• Sur les bords du lac de Côme, lieu de villégiature privilégié de la bourgeoisie milanaise, les heures s'écoulent encore avec douceur. En cet été d'entre deux guerres, les femmes, dans leurs costumes de bain, osent les coiffures à la garçonne. Les jeunes hommes, en jaquette et cravate, dansent sur le rythme du Saint-Louis blues. Et les adolescents ressentent le trouble des premiers émois amoureux. Giacomo, envoûté par la mère de l'un de ses camarades, fait son éducation sentimentale dans une mélancolie nostalgique. Est-elle due à son âge ou pressent-il déjà le crépuscule de ce monde tissé de privilèges? Un été au bord du lac est un des romans italiens les plus traduits en Europe.
    «Une nostalgie très douce, à l'italienne.» Le Figaro littéraire
    «Un moment miraculeusement suspendu, au bord du lac de Côme.» Europe

  • Les petites cellules grises les plus redoutables d'Europe, et certainement la moustache la plus fameuse du monde.
    D'origine belge, le détective privé Hercule Poirot fut créé par une très grande dame du crime, Agatha Christie, et s'impose encore aujourd'hui comme la figure d'enquêteur la plus célèbre après Sherlock Holmes.
    Sur fond d'Angleterre années 1930, d'Art Déco et de tourisme exotique, Hercule Poirot déjoue avec maestria les petites mécaniques criminelles les plus subtiles.
    C'est cette vie que nous avons voulu faire redécouvrir, sous la forme d'une véritable biographie.
    Depuis sa naissance en 1864 jusqu'à sa disparition en septembre 1960, une vie de légende, où se croisent également les figures d'Agatha Christie, Lord Peter, Albert Campion ou miss Marple. L'entre-deux-guerres et au-delà : Hercule Poirot, toute une existence.

  • À l'instar de Stendhal qu'il admirait, André Suarès (1868-1948) est un écrivain pour « happy few » mais aussi l'un des grands esprits du XXe siècle. Ami d'André Gide, il n'a jamais soutenu Staline ; contemporain de Maurras, il n'a jamais versé dans le fascisme. À l'inverse, il a eu à subir les rigueurs du régime de Vichy qui l'a contraint à se cacher lors de la Seconde Guerre mondiale, et s'il est une voix, qui, dès les années 1920 et tout au long des années 1930, s'est élevée contre le fascisme en Italie et le nazisme en Allemagne, ce fut la sienne. Celle d'un prophète dans le désert.
    Fort d'un courage puisé dans les exemples d'Agrippa d'Aubigné, Chénier ou Hugo et de son seul génie verbal et visionnaire, il a décrit avec une acuité sans faille l'essence du totalitarisme qu'il a cernée comme nul autre en son temps en France. Il a mis en garde contre les dangers mortifères d'une déflagration mondiale qu'il a vue venir et combattu la « Bible des Gorilles » dont l'un des premiers il a dénoncé l'Apocalypse fatale.
    Il est temps de lire ces textes, en particulier sa Chronique de Caërdal, du nom du héros légendaire qu'il s'était choisi. Publiée entre janvier 1939 et juin 1940 dans la NRF, elle n'a pas été épargnée par la censure. Ces textes inédits en volume, composés dans une langue souveraine, restent d'une actualité brûlante.

    Édition établie et préfacée par Stéphane Barsacq

  • Les deux derniers gagnants de la Loterie nationale sont retrouvés morts dans d'étranges circonstances.
    La police pense à une coïncidence malheureuse. Mais le colonel Picot, président de l'Union des blessés de la face, qui vend les billets et gère les tirages, n'est pas de cet avis.
    Il charge un trio de gueules cassées de mener l'enquête.

    De Montmartre à Barbès, en passant par les abattoirs de la Villette, Gendrot, Piquemouche et Fend-la-gueule écument la capitale et ses recoins à la recherche des assassins.

  • Cet ouvrage séduira un large public. Tous les Bordelais, de souche ou de coeur, jeunes ou moins jeunes, désireux de découvrir ou de retrouver le passé de la ville, se plongeront dans ces chapitres qui résument plus de vingt siècles d'histoire : personnages, dates et faits essentiels sont soulignés, ainsi que la vie quotidienne avec ses anecdotes ou ses drames.
    Dans les cahiers d'illustrations, le lecteur retrouvera les lieux, les monuments ou les objets emblématiques de la ville.
    Une Histoire de Bordeaux à lire comme un roman !

    Madeleine Lassère, historienne et biographe, vit à Bordeaux.
    Elle fait revivre dans ses ouvrages des figures emblématiques qui la passionnent (Lucie de la Tour du Pin, Montalembert, La Princesse de Ligne).

