• Cancers, broncho-pneumonies, asthmes... C'est aussi par la santé que nous prenons conscience des ravages de la pollution. Nos ancêtres de même : la première grande pollution date de la Belle Époque et fut consécutive à la révolution industrielle. Poussières de houille, traitement inexistant des eaux usées, exploitation animale provoquèrent anthracoses, fièvres typhoïdes, tuberculoses et autres grandes faucheuses.

    Par la force des choses, les premiers médecins hygiénistes sont donc écologistes. Avec l'aide des ingénieurs, ils luttent contre la pollution de l'air, le gâchis d'eau potable, les montagnes de déchets. Déjà obsédés par le recyclage, ils exploitent l'« engrais flamand », celui des humains, qui fait un bon compost, et mettent au point les stations d'épuration biologique.

    Le front sur lequel ils seront le plus performants ? La microbiologie. Et Semmelweis d'inventer les gestes barrières, Pasteur, le vaccin contre la rage, Koch, un faux remède contre le bacille qui porte son nom...

    Ce qui revit sous la plume de Pierre Darmon, c'est le monde du fog londonien, des chiffonniers de Paris, de Mary « Typhoid » la cuisinière porteuse saine. Où l'on verra que la concurrence entre médecins ne date pas d'aujourd'hui, pas plus que les foules confinées opposées aux mesures sanitaires et aux vaccins.

    Un panorama captivant et éclairant sur les rapports entre environnement et santé.

  • Résumé
    L'épidémie de grippe asiatique des années 1950 atteint la Colombie-Britannique et ravage la communauté. Les Autochtones sont livrés à eux-mêmes et les médecins
    blancs négligent de les soigner. La jeune Stacey, sa mère et les autres femmes du clan de Loup se serrent les coudes, enterrent leurs morts, à l'ombre de la prophétie de Corbeau : « Les grandes tempêtes façonnent la terre, font éclore la vie, débarrassent le monde de tout ce qui est vieux pour faire place au neuf. Les humains appellent ça des catastrophes.
    Ce sont juste des naissances. »

    Extrait de la préface
    Si nous ne sommes pas les bons sauvages dépeints par les écrivains romantiques, nous ne sommes pas non plus les brutes que décrivent certains auteurs racistes. Une
    tradition qui fait encore partie de notre vie aujourd'hui, c'est de parler aux arbres, aux plantes, aux poissons et aux autres animaux, et plus particulièrement à Corbeau
    et à Cèdre.

    L'auteure
    Née en 1950, Lee Maracle, auteure issue de la communauté Stó:lo, en Colombie-Britannique, est l'une des grandes voix de la
    littérature des Premières Nations.

    Traduit de l'anglais par Joannie Demers

  • Après la candidature de la liste « Urgence écologie » aux élections au Parlement européen de mai 2019, Dominique Bourg propose un état des lieux de notre démocratie, des dangers qui la menacent et des solutions à mettre en oeuvre au plus vite, afin de rompre avec l'inertie du système. Il analyse le quadruple échec de notre système politique : face aux marchés, aux enjeux écologiques, aux évolutions techniques et au principe de la représentation. Ces échecs ont engendré de lourdes menaces pour nos sociétés. La révolution numérique permet désormais à la technologie de se substituer à l'humain. Dans un contexte de globalisation économique et de développement de groupes transnationaux surpuissants, le marché est devenu souverain, empêchant les États d'exercer leur rôle social. Enfin, la menace écologique est désormais omniprésente. Dans un tel contexte, le défi posé aux démocraties est immense. Leur incapacité à faire front pourrait favoriser l'avènement de régimes autoritaires. Une voie escarpée reste à gravir : celle de l'écologisation de la démocratie, afin de passer du paradigme mécanique de la modernité à l'unité du vivant.

  • Destiné au grand public, ce guide fait le point sur les différents aspects de la lutte biologique considérée non pas en général, mais du point de vue du jardinier amateur. Son objectif est de donner de nombreux conseils concrets pour que le jardinier puisse passer à la pratique dans son jardin. En fin d'ouvrage, le lecteur trouvera un tableau récapitulatif des problèmes et des solutions, une liste d'adresses (fournisseurs d'auxiliaires, de nichoirs ou d'abris) ainsi qu'un index des animaux et des plantes cités.

