• « Qui mène le monde ? Cette interrogation en soulève une autre : quels principes et quelles valeurs mènent le monde ? Cette question devrait préoccuper en premier lieu les citoyens des pays riches et puissants. Ceux-ci jouissent en effet d'une liberté, de privilèges et de possibilités considérables, fruits des luttes de leurs prédécesseurs, et se trouvent devant des choix décisifs quant à la manière de répondre à des enjeux d'une importance cruciale pour l'humanité. »

    Dans cet ouvrage, achevé au lendemain de l'élection de Donald Trump, Noam Chomsky offre une vue d'ensemble de la géopolitique actuelle et une synthèse des rouages politiques qui la sous-tendent : des sanctions américaines contre l'Iran à la politique de torture que pratique l'armée des États-Unis, en passant par la montée en puissance de la Chine et ses conséquences sur les États-Unis et l'« ordre mondial », sans oublier la nouvelle guerre froide qui couve en Europe de l'Est et la guerre planétaire contre le terrorisme.

    De moins en moins contraintes par la structure que l'on dit encore démocratique, les puissances mondiales d'aujourd'hui ont un tel potentiel destructeur qu'il est plus urgent que jamais de prêter attention à leurs détracteurs.

  • Moscou

    Schalom Asch

    Zakhari Mirkin, fils d'un industriel juif de Pétersbourg, a rompu avec son milieu d'origine. De retour en Russie, il est le témoin déchiré des deux révolutions de 1917. Le troisième et dernier volet d'une fresque en 3 volumes, chef-d'oeuvre du " Zola yiddish ", enfin disponible au format poche.
    Préface de Rachel Erthel
    Zakhari Mirkin, jeune bourgeois déjudaisé, a fui les salons de Pétersbourg pour le " royaume des gueux " : les villes juives de Pologne, où bouillonnent les idéaux du sionisme et de la révolte. Acquis aux idées nouvelles, il ne songe qu'à libérer, avec l'humanité tout entière, les masses juives de l'Empire.
    Aux premières heures de la révolution, il découvre la " Babel moderne " qu'est devenue Moscou. La demeure des Halperine, dont il devait épouser la fille, est réquisitionnée par les Gardes rouges, ne laissant aux maîtres des lieux que deux chambres où ils brulent leurs livres et leurs meubles pour se chauffer. Quant à son père, il a été dépossédé de ses biens. Mais que peut encore le révolutionnaire pour l'" ennemi du peuple ", dans l'abîme où sombre la Russie ?
    Schalom Asch " ne se contente pas de nous offrir un tableau des événements ; il pénètre profondément dans le domaine de l'âme et nous montre l'importance des conflits intérieurs au sein des bouleversements matériels les plus violents ", a dit de lui Stefan Zweig.

  • L'ostalgie - la nostalgie de l'Est - est une mode qui connut un succès certain en ex-Allemagne de l'Est après la chute du mur de Berlin. La Trabant devint un objet culte, on collectionna les insignes et les képis de l'Armée rouge. À Moscou, à peu près à la même époque, des retraités manifestaient sur la place Rouge en brandissant des portraits de Staline.
    Car le totalitarisme avait ses avantages : on vivait dans la pénurie et sous contrôle policier, mais l'économie de marché n'existait pas, les loyers étaient insignifiants, la convivialité primait sur la course à l'argent. Le communisme avait été un enfer indiscutable, mais pavé des plus formidables intentions. D'où son pouvoir de fascination, même au-delà de sa mort.
    Entre la fin du mois d'octobre 1976 et le mois de février 1977, alors qu'il est correspondant à Paris pour le quotidien de Montréal La Presse, Louis-Bernard Robitaille fait la découverte de cet animal historique bizarre au cours de quatre voyages successifs à Berlin-Est, à Prague, à Varsovie, puis à Moscou et Tbilissi. Moscou ressemble à s'y méprendre au 1984 de George Orwell, mais la Pologne vit déjà en liberté conditionnelle : le système paraît indestructible, cependant les fissures sont déjà visibles. Au fil de ses rencontres, Robitaille cherche à comprendre de quelle manière le commun des mortels survit au totalitarisme : dans un mélange de résignation, de cynisme et de débrouillardise.
    Né à Montréal, Louis-Bernard Robitaille vit à Paris depuis une quarantaine d'années, où il a été correspondant pour La Presse et L'Actualité. Après le succès de Ces impossibles Français (Denoël, 2010), il a publié Les Parisiens sont pires que vous ne le croyez (Denoël, 2014). Il est l'auteur de six romans, dont Dernier voyage à Buenos Aires et La Péninsule (Notabilia/Noir sur Blanc, 2013 et 2015).