  • La réédition de Jadis - D'une guerre à l'autre d'Édouard Herriot, c'est l'envie de faire découvrir un homme et son époque. Cette période de l'entre-deux-guerres vit l'apogée du Radicalisme, la doctrine de ceux qui revendiquaient l'héritage de la Révolution de 1789, la défense du suffrage universel, l'attachement à la démocratie et l'enseignement laïque, valeurs dont Herriot se réclamait.
    Jadis, c'est une chronique qui débute en 1914, au début de la Première Guerre mondiale et qui se termine en janvier 1936, à la veille du Front populaire et du déclenchement de la guerre civile espagnole. Elle nous plonge au coeur des événements locaux avec Lyon, ville pour laquelle Herriot ressentait un profond attachement et dont il sera le maire pendant plus de cinquante ans ; mais aussi nationaux car, en tant que responsable de premier plan, il évoque ses engagements et les combats politiques parfois féroces qu'il mena au plus haut niveau de l'État.
    Contrairement à beaucoup d'hommes d'État français, la vision politique d'Herriot n'est pas purement hexagonale. Il voyage beaucoup et rencontre de nombreux dirigeants étrangers. De plus, il possède un sens de la géopolitique digne d'un Richelieu. Dès les années 20, il est conscient du danger­ allemand à venir. Dans un but d'apaisement, il est favorable à une certaine modération vis-à-vis de l'Allemagne sur le plan des réparations financières, pour dans le même temps rechercher une alliance militaire de revers avec la Russie communiste. Dans les années 30, il ne tombe pas dans le piège du pacifisme et refuse les accords de Munich en prônant une politique de fermeté face à Hitler.
    À travers ses écrits, il nous met dans la confidence et nous livre ses analyses et ses sentiments sans fioriture, ce qui donne à son récit vie et spontanéité. Mais au-delà du plaisir de la lecture, ce professeur agrégé sait susciter en nous un grand besoin de connaissance.
    Cet homme d'exception aura marqué son temps, d'ailleurs Georges Clemenceau disait de lui « Le Vésuve se borne souvent à fumer sa pipe comme Herriot, tout en ayant sur celui-ci l'avantage de se faire parfois oublier ». De son côté Herriot n'était pas en manque d'humour ni de lucidité, il prétendait qu'« Une vérité est un mensonge qui a longtemps servi. »

    Créativité et imagination étaient les maîtres mots de cet homme politique de grande culture.

    Cet ouvrage a été préfacé par M. Gérard Collomb, homme d'État et maire de Lyon.

  • « Tu es venu, sans me prévenir, c'est drôle comme il m'est plus facile de t'écrire, alors que, lorsque tu es là, près de moi, je suis incapable de te parler. [...] Je n'ai jamais descendu des escaliers aussi vite, je n'ai même pas fait attention à la façon dont j'étais vêtu, alors que ma belle-soeur était au dehors ; juste un caleçon court de coton blanc et un polo de la même couleur, même si octobre a déjà presque fini son parcours, il ne fait pas si froid ! Et tes bras m'ont tenu chaud, tout de suite, j'étais bien. »

  • La création de l'Office national interprofessionnel du blé (ONIB) par le gouvernement du Front populaire à l'été 1936 est l'accomplissement d'un élément du programme socialiste, mais il est surtout une réponse à la grave crise du marché du blé qui frappe le pays. Cette crise agricole de surproduction à l'échelle mondiale entraîne en France, malgré la mobilisation parlementaire, des réponses politiques longtemps tâtonnantes, qui ne parviennent pas à lutter contre les fraudes et les scandales provoqués par la spéculation. Ainsi la loi sur le prix minimum de l'été 1933 est un échec tant les intérêts des producteurs, des consommateurs et des différents intermédiaires sont en contradiction. La création de l'ONIB est difficile et témoigne aussi de ces oppositions. L'Office est modifié dans son fonctionnement dès 1938 pour faire face aux enjeux financiers. Transformé en Office national interprofessionnel des céréales (ONIC), l'Office est maintenu sous l'Occupation puis à la Libération pour faire face aux difficultés du ravitaillement. Fondée sur des archives diverses et méconnues, cette étude se veut une illustration de l'entremêlement de l'histoire économique et de l'histoire sociale avec l'histoire politique. Elle permet aussi de revenir aux sources des mécanismes de régulation des marchés agricoles qui ont été très influents dans la seconde moitié du XXe siècle et en particulier pour la politique agricole commune (PAC).

