élections successives expliquent ces échecs ? Et pourquoi des individus qui ont derrière eux de longues années d´apprentissage, qui connaissent tout des moeurs politiques, qui sont informés au jour le jour des soubresauts et des souhaits de l´opinion, finissent-ils par commettre autant d´irréparables bévues, que ce soit à la mairie de Conflans-Sainte-Honorine ou dans un Sofitel à New York ?Conséquence directe de la défaite des favoris : le président élu n´est pas le représentant du « mieux disant » mais celui du « moindre mal ». Autrement dit, il n´est qu´un président par défaut. Il n´est pas celui qui a gagné l´élection présidentielle, mais celui qui ne l´a pas perdue. Or les présidents successifs se croient investis d´une légitimité qui leur permet de mener la politique de leur choix. C´est une erreur profonde. Convoqués à l´élection présidentielle comme au plus grand spectacle de la politique, les Français font simplement leur devoir en éliminant celui qu´ils jugent le moins capable ou le moins digne d´exercer la charge suprême. Une fois ce devoir accompli, ils rentrent chez eux fiers d´avoir débarrassé le pays du danger qui le menaçait.Du syndrome Balladur (ou comment perdre une élection en pensant qu´elle est jouée d´avance) au syndrome Jospin (ou comment l´absence de désir conduit inexorablement à l´échec), des cas Juppé et Fabius (ou le massacre des dauphins) au cas Le Pen (ou l´éternel candidat qui ne souhaite surtout pas être élu), la démonstration enlevée et drôle de Patrice Carmouze, spécialiste des échecs, bourdes et bévues en tout genre, est très convaincante. L´actualité récente n´est pas pour le contredire...

  • Pour mieux cerner leurs personnalités si complexes, pour regarder derrière les masques qui les protège, il faut revenir à leurs racines. Robert Schneider donne les clés pour mieux comprendre comment ils se sont construits. Il décrit le milieu familial au sein duquel ils ont grandi, raconte l´influence des parents, celle des maîtres et des professeurs, l´éducation qu´ils ont reçue, la place qu´y tenaient la religion, l´amour de la patrie, l'engagement politique, la culture, l´argent, les premières idylles...

    Qu´y a-t-il de commun entre Charles de Gaulle, le fils de famille au nom de patrie et Nicolas Sarkozy, le fils d´un réfugié hongrois qui a longtemps refusé la nationalité française ? Entre François Mitterrand, le Charentais, élevé dans le culte de la religion et de la patrie et Georges Pompidou, le Cantalou, nourri à la mamelle socialiste et laïque. Entre Valéry Giscard d´Estaing, fils de la grande bourgeoisie fortunée qui se pique d´aristocratie et Jacques Chirac, le petit-fils d´instituteurs francs-maçons et bouffeurs de curés ? L´ambition, bien sûr. Mais l´auteur montre qu´elle ne s´est manifestée ni au même âge, ni de la même manière, ni pour les mêmes raisons.

  • « L´état d´urgence ne durera pas. L´état d´urgence, c´est précisément le temps pendant lequel on peut encore faire quelque chose. »François Bayrou, député des Pyrénées-Atlantiques, a été ministre de l´Éducation nationale. Il a obtenu près de 20 % des voix à l´élection présidentielle de 2007.Il préside le Mouvement démocrate.

  • Cela ressemble à une mauvaise série américaine, avec un Français dans le rôle du « méchant ». Et pas n´importe lequel. Dominique Strauss-Kahn, l´argentier de la planète, l´ex-futur candidat socialiste à la présidence de la République, celui que certains voyaient déjà succéder à Nicolas Sarkozy, qui sombre soudain dans le plus sordide des faits divers. Arrêtéà New York pour tentative deviol et agression sexuelle présumée contre une femme de ménage de l´hôtel Sofitel. Comment lemanaging directordu Fonds monétaire international, le meilleur des candidats de la gauche française à l´élection présidentielle de 2012, s´est-il retrouvé dans le rôle principal d´une affaire criminelle mondialisée ?En quelques heures, c´est un destin qui bascule. Celui d´un homme qui, après s´être approché du seuil de l´Élysée, se voit désormais aux portes de la prison. Car DSK était sur le point de rentrer dans la compétition présidentielle française. Dans les sondages, il atteignait des sommets, imposant peu à peu sa candidature comme une évidence tant à ses camarades du parti socialiste qu´à l´opinion française. L´homme le plus à même de battre Nicolas Sarkozy au second tour de la présidentielle, c´était lui. Dans quelques jours, quelques semaines tout au plus, il allait se porter candidat. Depuis des années, il travaillait avec ses équipes pour cela. Quelques jours avant son arrestation, il avait consulté l´ensemble des responsables de son parti afin de préparer son atterrissage. Tout était prêt...L´onde de choc de l´affaire sur la vie politique française est énorme. Pour le Parti socialiste, sidéré par la violence du dossier, traumatisé par la perte brutale de son champion. Pour la droite et l´Élysée, soudainement requinqués par cet ahurissant scandale après plus d´un an de purgatoire... Mais la déflagration politique touche aussi toute la planète. L´affaire DSK, c´est, aussi, un choc de cultures entre une Amérique qui accuse et une France sous le choc. La rencontre entre deux univers qui ne se croisent jamais : le monde judiciaire américain et le monde politique français. Comme l´explique un haut dirigeant socialiste : « D´habitude, les deux hémisphères de notre cerveau sont séparés. L´un suit les séries policières américaines, l´autre les affaires du PS. Et là, les deux étaient réunis...» La parade de l´accusé menottéà Harlem provoque l´indignation hexagonale. L´occasion est trop belle pour que ne resurgissent les vieux antagonismes. Sexe, pouvoir et politique, le cocktail est détonnant. Récit à deux voix, entre Paris et New York, d´une affaire qui passionne l´Amérique et la France, pas forcément pour les mêmes raisons.