  • Comment les plantes devinent-elles à quel moment fleurir ? Qu'est-ce qui les pousse à créer ces organes variés, colorés et parfumés, et pourquoi cette débauche d'inventivité ? Dans quel but dépensent-elles autant d'énergie ? L'origine et les mécanismes de la floraison sont étonnants et résultent de multiples interactions chimiques et environnementales. Leur découverte met en lumière le pouvoir de séduction et d'attraction des fleurs et permet de comprendre comment elles attirent les pollinisateurs, et parviennent ainsi à se reproduire et à se disperser. Mais, aujourd'hui, avec le changement climatique, la synchronisation subtile des cycles de reproduction est perturbée, menaçant ainsi toute la biodiversité. Une exploration fascinante des mécanismes qui se cachent derrière la beauté des fleurs...
    Maxine Singer est une scientifique américaine renommée pour ses contributions dans le domaine de la génétique. En 2002, le magazine Discover l'a reconnue comme l'une des 50 femmes les plus importantes en sciences.

  • Smartphones, ordinateurs, tablettes, consoles de jeux, GPS, ils ont envahi notre quotidien. Chaque jour, nous les utilisons pour nous connecter internet, regarder la télévision, communiquer sur les réseaux sociaux, partager des photos, acheter un billet de train...
    Cet univers numérique grossit à une vitesse prodigieuse. Aujourdhui, nous sommes en effet plus de quatre milliards à nous connecter, et la quantité comme le poids des données échangées ne cessent de croître : les 70 Ko qui ont permis d'aller sur la Lune en 1969 suffisent désormais à peine à envoyer un e-mail !
    Cette boulimie a un coût environnemental considérable, notamment en matière d'émission de gaz à effet de serre. L'empreinte écologique de l'univers numérique global représente environ trois fois celle de la France, soit un 7e continent.
    Comment cet univers numérique a-t-il pu devenir aussi gras ? Dans quelle mesure est-il possible d'inverser la tendance ? Face à la crise écologique, comment faire du numérique un outil de résilience ? Quels sont les bonnes pratiques et les bons gestes ? Car tout n'est pas perdu, des pistes existent pour concevoir un avenir numérique plus sobre et responsable.
    Frédéric Bordage est l'expert français de la sobriété numérique. Depuis quinze ans, il anime la communauté GreenIT.fr et aide de grandes entreprises privées et publiques à faire de la low-tech et de l'écoconception des axes d'innovation et de performance.
    « Un constat évident s'impose à nous tous : il est urgent de rendre opérationnelle une approche alternative capable de garantir la production, dès leur origine, d'octets bio, équitables, locaux, accessibles, éthiques, utiles et constructifs, en quantité suffisante, mais surtout pas plus abondante que nécessaire. Ce prisme existe déjà, c'est celui de la conception numérique sobre et responsable. Il pose notamment la question de la place du numérique dans la société et nous guide vers un usage raisonné de cet outil au service de l'humanité, et non l'inverse. »
    Isabelle Autissier, Présidente du WWF France, extrait de la préface

  • Depuis l'alerte de la biologiste Rachel Carson, prédisant dès 1962 des printemps silencieux, beaucoup d'efforts ont été accomplis pour réorienter les politiques agricoles. En vain. Pourquoi ? En partant d'une remarque d'Edgar Pisani selon laquelle « le problème agricole n'est que l'un des aspects de la crise que le monde connaît », l'auteur analyse à travers quatre types de sociétés - les communautés paysannes néolithiques, les empires agraires, les thalassocraties marchandes et les états industriels - la correspondance entre sociétés et agricultures, notamment en termes de représentation du monde et d'organisation.
    Chaque société est dominée par un motif : domestication, hiérarchisation, manipulation, artificialisation. La société écologique devra s'inscrire sous le motif de la cohabitation. En partant des écrits et pratiques actuels qui préfigurent les sociétés écologiques, l'auteur esquisse une agriculture et une alimentation de la cohabitation et les politiques qui permettront leur généralisation.

  • Stopper le réchauffement climatique et les pollutions dues aux énergies fossiles, sortir du nucléaire et conserver notre train de vie : par quels moyens ? Grâce aux énergies renouvelables et aux économies d'énergie ? Une réponse pour le moins optimiste des défenseurs de la croissance verte !La réalité est autrement plus complexe. Aucun scénario de transition ne prétend que les énergies renouvelables pourront remplacer un jour les fossiles et le nucléaire sans réduction drastique de notre consommation. Entre énergies fossiles, nucléaire ou décroissance, avons-nous encore le choix ?Une enquête édifiante menée de main de maître par Bertrand Cassoret.
    Cette seconde édition est une mise à jour systématique des nombreuses informations collectées lors de la 1re édition. Tous les tableaux et schémas sont également actualisés.
     

