• Les 250 entrées de ce dictionnaire englobent la géopolitique issue du passé, siècles et millénaires dont les effets persistent. Celle du monde d'aujourd'hui : mondialisation, pandémie, flux démographiques, révolution numérique, compétition des puissances. Enfin, les futurs possibles issus des mouvements tectoniques qui secouent les principaux acteurs mondiaux.Difficile d'être " amoureux " de la géopolitique " ! En fait, il s'agit ici d'un dictionnaire libre et subjectif nourri de connaissances historiques. J'ai enrichi par des décennies d'expérience du fonctionnement du monde et des relations entre les puissances, installées ou émergentes. Le dictionnaire aborde les stratégies des acteurs étatiques, économiques, idéologiques, culturels ou sociétaux. Il traite aussi les scénarios dans les domaines géopolitiques, diplomatiques, économiques, commerciaux et écologiques, ainsi que la transformation souhaitable mais difficile de l'Europe, dans un monde où l'Occident a perdu le monopole de la puissance.
    Il comporte des portraits des grandes personnalités - César, Alexandre le Grand, Bonaparte, de Gaulle, Staline, Hitler, Mao - du passé lointain ou proche, ou d'aujourd'hui. Les 250 entrées de ce dictionnaire englobent la géopolitique issue du passé, siècles et millénaires dont les effets persistent. Celle du monde d'aujourd'hui : mondialisation, pandémie, flux démographiques, révolution numérique, compétition des puissances. Enfin, les futurs possibles issus des mouvements tectoniques qui secouent les principaux acteurs mondiaux.

  • Quels sont les prochains défis géopolitiques du siècle ? La pandémie mondiale a modifié les équilibres entre Asie et Occident et scellé la rupture entre la Chine et les États-Unis, accentuant le basculement du monde vers l'Est. Sur cet échiquier polarisé, deux lignes de fracture convergent : la dégradation environnementale et la propagation technologique où se jouent désormais les principales rivalités stratégiques et économiques.

    Dans cet essai captivant, Thomas Gomart décrit les grands mouvements qui se déroulent sous nos yeux : le retour d'une compétition agressive des puissances, une accentuation des inégalités et des échanges débridés. Il met également en lumière les mécanismes invisibles qui transforment notre planète en profondeur : marchés financiers, paradis fiscaux, mafias, incubateurs technologiques, plateformes numériques, multinationales, services de renseignement...

    Pour nous aider à mieux comprendre le monde qui surgit, il analyse enfin pour chaque sujet les « intentions cachées » des États-Unis, de la Chine et de l'Europe, et réfléchit au rôle que la France pourrait jouer dans ces nouvelles « guerres invisibles ».

  • Depuis les premiers puits désormais à sec jusqu'à la quête frénétique d'un après-pétrole, du cartel secret des firmes anglo-saxonnes (les " Sept Soeurs ") jusqu'au pétrole de schiste,
    Or noir retrace l'irrésistible ascension de la plus puissante des industries.
    Ce livre éclaire d'un jour inattendu des événements cruciaux - l'émergence de l'URSS, la crise de 1929, les deux guerres mondiales, les chocs pétroliers, les guerres d'Irak, la crise de 2008, etc. -, bousculant au passage beaucoup de fausses certitudes. Le pétrole, notre source primordiale et tarissable de puissance, est présent à l'origine des plus grands déchaînements du siècle passé.
    Or la fin de ce carburant de l'essor de l'humanité devrait se produire bien avant que ce siècle ne s'achève. De gré ou de force. Et nul ne peut dire où cette fin nous conduira...
    Prix Spécial 2016 de l'Association des Économistes de l'Énergie

