• Il y a une quinzaine d'années, en chahutant avec des amis, le jeune Fabien, pas encore vingt ans, fait un plongeon dans une piscine. Il heurte le fond du bassin, dont l'eau n'est pas assez profonde, et se déplace les vertèbres. Bien qu'on lui annonce qu'il restera probablement paralysé à vie, il retrouve peu à peu l'usage de ses jambes après une année de rééducation. Quand il se lance dans une carrière d'auteur-chanteur-slameur, en 2003, c'est en référence aux séquelles de cet accident - mais aussi à sa grande taille (1,94 m) - qu'il prend le nom de scène de Grand Corps Malade.
    On connaît l'immense succès qui suit : trois albums plébiscités par le public et la critique, une distinction de Chevalier des Arts et des Lettres, qui récompense la qualité de sa plume, toujours subtile et surprenante. Dans ses chansons pleines de justesse, telles " À l'école de la vie ", " Roméo kiffe Juliette ", " Éducation nationale ", ou encore " Rachid Taxi ", l'artiste soulève le voile d'une réalité sociale et politique singulière. Chaque année, certains de ses textes sont proposés au baccalauréat de français.
    Dans son livre, où il se fait pour la première fois auteur d'un récit en prose, il raconte, avec humour, dérision et beaucoup d'émotion, les douze mois passés en centre de rééducation et relate les aventures tragiques mais aussi cocasses vécues par lui et ses colocataires d'infortune.

  • La musique d'une vie. Le premier concert du jeune pianiste Alexeï Berg est annoncé pour le 24 mai 1941. Fin du long purgatoire que sa famille a vécu durant les années de terreur. Promesse d'oubli, de célébrité future, de nouvelles rencontres parmi la jeunesse dorée de la capitale... Or ce concert n'aura pas lieu. La vie d'Alexeï se jouera sur une partition différente, marquée par l'amour sans nom, par la familiarité avec la mort, par la découverte de la dignité des vaincus. Car ce "roman-destin" est d'abord un éloge de l'indomptable force de l'esprit, de la résistance intérieure. Et c'est aussi une histoire pleine d'un charme profond, qu'on lira et qu'on relira, un vrai joyau.

  • Dans cette conférence donnée à New York en 1948, John Cage jette un regard lucide sur les débuts de sa carrière ponctués d'anecdotes édifiantes. C'est avec la plus totale sincérité que John Cage décrit ici le cheminement qui l'a conduit à devenir compositeur. Il a d'abord commencé par des études d'architecture. À ce sujet, il raconte, non sans humour, un voyage en France, pays qui lui sembla totalement recouvert d'architecture gothique ! Mais très vite, il se tourne vers la peinture et la composition. Il détaille ses influences, ses préoccupations et ses envies. L'éventail de ses références est à cet égard vertigineux : les mouvements de la danse moderne, le jazz, les futuristes italiens ou encore les rites des Indiens Navajo. Sans crier gare, il livre là, de manière extrêmement limpide, une théorie de la musique avant tout tirée de son expérience. On y apprend notamment que sa musique était diffusée à la radio durant la guerre pour démontrer que l'Amérique aimait l'Orient... John Cage se révèle ici, outre un "maître du hasard" à la manière de Duchamp, un immense pédagogue.

  • 'Mes paroles sont le fruit de mon imagination et le reste se nourrit de science-fiction. J'aime écrire des scènes mythologiques. On peut écrire sa propre mythologie, comme l'histoire des guerres sur Neptune, et la raison de l'existence des anneaux de Saturne.'

