• Les visiteurs du soir

    Renaud Revel

    • Plon
    • 21 Janvier 2021

    Conseillers de l'ombre et invités cachés, enquête sur ces " Visiteurs du soir " qui ont l'oreille des présidents de la République.
    Ils ont l'oreille du " Président " et pour certains un rond de serviette à sa table. Ils murmurent à son oreille et se gaussent dans les dîners en ville de nourrir son cerveau. Certains vont jusqu'à dire qu'ils ont influé sur le cours de l'histoire de ce pays. Et tous ont la même démarche à l'approche de l'Elysée : ils franchissent son seuil avec l'assurance et la décontraction de ceux qui en connaissent tous les recoins. Politiques, chefs d'entreprise, communicants, artistes et intellectuels... que serait ce Château sans ces " visiteurs du soir " qui le hantent à la nuit tombée ? Quand le locataire des lieux a tombé la veste et refermé ses dossiers pour recevoir cette armée de l'ombre venue lui baiser l'anneau et lui souffler des conseils, qui hante ces murs depuis l'aube de la Cinquième République.
    Chaque président a ainsi sacrifié à ce rite. Car l'Élysée, coeur de la République, est un lieu de solitude. Pour remédier à cet enfermement, ses locataires successifs ont toujours tenu à recevoir des conseils de personnalités extérieures, invitées à passer au Château en dehors de l'emploi du temps officiel et du protocole habituel, parfois en catimini, à l'abri des regards indiscrets. À chaque président, ses " visiteurs ". Le général de Gaulle et Georges Pompidou inaugurèrent ce rituel, Valérie Giscard d'Estaing le reprit et François Mitterrand, sous le règne duquel le terme " Visiteurs du soir " apparut dans la presse, en fit un mode de gouvernance. Avant que l'ensemble de ses successeurs le perpétuent à des degrés divers. Jacques Chirac s'en amusa, Nicolas Sarkozy et François Hollande en abusèrent et Emmanuel Macron s'en moque.
    Certains de ceux qui ont franchi le pas du bureau du chef de l'État, depuis bientôt soixante ans, ont pourtant joué un rôle important en influant sur l'histoire politique de ce pays, en corrigeant des trajectoires, en promouvant des réformes qui n'auraient pas vu le jour sans leur obstination.
    Le propos de cet ouvrage est de raconter ces " visiteurs ", au travers d'une foultitude de récits, d'anecdotes, de situations et de portraits variés. L'auteur s'est appuyé pour cela sur une importante somme d'interviews recueillies depuis un an : des " visiteurs " de tous horizons qui racontent l'Élysée et son locataire le soir venu, à l'abri des regards, tel qu'ils l'ont vécu.

  • Les liquidateurs Nouv.

    Les liquidateurs

    Olivier Marleix

    Depuis quarante ans, une élite veut liquider la France. Depuis 2017, cette élite est au pouvoir.
    Olivier Marleix a été l'un des premiers hommes politiques à dénoncer les moeurs d'une certaine élite, au moment de la vente d'Alstom. C'est à cette occasion qu'il a rencontré celui qui deviendrait un des plus grands liquidateurs du pays : Emmanuel Macron, alors ministre de l'Économie. Depuis 2017, le jeune président poursuit son projet : ouvrir les portes de la France aux capitaux et gouvernances étrangers, à une mondialisation déloyale.Dans cet essai, Olivier Marleix fait un bilan sans concession des années En Marche, où les intérêts privés et l'appétence pour l'argent ont définitivement supplanté l'intérêt général. Il nous dit ainsi combien il est urgent d'en finir avec le macronisme, au risque sinon de voir notre souveraineté défaite et notre pays et ses industries définitivement liquidés.