  • Avant-propos inédit de Bernard Rougier Dans la première partie, « Qu'est-ce que le salafisme ? », l'auteur se propose d'expliquer le salafisme en restituant les dimensions théologiques, sociales et politiques d'un phénomène complexe. Ce mouvement a acquis une forte visibilité en France ces dernières années et les figures emblématiques du terrorisme international s'en réclament pour justifier leur lutte contre l'Occident. Cet ouvrage restitue les dimensions théologiques, sociales et politiques d'un phénomène complexe. Il montre comment des influences religieuses ayant leur origine dans la péninsule arabique parviennent à modifier les comportements de certains musulmans et pourquoi cette forme de pratique religieuse se développe.
    La seconde partie, L'Oumma en fragments, répond à une double ambition : proposer une grille de lecture des formes d'action militante au Moyen-Orient et l'appliquer à plusieurs séquences de mobilisations ancrées dans l'espace du Nord-Liban, à travers une étude en situation du comportement de ses principaux acteurs. L'hypothèse théorique porte sur l'existence dans l'espace de crise du Levant (Palestine, Liban, Syrie) d'un triangle militant structuré autour de trois modèles d'engagement : le résistant (mouqâwim), le combattant (mouqâtil) et le combattant du jihâd (moujâhid). Ces trois figures, qui disposent chacune de leurs règles et de leurs modalités propres d'action, s'affrontent sur le sens et le statut de l'islam sunnite dans la région.

  • Puissance globale ou acteur européen ? Référence culturelle mondiale ou nation oubliée ? Le rang de la France dans le monde, ainsi que sa marge de manœuvre, posent aujourd'hui de nombreuses questions.

    Les bouleversements géopolitiques récents, comme la montée en puissance de l'Asie, le Brexit ou le développement de populismes illibéraux, impliquent la redéfinition de l'action extérieure de la France. Du couple franco-allemand à l'alliance atlantique, en passant par le rapport aux Suds marqué par l'héritage colonial, c'est toute la relation de la France à ses voisins plus ou moins proches qui est étudiée ici. Les instruments à sa disposition sont aussi passés au crible : l'outil diplomatique, la compétence militaire, bien sûr, mais aussi la promotion de son modèle laïc.

    Un livre pour mieux comprendre et penser le rôle international de la France, adapté aux temps qui viennent.

  • La part des dieux ; religion et relations internationales Nouv.

    Du Discours du Caire, adressé en 2009 par Barack Obama à un " monde musulman " dont il présupposait l'unité, à la prolifération des " dialogues interreligieux pour la paix ", la religion apparaît aujourd'hui comme centrale dans les relations internationales. Cette perception débouche sur des initiatives politiques présentées comme autant d'antidotes face aux troubles attribués au " retour du religieux " dans l'espace mondial.

    Pourtant, contrairement à ce que laisse entendre le mythe d'un système international sécularisé, les dieux n'ont jamais cessé d'être mêlés aux affaires du monde. En Europe même, où la souveraineté de l'État s'est formée contre l'autorité de l'Église, les relations entre religion et politique sont restées imbriquées. Dans le monde postcolonial, des mobilisations à dimension religieuse ont souvent formé un ressort de l'accès à l'indépendance et donc une condition de l'acquisition de la souveraineté.

    La longue ignorance de cette " part des dieux " a laissé place, à partir des années 90, à une surinterprétation du retour du religieux dans l'analyse des relations internationales. Le succès des représentations confessionnalisées du désordre mondial et des initiatives politiques qui s'en sont inspirées, souvent en réponse à différents avatars de la thèse du " choc des civilisations ", a eu un effet auto-réalisateur : elle a incité des acteurs qui échappaient jusqu'alors aux labels religieux à les mobiliser stratégiquement. C'est au prisme du terrain indonésien notamment que l'auteure étudie cette évolution, tout en s'attachant à montrer l'autonomie d'individus et de sociétés échappant aux assignations d'identités religieuses uniformisantes.

  • « Qui mène le monde ? Cette interrogation en soulève une autre : quels principes et quelles valeurs mènent le monde ? Cette question devrait préoccuper en premier lieu les citoyens des pays riches et puissants. Ceux-ci jouissent en effet d'une liberté, de privilèges et de possibilités considérables, fruits des luttes de leurs prédécesseurs, et se trouvent devant des choix décisifs quant à la manière de répondre à des enjeux d'une importance cruciale pour l'humanité. »

    Dans cet ouvrage, achevé au lendemain de l'élection de Donald Trump, Noam Chomsky offre une vue d'ensemble de la géopolitique actuelle et une synthèse des rouages politiques qui la sous-tendent : des sanctions américaines contre l'Iran à la politique de torture que pratique l'armée des États-Unis, en passant par la montée en puissance de la Chine et ses conséquences sur les États-Unis et l'« ordre mondial », sans oublier la nouvelle guerre froide qui couve en Europe de l'Est et la guerre planétaire contre le terrorisme.