    Contemporain des Beatles, de Bob Dylan, de John Coltrane, Jimi Hendrix (1942-1970) tient dans l'histoire de la musique - notamment en raison de son approche unique de la guitare électrique et des techniques d'enregistrement en studio - une place à part. À l'épicentre de ces années 1960 marquées par les transgressions et les contestations de tous ordres, il a créé un monde sonore qui fut celui de toute une génération en quête d'identité. Sa mort prématurée n'a fait qu'amplifier sa légende. C'est à la rencontre de celui que Frank Zappa considère comme 'un des personnages les plus révolutionnaires de la musique pop, musicalement et sociologiquement parlant', que nous convie Franck Médioni, producteur de l'émission 'Jazzistiques' sur France Musique et auteur de nombreux livres sur le jazz. Bien que n'ayant enregistré que quatre albums, Jimi Hendrix est, après Elvis Presley, le musicien qui vend le plus d'oeuvres posthumes.

  • "Le but de la musique devrait n'être que la gloire de Dieu et le délassement des âmes."
    On n'a longtemps vu en Johann Sebastian Bach, en français Jean-Sébastien Bach (1685-1750), qu'un organiste virtuose, voire un protestant bigot ou un fonctionnaire du culte composant à marche forcée. Pourtant, cantates, Passions, concertos, sonates, fugues, canons, passacailles, rien ne résiste à la boulimie de ce musicien complet qui maîtrise parfaitement la facture des instruments, la technique instrumentale, la composition, l'improvisation, la pédagogie, et la gestion d'une institution musicale. Homme aux multiples facettes et père de vingt enfants, l'auteur de L'Art de la fugue, qui ignore la cassure habituelle entre musique profane et religieuse, est considéré aujourd'hui comme un des plus grands musiciens de tous les temps.

  • Ce dictionnaire amoureux est l'expérience de toute une vie de mélomane, le vagabondage réussi d'un auteur au service du plus grand nombre de curieux possible.
    Cet ouvrage est le livre d'une vie. Une vie d'écoute et donc de passion. D'aussi loin que je me souvienne, la musique fut pour moi comme une évidence. Du coté de ma mère, tout le monde avait chanté, joué du piano, été à l'opéra. Du coté de mon père, il y avait eu deux très bons professionnels. Enfin, les Soeurs m'ont fait un don, entre tous inestimable : elles m'ont appris à poser ma voix sur mon oreille. L'enfant solitaire que j'ai été n'a pas eu de mal à apprendre du Chérubin de Mozart et, quand on n'a personne pour qui chanter (ou même à qui parler), eh bien, on chante aux brises. Enseignant je fus, ce qui oblige à mieux savoir ce qu'on sait et mieux aimer ce qu'on aime. Rassure-toi donc, lecteur : de Glyndebourne à Salzbourg, de Bach à Dutilleux, tu trouveras ici tout ce qu'il faut pour te plaire tant le vagabondage de l'auteur est insatiable.Professeur de philosophie, André Tubeuf a collaboré à de nombreuses revues (notamment Le Point, Classica et Diapason). Il est l'auteur de nombreux ouvrages, dont L'Offrande musicale (Laffont, coll. " Bouquins ", 2007) et Ludwig van Beethoven (Actes Sud, coll. " Classica ", 20069) qui lui a valu le prix de l'Essai de l'Académie française.

