• En couverture du numéro d'automne de la revue Nuit blanche, retrouvez la romancière et poétesse Judy Quinn dont le septième livre L'homme-canon vient de paraître. Bruno Lemieux l'a rencontrée. L'écrivain Renaud Longchamps, lui, poursuit sa réflexion sur la genèse de son oeuvre entamée dans le numéro précédent. La rubrique « Écrivains méconnus du XXe siècle » est consacrée à Panaït Istrati et celle sur les « Écrivains franco-canadiens » à Michel Ouellette. Puis, François Ouellet vous invite à découvrir Eudore Évanturel, poète canadien-français de la fin du XIXe siècle, un peu précurseur de Nelligan, un peu précurseur de la poésie moderne. Refroidi par la critique, il n'aura publié qu'un seul recueil, Premières poésies. 1876-1878. Enfin, retrouvez plusieurs critiques d'ouvrages récemment parus, une entrevue de Michèle Bernard avec Viveca Sten, prolifique autrice suédoise, anciennement avocate, et une discussion des écrits de la romancière Caroline Vu par Catherine Voyer-Léger.

  • Au tournant des années 2010-2020, il n'est pas inutile « de savoir, de se rappeler, de découvrir que la boucane a déjà existé, ainsi que quelques barbus ». Avec le dossier ou plutôt collage, « Québec psychédélique », la revue Nuit blanche revisite, dans son édition estivale, une époque où « tout était à refaire ». Regards actuels, espiègles, critiques, voire acides s'entrecroisent à propos de ces années de révolte et d'utopie(s) : celles des communes, de la revue Mainmise; des Jean Basile, Geoges Khal, Denis Vanier et tant d'autres. Ce numéro propose aussi un 25e portrait d'écrivain franco-canadien, celui du Franco-Manitobain Jean Chicoine et un de Francis de Miomandre, écrivain méconnu du XXe siècle. Retrouvez aussi des articles sur Paul Auster, le Dictionnaire des oeuvres littéraires du Québec et plusieurs commentaires critiques de fictions et d'essais récemment parus.

  • L´oeuvre de Daniel Poliquin s´impose actuellement comme l´une des plus remarquées au Québec et au Canada. Signe du haut profil de l´auteur, la liste impressionnante des prix littéraires remportés, la traduction systématique de ses romans vers l´anglais et, en 2006, la consécration de son oeuvre dans le cadre d´un colloque universitaire.

    «Lire Poliquin» réunit les articles des treize chercheurs réputés qui ont participé à ce colloque, dont François Paré, Robert Yergeau, Lucie Hotte, Jean Morency et François Ouellet, le directeur de cet ouvrage. Entre autres, ils ont scruté le fonctionnement narratif des textes, abordé la construction identitaire des personnages et examiné l´attention accordée à l´oeuvre au Québec. L´ouvrage contient également l´allocution prononcée par Daniel Poliquin lui-même lors de la rencontre et un état des recherches sur l'oeuvre de Poliquin.

  • « [...] l´écriture de Jean Marc Dalpé fracture le silence, répète à qui veut l´entendre, jusqu´à la vocifération, la nécessité absolue de la voix, source de toute affirmation et de toute dignité.» L´oeuvre riche et consacrée de Jean Marc Dalpé - trois prix du Gouverneur général - passe ici sous la loupe de dix-sept spécialistes, dont Lucie Hotte, François Ouellet, Dominique Lafon et Mariel O´Neill-Karch, et sous le regard de créateurs, dont Robert Dickson (prix du Gouverneur général). Il s´agit du premier examen en profondeur des trente ans d´écriture de Dalpé : son théâtre, sa poésie, ses romans et nouvelles.

    Les chercheurs étudient sa langue, «obscure, compacte, fulgurante », et explorent les résonances culturelles et collectives de ce langage «pétri et poli». Ils analysent le sous-texte, le riche non-dit et le tragique qui en émane, « sourd, brutal, invisible comme le vent et qui éparpille les êtres». Ils se penchent sur les rapports de force entre les personnages, le noyau oedipien et la fiction du bâtard. Enfin ils définissent l´ouvrier d´un dire comme acteur social, dont l´influence agit sur les générations de créateurs qui ont suivi.

  • Le recueil réunit deux oeuvres de Patrice Desbiens : «L´Homme invisible / The Invisible Man», un récit - a story raconté dans les deux langues de l´auteur et qui, dès sa parution en 1981, a consacré Patrice Desbiens comme l´une des voix majeures de l´Ontario français; et «Les Cascadeurs de l´amour». Dans cette nouvelle édition dans la Bibliothèque canadienne française seront inclus une préface de Johanne Melançon, spécialiste en littérature franco-ontarienne, une biobibliographie de l´auteur, ainsi que des choix de jugements et une bibliographie de la recension portant sur les deux oeuvres.

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