    De moins en moins contraintes par la structure que l'on dit encore démocratique, les puissances mondiales d'aujourd'hui ont un tel potentiel destructeur qu'il est plus urgent que jamais de prêter attention à leurs détracteurs.

  • Que la politique soit en proie aux " passions ", tout le monde l'accordera sans la moindre difficulté. Autrement malaisé serait de faire entendre qu'elle ne connaît que cela, que les affects sont son étoffe même. La politique n'est-elle pas aussi affaire d'idées et d'arguments, protestera-t-on, et les " passions " ne sont-elles pas finalement que distorsion de cet idéal d'une politique discursive rationnelle ?
    Le point de vue spinoziste bouscule ces fausses évidences, en soustrayant la catégorie d'" affect " à ses usages de sens commun – les " émotions " – pour en faire le concept le plus général de l'effet que les hommes produisent les uns sur les autres : ils s'affectent mutuellement. Il n'y a alors plus aucune antinomie entre les " idées " et les affects. On émet bien des idées pour faire quelque chose à quelqu'un – pour l'affecter. Et, réciproquement, les idées, spécialement les idées politiques, ne nous font quelque chose que si elles sont accompagnées d'affects. Autrement, elles nous laissent indifférents. En " temps ordinaires " comme dans les moments de soulèvement, la politique, idées comprises, est alors un grand jeu d'affects collectifs. Et pour tous ceux qui y interviennent, elle est un ars affectandi.
    Frédéric Lordon est directeur de recherche en philosophie au CNRS.

  • La Russie de ce début du XXIe siècle mène quatre combats.
    Le premier est territorial. En Ukraine, en Géorgie, en Syrie, dans l'Arctique, le néo-impérialisme russe y projette sa puissance militaire et son savoir-faire diplomatique.
    Le deuxième est symbolique. La forteresse du Kremlin, les missiles nucléaires, les défi lés militaires et un patriotisme kitsch incarnent la création de cette nouvelle identité.
    Le troisième est « biopolitique ». Il cible la sphère privée des citoyens. L'orientation sexuelle, le rapport à la religion et à l'éducation, les contacts avec l'étranger, deviennent des enjeux publics.
    Le quatrième est mémoriel. Il réhabilite Staline et refuse les traumatismes du passé. L'Histoire devient le réceptacle des rêves d'une grandeur révolue.
    À l'apogée du règne de Vladimir Poutine, Sergueï Medvedev nous livre une analyse lucide de la situation de la Russie et du futur qu'elle nous réserve.
    Sergueï Medvedev est né en 1966. Historien spécialiste de la période postsoviétique, son travail s'enrichit des apports de la sociologie, de la géographie et de l'anthropologie de la culture.

  • Après leur voyage dans le Grand Sud, en 2006, Isabelle Autissier et Erik Orsenna ont exploré le Grand Nord, cette région du monde où, dans un contexte de réchauffement climatique, les richesses naturelles, les routes commerciales et les gigantesques ports en construction aiguisent les appétits, tandis que la faune en est la première victime. À trois reprises, ils sont partis dans ces froides contrées. Ils ont suivi la route maritime du Nord, qui permet de relier l'Atlantique au Pacifique en longeant les côtes de la Sibérie, et qui est aujourd'hui le plus court chemin navigable entre l'Europe et l'Asie. Un passage forcément très convoité... Ils retracent ici les aventures de ceux qui ont ouvert ce passage au cours des siècles, ils expliquent les enjeux géopolitiques, économiques et écologiques de cette partie du monde et nous rappelle que notre avenir se joue aussi au pôle Nord.