  • Tout ça pour ça

    ,

    • Plon
    • 21 Janvier 2021

    Couacs, déceptions, démissions : enquête au coeur de l'Assemblée nationale. C'est l'histoire d'une promesse non tenue. Celle du renouvellement de la classe politique et de ses vieilles pratiques, à l'heure où la crise de la démocratie représentative est à son paroxysme. On accusait les " anciens " députés d'être déconnectés de la réalité, ne faisant pas toujours preuve d'exemplarité. Qu'en est-il des nouveaux, élus en masse en 2017 ? S'ils ont fait leurs premiers pas à l'Assemblée nationale avec les meilleures intentions, ils ont rapidement montré leurs limites en faisant preuve d'amateurisme, de maladresse et de suivisme. Certains d'entre eux ont même commis des erreurs plus ou moins graves.
    En seulement trois ans de législature, les parlementaires de la majorité comme de l'opposition ont dû faire face aux crises majeures de l'affaire Benalla, des " gilets jaunes ", de la réforme des retraites ou du coronavirus. Des événements qui ont révélé au grand jour leur méconnaissance du rôle de député, et parfois, osons-le, leur incompétence.
    Entre erreurs de casting et grand désenchantement, ce livre relate, à travers une année d'enquête et d'entretiens, les ambitions ratées d'un " nouveau monde " qui, malgré les traits rajeunis, ressemble beaucoup à l'ancien, l'expérience en moins. L'échec n'en est que plus cuisant.

  • L'immigration électrise périodiquement notre débat public. Mais son irruption sur la scène politique et médiatique se fait le plus souvent à partir de données anciennes, incomplètes ou habilement maquillées. Une méconnaissance de la réalité, entretenue par l'extrémisme d'un côté, par le politiquement correct de l'autre.Ce livre dresse le tableau de l'immigration en France depuis vingt ans. Il permet d'en finir avec le déni soigneusement orchestré par quelques démographes ayant pignon sur rue, lesquels tentent d'occulter la réalité de la vague migratoire massive qui affecte notre pays.Préfet de région et Conseiller d'État, Patrick Stefanini a consacré à ce problème une grande partie de sa vie professionnelle, dans les divers postes de responsabilité qu'il a occupés auprès de Robert Pandraud, Alain Juppé, Dominique de Villepin et enfin Nicolas Sarkozy et Brice Hortefeux. Il a retiré de cette expérience concrète des convictions fortes qu'il exprime ici sans détour. Il décrit l'impuissance de nos gouvernements à maîtriser l'immigration alors même que la France, affaiblie économiquement, a vu ses capacités d'accueil se restreindre et a laissé s'abîmer son modèle social. Il constate l'échec de nos efforts d'intégration en raison du chômage de masse, mais aussi du repli identitaire et de la poussée du fondamen-talisme islamique chez les nouveaux immigrants.Il formule aussi des propositions précises, à rebours des mots d'ordre simplistes des uns et de l'aveuglement des autres : contrôle des frontières extérieures de l'Europe, dépôt des demandes d'asile hors du territoire français, révision radicale de notre politique d'aide au développement, et enfin refonte des règles d'acquisition de la nationalité française.C'est désormais la cohésion de notre société qui est en jeu. Pour reprendre le contrôle de l'immigration, Patrick Stefanini appelle à faire les choix devant lesquels la France recule depuis vingt ans.

