Editions Gunten

  • Après la 3ème guerre mondiale, il ne reste que des femmes sur terre. Les hommes sont morts au combat et ont succombé à Wolbachia, une bactérie tueuse de mâles. Traumatisées par cette mort sélective de leurs maris, de leurs pères et de leurs fils, les femmes ont constitué 4 Royaumes. Désormais elles n'enfantent plus mais des filles viennent au monde dans une incubatrice concevant les enfants in vitro par sélection d'ADN féminins.
    En 2600, Adsila, la compagne de la Reine Ozalee, découvre l'existence d'un mâle élevé comme une fille. Elle va s'acharner à le détruire et à accaparer le pouvoir.
    Au-delà de réconcilier avec la lecture, « Le Seul Homme » de Marianne Chabadi et Thierry de Massia transporte dans un univers d'émotions et d'aventures aussi lointaines qu'intérieures, à la recherche des autres et de soi-même. La narration épique de cette odyssée nous conduit dans des paysages magiques au milieu d'êtres fascinants. On se laisse emporter par Eyota, le jeune héros, dans les mêmes élans et les mêmes espoirs que lui. On chevauche, on gambade, on profite de sa jeunesse, de sa fougue, de ses rêves, de sa ferveur à battre la campagne, combattre... et se relever. Comme lui, du fond de l'âme, l'on sent l'appel de l'inconnu et la force de l'Amour qui construit le destin d'Eyota et de chacun !
    Ce roman est une oeuvre fantastique, poétique, sentimentale, initiatique. Comme dans une parabole, Eyota nous emmène sur un chemin éclairé et parsemé de symboles. Puisse « Le Seul Homme » être désormais accompagné de nombreux lecteurs...
    Marianne Chabadi et Thierry de Massia se sont rencontrés dans le monde de l'Art. Leur première collaboration a donné naissance au court-métrage "Life Blood", tiré de la nouvelle "Le Sang de la Vie" de Marianne Chabadi. La création du "Seul Homme" est leur second travail en commun.

  • L'argent ne rachète rien, est le titre du nouveau roman de Jean-Jacques Cambrelin. Dans un genre inédit, en plus d'un dialogue cocasse et original entre D et d, le diable et Dieu, ces meilleurs ennemis du monde, Jean-Jacques Cambrelin nous livre une sorte de fable moraliste dans laquelle il oppose les pauvres et les riches.

    Avec son style bien à lui, caricatural, burlesque, quasiment Vaudevillesque, l'auteur se gargarise de cet affrontement commenté par D et d.
    Sous couvert du petit prêtre, qui, pour se venger de railleries quotidiennes, réunit le même jour, à la même heure, dans son église, deux familles, l'une fortunée pour célébrer le mariage de leur fille, Ségolène, l'autre modeste, pour rendre un dernier hommage à leur père, Léon, décédé.
    A l'insu de tous, le père Benoit a organisé cette une auguste rencontre, une belle farce dont l'issue réserve une sacrée surprise...

    Jean-Jacques Cambrelin met, de plus belle, sa fougue et sa passion au service des plus humbles, en décrivant, décriant et pastichant l'humanité. Un peu éperdument, il s'en donne à coeur joie. Dans ses mots, on n'entend jamais une résignation mais un amer comme elle le mérite !.
    Les drôleries et l'humour font écho à la sincérité et à l'indignation spontanée toujours plus exacerbées de son auteur, propageant un réel vacarme digne d'un grand tollé pour la Justice et l'Egalité à la vie, à la mort. A diablerie, hâblerie et demie.