  • L'énergie se prête bien à l'analyse géopolitique, conçue comme l'étude des relations entre pouvoirs et territoires. Rien n'est possible dans le monde sans recours à l'énergie, et les rivalités et conflits que son exploitation toujours croissante suscitent sont omniprésents à toutes les échelles de l'analyse géographique, de l'international au local.
    Cet ouvrage s'intéresse aux effets de la transition énergétique et écologique en cours sur la transformation de ces rapports de forces, mais également sur les reconfigurations des échanges internationaux et de la coopération interétatique. Les alternatives aux hydrocarbures s'élaborent depuis les années 1970, mais la révolution actuelle des pétroles et gaz de schiste bouleverse en profondeur la question des énergies sous un angle géoéconomique, géopolitique et environnemental.
    Ainsi, à l'ère de l'économie numérique et des territoires " virtuels ", la matérialité des énergies nous ramène à l'essentiel, c'est-à-dire les pieds sur terre, au coeur d'un " grand jeu " sans cesse réinventé au sein duquel les États font leur retour après des décennies de déréglementation.

  • Vous passez un concours ? Un examen ? Ou vous souhaitez tout simplement tester vos connaissances sur l'actualité ?
    Pour devenir incollable et faire la différence lors de vos écrits et vos oraux 2021, ce livre vous propose 900 QCM d'entraînement reprenant tous les événements majeurs des années 2019 et 2020. Les QCM sont classés par sous-thèmes :
    - actualité économique et sociale,- actualité française,- actualité internationale,- actualité culturelle et scientifique,- actualité sportive.
    A la fin de chaque partie de ce livre d'entraînement intensif, vous trouverez tous les corrigés pour valider vos réponses.
    Offert en ligne : toute l'actu mois par mois pour ne rien rater de l'actualité 2021 !

  • Tandis que les effets du changement climatique sont ressentis de plus en plus violemment en Chine comme aux États-Unis, avec une multiplication des phénomènes climatiques extrêmes, une guerre commerciale sans précédent oppose ouvertement ces deux pays depuis mars 2018. L'interdépendance profonde et complexe qui unit en les opposant ces deux puissances depuis le XIXe siècle est aussi l'un des principaux moteurs de la crise écologique et climatique planétaire. Cette croissance " chinaméricaine " émet près de 45% des gaz à effet de serres, exerce une pression phénoménale sur la biodiversité et induit une compétition toujours plus féroce pour l'accès aux ressources naturelles et énergétiques.
    La " Chinamérique " est ainsi une force tellurique qui verrouille la Terre dans une trajectoire d'aggravation permanente, tout en se déchirant elle-même. Allons-nous vers un long conflit entre l'Aigle et le Dragon ? Et, si c'est le cas, la Terre s'en remettra-t-elle ?
    Jean-Michel Valantin est un géopolitiste français qui place les dérèglements environnementaux planétaires et la montée en puissance de l'intelligence artificielle au cœur de ses analyses. Il est docteur et chercheur en Études stratégiques et sociologie de la défense (EHESS, Paris), responsable de la rubrique " Environment and Security " de www.redanalysis.org. Il a notamment publié aux éditions du Seuil Géopolitique d'une planète déréglée en 2017.

  • Frontières d'Afrique

    Pour en finir avec un mythe

    Le principe d'intangibilité des frontières a été adopté par les chefs d'État africains en 1964, au moment des indépendances. Depuis, les États se sont appropriés cet héritage d'une période coloniale. Il est donc temps d'en finir avec le mythe de cicatrices coloniales, tracés artificiels qui seraient responsables des conflits actuels et du mal-développement. Les frontières d'Afrique sont bel et bien devenues des frontières africaines. Et quoique parfois encore imprécises ou sources d'insécurité, elles fonctionnent néanmoins comme une ressource et comme autant d'interfaces utilisées par les réseaux marchands, acteurs d'une mondialisation par le bas.