  • La distinction entre réfugiés politiques et migrants économiques s'est aujourd'hui imposée comme une évidence, tout comme la hiérarchie qui légitime l'accueil des réfugiés au détriment des migrants. Ce livre montre que ces définitions en disent plus long sur les États qui les appliquent que sur les individus qu'elles sont censées désigner. Car il n'existe pas de réfugié en soi que les institutions pourraient identifier pour peu qu'elles soient indépendantes ou en aient les moyens. La catégorie de réfugié se reconfigure en réalité sans cesse, au fil du temps, au gré des changements de rapports de force et de priorités politiques.
    Plutôt que d'analyser les parcours des exilés pour déterminer s'il s'agit de réfugiés ou de migrants, cet ouvrage dissèque l'institution qui les nomme : l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides (Ofpra), depuis sa création en 1952. Il établit que la chute du taux de reconnaissance du statut de réfugié est moins liée à la transformation des profils des requérants, à l'obsolescence de la Convention de Genève ou à une perte d'indépendance de l'Ofpra qu'à un changement de subordination. Alors que, pendant la guerre froide, l'assujettissement du droit d'asile aux politiques diplomatiques et le besoin de main-d'oeuvre favorisaient un taux élevé d'accords, son instrumentalisation par les politiques migratoires, dans le contexte de la construction de l'immigration comme problème, entraîne un taux élevé de rejets.
    En s'intéressant aux acteurs du droit d'asile, à leurs profils et à leurs pratiques les plus quotidiennes, cette sociohistoire, par le bas, des politiques d'asile en France apporte une contribution nouvelle à l'analyse du pouvoir d'État
    en actes à l'égard des étrangers.

  • Dans les coulisses des chasses à Chambord.
    D'un côté, le château de Chambord et son million de visiteurs se massant pour admirer le joyau de François Ier. De l'autre, 5 000 hectares de forêt, dont la plus grande partie est interdite au public.
    C'est là, dans le plus grand parc fermé d'Europe, qu'ont lieu des parties de chasse aussi sélectes que confidentielles. Politiques de tous bords, patrons du Cac 40, hauts fonctionnaires, champions sportifs, mais aussi militaires étrangers ou membres des familles royales européennes s'adonnent à des battues de sangliers. Loin des regards indiscrets : ce qui se passe à Chambord reste à Chambord.
    La liste des invités reste l'un des secrets les mieux gardés de la République. Tout est fait pour éblouir les participants. On petit-déjeune dans la salle des chasses du château, avant de s'engouffrer dans la forêt en land-rover. Les routes sont barrées par la gendarmerie. Le soir, un tableau de chasse est dressé devant le château, les sangliers sont étalés sur un lit de branches, la garde républicaine sabre au clair et les trompes retentissent dans la nuit.
    C'est le président Georges Pompidou qui décida de faire de Chambord un lieu de relations publiques pour l'État. Si les chasses ne sont plus à proprement parler " présidentielles ", l'ombre du pouvoir y plane toujours.
    Étayé par des témoignages inédits et des récits savoureux, ce livre plonge dans l'un des lieux les plus étonnants de la monarchie républicaine à la française.

  • La constitution française

    Jennifer Halter

    • First
    • 24 Octobre 2019


    La Constitution enfin décryptée simplement !

    Tout sur le texte fondateur de la Ve République

    Malgré ses multiples révisions, la Constitution de 1958 s'est imposée comme le socle de notre République. Pourtant, la plupart d'entre nous ignorent quel est précisément son contenu. Comment fonctionne la séparation des pouvoirs ? Quelles sont les grandes institutions qui nous gouvernent et quelles sont leurs prérogatives ? En quoi consiste la réforme de 2019 ? En quelques pages, l'auteur de cet ouvrage passe à la loupe cette " norme suprême " qui nous rassemble.

  • Ni l'indignation des uns, ni la victimisation des autres. Enfin un livre vérité. Le 23 avril 2017, François Fillon est éliminé au premier tour de l'élection présidentielle. C'est la conclusion d'un long dévissage alliant déchaînement médiatique, célérité

  • Plus que jamais, une coterie de technocrates paralyse le pays pour maintenir la France des privilégiés d'État contre celle des précaires de l'économie. La bataille entre Bercy et Macron fait rage ; de son issue dépend une révolution démocratique qui s'affranchirait de la haute fonction publique et restituerait leur légitimité aux citoyens.