  • L'ampleur du désastre écologique, chiffrée à l'envi, sidère. Scientifiques et acteurs de la société civile auront mis cinquante ans à agiter les consciences, avant que l'évidence s'impose.
    Ses causes sont connues, enfin admises. Ou presque. Principaux responsables du gâchis environnemental, le productivisme et le consumérisme des grands producteurs et des gros consommateurs. Un mode d'exploitation séculaire de la nature, irresponsable, sans limites, mû par l'appât du gain et la logique de l'accumulation. Et dont les effets délétères s'accélèrent et réactualisent la sentence de Victor Hugo - «c'est de l'enfer des pauvres qu'est fait le paradis des riches» -, la vulnérabilité des premiers étant sans commune mesure avec celle des seconds.
    Les pollueurs majeurs tardent à passer à la caisse, tandis que les secteurs populaires et les pays non industrialisés en font les frais.
    Comment les États du Sud, «émergents» ou «moins avancés», se positionnent-ils dans les négociations climatiques internationales?
    Quelles politiques mener en vertu du principe des «responsabilités communes mais différenciées»? Green Deal velléitaire ou System Change assumé?
    Les concepts d'éco-impérialisme, de justice verte, d'écologie décoloniale convoqués par les mouvements qui, en Afrique, en Amérique latine et en Asie, à rebours des opinions publiques, se mobilisent sur des enjeux environnementaux, apportent des réponses.
    Au carrefour des luttes sociales, des combats indigènes, du féminisme et des luttes multiples des peuples du Sud, la question écologique est devenue un prisme indispensable pour qui veut comprendre l'avenir et les possibles de l'humanité.

  • Les mouvements en faveur de la nature se développent dans la plupart des pays occidentaux depuis la fin du XVIIIe siècle. Protéiformes et redoutables à définir, ils partagent finalement tous le même objectif : construire un monde meilleur.
    Cet enjeu, qui est avant tout politique, relève aussi de questions sociales, économiques, culturelles, car vouloir sauvegarder l'environnement, c'est s'interroger sur la répartition des richesses, le rôle des régulations, l'expression des citoyens, la modification des modes de vie, etc. Autant de thèmes qui sont abordés ici à travers l'analyse de la pensée d'acteurs incontournables - de Reclus et Rousseau à Malthus ou Veblen - et la présentation d'événements emblématiques - comme la contamination au mercure du site de Minamata, au Japon, ou le périple du cargo-poubelle Khian Sea.
    Au final, c'est toute la question du progrès social que les combats pour la nature placent au coeur du débat.

  • Ce livre est dédié aux petites entreprises.
    Dans une petite entreprise, il n'y a pas de responsable du développement durable. Les dirigeants sont souvent débordés par leur activité opérationnelle et quotidienne et manquent de temps pour imaginer et mettre en place des mesures favorables à l'environnement.
    Pourtant, les petites entreprises (dont l'effectif est inférieur à 250 salariés), représentent 99 % des entreprises françaises et 50 % des salariés. Les petites entreprises sont prêtes à agir pour le climat, mais ne savent souvent pas comment procéder ni par où commencer.


    Agir pour le climat, oui, mais comment ?


    Ce manuel recense une multitude de bonnes pratiques abordées sous un angle extrêmement concret. Ces actions pour l'entreprise sont classées en trois catégories selon leur coût : les actions qui ne coûtent rien à l'entreprise, celles qui ont un coût symbolique, et celles qui ont un coût plus élevé. De nombreux témoignages et partages d'expérience accompagnent ces solutions.


    Chaque entreprise, quels que soient ses moyens, pourra ainsi facilement mettre en place des mesures tangibles et visibles pour l'environnement.




  • Quel est le rôle des abeilles domestiques et sauvages dans les milieux naturels et agricoles ? Comment vivent-elles ? Que représente aujourd'hui l'apiculture ? Dans les informations alarmistes données sur la mort des abeilles, quelle est la part des faits vérifiables et vérifiés, et celle des simples rumeurs ou des cas anecdotiques ? Les auteurs répondent à ces questions tout en faisant un point sur les causes de mortalité et les solutions possibles. Très accessible, ce livre s'adresse à toutes les personnes sensibles au rôle crucial de ces pollinisatrices hors pair et à ses répercussions sur l'agriculture.