  • Des chansons qui nous poursuivent. Une figure qu'on dirait inaltérable. Et derrière le portrait de légende, un homme complexe, hésitant parfois, plutôt contradictoire.On connaît les grandes étapes : naissance à Duluth, au pays des mines de fer, père petit commerçant, enfance banale et groupes de rock amateurs. Puis l'épopée du folk, la découverte de Woody Guthrie, le départ pour New York : à tout juste vingt et un ans, celui qui n'est qu'un gratteur de guitare parmi d'autres incarne le basculement d'une époque. Quatre ans plus tard pourtant, à bout de lui-même, incompris et hué, il arrête brusquement sa carrière et s'isole à Woodstock.À observer son balancement entre chanson et écriture, à explorer son rapport à Ginsberg, Brecht et Rimbaud, c'est un fragment de l'histoire du monde qu'on rejoint. Et, à tenter de reconstituer comment il s'efforce de surmonter obstacles et pannes, à refuser systématiquement d'endosser le rôle de star qu'on lui assigne, c'est une part de nous-mêmes, de notre imaginaire peut-être, qu'on décrypte.François Bon poursuit avec Bob Dylan, artiste considérable et énigme parfaite, le chemin entrepris avec Rolling Stones, une biographie (Fayard, 2002). « Un personnage hors norme pour un livre passionnant. »Alexandre Fillon, Livres Hebdo. « Voilà ce que devrait être l'ambition des biographies inspirées par les figures majeures de la culture populaire : une interrogation sur le statut de l'artiste... François Bon interroge le rêve fou (ou le cauchemar) américain pour en mesurer les effets dans son territoire d'intellectuel européen. Un beau travail d'écrivain. »Alain Léauthier, Marianne. « L'énigme Dylan est la matière de François Bon. Il fait tourner les ombres et les lumières d'une vie sans oublier de les frotter aux paroles des chansons qui servirent de bande-son à une époque affamée de mouvement. Il excelle dans le récit des moments où Dylan fait basculer sa vie. Ses battements de coeur sont aussi les nôtres. »Daniel Rondeau, Le Figaro. « Une réflexion puissante sur la différence entre l'art et l'artiste. Une ode à la parole poétique et à sa force. On n'en attendait pas moins d'un écrivain. »Patrick Williams, Elle. « Ecrire sur Dylan, c'est explorer la face obscure d'un destin artistique... Une formidable biographie. »Claire Julliard, JDD. « Quand on s'intéresse à Dylan et quand on s'intéresse à la littérature française contemporaine, on se plonge avec envie dans un tel livre... Chaleur, érudition, précision, une bio qui dit beaucoup de choses connues ou nouvelles sur Bob Dylan, avec le regard particulier et le style travaillé de l'écrivain François Bon. »Serge Kaganskin, Les Inrockuptibles. « Entre les lignes, Bon répond à des interrogations très personnelles et invente un nouveau genre littéraire, entre autobiographie dissimulée, journalisme romancé et bouquin de rock à l'usage des rats de bibliothèques. Une sorte d'énigme qui finalement va bien au teint de son ombrageux sujet. »Isabelle Chelley, Rock & Folk. « Un remarquable ouvrage qui sonne comme l'écho idéal de cette autofiction monumentale dont Dylan a fait le coeur même de son oeuvre. »Olivier Nuc, Le Figaro Magazine. « Plus qu'une exégèse, le travail d'un passionné qui réussit parfaitement à rassembler les pièces d'un puzzle, miroir à la fois éclatant et inquiétant de son temps. »Nicolas Léger, Le Magazine littéraire.

  • Une autobiographie

    Neil Young


    " Mieux vaut brûler d'un coup que s'éteindre à petit feu. "

    L'oeuvre de Neil Young - qui s'étend sur plus de quarante ans et comprend trente-quatre albums studio tour à tour rock, folk et country, avec des incursions du côté du blues et même de la techno - compte parmi les plus remarquables et les plus populaires de notre temps. Depuis ses débuts avec Buffalo Springfield jusqu'à sa carrière solo en passant par ses collaborations avec Crosby, Stills & Nash, Crazy Horse et tant d'autres, Neil Young a toujours été salué aussi bien pour son talent musical que pour son intégrité artistique.
    L'histoire de Neil Young, ce n'est pas seulement celle d'un créateur génial, c'est aussi l'histoire d'un survivant appartenant à une génération décimée par un mode de vie destructeur. Celle d'un homme aujourd'hui âgé de soixante-six ans, singulier et attachant. L'histoire d'un homme libre.