  • ÉDOUARD HERRIOT ET LYON
    Édouard Herriot disait : « J'ai aimé la ville de Lyon comme on aime un être vivant. Je me suis proposé à la fois de ressusciter son passé, d'assurer son présent­, de préparer son avenir. » Lyonnais d'adoption, il fut maire pendant plus de 50 ans. Il entra au conseil municipal en 1904 pour y rester jusqu'en 1957, année de sa mort avec une interruption sous l'Occupation. Il démontra l'attachement à sa ville d'adoption en déclinant l'offre du président Roosevelt de se rendre aux États-Unis suite à l'occupation allemande du 1940.

    ÉDOUARD HERRIOT ET L'ARGENT
    Édouard Herriot est l'homme qui dénonça le mur de l'argent lors de la victoire du Cartel des gauches en 1924, c'était une condamnation des milieux d'affaires pour leur supposé manque de loyauté vis-à-vis de la nation. Les adversaires politiques d'Herriot l'accusèrent de faire preuve de laxisme en matière financière, pourtant c'est son gouvernement qui tomba le 14 décembre 1932 sur la question du remboursement de la dette française à l'égard des États-Unis, dette qu'il entendait honorer. Il mit en garde à plusieurs reprises, sur l'état des finances publiques, la persistance du déficit budgétaire et l'excès des dépenses. Il considérait que « l'État français avait établi son train de vie sur un niveau supérieur au niveau normal. » Rien ne change sous le soleil !

    ÉDOUARD HERRIOT ET LES ANGLO-SAXONS

    À l'inverse de beaucoup d'hommes politiques français, Édouard Herriot ne considérait pas les Anglo-Saxons comme des ennemis perfides, ne cherchant qu'à nuire aux intérêts français. Au contraire, il pensait : « Pour la France, la base de toute action est, selon moi, son amitié avec la Grande-Bretagne. [...], cette amitié que j'ai rétablie à la Conférence de Londres. Ces deux pays sont les garants éprouvés de la dignité humaine et de la liberté. ». Concernant les Anglais, il disait : « [...] l'un des avantages du caractère britannique, c'est qu'il supporte la contradiction, même la plus dure, sans en garder rancune. Il n'est rien de plus confortable que d'avoir un ami anglais. » Il aimait et admirait les États-Unis, pays avec lequel il nourrissait de très chaleureux sentiments.

  • Dans l'Egypte de l'entre-deux guerres émerge une nouvelle catégorie sociale : l'effendiyya. Les jeunes hommes qui la constituent - les effendîs - affichent les signes d'une modernité incontestable : diplômés, habillés à l'occidentale, portant le tarbush, ils sont férus de cinéma et grands consommateurs de presse. Conscients du rôle qu'ils sont amenés à jouer pour l'avenir de leur pays, ils tentent de prendre une part active à la vie politique. Mais comment trouver sa place dans une société dominée à la fois par une élite attachée à ses privilèges et par l'occupant britannique ? Comment devenir « moderne » et acquérir une vie meilleure quand la tradition pèse si lourd et que le diplôme mène au chômage ? À travers l'analyse de documents d'époque, Lucie Ryzova brosse le portrait de cette effendiyya prise entre deux mondes et dont la position ambiguë la conduira à devenir l'agent principal des bouleversements sociaux qui marquent la fin de la monarchie.

  • L'ouvrage évoque la figure de Morcos Fahmy, à travers la biographie que sa propre fille a rédigée. Le récit, reconstitution d'une carrière mêlée de souvenirs personnels et d'hommages, retrace la vie d'un avocat, de confession copte, membre du barreau durant l'entre-deux-guerres. Il reprend les principaux moments d'une existence, avec ses hauteurs et ses dépressions. Il met en relief le côté professionnel, les nombreuses affaires dont l'avocat s'est occupé, les causes qu'il a défendues. Il présente aussi l'engagement politique au lendemain de la première guerre mondiale, sans que cela débouche sur une affiliation partisane. Il dégage enfin le réformisme social d'un homme préoccupé du statut de la femme en Orient, comme de la pénalité de l'adultère. À travers l'étude d'un cas, se reconstituent moins une époque ou une société que des jeux d'influence entre individus, groupes. forces ; les interconnexions entre le juridique (civil et pénal), le politique, le social et le religieux ; les effets de miroirs entre passé et présent, personnage et portrait ou sujet et récitant. Ainsi une histoire individuelle s'inscrit-elle dans une histoire nationale...