    Date de 1ère publication


    : 2014


  • L'humanité serait-elle entrée dans le « pot au noir », cette zone au milieu des océans où les vents qui soufflent en sens contraires se neutralisent ou se combattent ? Dans un monde pris dans ces tourbillons, entre paralysie et naufrage, où trouver la boussole qui permettrait d'en sortir ?
    Pour échapper au désordre, stabiliser l'instable et penser l'imprévisible, il ne suffit pas de placer l'humanité et ses valeurs au centre du monde, comme a tenté de le faire la Déclaration universelle des droits de l'homme en 1948. Il faut réguler les vents autour de principes communs et inventer la boussole d'un humanisme élargi à la planète qui guiderait les humains sur les routes imprévisibles du monde.
    Mireille Delmas-Marty est juriste, professeur émérite au Collège de France, où elle a été titulaire de la chaire « Études juridiques comparatives et internationalisation du droit ». Elle est aussi membre de l'Académie des sciences morales et politiques. Ses travaux portent sur l'internationalisation du droit, notamment des droits de la personne (par exemple, la justice pénale internationale), des droits économiques et sociaux (la responsabilité des entreprises transnationales) et environnementaux (la qualité du climat). Elle est l'auteur de nombreux ouvrages, dont Aux quatre vents du monde (Seuil, 2016), et intervient régulièrement dans le débat public.

  • Les marques influencent nos perceptions, nos modes de vie et nos comportements. Combinant le pouvoir de l'innovation et celui de l'argent, elles ont un rôle à jouer dans la résolution des problèmes de notre temps, même les plus graves ou difficiles. Conçu à la fois comme une source d'inspiration et un guide pour changer de pratiques, Les Marques Positives permet de mobiliser les atouts de votre marque au service du développement durable :
    o Inspirez-vous des marques « positives », celles qui oeuvrent déjà à changer le monde, sur une dizaine d'enjeux sociétaux, parmi lesquels l'égalité entre les femmes et les hommes, la diversité, la crise climatique, la surconsommation, l'économie locale, les droits des animaux...
    o Découvrez une batterie d'outils pratiques pour engager votre offre, vos équipes, votre communauté de clients, vos moyens de marketing et communication au service d'un changement positif.

  • En guise de préface, quelques lignes d'Edgar Morin, parce que les idées exprimées dans ce livre entrent en résonance avec celles qu'il défend.
    Grâce à des conditions climatiques favorables et à des milieux de vie fertiles et foisonnants de biodiversité, nous avons prospéré pendant des millénaires. Toutefois, depuis deux siècles, nous avons aussi malmené l'écosystème qui nous abrite et nous nourrit car nous évoluons comme hors-sol, isolés du reste du vivant, oubliant que nous sommes des êtres de nature.
    Nous devons réapprendre, à l'image des peuples premiers, notre rôle de gardiens. Nous devons retrouver le chemin d'une cohabitation harmonieuse avec les arbres, les plantes et les animaux mais aussi entre nous. Cette démarche exige de baisser nos armes économiques, de questionner notre rapport à la propriété, de limiter la souveraineté des États, de repenser la démocratie. Elle impose enfin de reconnaître que la nature a le droit d'exister et de se régénérer. C'est ainsi que nous pourrons garantir aux générations futures le droit à vivre dans un environnement sain et pérenne.
    Valérie Cabanes est juriste en droit international et spécialisée dans les droits de l'homme. Après vingt ans passés dans des ONG de solidarité internationale, elle oeuvre pour une reconnaissance universelle des droits de la nature et du crime d'écocide, au sein du mouvement citoyen mondial End Ecocide on Earth.

  • Les moustiques sont souvent plus nuisants que dangereux, mais quand ils véhiculent des maladies, celles-ci peuvent être mortelles : ils sont responsables chaque année de plus de deux millions de décès dans le monde. Le moustique moderne, citadin et voyageur, parcourt le monde à vitesse de la voiture, du train et de l'avion, suivi de son cortège d'épidémies potentielles. Depuis quelques années, le moustique-tigre s'invite régulièrement à la une de l'actualité, en compagnie du zika et du chikungunya. La meilleure façon de s'en protéger reste une prévention attentive, qui sera d'autant plus efficace que l'on sera conscient des gestes simples à accomplir au quotidien. Saviez-vous par exemple qu'il faut changer l'eau des fleurs tous les trois jours ? Toujours fermer l'abattant des toilettes ? Que les oeufs de moustique résistent au froid, à la sécheresse et aux insecticides ? Notre bien-être et notre santé dépendent de choses aussi anodines que ces détails.

  • Les mycorhizes sont formées par des champignons microscopiques qui font merveille en horticulture en travaillant en symbiose avec les racines des plantes. L'intérêt scientifique et pratique de ces symbioses pour l'ensemble des végétaux a été clairement démontré, en horticulture, en agriculture, en foresterie, et en environnement.



  • L'ouvrage retrace l'histoire du mouvement de la permaculture, ainsi que les principales influences intellectuelles ayant contribué à l'élaboration de sa proposition culturelle et politique. A partir d'une enquête, l'auteur discute également des apports de la permaculture à l'effort collectif pour imaginer les relations entre l'écologie et le social, dans le contexte actuel.