  • Dans ce second livre de l'épopée « Les quatre cavaliers », Nicolas Bourgoin nous envoie comme promis « Le messager », trait d'union entre l'Ancien et le Nouveau Monde. Passé de l'autre côté du miroir, il poursuit son combat pour une société plus juste mais rien ne semble se dérouler comme prévu. Janus ensorcelant, les personnages qu'il côtoie ont tous une double face, sa route chaotique est parsemée de chausse-trappes, les temps se mêlent, les époques se confondent au rythme endiablé de l'uchronie, genre littéraire dont l'auteur a fait son principe d'écriture. Marionnettes dans sa main, ses héros voyagent et oscillent au bout des ficelles qu'il leur tend comme des pièges. Hameçonnés, ils se balancent par-delà le temps et l'espace. « Le messager » réussira-t-il à resserrer ces parallèles qu'ils suivent tous, comme hypnotisés ? Les rapprochera-t-il ? Que devient François ? A-t-il enfin retrouvé Natacha ? Qui est Alexandre, le nouveau héros de cet opus, envoûté par Helga la nouvelle héroïne ?
    Les lignes de Nicolas ont un pouvoir magnétique et sulfureux, aux confins de la violence et du sexe. Le lecteur peut se laisser bercer, charmer par quelques fonds de musique pop, Madeleines de Proust de notre époque désenchantée, mais très vite la lutte pour la Révolution nous ramène à la réalité du monde. Mais quel monde ? Les références culturelles choisies par Nicolas sont autant de balises ou de points de repères, de véritables oasis qui nous reposent et nous rafraîchissent dans cette course folle... du temps qui nous embarque et « nous fait vieillir ». « Le messager » ne nous apporte pas encore la vérité, tout au plus un nouvel éclairage... Il faudra attendre « l'effet papillon » qui clôt la trilogie, pour que toute la lumière soit faite.
    Extrait :
    Je la rassurai d'un bref sourire.
    - Je fais du russe mais je ne veux pas aller en Russie, ça ne m'intéresse pas ou juste pour une année, je veux travailler en France comme médecin.
    - Médecin ? Alors j'envie tes patientes, je suis sûre que tu seras un très bon médecin.
    - Pourquoi « mes patientes » ? Je vais soigner tout le monde tu sais, femmes et hommes. Même les enfants si je me spécialise en pédiatrie.
    Elle se tourna vers moi et eut l'air embarrassé, hésitant à parler.
    - Pourquoi tu me dis ça ?, insistai-je.
    - Tu ne le devines pas ?
    Elle continuait à me fixer effrontément, plongeant son regard dans le mien sans un battement de cils. Une telle insistance m'aurait dérouté en temps normal mais je ne me sentis pas gêné, au contraire. Cette fille que je venais seulement de rencontrer m'apparut étonnamment proche et sa franchise avait raison de mes défenses naturelles.
    J'allais lui répondre quand je sentis quelqu'un dans mon dos me tirer par l'épaule. C'était Alexandre qu'on appelait mais je savais qu'on s'adressait à moi, et la voix se faisait de plus en plus pressante...
    Sans transition, Alexandre se retrouva dans son lit et, les yeux encore embués de sommeil, reconnut le visage renfrogné de sa soeur qui le houspillait.

  • Malavie

    Yves Couturier

    Yves Couturier, écrivain du fil de l'eau et du temps, nous revient plus romantique que jamais, rapportant ce que lui inspire leur course et la traduit par cette histoire d'un genre nouveau pour lui, mais avec le même talent et la même sensibilité. C'est ce qui fait la force de cette fiction dans laquelle on accompagne Thibault sur la route qui doit le conduire à un entretien d'embauche... On se laisse emmener confiant puis au fur et à mesure que l'on avance, le trajet devient insolite, affolant, angoissant... On découvre avec lui une campagne désertée, sans plus une âme qui vive... Thibault s'aperçoit qu'il est coupé du monde... Impossible de joindre ni famille ni aide, il roule... jusqu'à une rencontre, un rendez-vous|? Un autre rendez-vous|? Dans un autre monde|? Car avec Yves Couturier rien n'est anodin, tout est prétexte à relier une chose à une autre|! Lui donner un sens. Rien ne sert jamais à rien|!
    Les petits ruisseaux font toujours les grandes rivières, et le Temps jamais ne les arrête mais Yves nous incite à prendre celui de le regarder passer et nous pencher au bord de l'eau qui coule... De toutes façons ses mots nous transportent... toutefois, plus comme des radeaux que des navires de croisière...Ses phrases romanesques charrient le réalisme...

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