  • Jomo Kenyatta, Aimé Césaire, Ruben Um Nyobè, Frantz Fanon, Patrice Lumumba, Kwame Nkrumah, Malcolm X, Mehdi Ben Barka, Amílcar Cabral, Thomas Sankara : ces noms reviennent aujourd'hui à l'ordre du jour. Avec l'atmosphère de révolte que l'on sent monter aux quatre coins du monde, ces figures majeures de la libération africaine et de la pensée en action suscitent un intérêt croissant dans les nouvelles générations. Jomo Kenyatta, Aimé Césaire, Ruben Um Nyobè, Frantz Fanon, Patrice Lumumba, Kwame Nkrumah, Malcolm X, Mehdi Ben Barka, Amílcar Cabral, Thomas Sankara... Longtemps regardés avec dédain par ceux qui, depuis les années 1980, décrétèrent la mort du tiers-mondisme et le triomphe du néolibéralisme, ces noms reviennent à l'ordre du jour. Avec l'atmosphère de révolte que l'on sent monter aux quatre coins du monde, ces figures majeures de la libération africaine suscitent un intérêt croissant auprès des nouvelles générations. Refusant d'en faire de simples icônes, Saïd Bouamama redonne corps et chair à ces penseurs de premier plan qui furent aussi des hommes d'action. Leurs vies rappellent en effet que la bataille pour la libération, la justice et l'égalité n'est pas qu'une affaire de concepts et de théories : c'est aussi une guerre, où l'on se fourvoie parfois et dans laquelle certains se sacrifient. S'il ne cache pas son admiration pour ces figures rebelles, dont la plupart moururent effectivement au combat, Saïd Bouamama n'en fait pas des martyrs absolus : la pensée en action est toujours située, incertaine, inachevée. C'est pourquoi ce livre s'attache, avec beaucoup de pédagogie, à inscrire ces parcours dans leurs contextes sociaux, géographiques et historiques. On comprend mieux dès lors comment ces hommes, qui ne vécurent pas tous sur le continent africain, mais furent tous confrontés à l'acharnement des puissances impériales, cherchèrent les armes pour sortir l'Afrique de la nuit coloniale et faire émerger une nouvelle universalité. À l'heure où l'on se demande comment avoir prise sur le monde, ce portrait politique collectif rappelle qu'il a toujours été possible, hier comme aujourd'hui, de changer le cours des choses.

  • De Paris à Téhéran, d'Alger à Santiago ou de Bagdad à Port-au-Prince : tout au long de l'année 2019, ces villes ont été le théâtre de manifestations populaires qui ont toutes replacé le social au centre du jeu international, laissant la politique dans l'impuissance. En 2020, la circulation d'un virus mortifère, transmis par des millions d'interactions sociales, défiait tous les gouvernements de la planète. Alors que le social semblait naguère régi par le politique, les deux instances semblent avoir aujourd'hui échangé leurs attributs. Les relations internationales sont devenues inter-sociales.

    L'arène internationale ne se limite plus à une simple juxtaposition d'États mais est sous l'emprise d'un tissu social qui conditionne de plus en plus l'action des dirigeants. C'est l'analyse de cette conquête sociale de l'international qui est au centre de ce livre. Car les conflits actuels ne sont plus dominés par le choc des armées, mais alimentés par des phénomènes de souffrance sociale comme la pauvreté, l'insécurité alimentaire, les rivalités communautaires. Et derrière ces mouvements populaires, les entrepreneurs d'opinion, médias, réseaux sociaux, lanceurs d'alertes, acteurs privés en tous genres remodèlent les relations internationales à leur gré...

    Les relations inter-sociales conduisent à une nouvelle lecture du monde et de ses enjeux, elles inspirent l'urgence de nouvelles politiques étrangères et de nouvelles diplomaties.

