• Édition enrichie (Préface, notes, commentaires sur l'oeuvre, chronologie et bibliographie)Pour l'amour de l'ingénue d'une troupe de comédiens nomades, le jeune baron de Sigognac qui se morfondait au château de la Misère en compagnie d'un valet, d'une haridelle, d'un chien et d'un chat, joue sur les tréteaux le rôle de Matamore, le « tranche-montagne ». Il prend le nom de capitaine Fracasse, suit la troupe à Paris et dispute Isabelle à son déloyal et puissant rival, le duc de Vallombreuse.
    Lorsqu'il écrit Le Capitaine Fracasse, Gautier vient d'avoir cinquante ans. Artiste accompli et journaliste influent, il souffre des nostalgies de l'homme arrivé.
    Cette célébration de l'audace bouffonne et de l'héroïsme au grand coeur, qui idéalise la belle, pourfend l'injustice et ridiculise les conformismes, lui sera prétexte à poursuivre lui-même une aventure aux sources du temps où il menait, impasse du Doyenné, une vie de bohème.
    Les prouesses du capitaine Fracasse retentissent du cliquetis des phrases, les contrées, les bouges, les châteaux vibrent des couleurs des mots et s'imprègnent de leurs parfums.
    Edition de Jean-Luc Steinmetz.

  • Qui veut comprendre les îles du Ponant aujourd'hui ne peut faire l'impasse sur leur histoire et leur géographie si particulières. Les meilleurs témoignages littéraires sur la vie dans ces petits mondes insulaires entre 1850 et 1950 nous sont offerts par l'écrivain brestois Henri Queffélec (1910-1992). Ce grand connaisseur des « travailleurs de la mer » y situa en effet l'action de six de ses romans les plus célèbres. Il désirait faire revivre un des derniers temps forts de la marine à voile mais ce n'est que tardivement qu'il l'a abordé dans Ils étaient six marins de Groix... et la tempête, édité en 1979. Mais l'hommage rendu aux pêcheurs de thon est vibrant. Les « scènes de la vie groisillonne » décrivent la lutte entre la flotte des dundées et la terrible tempête d'équinoxe des 19 et 20 septembre 1930. A Groix, il y eut 6 navires coulés et 40 morts. Le grand centre d'armement pour la pêche au thon, qui fut doté de la première conserverie de France ne s'en remit jamais et les derniers dundées disparurent à la fin des années 1940...
    Ils étaient six marins de Groix... et la tempête s'inscrit parmi les grands romans insulaires français du XXe siècle. Il n'était plus disponible en édition simple depuis sa première publication. Nul doute que sa lecture vous transportera dans le temps et dans l'espace, jusque dans cette île de Groix, si grande face aux tragédies marines. - Avant-propos d'Eric Auphan, président de l'Association des Amis d'Henri Queffélec.

  • Le vin et son commerce ont tenu, au Moyen-Âge, une place inégalée. Mais, plus encore que le vin, c'est la ville de Bordeaux - et son vin - qui y ont tenu une importance à nulle autre pareille !
    A travers six études, Y. Renouard trace les grandes lignes du « grand commerce » du vin au Moyen-Âge et plus particulièrement celui des vins de Gascogne ; il évoque les conséquences de la conquête française de 1451 et 1453 pour ce commerce jusqu'alors si florissant ; il s'interroge sur ce qu'était le « vin vieux » au Moyen-Âge et enfin il mène une investigation rigoureuse, quasi policière, sur la capacité du tonneau bordelais, sujet a priori anodin, mais qui permet, une fois sa valeur établie, de pouvoir quantifier véritablement au plus juste quelle fut l'ampleur de ce commerce. Tels sont les sujets des articles de ce deuxième tome consacré à l'histoire de l'Aquitaine par l'un des plus grands médiévistes français du XXe siècle. Profonde érudition, synthèses éblouissantes, style limpide, un recueil passionnant.
    Né en 1908, Yves Renouard, ancien élève de l'Ecole normale supérieure, agrégé d'Histoire et géographie, membre de l'Ecole française de Rome (1932) puis professeur à l'Institut français de Florence (1935), est nommé à la chaire d'Histoire du Moyen-Age de la Faculté des Lettres de Bordeaux (1937) dont il fut le doyen de 1946 à 1955, date de son élection à la chaire d'histoire économique du Moyen-Age à la Sorbonne. Président du Comité français des sciences historiques, le grand historien s'est éteint en 1965.