    L'élection présidentielle est la clé de voûte de notre régime politique. Les Français croient que par le choix du Président de la République, ils décident de leur avenir. Ils se trompent. Les vrais maîtres du pays sont depuis longtemps et plus que jamais une coterie de technocrates, les permanents du régime.
    La nouvelle politique, le nouveau monde promis aux Français par l'élection d'Emmanuel Macron était un leurre utilisé par eux pour pérenniser la France des privilégiés d'État contre celle des précaires de l'économie.
    Au risque de basculer dans l'aventure populiste, la centralisation a été poussée à outrance, les réformes ont été sabotées, le quinquennat a été miné par un dénigrement systématique et continuel du Président qui n'est plus qu'un simple paratonnerre.
    Cette situation résulte de causes profondes tenant à la constitution même de l'État qui, en France, se confond avec la Nation, mais aussi des circonstances de la Seconde Guerre mondiale qui a installé en France un système bureaucratique sclérosant qui ne pouvait, à terme, que paralyser le pays et conduire à la trahison du peuple par son élite.
    L'État providentiel mais désargenté est confronté désormais à un choix crucial. Faire faillite comme le fit l'URSS, ou s'affranchir de sa haute fonction publique devenue incompétente par une Révolution démocratique qui restitue leur légitimité aux citoyens.
    Cette alternative n'est pas entre les mains de partis politiques, pour l'heure démonétisés, elle est concrétisée par une opposition, dont les Français n'ont pas toujours conscience, entre Bercy et Emmanuel Macron. Du résultat de leur affrontement, où le Président est redoutablement seul, dépend l'avenir du pays.


  • Une autre voie pour la France où l'homme est au centre de tout.

    Dans son ouvrage achevé juste avant la pandémie du coronavirus, Jean Lassalle évoque le système qui s'est imposé à nous et qui brise nos sociétés un peu plus chaque jour.
    Une simple analyse politique ne suffirait pas à décrypter cet homme enjoué, passionné et complexe. Avec son style inimitable, il délivre le message d'un résistant à l'heure où l'humanité vit l'une des plus grandes mutations de tous les temps.
    Il évoque sa longue marche et nous incite à choisir entre aurore et crépuscule. Le crépuscule de notre temps maintenu dans une ivresse illusoire de prospérité et de bonheur. L'aurore qui brisera la force d'un système établi au seul profit des puissants. Il nous enjoint à réinvestir notre modèle : celui où l'Homme retrouve l'Homme.
    " Les citoyens regagneront la conviction et la force de l'engagement. Ils refonderont le peuple souverain, fidèle à sa Déclaration des droits de l'homme, dans une civilisation retrouvée. Notre pays rassemblé redécouvrira ce qui constitue son enthousiasme et son génie créateur.
    Si la France renoue avec sa langue de liberté et d'indépendance d'esprit, elle touchera au coeur notre monde désemparé et défait. Notre grand et beau pays revêtira alors sa dimension universaliste et fraternelle. "

  • Et ainsi de suite

    Jean-Luc Mélenchon

    • Plon
    • 19 Septembre 2019

    Depuis l'Amérique Latine, Jean-Luc Mélenchon écrit sur la politique, l'actualité et son procès à venir.

    " Je ne dois pas accepter de me faire couper la gorge dans le vacarme confus de l'information spectacle qui va prévaloir. Je prends donc la plume.
    Je vais prendre ma part du témoignage de notre époque puisque j'ai l'honneur d'être parmi les trois premiers députés Insoumis inculpés politiques depuis la guerre d'Algérie. Mais je vais le faire à ma façon. Sans m'en obséder. Sans assommer les lecteurs du livre que je prévois de faire avec ces lignes. Et sans sombrer dans le juridisme qui est toujours l'engloutissement de la parole des victimes.
    Je vais le faire au fil du clavier et parfois des rêveries qui m'atteignent chaque jour. Je vais écrire "à saut et gambades" comme disait Montaigne. Une chronique "consubstantielle à son auteur" comme il le disait de ses propres chroniques consignées dans Les Essais. Et je compte, de cette façon, réunir au moins une fois noir sur blanc quelques-unes de nos raisons de dénoncer ce qui nous est infligé.
    Nous avons trop tardé à le faire. "
    Jean-Luc Mélenchon