  • Au Moyen Âge, la mer du Nord a permis les contacts entre les populations de ses régions riveraines: les eaux séparant les îles Britanniques, le continent et la Scandinavie ne voyaient pas seulement se déplacer des missionnaires et des marchands, car c'est également de la mer que l'on vit arriver les vikings. La mer Baltique était en revanche beaucoup moins connue des auteurs occidentaux, qui étaient frappés par la multiplicité des peuples et des cultures qui en occupaient les rives : on mentionnait des ports de traite, des voyages de marchands, des populations aux coutumes étranges. Comparer les espaces de la mer du Nord et de la mer Baltique en tant que zones de contacts au Moyen Âge est une tâche difficile : non seulement les spécialistes ne prennent que trop rarement connaissance de leurs recherches respectives, mais l'horizon international nécessite la prise en compte de traditions historiographiques dans une multitude de langues nationales. Ce volume présente les résultats d'un atelier interdisciplinaire tenu à Boulogne-sur-Mer en octobre 2009, qui a réuni des chercheurs d'Europe du Nord-Ouest (Belgique, France, Luxembourg, Royaume-Uni) et du Centre-Est (Pologne et République tchèque) en soulignant les apports d'une nouvelle génération d'historiens et d'archéologues dans un domaine qui s'est radicalement transformé depuis une quinzaine d'années.


  • Sur nos écrans portables sur les clefs de nos cabanes sur - les feux qu'on allume certaines nuits pour s'assurer qu'on existe encore - sur les routes qu'on épuise pour vérifier qu'elles ont une fin - sur les couvertures de nos corps - sur les cabanes qu'on dessine dans nos têtes et sur nos carnets. Dans l'épuisement des gommes de nos pneumatiques - dans la vibration de la membrane du haut-parleur de nos nuits - dans l'ondulation d'un corps une nuit qu'on s'était dit je serai danseur - dans le cuivre d'une trompette un jour qu'on s'était dit je serai poète - dans le tremblement du manche d'une pioche un jour qu'on s'était dit je piocherai - dans la voix d'un homme loin un jour qu'on s'était dit j'y vais : la tendresse.

    Jazz des flammes humides et du Caucase, contes incarnés du Danube, airs à l'oud pour faire danser les peaux d'ours et de loups, ces poèmes sont une invitation à un chamanisme intérieur. Un blues tendre et heureux que la nuit appelle. Comme un album étrange. Un 14 track EP.
    Le récit Notre Est lointain a paru le même jour que ce livre aux éditions publie.net ; il en est une version course-poursuite.

  • Le brave soldat Chvéïk Jaroslav Hasek Texte intégral. Cet ouvrage a fait l'objet d'un véritable travail d'édition en vue d'une édition numérique .


    Le brave soldat Chvéïk (Dobrý voják Svejk) est un roman satirique inachevé de l'écrivain tchèque Jaroslav Hasek (1883-1923). L'oeuvre relate sur le mode de l'absurde et du grotesque les pérégrinations de Josef Chvéïk, brave Tchèque de Prague vivant à l'époque de la Grande Guerre, sous la domination austro-hongroise.


    Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Brave_Soldat_Chvéïk Téléchargez gratuitement notre catalogue en indiquant "Catalogue Culture commune" dans le champ de recherche de votre libraire numérique. Vous aurez accès aux premières pages de chaque titre.

  • Ce 9 novembre 1989, il y a vingt-cinq ans, une explication confuse de Günter Schabowski, porte-parole d'un gouvernement en sursis, signait la fin d'une histoire qui avait commencé en 1943 à Ankara. Cette année-là, les trois grandes puissances en passe de gagner la Seconde Guerre mondiale se partagèrent la planète. De ce partage naîtrait la guerre froide. Et la guerre froide choisit comme point névralgique, symbole de sa plus dure opposition, Berlin, ancienne capitale du IIIe Reich.
    C'est ainsi, dans le bredouillage de Schabowski, que le Mur disparut. Mais qu'y avait-il derrière ce mur, hormis un no man's land de sable, des barbelés et des décombres oubliés que l'on distingua une fois les parpaings de béton enlevés dans le brouillard de novembre ? Il y avait surtout un monde qui se révéla bien plus complexe et dangereux, car bien plus volatil, que celui qui allait s'effacer. Ce ne fut pas la fin de l'histoire, comme il le fut hâtivement proclamé, mais la fin d'une histoire bipolaire et le début de plusieurs autres.
    Ce livre numérique rassemble deux séries de reportages publiés dans les colonnes du journal Sud Ouest. La première par Yves Harté, envoyé spécial en Allemagne en 1989, observateur de la "chute" d'un mur qui ne faisait en réalité que s'ouvrir. Ce ne sont pas seulement les Allemands de l'Est qui l'ont cassé, ce sont les autorités de RDA qui ont fini par les laisser passer. Et elles avaient commencé à le faire dès l'été 89 à la frontière hongroise, bien avant la chute de Honecker. Dans la deuxième partie de l'ouvrage, retour en Europe de l'Est 20 ans plus tard, avec Christophe Lucet également envoyé spécial pour Sud Ouest en 2009.