  • Antoine de Saint-Exupéry qu'es vadut a Lion, lo 29 de junh de 1900. Que passè lo son mainatjum ençò de la soa sian, pròishe d'Amberieu puish que hadó los sos estudis en Senta-Crotz deu Mans, en Soïssa, e a París que i preparè l'Escòla Navau. Totun que's manquè l'orau deu concors d'entrada ad aquesta escòla : que decideish alavetz de seguir los cors de l'Escòla de las Bèras-Arts. En 1921, que hè lo servici militari en Estrasborg, hens l'armada de l'aire. Qu'apren a pilotar, e autalèu, la soa carrièra qu'es aviada. Au sortir de l'armada, en 1923, que hè mantuns mestèirs. Que's bota a escríver e publica, en 1925, lo son prumèr raconte que l'accion se'n situeish hens lo monde de l'aviacion. En 1926, Saint-Exupéry entra en çò de Latecoèra, societat d'aviacion qui encamina lo corrièr de Tolosa a Dakar, com pilòte. Puish, qu'es nomat cap d'escala de Port-Juby, hens lo Rio de Oro. Qu'es en aquera tempsada qu'escriu Courrier Sud (1929). Dab Mermoz e Guillaumet, se'n va entà l'America deu Sud entà estudià'i la possibilitat de crear navèras linhas aerianas. Que publica, en 1931, Vol de Nuit que l'escaduda n'es un succès màger. Totun, la societat Latecoèra que hè la cabuishada : estacat a Air-France en 1935, qu'assaja de bàter lo recòrd París-Saïgon en avion, assai mau-escadut. Puish en 1938, qu'assaja de religar New York dinc'a la Tèrra de Huec : alebat grevament au cors de l'assai, que passa longas mesadas de convalescéncia a New York. Publica alavetz Terre des Hommes (1939). Mentre la Segonda Guèrra Mondiau, que hadó partida de l'armada de liberacion : lo pilotatge que li èra interdit pr'amor lo son atge. Totun, Saint-Exupéry qu'insisteish entà-d obtiéner missions : lo 31 de julh de 1944, que s'envòla de Borgo en Corsega. Ne'n tornerà pas jamei. Pendent la guèrra, que publiquè tres obratges : Pilote de guerre, Lettre à un otage, e Le Petit Prince en 1943.
    Permèir publicat en 1995, aquí qu'es prepausada ua navèra arrevirada, demiada per Eric Chaplain, autor, editor e arreviraire en lenga nòsta desempuish mei de trenta ans.

  • Le Moyen Âge connut le temps des Cathédrales qui concerna toute la chrétienté, tant l'aspiration en la foi, la sublimation du Divin, la peur de la vie et de la mort revêtaient une importance extrême dans cette époques superstitieuses. On connaît moins le temps des Bastides qui n'intéressa dans leur forme spécifique que le midi de la France, alors partagée entre la suzeraineté du roi de France, celle du roi d'Angleterre-duc d'Aquitaine et de leurs vassaux respectifs. Ces fondations durèrent à peine un siècle et demi, mais sont caractéristiques d'une édification urbaine générale qui influa durablement sur la sociologie et la politique des états en perpétuels bouleversements.
    Plusieurs dizaines de villes neuves surgirent des sols que Français et Anglo-Gascons, ducs et comtes, se disputaient sur ce territoire morcelé en une foule de fiefs. Aujourd'hui, que reste-il de ces bastides adaptées aux conditions économiques et militaires d'alors, que sont-elles devenues après 700 ans d'histoire ? L'ouvrage tente de retrouver les traces de toutes celles qui furent fondées en Lot-et-Garonne, une soixantaine au bas mot. De nombreux documents sont perdus, leur souvenir effacé, mais après une enquête minutieuse, une réflexion approfondie, certaines d'entre-elles resurgissent, pour notre plus grand plaisir, des limbes dans lesquelles l'oubli les avait plongées...
    Serge Pacaud, historien et chercheur, a publié de nombreux écrits sur divers sujets concernant les départements aquitains et gascons. Dans ce livre, méticuleusement, il s'attache à retrouver les traces encore visibles des bastides du département de Lot-et-Garonne qui montrent le riche passé médiéval d'une région que se disputaient les maisons féodales et royales. Une nouvelle collection pour découvrir, département par département, les bastides de tout le Grand Sud-Ouest.