  • Lorsque le 5 novembre 2018 deux immeubles s'effondrent rue d'Aubagne à Marseille, emportant huit vies et provoquant la colère des voisins, c'est tout un appareil politique qui se trouve mis en faillite. Celui d'abord de la municipalité en place, dont le drame révèle l'incapacité à construire durant son long " règne " une politique du logement et de lutte contre la pauvreté. Mais aussi celui de la vieille gauche institutionnelle dont les appareils ont été dissous dans trois élections successives perdues. Quant aux nouveaux acteurs portés par des vagues nationales, La France insoumise et LRM, ils peinent à s'ancrer localement, tandis que le Rassemblement national, comme une maladie endémique, semble tirer profit de la faiblesse des autres.
    Cet ouvrage est d'abord une chronique sans équivalent de cette décomposition et de ses effets à la veille de nouvelles élections municipales. Marseille y apparaît comme une ville sous tutelle, où les services de l'État assument le quotidien d'une gouvernance à laquelle les acteurs politiques locaux et les petites bourgeoisies qu'ils représentent semblent avoir renoncé. Mais à cette léthargie s'oppose une révolte populaire qui vient de loin, ancrée dans l'humus social d'une jeunesse précarisée mais créative, portée par le dynamisme des industries culturelles et les solidarités populaires, soutenue enfin par une expérience militante acquise de longue date. La résistance s'organise comme l'utopie d'une ville où les mondes populaires n'ont pas encore renoncé à l'urbanité. Ce livre est aussi le récit de cette résistance, assumé parfois comme subjectif et partisan.

  • On pourrait croire la violence en voie d'éradication de nos quotidiens mais, à y bien regarder, il n'en est rien. Si les violences émanant des individus sont effectivement jugulées par de solides appareils policiers, la violence économique, sociale, politique, imposée par le néolibéralisme perdure allègrement, tendant même à se fondre dans le décor. Dans cet essai ravageur, François Cusset nous décrypte ces nouvelles logiques de la violence avec lesquelles nous cohabitons malgré nous.
    Le monde est déchaîné. La violence n'y a pas reculé, comme le pensent certains. Elle a changé de formes, et de logique, moins visible, plus constante : on est passé de l'esclavage au burn-out, des déportations à l'errance chronique, du tabassage entre collégiens à leur humiliation sur les réseaux sociaux, du pillage des colonies aux lois expropriant les plus pauvres... L'oppression sexuelle et la destruction écologique, elles, se sont aggravées.
    Plutôt qu'enrayée, la violence a été prohibée, d'un côté, pour " pacifier " policièrement les sociétés, et systématisée de l'autre, à même nos subjectivités et nos institutions : par la logique comptable, sa dynamique sacrificielle, par la guerre normalisée, la rivalité générale et, de plus en plus, les nouvelles images. Si bien qu'on est à la fois hypersensibles à la violence interpersonnelle et indifférents à la violence de masse. Dans le désastre néolibéral, le mensonge de l'abondance et la stimulation de nos forces de vie ont fait de nous des sauvages d'un genre neuf, frustrés et à cran, et non les citoyens affables que la " civilisation " voulait former. Pour sortir de ce circuit infernal, et de l'impuissance collective, de nouvelles luttes d'émancipation, encore minoritaires, détournent ces flux mortifères d'énergie sociale. Mais d'autres les convertissent en haines identitaires et en replis patriotes. Qui l'emportera ? De quel côté échappera toute la violence rentrée du monde ?


  • Portrait d'un Rastignac débonnaire, chaîne en or et failles en bandoulière.