  • "La musique peut rendre les hommes libres."
    Né d'une mère noire jamaïcaine et d'un père blanc d'origine anglaise, Bob Marley (1945-1981) a révélé au monde l'universalité du reggae. Ses chansons - Get Up Stand Up, No Woman No Cry, etc. - en font, aujourd'hui encore, un des symboles de la contestation. Mais il est impossible de comprendre la singularité de cet auteur-compositeur-interprète sans essayer de le replacer non seulement dans l'histoire de la Jamaïque et de la musique noire américaine et caribéenne, mais aussi dans ces terreaux profonds que sont le panafricanisme et l'éthiopianisme. C'est ce à quoi s'attelle cette biographie d'un réfractaire lumineux qui assurait ne jamais prendre de congés "parce que ceux qui s'emploient à rendre le monde encore plus mauvais ne sont jamais en vacances".

  • Pour la première fois, à 69 ans, la plus grande star française dit tout de sa vie, de ses passions, de ses blessures, de sa carrière. Un livre événement !
    " La première fois que je suis monté sur scène, je ne voulais plus en redescendre. La première fois que j'ai fait l'amour c'était dans le hall de l'immeuble, à la va-vite avec ma voisine de palier. La première fois que j'ai dit "papa', c'était en parlant de moi. La première fois que j'ai dit "maman', j'avais cinquante ans. La première fois que je suis mort, je n'ai pas aimé ça, alors je suis revenu. " CE LIVRE EST UN ÉVÉNEMENT. Johnny Hallyday s'est confié, pour la première fois et sans tabou, à la romancière Amanda Sthers.

  • Du Moyen Âge au XXIe siècle, découvrez des siècles d'histoire et d'évolutions musicales !Vous aimez le Requiem de Mozart mais vous souhaiteriez en savoir davantage sur le compositeur et son époque ? Vous aimez Carmen mais vous voudriez entrer plus en profondeur dans l'histoire de l'opéra sans pour autant lire une encyclopédie entière ? Vous vous êtes déjà surpris à vouloir acheter un CD de " musique classique " sans oser demander un conseil au vendeur de crainte qu'il vous regarde de haut ? Ce livre vous est destiné !
    Votre univers est plutôt celui des musiques actuelles et vous vous doutez qu'il est improbable que les générations précédentes aient été moins douées que la vôtre ? Ce livre est fait pour vous.
    Quant à vous qui ne comprenez pas comment ces " jeunes " peuvent prendre plaisir à écouter de telles horreurs à la radio, lisez donc ce livre jusqu'au bout, vous saurez tout !Dans cet ouvrage on prend son temps : celui de découvrir, sans bagages ni connaissances préalables, beaucoup de trésors musicaux, du XIIe siècle à nos jours, trésors qui feront vibrer vos oreilles de plaisir quand vous aurez appris à les amadouer.

  • De 1953 à 1959, comme journaliste de jazz ou dans le cadre de ses fonctions artistiques dans l'industrie du disque, Boris Vian a écrit ou traduit - de l'américain ou de langues imaginaires - près de 150 textes qui ont été publiés au dos de pochettes de disques de pointures telles que Louis Armstrong, Duke Ellington, Miles Davis, Screamin' Jay Hawkins, mais aussi Raymond Devos, Édith Piaf, Zizi Jeanmaire et ses amis et complices Henri Salvador et Magali Noël.
    Si certains de ces textes sont relativement conventionnels, ils ont au moins du style et ils reflètent à merveille la passion joyeuse
    de leur auteur pour la musique et les variétés, et son respect pour le public.
    Mais il y a surtout ses textes où il est en totale rupture avec les normes du genre et ses impératifs commerciaux.
    Ironiques, burlesques, insolents, fous d'imagination, ils se lisent comme de courts chapitres d'un roman, qu'entre Vercoquin et le plancton et L'Ecume des jours, Boris Vian n'aurait pas eu le temps d'écrire, des passages oubliés d'En avant la zizique ou des Chroniques du Menteur qu'il aurait omis de donner aux Temps Modernes.
    Leur plus grand attrait est peut-être, avec la jubilation dans laquelle ils nous entraînent, de nous montrer une fois encore que pour Boris Vian, qu'il soit romanesque, poétique, journalistique, épistolaire ou rétrodiscographique, le travail de l'écrivain ne se partage pas. Et que dans la diversité de sa création, jack K. Netty, l'un des vrais faux-auteurs qu'il s'amuse à soi-disant traduire, est juste le frère de jean-Sol Partre.