  • Dossier 1 : Défendre la République
    -> Entretien - Régis Debray : « La République peut être orgueilleuse mais pas méprisante » Pour Régis Debray, les fondements de la République laïque ne reposent pas sur des idées libertaires. Sans renoncer à ce que nous sommes, il faut de la compréhension et de la pédagogie pour transmettre nos valeurs et ne pas heurter inutilement des sensibilités.
    -> « République », le régime qui nous divise le plus ? par Jacques de Saint Victor Jacques de Saint Victor compare la situation de 2020 à celle de 1789 lorsque les élites ne soutenaient plus les grands principes du pouvoir en place. Le modèle républicain est aujourd'hui attaqué par les partisans d'une « laïcité ouverte » qui sert le prosélytisme religieux et les questions identitaires.
    -> Entretien - Catherine Kintzler : « La laïcité est le contraire d'un intégrisme » Signataire de la tribune « Profs, ne capitulons pas ! » (Nouvel Obs, 1989), Catherine Kintzler dresse le bilan trente ans plus tard et déplore les multiples renonciations de l'Éducation nationale face aux pressions religieuses et communautaires.
    -> Et aussi Michel Onfray, Sébastien Lapaque et Marin de Viry
    Dossier 2 : La crise de 1929, ruptures et rebonds
    -> Entretien - Jean-Claude Trichet : « Préparer l'économie et la société aux défis de demain » Jean-Claude Trichet analyse les trois crises économiques qui ont ébranlé l'Occident (1929, 2008 et 2020) et détaille les politiques mises en place pour y remédier.
    -> La crise de 1929 aux États-Unis : un nouveau monde ? par Bertrand Van Ruymbeke Bertrand Van Ruymbeke décrit les mesures prises par les présidents Hoover et Roosevelt pour répondre au krach boursier de 1929.
    -> Les années trente en France par Éric Roussel
    En plus de provoquer du chômage, la crise de 1929 remit en cause les institutions et la démocratie en France. Ces bousculements ne sont pas étrangers à l'avènement de la Seconde Guerre mondiale selon Éric Roussel.
    -> « Le fascisme ne passera pas » par Michel Winock
    Michel Winock explique pourquoi la France échappa à la vague antidémocratique et fasciste que connurent d'autres pays européens dans les années trente.
    -> La couture ne connaît pas la crise par Sophie Kurkdjian
    L'industrie de la mode fit preuve de créativité face à 1929. Elle modifia ses méthodes de production, changea les conditions de travail et se démocratisa.
    -> Et aussi Jacques Mény, Jean-Pierre Naugrette, Marc Cerisuelo, Jean-Claude Milner et Sébastien Lapaque.
    Littérature
    -> Inédit Mon pays, c'est l'écriture par Faïza Guène
    Née en 1985 à Bobigny de parents algériens, Faïza Guène a décidé de tracer ses propres frontières.


    Revue des
    Deux Mondes
    Février 2021
    ISBN 9782356502391 Directrice :
    Valérie Toranian
    En kiosque : 22 janvier En librairie : 3 février

  • La diffusion rapide du virus SARS-CoV2 nous a récemment rappelé la fonction protectrice de la frontière. Mais au-delà de cette situation pandémique, comment interpréter le retour des frontières constaté depuis quelques années ? Contrairement à ce que l'on croit souvent, cette réaffirmation des frontières, quand elles ne sont pas réduites à des murs mais envisagées en tant que limites, est une bonne nouvelle. Car une frontière a une histoire, c'est une institution issue de conflits et de traités, de négociations et de décisions. Abolir les frontières, c'est faire disparaître les États. Or, un monde sans frontières est un monde barbare, ce que l'horreur daechite nous avait rappelé.

  • La Mongolie est principalement connue en Europe pour les conquêtes du plus illustre de ses empereurs, Gengis khan, ou pour la survivance d'un nomadisme pastoral. Ces deux éléments expliquent l'attrait d'un nombre grandissant de touristes en quête d'exotisme et d'authenticité, et suscitent une production littéraire variée, notamment de nombreux récits de voyage. Ce pays, qui a connu des bouleversements importants au cours des dernières décennies, reste pourtant méconnu en France, et ailleurs dans le monde. Une étude consacrée aux évolutions politiques, économiques et stratégiques s'imposait.