    Qui se cache derrière Christophe Castaner ?
    Il y a trois ans encore, ce nom était inconnu du grand public. Dans les arcanes d'un Parti socialiste déliquescent, il n'est qu'un député parmi d'autres. Il piaffe de faire carrière. Sa rencontre avec un homme, Emmanuel Macron, va tout changer. Christophe Castaner est un rescapé de l'ancien monde, propulsé ministre de l'Intérieur dans le sillage d'un président à la trajectoire de comète. En Macronie, il détonne. Castaner ? Un kéké ! On le moque. Il en joue. Car il est plus complexe. Moins rond et spontané qu'il ne le montre pour mieux se démarquer. " Je sais que j'ai construit un personnage, j'ai une image qui ne correspond pas à la réalité telle que, moi, je la vis ", dit-il. Sa vie est à la fois ordinaire et romanesque.
    Valeur montante du début de quinquennat, son nom est désormais conspué dans les cortèges. Avec sa nomination place Beauvau, il atteint son firmament. Mais a-t-il la carrure ? Fragilisé par ses bourdes, raillé pour une incartade en discothèque un soir de manifestation, contesté pour son indéfectible soutien aux policiers, Castaner s'accroche. Pour combien de temps encore ?


  • Le sens du collectif.

    Le choix collectif doit l'emporter sur le besoin individuel : la société évolue, le numérique et l'intelligence artificielle transforment les modes de travail, souvent au détriment de l'humain. Solidarité, démocratie et liberté sont plus que jamais essentielles. Pour le progrès social, pour une meilleure répartition des richesses et de meilleures conditions de travail, il faut s'engager. Syndiquez-vous ! est un appel à se mobiliser, au sein d'une entreprise mais également bien au-delà, dans toute la société française, en Europe, dans le monde, pour que ces espaces soient plus justes, plus protecteurs et plus proches des travailleurs. Il faut se syndiquer pour que la justice sociale progresse et inventer une nouvelle manière de vivre au travail.

  • " Théoriquement les Renseignements généraux (RG) travaillent pour l'État. Or, ils ont collaboré non pas pour l'État mais pour le pouvoir en place. Les RG étaient là uniquement pour renseigner les amis au sommet du pouvoir. C'est extrêmement inquiétant parce qu'on arrive à dresser un parallèle avec la police politique des pays de l'Est durant la guerre froide. Ça pose des problèmes évidents sur la façon dont la démocratie opère, ou pas, en France. " Éric Halphen, juge d'instruction, notamment en charge des affaires Chirac.

    Charger Valérie Trierweiler pour atteindre François Hollande, trouver la source des commérages sur le couple Nicolas-Cécilia Sarkozy, identifier le père de l'enfant de Rachida Dati, discréditer les révolutionnaires, des gauchistes de Mai 68 en passant par Coluche jusqu'aux Gilets jaunes...
    Telles sont les missions très spéciales des RG - devenus aujourd'hui le Renseignement territorial (RT). Officiellement, ils agissent dans le cadre de l'État de droit. En réalité, ils donnent souvent dans le tordu et ne s'embarrassent pas avec la vie des autres. Tous les coups sont permis. Ce service, qui tournait à plein régime en France il y a encore dix ans, n'existait nulle part ailleurs... sauf dans les dictatures.
    Pour la première fois, de nombreux acteurs de cette police de 1968 à l'ère Macron ont accepté de se livrer. Ils ont le sens du devoir chevillé au corps mais parfois aussi une habileté de Pieds nickelés ! Ils racontent comment ils voulaient tout savoir sur tout le monde. Au nom de la défense de la République, bien sûr.

  • Anne Fulda brosse un portrait intime et inédit de ce don Juan atypique pour lequel l'esprit de conquête s'apparente à un besoin de plaire et de convaincre, quitte à rêver sa vie. Depuis qu'il est enfant, Emmanuel Macron - ce candidat aux allures de Petit Prince virtuel - a toujours été désigné et reconnu comme le meilleur. Il a trouvé dans le regard des autres, et plus spécifiquement de ses aînés, l'admiration, l'encouragement, la bienveillance. Il y a eu, longtemps, le regard de sa grand-mère, fondateur et essentiel, avec laquelle il a entretenu des liens exclusifs, presque passionnels, qui ont même influé sur sa relation avec François Hollande. Il y a eu le regard de ses professeurs, puis de tous ses " parrains ", qui, tout au long de sa carrière, l'ont toujours épaulé et qu'il a souvent subjugués par son intelligence et son empathie. Il y a bien sûr le regard de Brigitte, son épouse, avec qui il forme un couple dont la singularité ne tient pas à leur différence d'âge mais au fait qu'elle est l'unique femme qu'il aime depuis qu'il a seize ans. Et il y a maintenant le regard des Français, qu'il entend séduire avec la même détermination, en bousculant les convenances et en leur déclarant qu'il les aime...