  • Un précis de décomposition de la finance mondiale. " L'ancien disciple de Raymond Aron analyse les causes du séisme que nous vivons, décrit le mécanisme des cycles économiques et le salut temporaire trouvé dans des politiques keynésiennes, avant d'esquisser les mutations que le capitalisme mondial va devoir entamer "L'Express. " L'économie mondiale n'est pas guérie ; elle connaît une simple rémission. La crise n'est nullement achevée ; elle mute. " Nicolas Baverez Historien et économiste, Nicolas Baverez a notamment publié La France qui tombe, Nouveau monde, Vieille France et En route vers l'inconnu. Cette nouvelle édition comporte une préface inédite de l'auteur. " Ce n'est ni le premier ni le dernier livre sur la crise, mais c'est l'un des plus pénétrants sur le sujet, empruntant à l'histoire autant qu'à l'économie. " Le Monde " L'ancien disciple de Raymond Aron analyse les causes du séisme que nous vivons - le "Pearl Harbor" de la mondialisation -,décrit le mécanisme des cycles économiques et le salut temporaire trouvé dans des politiques keynésiennes, avant d'esquisser les mutations que le capitalisme mondial va devoir entamer, et dont l'Europe et la France risquent d'être les premières victimes. " L'Express " Une réflexion lucide. " Le Figaro

  • Le 6 mai 2012, les Français ont majoritairement exprimé leur ferme volonté de tourner la page du sarkozysme.
    D´où l´élection d´un président socialiste.
    Mais cette victoire fut une victoire d´apparence.
    Derrière, c´est une tout autre réalité qui se profile, s´affirme, est en mesure demain de s´imposer.
    Réalité terrible, angoissante, effrayante même, qui risque de précipiter notre pays dans un cauchemar.
    Tout ce qu´a fait Sarkozy n´est pas condamnable. Mais la situation qu´il a créée et qu´il nous laisse en héritage est une véritable bombe atomique à retardement.
    Le scrutin du 6 mai en a été le révélateur.
    En ce sens, il fut catastrophique.



    Jean-François Kahn a été professeur puis journaliste (Le Monde,L´Express,Europe 1,Antenne 2), avant de créer et de dirigerL´Evénement du jeudi. Il a fondé le journalMarianne. Il est l´auteur d´une vingtaine d´ouvrages dontEsquisse d´une philosophie du mensonge (Flammarion,1989),Tout change parce que rien ne change. Introduction à une théorie de l´évolution sociale(Fayard,1994),Dictionnaire incorrect(Plon, 2005),Philosophie de la réalité(Fayard, 2011). Son dernier ouvrageMenteurs !,paru chez Plon, a été un immense succès.

  • En 1942, alors que la Seconde Guerre mondiale faisait rage, un rapport d´apparence austère, oeuvre du libéral William Beveridge, fit l´effet d´une bombe. De fait, il promettait aux Britanniques, plongés dans un atroce conflit, de rêver à une société enfin plus juste, protégeant les pauvres comme les riches des grands fléaux sociaux : le chômage, la maladie, la grande pauvreté, l´absence de retraite. Signe que ces propositions répondaient à une attente, 600 000 exemplaires de ce rapport furent vendus en quelques jours! Et dès les années d´après-guerre, le gouvernement travailliste s´inspira de ce grand texte pour édifier un Welfare State dont les règles, aujourd´hui encore, régissent la société britannique.