    La Mongolie se distingue par quatre caractéristiques majeures : la centralité du secteur minier, l'héritage du socialisme, l'enclavement géographique, et le nomadisme pastoral. Ces éléments ont été au cœur des mutations de ce pays après sa révolution démocratique de l'hiver 1989-1990. Après avoir été le second pays au monde à adopter un mode de développement socialiste, la Mongolie a embrassé la démocratie et le capitalisme lors d'un processus de transition non-violent, exposant le pays à des défis économiques, sociaux et identitaires importants.

    À quoi ressemble donc la Mongolie d'aujourd'hui ? Quelle est l'articulation entre les dynamiques économiques et politiques de ce pays asiatique richement doté en matières premières ? Quels sont les grands enjeux géopolitiques auxquels font face les autorités ? Quelle nouvelle stratégie de sécurité ont-elles élaborée face à leurs deux voisins géants, la Chine et la Russie ? Dressant le portrait de cette " nouvelle " Mongolie, Antoine Maire nous introduit à son parcours original et complexe, loin des clichés parfois véhiculés sur ce pays.

  • Et s'il était possible de comprendre les relations internationales à travers une nouvelle grammaire? Le patrimoine s'avère un extraordinaire vivier pour l'élaboration d'une diplomatie nouvelle. Le contexte géopolitique actuel nous incite à repenser le patrimoine non plus sur le mode des représentations postcoloniales, mais bien d'après d'autres critères, moins univoques que le rapport idéologiquement stérile qu'entretiennent à ce sujet les pays du Nord et ceux du Sud. Il importe de voir le monde sous l'angle de l'histoire des relations internationales, des sensibilités d'opinion, mais aussi sous celui de l'art et de la culture comme enjeu mémoriel et politique.
    À travers 5 cas emblématiques du continent asiatique (Abou Dabi et son environnement régional ; le Monde chinois ; le vandalisme en terres d'Islam ; le Japon et l'ambivalente question patrimoniale ; un patrimoine partagé entre l'Inde et le Pakistan), Emmanuel Lincot aborde la question du soft power aussi bien que des luttes d'influences internationales sous un angle inédit.

  • On connaît le George Orwell de 1984 et de La Ferme des animaux, on connaît moins le George Orwell reporter qui vécut l'impérialisme britannique en Birmanie, s'engagea dans la guerre d'Espagne en 1936, couvrit la Libération de la France pour l'Observer en 1945. Notre numéro revient sur ses engagements et sur la fameuse notion de common decency.
    Le sommaire complet est en pièce jointe.


    Dossier : Orwell plus actuel que jamais

    -> Entretien avec Julian Barnes : « En 2020, Orwell ne manquerait pas de sujet d'inspiration »
    Excellent connaisseur de George Orwell, Julian Barnes explique en quoi les prédictions de l'écrivain résonnent chaque jour davantage (puissance de l'État, post-vérité, exploitation de l'homme...).

    -> « Faire de l'écriture politique un art véritable » par Sébastien Lapaque
    Orwell fut largement mal compris voire méconnu en France. En cause, explique Sébastien Lapaque, ses engagements politiques, ses luttes pour les classes défavorisées, son style journalistique, les mauvaises traductions de ses écrits.

    -> Se battre au nom de la common decency par Lucien d'Azay
    Lucien d'Azay voit en Orwell un François d'Assise des temps modernes. Toujours tourné vers les plus démunis, ce « saint laïc » pense et agit selon les principes de la common decency, soit de « l'honnêteté commune ».

    -> Entretien avec Florence Aubenas - Une leçon de journalisme
    À l'instar d'Orwell, Florence Aubenas pratique le journalisme d'immersion. L'auteure du Quai de Ouistreham revient sur son expérience avec les femmes de ménage et évoque les valeurs morales des « gens ordinaires ». L'uberisation du travail risque de changer la donne.

    -> Orwell et la common decency. Une courte mise au point par Bruce Bégout
    Rien de plus difficile que d'appréhender la notion de common decency. Bruce Bégout relève le défi.

    -> Et aussi Jean-Pierre Naugrette, Frédéric Verger, Marin de Viry, Céline Laurens et Julie Élisa.