  • J'ai écrit ce petit pamphlet parce que je désire expliciter ce nouveau monde, son mystérieux projet dont les réformes en cours, nombreuses, ne laissent entrevoir que la pointe de l'iceberg. Je conçois mon rôle comme celui d'un ethnologue qui a réussi à pénétrer un tribu très exotique, aux moeurs inconnues, et à s'y fondre. À cela près que ce n'est pas des Nambikwara ou des Bororos dont je vais parler. Mais du groupe qu a pris la direction de l'État français et que j'appellerais les Jupitériens. 
    De moi, je ne dirai rien, sinon que je suis bien introduit dans les différents cercles de la macronie. Et, comme je tiens à le rester, il ne me reste qu'à avancer masqué.

  • C'est le ministère le plus prestigieux de la République - le gardien de la " grandeur " de la France. Pourtant, malgré les apparences, le Quai d'Orsay est aujourd'hui à la dérive. Quels sont les vrais privilèges de la nomenklatura diplomatique ? Jusqu'où les petits arrangements entre amis gangrènent-ils l'institution ? Pourquoi le Quai vit-il désormais aux crochets de grands groupes privés ? Comment Laurent Fabius en a-t-il fait une machine à sa propre gloire ? Grâce à une centaine de témoignages et à de nombreux documents confidentiels, La Face cachée du Quai d'Orsay révèle les secrets inavouables de ce haut lieu de pouvoir qui traverse la plus grande crise de son histoire : l'impunité dont jouissent encore les ambassadeurs malgré les scandales qui s'accumulent ; le montant de leurs revenus réels, que l'Administration s'emploie toujours à taire ; l'étendue des malversations qui règnent dans certains consulats ; la puissance d'un réseau de hauts diplomates, surnommé " la secte ", qui dans l'ombre influence les choix de la France ; ou encore la présence de bases d'écoutes clandestines de la DGSE sur les toits de certaines ambassades... Après deux ans d'enquête, Vincent Jauvert lève le voile sur les coulisses du ministère des Affaires étrangères.

  • Voici un livre exceptionnel : il retrace l'épopée de la DGSE, le service de renseignement français à l'international, tout juste trentenaire, et des services qui l'ont précédée. Cette centrale d'espionnage et de contre-espionnage est en effet l'héritière

  • Les élections de 2017 en France nous donnent le pouvoir de changer l'histoire de notre pays. Mais aussi celle du monde où il prend place. Prenons nos responsabilités. Qu'ils le veuillent ou non, tous les êtres humains sont confrontés aux mêmes urgences : le changement climatique, la destruction de l'écosystème, la contagion de la misère, l'accumulation insensée de la richesse et du pouvoir dans quelques mains, la ruine de la démocratie jusque dans son berceau, dans cette Europe qu'il faut changer ou quitter. Nous sommes tous impliqués. Ferons-nous nos choix sous l'emprise de la peur et du chacun pour soi ? Ou bien opterons-nous raisonnablement pour l'intérêt général humain ? Cet avenir en commun, voila ce que propose de construire tout de suite le programme de la France Insoumise et son candidat Jean-Luc Mélenchon.