  • Jadis « Littérature », voici le Poète gascon véritable « Patrimoine » tant sa place est forte dans « l'inconscient collectif » des Agenais. Pour chaque commémoration, la sempiternelle question se pose à ceux qui l'aiment : « Connaissons-nous le Poète ? », et chaque fois en répondant oui, nous trahissons notre ignorance. Avec le « Jasmin Vrai » publié en 1998, nous avons tenté de combler quelques lacunes ; mais comme toujours en histoire, notre approche de l'Homme et de l'oeuvre s'enrichit en permanence de documents inédits nous le faisant aimer davantage ; mais leur nombre et la nature rendent difficile leur tri, donc leur mise en forme. D'où l'idée d'un dictionnaire qui efface la chronologie et facilite l'approche en faisant passer « du coq à l'âne » sans altérer l'intérêt. Comme une cohabitation conduit inévitablement à une intimité n'interdisant pas la critique qui peut parfois, mais rarement, transparaître, le titre en était trouvé : « Dictionnaire intime de Jasmin ». Et le temps passant, et nous avec, le cent-cinquantième de la mort du « poète de bien », paraissait une des dernières occasions de repartir sur les traces de « notre Jasmin » en le faisant revivre parmi les siens, son peuple de fidèles, ses amis, ses territoires, ses convictions ou leur manque, le monde « grand ou petit » et ses hommes, « petits ou grands », tous à l'écoute d'une voix sincère et d'une poésie doublement riche d'une langue originale et de sentiments profonds. Sans doute nous sommes-nous laissés attendrir par quelques figures peu communes, des lieux, des comportements, et peut-être trop par notre « voisinage » dont le poète tirait fierté, mais dans un Agen recouvrant le territoire de notre « vieille » Province. Mais tout cela valait bien un Dictionnaire !
    Jacques Clouché, fonctionnaire, poète, sportif, élu, est passionné d'histoire locale. Ainsi, après son incontournable Jasmin vrai, il vient de livrer un ouvrage sur La Franc-maçonnerie en Lot-et-Garonne (1759-1840). Jacques Clouché travaille toujours à l'élaboration d'un Dictionnaire politique et biographique du Lot-et-Garonne et met la dernière main à une Chronique de l'Athlétisme en Lot-et-Garonne-Les étés de l'amitié (1892-1950).