    Table des matières Première partie : 1989 à Berlin par Yves Harté 12 novembre 1989. La nuit où les Allemagnes s'embrassèrent 13 novembre 1989. Courbés sous les paquets 14 novembre 1989. A l'Ouest, un mark est un mark 15 novembre 1989. Pasteur Eppelmann : « Tendre la main aux communistes » 16 novembre 1989. Les souriantes certitudes du professeur Bohmer 17 novembre 1989. Le jour où la porte s'ouvrira 19 novembre 1989. Tout a commencé ici 20 novembre 1989. « Supprimez l'article 1 » Deuxième partie : 20 ans plus tard par Christophe Lucet 02 novembre 2009. Hongrie : du rideau de fer au paradis dentaire 03 novembre 2009. Le fantôme du socialisme 04 novembre 2009. Derrière le miroir capitaliste 05 novembre 2009. A Prague, Petr Uhl n'a pas raccroché 06 novembre 2009. Dresde a retrouvé un avenir 07 novembre 2009. « Stasi-Tour » à Berlin-Est 08 novembre 2009. La mémoire en pointillés du mur de Berlin 10 novembre 2009. Un bilan européen mitigé

  • Tout au long de ma vie, un attrait pour la "différence" me fera beaucoup voyager, regarder, ...apprendre. Modestement. Loin des palaces.
    Ravi de découvrir des lieux, des monuments, des paysages, mais plus encore des gens, dans leur travail, leur mode de vie, leur façon d'être et de penser. En me gardant de toute attitude indiscrète, de toute critique impulsive, de tout jugement hâtif. Jamais en "donneur de leçon", mais attentif à celles que je pouvais recevoir, dans le même non-dit, toujours enrichissantes. En restant tout simplement "moi-même", sans jouer aucun rôle ; en prenant l'"autre" tel qu'il "est", sans lui en demander davantage ; et en toute vigilance envers les pièges de l'angélisme comme de la naïveté.
    Dans les échanges ainsi conçus, les masques du "paraître" tombent très vite, peu à peu la confiance s'apprivoise, des liens se nouent, des relations s'établissent, deviennent des amitiés vraies, souvent durables. A ce stade, n'importe quel problème de la vie et du monde peut devenir sujet de conversation.
    Quand le désir est là, le seul obstacle à surmonter est celui du langage, dans la pauvreté de nos vocabulaires. Si le renard pouvait dire au Petit Prince que "le langage est source de malentendus" c'est que le même mot a rarement la même signification, jamais la même résonnance. Préciser en quel sens il a été émis/reçu, se mettre en quête de synonymes est souvent nécessaire. Mais au-delà du verbe, on peut toujours compter sur le geste, et plus encore sur le regard...!
    Ainsi en sera-t-il de ces premiers voyages en EUROPE, de l'OUEST, mais aussi de l'EST...sous la botte soviétique, et toujours en 2CV qui, très vite, sera aussi...ma chambre.

  • Olga, comtesse venue de l´Europe de l´Est, juste avant le chaos de 1914, emmène vers l´Amérique Lech, son régisseur, son amant. Pendant la traversée (entre une Europe trop vieille et une Amérique trop neuve) le couple se défait. Passage entre l´Est et l´Ouest, entre innocence et péché, entre vie et mort.

  • L'histoire au présent, un livre qui analyse l'Europe communiste jusqu'à la fin 1989. La réalité dépasse toutes les prévisions : l´Europe communiste est en pleine décomposition et des démocraties émergent après quarante ans de régime totalitaire. Le communisme s´interroge sur son passé et l´Europe sur son avenir. Devant ces énormes bouleversements, le livre de Miklós Molnár - professeur émérite de l´Institut Universitaire de Hautes Etudes Internationales, auteur de nombreux ouvrages sur le phénomène communiste en Europe centrale - nous apporte une première réponse approfondie. A ce moment, la perestroïka - encore incertaine en URSS - se réalise dans plusieurs satellites de Moscou. Par le biais de la Pologne et de la Hongrie, l´auteur examine ce long processus d´évolution, semé d´embûches et d´échecs, qui a conduit à la désintégration de leur système communiste. Simultanément, on constate une difficile mutation économique. L´analyse de ces changements est menée jusqu´à la fin de 1989. En outre, l´auteur remonte aux origines historiques et culturelles de la crise du communisme. Il confronte les fondements idéologiques du système aux racines culturelles des pays en question et montre les conséquences sociologiques entraînées par la stalinisation. L´ouvrage consacre une place importante à la société civile qui a trouvé refuge dans les valeurs spirituelles, et qui, loin d´avoir été stérilisée, a provoqué ce mouvement de liberté et de renouveau. Elle permet aujourd´hui à la démocratie de renaître dans les pays les plus avancés de l´Europe de l´Est.

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