  • Dans la Constitution de la Ve République, la concentration des pouvoirs dans les mains d'un seul homme justifie à elle seule l'expression de " monarchie républicaine ". Et de De Gaulle à Macron, tous les présidents ont abrité au " Château " des hommes de main en marge des institutions officielles, sous les statuts les plus divers mais toujours adeptes des " méthodes musclées ".
    Depuis l'époque des " gorilles du Général ", ils reçoivent leurs ordres directement du président, voire de son épouse pour le dernier en date, et agissent en contournant les hiérarchies traditionnelles. On les voit peu, mais on les craint. Et on a raison : chargés de la sécurité, mais aussi de la vie privée du locataire de l'Élysée, et d'innombrables missions secrètes révélées ici, ils fascinent autant qu'ils terrorisent ou révulsent.
    Frédéric Charpier a enquêté sur ces hommes de main au service du " PR ". En décortiquant les mandats successifs de nos présidents, il met au jour une invraisemblable accumulation de coups tordus, souvent ignorés du grand public, et qui ne sont guère à l'honneur de la République. De Jacques Foccart à Alexandre Benalla, une plongée dans les égouts de notre " démocratie ".
    Frédéric Charpier, journaliste d'investigation, a publié de nombreuses enquêtes au Seuil parmi lesquelles L'économie c'est la guerre ! Les agents secrets au service du big business (2012) et Officines. Trente ans de barbouzeries chiraquiennes (2013).

  • La confiscation du pouvoir

    Rachida Dati

    • Plon
    • 21 Novembre 2019

    " La fracture sociale que connaît la France, plus que familière, m'est intime. Certains diront que je viens du bord opposé à celui où je me trouve, que je suis du peuple, mais que je fréquente l'élite. Je me suis au contraire toujours sentie dans une communauté de destin avec ceux que j'ai côtoyés.
    Ceux qui ont les pouvoirs, politiques, financiers, l'assise de leur éducation, un petit nombre qui fait beaucoup, j'ai travaillé dur pour en faire partie. J'ai pensé que seuls le mérite et le travail conditionnaient l'accès à ce cercle. Mais, pour une partie d'entre eux, c'était encore trop peu, ou trop. Il aurait fallu que j'y sois déjà. Dans la France d'aujourd'hui, je ne vois plus beaucoup de
    passerelles. J'observe une société figée et des frustrations de plus en plus nombreuses. L'égalitarisme de la gauche, les errements de la droite, la déconnexion d'un nouveau monde composé des protagonistes de l'ancien monde ont scindé et affaibli notre pays. "
    Dans ce récit livré à coeur ouvert, Rachida Dati évoque l'adversité mais aussi la bienveillance de ceux qui l'ont épaulée. Elle s'appuie sur son expérience pour nourrir une réflexion et ouvrir des horizons qui l'amènent à présenter sa candidature à la mairie de Paris.

  • Avec dix-sept députés répartis dans huit commissions à l'Assemblée nationale, La France insoumise n'est pas le plus grand groupe d'opposition, mais elle est vite apparue comme étant la seule véritable force d'opposition au gouvernement Macron, et en particulier à sa politique économique, fiscale et sociale.
    En onze chapitres, les députés dressent un état critique de la France de M. Macron, en centrant leur analyse sur les politiques les plus contestables, tant du point de vue de l'efficacité que de la justice. Ils montrent ainsi ce qui, selon eux, est vraiment " en marche " dans la France de Macron : une régression qui poursuit et approfondit la logique néolibérale installée par les gouvernements précédents (de droite comme de gauche). Mais La France insoumise est aussi la première force de propositions de lois alternatives : chaque diagnostic critique dessine donc également les voies d'une autre politique.
    Les députés insoumis
    Clémentine AUTAIN, Ugo BERNALICIS, Alexis CORBIÈRE, Éric COQUEREL, Caroline FIAT, Bastien LACHAUD, Michel LARIVE, Jean-Luc MÉLENCHON, Danièle OBONO, Mathilde PANOT, Loïc PRUD'HOMME, Adrien QUATENNENS, Jean-Hugues RATENON, Muriel RESSIGUIER, Sabine RUBIN, François RUFFIN, Bénédicte TAURINE

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