  • Les contes que nous présentons sont extraits d'un manuscrit déposé en 1949 aux archives du Musée des Arts et Traditions populaires. Il y figure sous le titre suivant : Contes languedociens et gascons, comparés avec les variantes des mêmes thèmes connues dans les pays de langue d'Oc. L'idée de recueillir les traditions populaires n'était pas nouvelle et tous les écrivains de langue d'Oc, ont connu cette activité adjacente qui n'était pas seulement curiosité d'érudit mais qui stimulait leur propre génie poétique. La Gascogne, région sur laquelle notre recueil s'étend, reste dominée par le grand nom de J.-F. Bladé, auteur de six volumes de contes et poésies populaires qui constituent une véritable somme poétique. Antonin Perbosc, s'il a fait une collecte moins abondante, l'a du moins effectuée dans un esprit de rigueur scientifique absolument nouveau. La plus grande partie de ces contes ont été recueillis par ses élèves alors qu'il était instituteur dans un village du Tarn-et-Garonne, Comberouger. Les élèves avaient été groupés en une société « traditionniste » scolaire, la première du genre, qui dura de 1900 à 1908, compta 51 élèves garçons et filles. L'âge moyen des enfants était de dix à treize ans. Il leur fut recommandé de noter les récits entendus avec la plus grande fidélité et en s'abstenant de façon absolue d'y apporter des modifications. L'âge des enfants était déjà une garantie d'authenticité, la notation en dialecte local en fut une autre. La vallée du Lambon, lieu de rencontre de deux dialectes, le languedocien et le gascon, était un terrain d'enquête privilégié pour un linguiste... (extrait de la Préface, édition originale de 1954).
    Antonin Perbosc (1861-1944), instituteur, bibliothécaire, ethnographe, écrivain régionaliste et occitaniste. On lui doit notamment Contes vièls e novèls, Contes de Gascogne, Lo Got occitan, Lo Libre del Campestre, Lo Libre dels Auzèls ainsi que deux ouvrages de Contes licencieux.
    Rassemblés par la petit-fille de Perbosc, Suzanne Cézerac, illustrés superbement par Arsène Lecoq, voici 66 ans plus tard, une nouvelle édition de ces contes gascons traduits en français (un seul y est présenté en version bilingue).

  • Clic-Clac est le pseudonyme pris par le docteur Elie Moringlane, grand amateur de courses landaises.
    Au tout début du XXe siècle, il écrivait ce petit ouvrage, faisant ainsi le point sur un demi-siècle de course landaise.
    Période capitale de cette tauromachie spécifiquement gasconne qui voit, peu à peu, se fixer les règles et les diverses figures qui la caractérise.
    On pourra mesurer ainsi, à cent ans d'intervalle, ce qu'était la course landaise d'alors : « ... enthousiasme devenu une quasi-religion, et bon nombre de mes compatriotes me donnent la douce consolation de penser qu'ils éprouvent le même sentiment que moi... ».

  • Jusqu'ici, cette partie de l'ancienne Gascogne qu'on nomme maintenant les Landes n'a pas eu encore son histoire. Touché de l'oubli où on a laissé si longtemps les peuples des Landes, de l'Adour et de la Garonne, comme s'ils étaient, en quelque sorte, étrangers à la France, nous avons résolu d'écrire son Histoire ». Ainsi s'exprimait l'auteur dans l'introduction à la première édition, parue l'année de sa mort.
    Depuis lors, peu nombreux sont ceux qui se sont attaqué à ce redoutable et vaste chantier d'écrire une histoire des Landes, car elle se doit d'être plurielle, à l'instar de la mosaïque de pays qui en ont constitué le département.
    Aussi, même incomplet et ancien, l'ouvrage de l'abbé Dorgan reste un outil indispensable et passionnant pour qui veut comprendre et apprécier l'histoire de cette « terre des Landes si hospitalière pour tous », histoire d'avant que ne change profondément sa physionomie avec la plantation systématique du pin maritime sur une grande partie de son territoire.
    Pierre-Hyacinthe Dorgan (1811-1846), abbé, professeur, membre de la Sté française pour la description et la conservation des monuments historiques faisait paraître cet ouvrage, en 1846. Il reste à ce jour un ouvrage irremplaçable de référence sur l'histoire régionale de la Gascogne et particulièrement du pays des "Lannes".