  • " Il était amoureux du jazz, ne vivait que pour le jazz, n'entendait, ne s'exprimait qu'en jazz... " Ainsi Henri Salvador évoque-t-il son ami Boris Vian.
    Dans ce recueil de plus de trois cents chroniques, parues dans Jazz Hot, Combat, Art, Jazz News, l'auteur de L'Écume des jours témoigne de cette passion née dès l'adolescence, alors qu'il allait applaudir Benny Carter ou Duke Ellington, et qui le conduisit à devenir lui-même trompettiste dans l'orchestre de Claude Abadie, puis au " Tabou ".
    Il explore au fil de ces écrits tous les univers du jazz, inconditionnel des grands classiques en même temps qu'attentif à l'innovation, pourfendant plagiaires ou suiveurs avec une verve inégalable. Aucune dimension ne lui est étrangère : technique musicale, coulisses du spectacle et de la production, signification d'une musique qui, après avoir été l'expression majeure des Noirs américains, porte les aspirations et la révolte de la jeunesse française.
    En même temps qu'une clef essentielle de sa personnalité et de son oeuvre, ce livre demeure une somme irremplaçable pour tous les amateurs de jazz.

  • La discothèque rock idéale !
    Le petit livre que vous tenez entre les mains a la grande ambition d'être la clé d'un coffre aux trésors bien particulier : celui du rock ! Y ont en effet été sélectionnés et chroniqués, à l'usage de tous les amateurs de rock (ou des novices en passe de le devenir), cent des albums les plus marquants du genre, des années cinquante à nos jours, avec aussi bien du hard rock que du folk-rock, du glam rock que de la Brit-pop, du punk que du rock progressif... et d'autres choses encore !
    Au fil de ces chroniques, vous croiserez ainsi Elvis Presley, Metallica, Noir Désir, les Red Hot Chili Peppers, David Bowie, les Sex Pistols, Joe Satriani, Oasis, les White Stripes ou encore Frank Zappa, Yes, Police, Radiohead, Bob Dylan, les Dead Kennedys, Stevie Ray Vaughan, Jefferson Airplane ou les Rita Mitsouko.
    Enfin, pour que ce tour d'horizon soit le plus large possible, chaque chronique est accompagnée d'une suggestion de deux albums de style similaire ou complémentaire, pour pousser plus avant votre exploration.

  • Plus fort que les Beatles, plus haut que les Stones. La décennie 70 est celle de Led Zep, dont le groupe anglais est l'exact marqueur : entre 1968 et 1980, deux musiciens de studio aguerris, deux amateurs d'à peine vingt ans et un producteur ancien catcheur dynamitent les canons de la pop music tout en brisant les derniers tabous d'une société déjà sens dessus dessous sexe, drogue, alcool. Douze années, neuf albums, et le mystère à percer : que s'est-il joué alors pour que, quarante ans après, l'icône soit intacte?Après le succès de Rolling Stones et de Bob Dylan, François Bon prolonge sa fresque aux années 70, en prenant cette fois pour point d'appui le symbole culturel de tous les excès.

  • Quand on considère le jazz comme un seul être musical à travers les diverses phases de son existence, il est tentant de le laisser s'exprimer et de recueillir les propos qu'il aurait pu tenir lui-même. Les trente premières pages de cette « autobiographie » en livrent le principal...
    Mais un parti plus objectif a prévalu dans les trois cents suivantes. Des origines à certains de ses aspects les plus récents, on y trouvera un tableau de cette vie exceptionnellement animée dans les portraits de ses plus grands ou de ses plus secrets acteurs.
    Présentés dans l'ordre chronologique, ils sont accompagnés d'éléments discographiques essentiels, et constituent un vademecum appréciable pour le néophyte et l'amateur chevronné qui ne détestent pas non plus la lecture...