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    Ce rapport célèbre et fréquemment cité, n´avait, jusqu´à présent, jamais été traduit en France ! A l´heure où la Sécurité Sociale, la retraite, et le chômage préoccupent tant les Français que leurs gouvernants, le Rapport Beveridge ne peut qu´apporter un éclairage bienvenu dans le débat public.

  • « Multiculturalisme », « discrimination positive », « statistiques ethniques », « populations issues de l´immigration », « Français de souche »... Dans un contexte fortement marqué par la globalisation et l'individualisme. Michel Wieviorka décrypte les enjeux que recouvre ce vocabulaire et bat en brèche un certain nombre d´idées reçues - relatives aux phénomènes migratoires, à l´intégration ou encore à l´islam - afin de jeter les bases d´un programme exigeant et ambitieux pour la prochaine gauche.Articuler logiques locales et supranationales, conjuguer respect des valeurs universelles et reconnaissance des particularismes, favoriser la diversité, le droit à la mobilité et le dialogue interculturel plutôt que le repli identitaire, permettre à chacun de se prendre en charge : parce que ce n´est pas seulement le monde réel qui est en mouvement mais aussi le monde théorique, Michel Wieviorka en appelle à repenser les catégories et les outils conceptuels susceptibles de l´analyser. Ce faisant, il exhorte la prochaine gauche - républicaine, européenne et réformatrice, solidaire, laïque et humaniste - à affirmer haut et fort les valeurs qui sont les siennes.

  • Pour devenir des citoyens, les étrangers doivent, depuis 1927, prouver leur bonne assimilation à la « communauté» française. C´est cette injonction à l´assimilation dans la procédure d´acquisition de la nationalité que ce livre propose d´analyser. En revenant sur la naissance du concept d´assimilation et son introduction dans le droit de la nationalité, on cherche à savoir depuis quand et à comprendre pourquoi on exige des candidats à la naturalisation qu´ils soient « assimilés ». Concept religieux à l´origine, l´« assimilation » se sécularise et se politise dans le contexte des « vieilles » colonies françaises esclavagistes des Antilles et durant la période révolutionnaire. Dès lors, la « politique d´assimilation » est typique de la pensée politique bourgeoise et s´inscrit dans le cadre de la « guerre des races » : les vainqueurs doivent assimiler les vaincus pour éviter que n´éclate à nouveau la guerre. Sont ainsi mis en lumière de multiples usages et significations circulant entre métropole et colonies. L´apparition de la condition d´assimilation dans le droit de la nationalité doit beaucoup à des configurations sociales et politiques spécifiques, marquées, dans les colonies, par les rapports de domination coloniaux et, en métropole, par la volonté d´assimiler les « races soeurs » dans un contexte de crise démographique.

    Mais cela ne nous dit pas comment l´administration chargée des naturalisations mesure l´« assimilation » des candidats. Pour répondre à cette question, le livre développe une analyse socio-historique et ethnographique (en préfecture, entre 2005 et 2007) qui met en lumière l´invention des critères d´assimilation et les usages administratifs qui en sont faits, déterminés par la conjoncture historique, la concurrence de logiques administratives distinctes, les pratiques des agents subalternes et la « naturalisabilité» des candidats. La vérité objective de la naturalisation est particulièrement bien révélée par les cas de refus de naturalisation pour « défaut d´assimilation », qui concernent aujourd´hui principalement des femmes et/ou des musulmans. L´étude du contentieux administratif relatif au « défaut d´assimilation » soulève ainsi les questions du hijab, de la polygamie et de l´« islamisme » dans la procédure de naturalisation, qui constituent à l´heure actuelle autant de frontières à la prétendue « identité nationale ».

  • « Pour que les Français me fassent confiance, ils doivent davantage me connaître. Ainsi, je veux leur parler franchement de mon parcours, de notre avenir et, surtout de mon projet pour la France. » François Hollande

  • Délocalisations, chômage, crise économique et financière, peur de l´autre, perte du sens de la communauté nationale, fuite des cerveaux, déclin de l´Europe... Les Français considèrent la mondialisation comme une menace plus que comme une chance à saisir. Pourtant, aujourd´hui, c´est bien hors de nos frontières que se situent les marchés qui tireront vers le haut la croissance de notre pays. C´est en échangeant des idées et des hommes avec l´étranger que la France trouvera sa place et sera plus compétitive à l´international. Il est temps de nous ouvrir au monde, car c´est là que se joue notre avenir.



    Nicolas Tenzer est directeur de la revue Le Banquet. Auteur de rapports officiels sur la fonction publique et la stratégie internationale, il a également publié de nombreux ouvrages, dont Philosophie politique (PUF, 1994), Quand la France disparaît du monde (Grasset, 2008), Le Monde à l´horizon 2030 (Perrin, 2011) et La Fin du malheur français ? (Stock, 2011).