  • Ouvrage mythique, paru au début du XIXe siècle, jamais réédité mais ô combien « pillé » par tous ses successeurs qui écrivirent, particulièrement, sur les Landes et le littoral gascon !
    Ouvrage scientifique, sociologique et historique, il donne un aperçu, assez encyclopédique pour l'époque, du littoral atlantique des Landes, de la Gironde et du pays Basque, d'il y a 200 ans. Une mine incomparable d'informations !
    J.-J. Taillentou - historien des Landes et de leur littoral, président de la Société de Borda - complète, rectifie et explique le texte de Thore par une présentation et des notes toujours nécessaires qui permettent d'approfondir le texte de ce grand précurseur que fut Jean Thore, précurseur enfin remis à l'honneur !

  • Des origines obscures et modestes de la vicomté, en passant par l'union personnelle avec le comté de Foix, par le rêve (presque réalisé) d'un état pyrénéen avec Gaston Fébus au XlVe siècle jusqu'au rêve réalisé, mais fugace, d'un état navarro-béarnais au siècle suivant, le lent mais sûr cheminement du pays souverain de Béarn, entre Pyrénées, Gascogne et France. Une impressionnante, passionnante et précise monographie historique, en trois volumes (tome I : des origines à Henri III de Navarre ; tome II : d'Henri IV à la Révolution ; tome III : la civilisation béarnaise).
    Christian Desplat et Pierre Tucoo-Chala - tous deux furent professeurs à l'Université de Pau - sont, par excellence, les historiens du Béarn. Après le précurseur Pierre de Marca au XVIle siècle, après les érudits du XIXe siècle, ils ont su, brillamment, remettre à jour, compléter et renouveler l'histoire millénaire du Béarn et de ses souverains.

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    Les contes populaires de la Grande-Lande sont un des joyaux de la littérature orale de la Gascogne. Le présent ouvrage reprend quelque 68 autres contes d'Arnaudin. Ce n'est pas peu dire quelle importance a revêtu le collectage de Félix Arnaudin - le "pèc" de Labouheyre - dans la sauvegarde de la mémoire collective gasconne. Une transcription en français aidera ceux qui n'ont qu'une faible connaissance de la langue gasconne afin qu'ils puissent suivre et apprécier le texte original. Une étude sur la prononciation et l'écriture du gascon de la Grande-Lande complète utilement l'ouvrage.

    Los condes de le Lana-Grand que son ua de les jòias de le literatura orau de le Gasconha. Lo líber aqueste que torna préner uns 68 auts condes d'Arnaudin. Qu'es chic díser l'importéncia qu'avot le culhida d'Arnaudin - lou "pèc" de Lebohèira - entau sauvament de le memòria collectiva gascona. Un adobament en francés qu'ajuderà lous qui la coneishença de le lenga gascona e hè hrèita entà poder seguir e presar lo tèxte originau. Un estudiòt suu prononciar deu gascon de le Lana-Grand que complèta de-plan l'obratge.

  • Le paysage de nos vallées pyrénéennes au milieu du XXe siècle, reflétait l'harmonie d'un équilibre déjà réalisé au Moyen Âge. Des champs, des prés, des granges au-dessus des villages et des pacages de haute montagne composaient une mosaïque ordonnée, conquise, et entretenue dans l'espace montagnard. À partir de cette date, cet équilibre et cette économie basculent totalement. Les jeunes quittent les vallées pour les villes. Nous assistons à la fin d'une civilisation dont les derniers acteurs voient disparaître avec nostalgie les fondements de leur vie. Adrien Castéran, dernier berger de cette longue lignée, rassemble toutes les qualités et les valeurs de ces hommes qui ont façonné la montagne, attachés à leur terre, leur troupeau et leurs amis. Originaire du Nistos, dans le piémont, il va parcourir les montagnes de la vallée d'Aure et principalement celle de Cap de Long. Ces pages retracent sa vie, dans ses montagnes et dans les plaines gasconnes lors de la transhumance d´hiver au milieu de ses brebis en liberté. Ce récit apporte un témoignage de la vie des bergers et éleveurs de la vallée et du piémont.