  •           Sexe and Rock'n'rollLe célèbre journaliste Christopher Andersen nous offre ici une biographie sans détour, aussi foisonnante et bouillonnante que Mick Jagger lui-même, à l'occasion du 50e anniversaire des Rolling Stones et de leur tournée mondiale. Mick Jagger est l'une des grandes icônes culturelles de notre époque - extravagant, arrogant, inquiétant et fascinant - et pourtant il a juré de ne jamais écrire son autobiographie. Aujourd'hui, Christopher Andersen nous propose une biographie explosive et irrésistible qui fera date pour les fans des Stones toutes générations confondues, avec des révélations et des enquêtes étonnantes, telles que : 
    - Le passé bisexuel de Mick Jagger et la liste de ses amantes célèbres qui continue encore de s'allonger. 
    - Le redoutable sens des affaires de Jagger, qui lui a permis d'amasser une fortune dépassant les 400 millions de dollars. 
    - Cocaïne, LSD, haschisch, amphétamine - les détails surprenants quant à la réelle étendue de l'addiction de Jagger. 
    - Les relations du chanteur avec la famille royale - des liens qui se poursuivent aujourd'hui avec William et Kate - et les circonstances étonnantes de son anoblissement au Palais de Buckingham. 
    - Les menaces qui ont pesé sur la vie de Jagger, dont le récit terrifiant d'une tentative d'assassinat que le FBI garda secrète pendant des années. 
    - Et bien sûr, la relation étrange et ambivalente entre Mick Jagger et Keith Richard, toujours aussi explosive aujourd'hui encore.Mick est une exploration sans concession du leader charismatique du plus grand groupe rock de tous les temps et est destinée à devenir la biographie définitive que tout fan devra avoir dans sa bibliothèque.Traduit de l'anglais par Dominique Defert et Carole Delporte

  • D'une époque considérée comme un des âges d'or de la musique en France, la Folle Journée de Nantes va célébrer cette année les plus beaux fleurons. Traversée par trois conflits majeurs, la période voit s'affirmer des esthétiques et des langages novateurs. La confrontation avec le grand voisin, l'Allemagne, révèle des admirations, des connivences et des oppositions qui animent un bouillonnement fécond. C'est aussi l'époque où se développent les grandes sociétés de concerts, les orchestres et où émergent des interprètes d'envergure. Brigitte François-Sappey, comme elle l'avait fait pour le monde germanique avec De Brahms à Mahler et Strauss, évoque la musique en lien avec les autres arts et les événements historiques. De Saint-Saëns à Boulez, de Fauré à Dutilleux, on trouvera des développements importants sur Debussy, Ravel ou Messiaen.

  • Qui se souvient encore des Brown, « le groupe américain préféré des Beatles » ? Dans les années 50, Maxine, Bonnie et Jim Ed Brown étaient pourtant aussi connus qu'Elvis Presley, qui trouva en eux des compagnons de route et une indéniable source d'inspiration.
    Nashville Chrome retrace le parcours, romancé, de ce trio atypique : leur enfance à Poplar Creek, dans le sud de l'Arkansas, à proximité de la scierie paternelle dont émanaient les fumées qui ont donné à leurs voix cet éclat soyeux et rauque ; les tournées aux côtés de ceux qui deviendront des grands noms de la musique rock country. Jusqu'au milieu des années 60, le groupe occupe le devant de la scène. Leur étoile pâlit peu à peu et ils se séparent au début des années 70.
    À l'image de leurs voix envoûtantes, Rick Bass construit un livre au ton délicat et juste. Au-delà du succès et du déclin de l'harmonie bien tempérée des Brown, se joue quelque chose de plus profond qui rappelle ses grands écrits sur la nature : leurs voix renvoient à l'authenticité d'une ère où les médias et les images ne sont pas encore rois.