  • Carnets de campagne ne ressemble à aucun autre livre sur la campagne. C´est un ouvrage personnel, un livre de penseur, d´homme engagé. Touraine aime la politique et il la fait aimer. Loin de l´analyse froide des faits et gestes des politiciens, il défend un vrai point de vue, soutenu par une pensée élaborée. À la croisée de la science politique, de la sociologie et de la philosophie, Alain Touraine pose beaucoup de bonnes questions dans ce court essai à la fois vif et profond.

    Il circonscrit les grands enjeux de la campagne, ce qui s´y joue vraiment (la crise, l´individualisme, le moral contre le social, le nucléaire, l´Europe, la justice sociale) et se demande sur quelles batailles va se jouer l´élection : l´anti-sarkozysme ? L´acceptation de la rigueur ? Le ton de la campagne ? La personne même du président ? Chaque question est examinée en une page au plus, ce qui rend la lecture fort agréable.

    Alain Touraine prend de la hauteur et propose de véritables raisonnements sur des questions politiques intemporelles : où sont les idées ? Quels sont les différents niveaux de l´action politique ? Quelles constructions du monde s´opposent aujourd´hui ? Sur quels critères choisir nos dirigeants ?

  • - Il n´y aura pas de suppression d´emplois chez Areva.

    - Martine Aubry souhaite de toutes ses forces la victoire de François Hollande, le volontarisme fait homme.

    - Fastoche : on largue l´euro, on revient au franc. Ainsi on dissout la crise, et dix sous, en franc, c´est pas cher.

    - Les rétrocommissions de Karachi : une fable !

    - Les hausses d´impôts ? Jamais tant que je serai président.



    Jamais, sans doute, depuis l´établissement de notre démocratie républicaine, les plus hauts responsables politiques n´avaient aussi systématiquement, effrontément et cyniquement menti aux Français.

    Dès lors que la tromperie vient de la tête de l´Etat, mais aussi des dirigeants de l´opposition, plus personne ne peut l´endiguer.

    On respire comme on ment, et on ment comme on soupire.

    La gauche a le mensonge timide, embarrassé, emberlificoté.

    Le centre l´a mielleux, un peu fl asque, et honteux de lui-même. Sarkozy, lui, l´a brut de décoffrage. On pourrait dire, au reste, qu´il est franc du mensonge comme on dit de quelqu´un qu´il est franc du collier.



    Jean-François Kahn a été professeur puis journaliste (Le Monde, L´Express, Europe 1 , Antenne 2), avant de créer et de diriger L´Evénement du jeudi. Il a fondé le journal Marianne. Essayiste de talent, il est l´auteur d´une vingtaine d´ouvrages dont Tout change parce que rien ne change. Introduction à une théorie de l´évolution sociale (Fayard,1994), Philosophie de la réalité (Fayard, 2011), Esquisse d´une philosophie du mensonge (Flammarion,1989). Son Dictionnaire incorrect, paru chez Plon en 2005, a été un immense succès.

  • La campagne présidentielle s´annonce et déjà la polémique autour des chiffres domine le débat. Comment le citoyen lambda peut-il s´y retrouver dans ce maquis où les bobards se cachent sous l´apparence du plus grand sérieux ? Eh bien, grâce à ce petit précis, mis au point par « Intox-Désintox », seule rubrique de « fact-checking » de toute la presse française.


    Le « fact-checking », pour reprendre le terme de la presse anglo-saxonne, consiste à confronter les propos chiffrés avancés par nos hommes publics à la réalité brute des faits. Créée il y a trois ans par Cédric Mathiot, « Intox-Désintox » est la seule rubrique de ce type de la presse française, dont le succès et la notoriété vont grandissant, comme en témoigne la polémique qui l´a opposée à Claude Guéant à propos des calculs (fallacieux) avancés par ce dernier sur la part des enfants d´immigrés dans l´échec scolaire.

    A l´approche de la campagne présidentielle de 2012, il nous a paru judicieux de tenir la chronique des affirmations des différents candidats et « pré-candidats » pour mettre à nu les libertés que les uns et les autres prennent avec la réalité. Le livre sera donc composé en partie d´une reprise des chroniques les plus pertinentes parues au cours des derniers mois de l´année 2011, ainsi que d´une analyse inédite présentée par Cédric Mathiot sur la manière abusive dont les hommes politiques exploitent des assertions chiffrées douteuses en tant qu´arguments d´autorité dans le débat public, ouvrant la voie à toutes les manipulations.

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