  • Il est vraisemblable que Jeanne d'Albret aurait paru plus grande si son fils avait été moins grand. Cependant, elle ne fut pas seulement la mère d'Henri IV : Jeanne incarna chez nous la Réforme, cette immense révolution, une des plus importantes dans ses prolongements que le monde ait connues et qui n'aurait pu avoir en France son puissant déroulement sans sa présence. Elle incarna aussi la survivance de nos libertés provinciales et particulièrement l'indépendance des régions gasconnes qui n'avaient pas eu de défenseur plus farouche depuis son ancêtre Gaston Fébus. Cette princesse de la Renaissance, amie des lettres et des arts comme sa mère, la Marguerite des Marguerites, écrivant et versifiant avec esprit, sévèrement honnête dans son comportement public, parfaitement pure dans sa vie privée, fut accusée de sectarisme et de sécheresse de coeur. Ce dénigrement systématique devait être très sensible à tous les Béarnais. La renaissance de nos vallées délaissées depuis des siècles date de son règne. Le Béarn lui doit une multitude de petits châteaux, qui portent tous l'empreinte de son caractère. Elle est considérée comme la patronne de ce pays. Les villages tirés de leur torpeur, repeuplés, réconfortés par une bonne législation, de nouvelles industries créées, le lit des rivières approfondi, nous lui devons tout cela. Elle avait le sang ardent des seigneurs à la race desquels elle appartenait, ces Gascons turbulents et audacieux qui avaient remué la France pendant deux siècles. Elle les continua, ne craignant pas la bataille, sachant parler au peuple aussi bien qu'au soldat, toujours prête à risquer sa vie pour la religion, ses intérêts pour ceux de sa race. Plus tard, cette femme dont la vie fut un long drame fut peu défendue. Les biographies d'elle sont fragmentaires, incomplètes ou périmées. J'essayerai surtout, en utilisant des documents épars, édités ou inédits, de faire revivre la figure de celle que dépeignait ainsi d'Aubigné, qui l'avait connue : « Cette princesse n'avait de femme que le sexe, l'âme entière aux choses viriles, l'esprit puissant aux grandes affaires, le coeur invincible aux adversités ».
    Bernard Nabonne, né à Madiran (1897-1951), écrivain, historien, auteur de romans et de biographies historiques. Il obtint le prix Renaudot, en 1927, pour son roman Maïtena. Voici une nouvelle édition, entièrement recomposée de cette biographie, publiée initialement en 1945.

  • Jan Bonnemason, Vicvilhon d'origina, qu'ei un amorós de la lenga que'u leguèn los son ajòus. Après « Ninete bajole », « Dits d'ací... Arradits » e « Vic Vilh ua lenga, un pèis » qu'a causit de'ns presentar un florilègi de mei d'un centenat de bonurets lengatgèrs, pusats tostem a la hont, de las hemnas e deus òmis deu pèis son, mantenidors creators poètas de la lenga biarnesa d'ací e de bitara. Aqueras pèrlas a votz hauta tà exprimir ua pensada de faiçon sarrada e marcanta, aqueths dísers passats en arrepoèrs, aqueras maximas practicas d'arrèglas de vita o d'accions que son autant d'expressions esperituaus de las escadudas on punteja lo plaser de la paraula e lo plaser deus mots. Mots-imatges, tròbas poeticas de las finas, aqueths trèits d'esperit de ger e de uei convidant cadun a préner o tornar préner lenga, que son a saptar shens moderacion.

    Jan Bonnemason, Vicbilhois d'origine, est un amoureux de la langue que lui ont léguée ses ancêtres. Après « Ninete bajole », « Dits d'ací... Arradits » et « Vic-Bilh une langue, un pays », il a choisi de nous présenter un florilège d'une bonne centaine de petits bonheurs langagiers, puisés toujours à bonne source, celle des femmes et des hommes de son pays, mainteneurs créateurs poètes de la langue béarnaise d'ici et de maintenant. Ces paroles à voix haute exprimant une pensée de façon concise et frappante, ces sentences passées en proverbes, ces maximes pratiques de règles de vie ou d'actions sont autant d'expressions heureuses et spirituelles où transparaissent le plaisir de la parole et le plaisir des mots. Mots-images, trouvailles teintées d'humour, d'esprit de finesse et de poésie, ces traits d'hier et d'aujourd'hui, conviant chacun à prendre ou à reprendre langue, sont à déguster sans modération.