  • Le premier kilomètre fut le plus dur. S'il avait dû marcher, il aurait trébuché. Pour la première fois peut-être, il partait seul. Bien avant de songer à une nouvelle cigarette, il n'a fait qu'une chose : il n'a pas quitté des yeux le rétroviseur. Il craignait qu'elle ne le suive. Elle ne le suivait pas. Les kilomètres suivants l'ont confirmé après Gourdon, Sarlat et d'autres villes encore : il partait sans elle. À un moment, il a songé à faire demi-tour, mais déjà il était trop tard. Il ne pouvait plus revenir en arrière. Il s'était laissé surprendre par cette ivresse entêtante que guettent les gamins avant de faire une grosse bêtise. Cet homme qui n'avait jamais eu peur de la feuille blanche crut, un instant, que la vie pouvait se réinventer. Mais on ne quitte pas vingt ans d'amour, vingt ans de construction commune, sur un coup de tête! Non... et en même temps... comment est-ce, la vie en dessous? Est-ce long? loin? profond? Il s'est posté au bord du précipice et a fermé les yeux.

    Il était une fois un homme qui vivait avec des singes. Il était une fois Léo Ferré. Voici son histoire. Voici une de ses histoires.

  • Les Grands violonistes du XXe siècle présente pour la première fois au public français cinquante interprètes qui ont marqué le siècle. La vie et la carrière de ces célèbres violonistes sont révélées à travers de vivants portraits qui mettent en lumière l'art, le jeu et la discographie de chacun, accompagnés d'une ou deux oeuvres significatives à écouter. Mouvement complet de concerto ou de sonate, courte pièce intégrale, les morceaux de musique choisis illustrent le génie de ces artistes, ils en dévoilent le talent et le style.
    Cet ouvrage de référence, qui comprend plus de huit heures de musique à écouter et une riche iconographie d'époque, livre les biographies des légendaires violonistes que sont S. Accardo, A. Busch, A. Campoli, M. Elman, G. Enesco, C. Ferras, Z. Francescatti, J. Fuchs, I. Gitlis, S. Goldberg, A. Grumiaux, F. Gulli, I. Haendel, J. Hassid, J. Heifetz, B. Huberman, O. Kagan, L. Kogan, F. Kreisler, G. Kremer, J. Kubelik, G. Kulenkampff, J. Martzy, Y. Menuhin, N. Milstein, E. Morini, G. Neveu, D. Oïstrakh, I. Oïstrakh, I. Perlman, V. Prihoda, M. Rabin, R. Ricci, A. Rosand, A. Sammons, W. Schneiderhan, T. Seidel, O. Shumsky, J. Sitkovetsky, V. Spivakov, I. Stern, J. Suk, H. Szeryng, J. Szigeti, J. Thibaud, V. Tretyakov, U. Ughi, F. von Vecsey G. De Vito, E. Zimbalist.

    Les Grands violonistes du XXe siècle. Version enrichie est lisible sur iPhone, iPad et PC via Adobe Digital Edition (non compatible avec Linux ou Android).

    Dominique Pifarély « Lit et écoute "Grands violonistes" de JM Molkhou. Version numérique = documents sonores en même temps :-) @fbon, #vivelelivrenumérique », via Twitter, 19 jan. 2012