    Littérature

    -> Inédit : L'Europe capable de tout par Gilles Boyer
    L'ex-conseiller auprès du Premier ministre Édouard Philippe, député européen et auteur du Maître d'hôtel de Matignon (JC Lattès, 2019), rend hommage à une Europe aussi miraculeuse que désespérante.


    Études, reportages et réflexions

    -> Pourquoi les islamistes s'en prennent à l'école de la République. La stratégie de l'Isesco par Florence Bergeaud-Blacker
    L'anthropologue Florence Bergeaud-Blacker décrit l'idéologie des islamistes, ses origines, ses actions et son principal objectif : détruire les valeurs démocratiques.

    -> De l'antisémitisme au sionisme : Pierre Boutang par Gilles Banderier
    Gilles Banderier retrace le parcours de Pierre Boutang, une figure longtemps controversée.

  • Née dans les dernières décennies du XIX e siècle, la géopolitique est l'étude des effets de la géographie (humaine et matérielle) sur la politique internationale et les relations internationales. En voici une introduction synthétique et rigoureuse.
    Si la " vieille géopolitique ", de Ratzel à Spykman, a laissé l'image d'une pseudoscience mise au service d'idéologies impérialistes et bellicistes, comment comprendre le renouveau de la géopolitique actuelle ? C'est que, dans un contexte post-guerre froide, les grandes lignes de fractures idéologiques ont laissé la place à de nouvelles rivalités pour les territoires et leurs ressources, mobilisant une multitude d'acteurs, étatiques et non étatiques, avec une grande diversité d'outils à leur disposition, d'ordre politique, militaire, économique, culturel... Sans compter que l'interconnexion et les interdépendances des différentes parties de la planète font désormais qu'un simple conflit local peut avoir des répercussions à l'échelle de continents entiers, voire du monde, et inversement. La géopolitique permet d'éclairer ces enjeux, avec les regards croisés de l'historien et du géographe.

  • « Attentats, lutte antiterroriste, état d'urgence... comment, dans ce contexte, préserver les valeurs qui sont le socle de la République ? Déchéance de nationalité : peut-être est-ce faire trop de bruit pour peu de chose ? Peut-être serait-il plus raisonnable de laisser passer ? Je ne suis sûre de rien, sauf de ne jamais trouver la paix si je m'avisais de bâillonner ma conscience. » Ch. T. Christiane Taubira revient sur les tragiques événements de 2015, raconte comment ils ont été vécus au sommet de l'État, quelles sont les forces obscures qui structurent ce nouveau terrorisme, comment on embrigade de jeunes Français pour les transformer en tueurs... Mais la République possède en elle-même la puissance de riposte nécessaire, une riposte qui ne requiert aucun reniement si elle s'inspire de l'histoire de ses combats. L'auteure appelle les citoyens à trouver dans la culture et la beauté les raisons de défendre avec la plus farouche détermination les valeurs de notre société. Par ces temps troubles et incertains, les paroles de Christiane Taubira élèvent le débat et redonnent espoir à la jeunesse. Paroles d'une femme de conviction, paroles d'une femme libre.

  • L'approfondissement de la crise des systèmes politiques, économiques et sociaux pose avec force la question de l'alternative. Si celle-ci suscite de grandes attentes, elle se heurte à de puissants blocages. Aspirations et déceptions se renforcent réciproquement, au point de donner au phénomène un accent dramatique, dont la vague populiste reste la manifestation essentielle.
    Parmi les facteurs et mécanismes générateurs se mêlent ravages de la " pensée unique ", poids des structures économiques, usures politiques, aveuglement face à la mondialisation, obsessions identitaires, malformations institutionnelles, échec de la gouvernance mondiale. La description des tentatives plus ou moins malheureuses d'alternance révèle la diversité de ces blocages. Des essais de dépassement, encore très fragiles, peuvent-ils néanmoins laisser poindre des lueurs d'espoir ?
    Les chercheurs et journalistes réunis autour de Bertrand Badie et Dominique Vidal opposent l'analyse éclairée au constat fataliste, pour entrevoir l'avenir avec lucidité.
    Ce livre reprend l'intégralité des textes publiés dans
    L'état du monde 2018.

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