  • Alterner contes populaires et moments d'histoire locale, voilà qui est une façon distrayante de mieux connaître sa région. Surtout quand cette région s'appelle Capbreton (l'ancienne baronnie de Laben-ne-Capbreton), seul véritable port landais, entre Bayonne et Arcachon. Des histoires de hitilh (sabbat de sorcières) en passant par la légende du Boucaü de Diü, des épisodes dramatiques ou drolatiques de l'ancien Régime ou de la Révolution, des histoires de toutes sortes, tout finalement est prétexte à découvrir ce qui fait la richesse de ce petit pays gascon. Car, comme l'auteur, cette contrée est gasconne - cap e tout ! Vous ne ferez pas trois pas dans cet ouvrage sans "buter" sur un mot, une expression en gascon mais tout l'art du conteur est de pouvoir manier - et marier - les deux langues pour charmer son auditoire. Et même si vous êtes une chincheparre ou un alhouns-vinut, vous vous laisserez entraîner sur ces chemins de la Gascogne littorale, en compagnie de cette "Torèle" (mais qui est-elle donc ?). De toute façon, un petit nhac de pinhadar, de mer et de sable ne vous fera pas de mal !
    Marie-Claire Duviella, d'origine capbretonnaise, est née en 1944, à Saint-Sever. Professeur d'espagnol jusqu'en 1985, membre de diverses associations culturelles locales et régionales, elle consacre ses recherches à l'histoire maritime de Capbreton.

  • Guillaume de Lamoignon de Malesherbes, grand commis de l´Etat appréhende la réalité provinciale dans la deuxième moitié du XVIIIème siècle, dans sa diversité, dans sa richesse ou sa pauvreté, il permet aussi de découvrir que l´idéologie des Lumières dont il est un des précurseurs, est non seulement une pensée innovante sur le plan des mentalités, mais aussi un principe d´action au plan gouvernemental.


    On le suit pendant 17 jours, du 4 au 21 aout 1767, du Sud des Landes, au Pays Basque et enfin à Salies de Béarn. Continuant la tradition culturelle européenne du Voyage, Guillaume de Malesherbes fait de la province son grand champ de découverte. Libéré des contraintes religieuses traditionnelles, il nous apprend à découvrir et à voir, grâce à ses carnets de notes, ce qu´était, avant le Révolution Française, le Sud-Ouest (Gascogne et Pays Basque),  une des régions les plus méconnues du royaume.


    Nous avons ainsi sous les yeux, deux siècles et demi après, la lumière, les paysages, les espaces qui sont l´objet de ses notes. En naturaliste, il s´intéresse à la géologie, à la botanique, à la zoologie. En ethnographe, les moeurs et traditions populaires du Sud des Landes attirent son attention. En économiste, il passe en revue vie agricole, pêche, activités portuaires et minières, organisations des communications...

  • Tirés de ses innombrables souvenirs et anecdotes qu'elle conserve sur son pays lanusquet, Georgette Laporte-Castède nous offre quelques-unes des histoires savoureuses des Landes d'un autrefois qui est, à la fois, lointain et proche de nous.
    Du Cric et de la Grue, en passant par La vache à l'école, ou encore Le Tchiou-Briuloun, c'est tout un petit peuple des Landes que Georgette Laporte-Castède nous fait découvrir ou remémorer...

  • 30.000 entradas, 9.000 variantas o sinonimes, 3.000 expressions. Lo gascon que s'es totun vestit de « la pelha deu dimenge » !