  • Orpheline de guerre, Marion ne connaît son père, un héros de Verdun, que par des photos. Elle vit avec sa mère, une modeste couturière, qui a reporté sur son unique enfant tout l'amour qui est en elle. Lorsque sa mère décède, Marion va vivre avec sa tante, une femme rude, mais aimante. Devenue adulte, elle trouve un emploi dans une usine de sacs en papier. C'est alors qu'elle connaît la condition d'une ouvrière de l'entre-deux-guerres. Puis elle rencontre Gilbert Sandrier, un réparateur de bicyclettes. Ils vivent pleinement les loisirs des années 1930. Mais la guerre arrive, Gilbert est mobilisé. C'est la débâcle. C'est l'exode. Gilbert est fait prisonnier et est envoyé en Bavière. Marion subit la condition des "veuves d'hommes vivants", c'est-à-dire des femmes de prisonniers de guerre, ainsi que la privation des années d'occupation, et souffre du peu de reconnaissance que l'on accorde aux épouses de prisonniers. Dès lors, elle ne vivra plus que dans l'attente du retour de son prisonnier de mari. Elle refusera tout plaisir, tout divertissement, estimant que lui n'en a pas. Elle consacrera ses rares économies à lui faire parvenir en Bavière des colis pour améliorer son quotidien. C'est presque une vie d'ascète que mène Marion, jusqu'à ce qu'un soir...

  • Malgré les clauses du traité de Versailles, le Reich a réussi, à la fin des années 20, son redressement économique. Mais la crise de 1929 révèle la fragilité financière de cette renaissance. La France, dont le stock d'or est important, refuse son concours à l'Allemagne et c'est alors que les deux pays se replient sur leurs espaces nationaux, dès avant l'arrivée au pouvoir d'Hitler. L'installation du régime nazi pose un problème crucial. Faut-il envisager avec lui des relations économiques et financières sur les mêmes bases qu'avec la République de Weimar ? Si, pour Hitler, les données sont simples - l'économie doit servir le réarmement -, il est en revanche plus difficile pour les gouvernements français de faire abstraction d'intérêts souvent contradictoires. Les responsables tentent les uns après les autres de sauver les intérêts financiers français en Allemagne en contrepartie d'avantages économiques accordés au Reich. A partir de 1938, ces décisions devront pour les uns sauver la paix, pour les autres gagner le temps nécessaire au réarmement français. Mais le répit dépendait d'Hitler! « Par la qualité et l'ampleur de la recherche, la profondeur de la réflexion, la précision de la synthèse, le caractère très neuf de conclusions solidement charpentées, cet ouvrage éclaire tout un aspect des relations franco-allemandes resté trop longtemps dans l'ombre ». Raymond Poidevin

  • The main concern of this study is the artist's vision of society; its major theme is the relation between the individual and society resulting from the impact of social and political upheavals on individual life. By criticism of society I mean the novelist's awareness of the social reality and of the individual's response to it; the writers I deal with all proved alive to the changes that were taking place in English society between the two World Wars. Though the social attitudes of the inter-war years as well as the writers' response to them were shaped by lasting and complex influences, such as trends in philosophy and science, the two Wars stand out as determining factors in the development of the novel: the consequences of the First were explored by most writers in the Twenties, whereas in the following decade the novelists felt compelled to voice the anxiety aroused by the threat of another conflict and to warn against its possible effects. After the First World War many writers felt keenly the social disruption: the old standards, which were thought to have made this suicidal War possible, were distrusted; the code of behaviour and the moral values of the older generation were openly criticized for having led to bankruptcy. Disparagement of authority increased the individual's sense of isolation, his insecurity, his disgust or fear. Even the search for pleasure so widely satirized in the Twenties was the expression of a cynicism born of despair. The ensuing disengagement of the individual from his environment became a major theme in the novel: his isolation was at once a cause for resentment and the source of his fierce individualism.

  • En 1926, des hommes mystérieux en costume, chemise blanche et cravate prospectent la région du nord-ouest Jura, cherchant à acheter des terrains. Il n'en faut pas plus pour engendrer les rumeurs les plus farfelues dans les campagnes environnantes. Un important industriel étranger souhaitant implanter une usine de produits chimiques achète des terres marécageuses à un prix défiant toute concurrence. C'est le sujet de conversation principal dans les villages encore traumatisés par la perte de jeunes gens tués à la guerre. Un énorme besoin de main-d'oeuvre s'ensuit. La tentation est grande pour les enfants de paysans attirés par le gain et l'aventure. Bon nombre de petits cultivateurs franchiront le pas au détriment de l'exploitation familiale, le statut d'ouvrier d'usine étant particulièrement valorisant. Ce roman, "Les oiseaux de l'espérance", est l'histoire d'une famille qui, parmi d'autres, a vécu ce bouleversement... "À l'usine Solvay de Tavaux, on y travaille de père en fils depuis 1944", explique Jacques Tétu, Jurassien ayant lui-même servi durant quarante et un ans au sein de différents services. Cette belle aventure industrielle s'est parfaitement intégrée dans l'histoire régionale, et, en évoquant ses débuts à travers une grande histoire familiale, l'auteur souhaite rendre hommage aux milliers de salariés, fiers d'avoir contribué à cette belle expansion.

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