  • Une musique nommée Rock'n'Roll !
    Nous sommes tous des " Enfants du Rock " ! Que l'on empoigne sa guitare électrique pour jouer la légendaire introduction de " Johnny B. Goode ", que l'on attende avec ferveur la sortie du prochain album des London Grammar ou que l'on monte le volume de la radio qui diffuse " Back in the USSR " des Beatles, " Born in the USA " de Bruce Springsteen ou " Walk Idiot Walk " des Hives, nous avons le rock'n'roll chevillé au corps. De Chuck Berry à Radiohead, en passant par les Rolling Stones, les Sex Pistols, R.E.M. ou les Strokes, ce livre retrace au format poche l'aventure du rock sous toutes ses formes : glam, thrash, punk, hard, psychédélique... et toutes les autres. Tout au long de ce voyage, vous croiserez la route de stars mondiales, Elvis Presley, Jim Morrison, Jimi Hendrix, Kurt Cobain, Bono, Marilyn Manson... et celle des Français Trust, Téléphone, Noir Désir, sans oublier notre " Jojo " national ! Vous collecterez les références de plus d'une centaine d'albums incontournables et découvrirez les histoires qui ont contribué à forger la réputation sulfureuse du rock, résumée par le fameux " sex, drugs and rock'n'roll ". Ce livre a, en un mot, pour objectif de faire comprendre et de surprendre, au fil d'une équipée forcément... sauvage ! Découvrez : - Les origines du rock'n'roll, ses influences et ses précurseurs - L'" Invasion britannique " et les groupes légendaires des " sixties " - Le rock triomphant des années soixante-dix - Les révolutions punk, post-punk, new wave et hardcore - Les rocks alternatifs des années quatre-vingt - Le rock moderne, du grunge au néo-punk

  • Dictionnaire Ferré

    Robert Belleret

    1993-2013. Vingt ans après la disparition de Léo Ferré, on réalise que ce créateur hors norme, devenu une idole pour certains enfants de mai 68, était bien plus qu'un auteur-compositeur. Par l'originalité de son écriture et la diversité de son inspiration libertaire brocardant les aliénations et les impostures, l'artiste sans Dieu ni maître fut très souvent divin et magistral. Son oeuvre largement autobiographique qui met en résonance sa vie et ses chansons fait de lui un poète à part entière dans la lignée de ceux qu'il mit merveilleusement en musique : Apollinaire, Baudelaire, Verlaine, Rimbaud sans oublier son ami Louis Aragon. Mélodiste d'instinct, Ferré fut capable d'inventer des symphonies ou des opéras et de se balader avec la même élégance dans les rythmes de son temps, du tango à la pop music. Bref, Léo Ferré est un monument. Pour le visiter, ce dictionnaire ouvre des chemins de traverse qui conviennent particulièrement au sujet, frondeur et rebelle. Il aborde le personnage de biais plutôt que frontalement, par les détails insolites plutôt qu'avec la révérence forcée qu'impose la gloire. On peut l'ouvrir à n'importe quelle page, sauter de l'une à l'autre au gré des renvois, s'arrêter, reprendre. L'ordre alphabétique y cache les doux désordres du coeur. Ainsi en butinant dans cette petite encyclopédie, aux allures de trousseau de clefs ou de puzzle, on devrait s'approcher de la vérité ou plutôt des vérités de Ferré et sentir résonner les vibrations et les colères de "l'Epique époque" et de "la Vie moderne" dont il fut le témoin vigilant, moins engagé qu'enragé, et le chantre visionnaire.

  • Daniel Darc s'est éteint brutalement le 28 février dernier. Depuis plus d'un an, il s'entretenait régulièrement avec le journaliste Bertrand Dicale, qu'il avait choisi pour l'accompagner dans la rédaction de son autobiographie Ils approchaient de la fin de la première étape de leur travail, ayant presque terminé les longues discussions au cours desquelles Daniel Darc racontait sa vie, son enfance, l'aventure de Taxi Girl, ses années sombres d'excès et d'errance artistique, sa conversion au christianisme, sa renaissance de chanteur, la popularité et le respect dont il jouissait depuis quelques années auprès du public et des professionnels... « Maintenant, c'est à moi d'écrire », disait-il à la veille de sa mort. Il devait reprendre lui-même la transcription de ses entretiens avec Bertrand Dicale. Et c'est alors qu'il a disparu. En accord avec la famille et les proches de Daniel Darc, ce sont ces entretiens qui sont maintenant publiés, sous le titre qu'il avait lui-même choisi, Tout est permis mais tout n'est pas utile - une citation de la Bible qui éclairait son passé et le guidait dans sa vie au quotidien.

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