  • Préface de Valérie Masson-Delmotte
    Depuis plus d'un quart de siècle, diplomates et experts de près de 200 pays réfléchissent aux moyens de ralentir le réchauffement climatique. L'accord de Paris, signé en 2015 à l'issue de la COP 21, en est l'aboutissement le plus visible.
    Mais, devant la lenteur des avancées et la croissance des émissions de gaz à effet de serre, de nouveaux acteurs interviennent aujourd'hui et modifient les rapports de force : le monde de l'entreprise et de la finance, des collectivités, des ONG, des juristes et des avocats, sans oublier les organisations philanthropiques aux moyens quasi illimités et aux motivations parfois troubles.
    Ces nouveaux acteurs - non étatiques - se mobilisent aussi bien pour des raisons d'ordre éthique que par intérêt bien compris. Ils disposent d'un formidable potentiel pour infléchir les politiques internationales, et leurs initiatives commencent à donner des résultats concrets.
    Valéry Laramée de Tannenberg, rédacteur en chef du Journal de l'environnement, travaille sur les questions liant l'énergie au changement climatique. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages, dont Le Changement climatique, menace pour la démocratie ?

  • Préface d'Erik Orsenna
    Réchauffement climatique, pollution, érosion de la biodiversité, épuisement des ressources, explosion des maladies liées à l'environnement... notre planète est aujourd'hui en danger. Et l'accroissement de la population mondiale n'arrange pas les choses !
    Pourtant, la Terre pourra demain nourrir tous ses habitants sans poursuivre sa course folle aux engrais, aux pesticides, à la déforestation et au défrichement. Comment ? En s'inspirant du vivant, en intensifiant les processus naturels. Il s'agit, par exemple, de stimuler l'activité biologique du sol en associant des variétés complémentaires et en recyclant systématiquement les débris végétaux, de lutter contre les ravageurs en accentuant la lutte biologique et la lutte intégrée.
    Il est possible de produire plus et mieux avec moins : un développement agricole plus productif tout en étant écologique et équitable peut voir le jour si l'on s'inspire de la nature et de son fonctionnement.
    Au-delà des techniques, il s'agit finalement de promouvoir une agriculture durable, dans un cadre d'écosystèmes eux aussi durables, pour des sociétés économiquement et socialement viables.
    Michel Griffon est à la fois ingénieur agronome et économiste. Chercheur reconnu sur le plan international, il défend l'idée qu'un développement agricole écologique et plus productif peut exister.



  • Le monde naturel apparaît encore trop souvent comme le règne de l'harmonie et de la concorde. En réalité, la tricherie et la tromperie sont monnaie courante et les animaux comme les plantes déploient des trésors de ruses d'une variété inimaginable pour se protéger, faire élever leurs jeunes, attirer des proies ou séduire un partenaire...
    Les coucous pondent dans le nid d'autres oiseaux ; des papillons inoffensifs arborent les mêmes motifs que des insectes toxiques et échappent ainsi à leurs prédateurs ; certains poissons mâles se « déguisent » en femelles, ce qui leur permet de devancer leurs rivaux et de se reproduire ; et, les végétaux n'étant pas en reste, des orchidées diffusent le même genre d'odeur que des insectes femelles, attirant ainsi les mâles qui les polliniseront en passant d'une fleur à l'autre...
    L'auteur décrit avec brio ces adaptations remarquables, explique leur apparition et détaille leur perfectionnement dans le cadre d'une lutte permanente entre proie et prédateur ou entre hôte et parasite, en s'appuyant sur les travaux des biologistes, depuis Alfred Wallace jusqu'aux chercheurs actuels. Il raconte les multiples exemples de farces et attrapes inventées au fil de la vie, et montre que la mystification est l'un des moteurs essentiels de l'évolution et de l'adaptation.




  • Le monde moderne dans lequel nous vivons renvoie une image peu nuancée des bactéries. Elles sont l'ennemie à éradiquer à grand renfort de désinfectants ménagers. Cependant, ces serial-killers ne sont pas représentatifs de l'ensemble du monde bactérien. Sans elles, pas de grands crus, ni de saucisson, de choucroute, de chocolat ou de café. Elles produisent nos médicaments, dépolluent nos eaux usées, génèrent la neige et la pluie, peuplent notre épiderme et nos intestins, stimulent nos défenses immunitaires... et dialoguent même avec notre cerveau.




    Apparues sur Terre des milliards d'années avant nous, elles seront sans doute les derniers organismes vivants à peupler notre planète. Une promenade buissonnière dans le monde des bactéries.

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