    La lenga gascona diu entrar, e ce'n va temps, dens lo nosta temporada. Qu'es lo pretzhèit deu diccionari. Qu'i am adoptat la grafia de la refòrma occitana, adaptada au gascon. Lo maine lexicau qu'es pro espandit per cobrir lo lengatge costumèr e la lenga modèrna, de l'actualitat, de la sciéncia, deu jornalisme, de l'ensenhament. Qu'es lo mei important obratge lexicau de la lenga nosta. Un utís de tribalh, de coneishença de la lenga, per avançar decap a la nosta dignitat.


    30.000 entrées, 9.000 variantes ou synonymes, 3.000 expressions. Le gascon a revêtu « les habits du dimanche » !


    La langue gasconne se doit d'entrer, et ce n'est pas trop tôt, dans le monde d'aujourd'hui. C'est la raison d'être de ce dictionnaire.
    L'auteur y a adopté la graphie de la réforme occitane, adaptée au gascon. Le domaine lexical retenu est assez large pour couvrir les emplois du langage de tous les jours et ceux de la langue moderne, de l'actualité, des sciences, du journalisme, de l'enseignement. Voilà le plus important ouvrage lexical de la langue gasconne. Un outil de travail, de connaissance de la langue, pour avancer dans la recherche de sa dignité.

  • L a Gascogne eut, avant moi, des écrivains qui la célébrèrent, surtout cette Gascogne de fantaisie que des littérateurs peu géographes situent on ne sait où, entre l'Espagne et la Touraine. La véritable Gascogne n'est pas si étendue, puisqu'elle comprend à peine deux départements : les Landes et le Gers, avec quelques enclaves minuscules du côté des Pyrénées. Et cette Gascogne-là ne fut pas beaucoup exploitée par les faiseurs de livres. Les Landes, notamment, restèrent longtemps méconnues. Jusqu'au XIXe siècle, les Muses dédaignèrent de s'égarer dans ce désert. [...] La Gascogne, qui m'a vu naître et qui m'a senti l'aimer, ne tardera pas à reprendre le peu de terre dont elle me forma. Je serai heureux, quand je me dissoudrai en elle, si la Gascogne se souvient de quelques histouerottes contenues dans ce livre, entendues, retenues ou imaginées par moi... (extrait de l'AVANT-PROPOS).
    Jean Rameau (de son vrai nom Laurent Labaigt), est né à Gaâs (1858-1942), en Chalosse.
    On lui doit une cinquantaine de romans (entre 1890 et 1932) qui connurent, à l'époque, un large succès ainsi que de nombreux contes et poésies. Le présent recueil de contes, publié initialement en 1939, est la dernière oeuvre du grand écrivain régionaliste landais.

  • Ce petit recueil de chants traditionnels, s'il peut intéresser quiconque désire chanter ou avoir un aperçu du patrimoine musical gascon, est tout particulièrement destiné aux enseignants à la recherche de répertoire de chansons traditionnelles de Gascogne pour les enfants. Afin d'éviter les difficultés de langue, le texte gascon est présenté en graphie classique et en graphie "phonétique" adaptée de l'orthographe française.
    Aqueth liberet de cantas tradi-cionaus, se pòt interessar lo qui vòu cantar o lo qui vòu aver ua idèia bona deu patrimòni musicau gascon, qu'es tot particulàriament dedicat aus ensenhaires qui's cèrcann uns repertòris de cançons tradicionaus de Gasconha entà las ensenhar a la mainadau. Per tant d'esvitar los trabucs de lenga, qu'es presentat, lo tèxte gascon, en grafia classica e en grafia "fonetica", adobada de la deu francés.

  • L'écarteur est le roman qui caractérise par excellence le monde de la Course landaise. Et Delbousquet est bien à la Course landaise ce que Hemingway a été à la Corrida.
    Nul n'a su, sinon Delbousquet, parler et dépeindre ce monde unique des écarteurs, à la fois enracinés au plus profond de la paysannerie gasconne et propulsés sous les lumières parfois tragiques du spectacle où leur existence ne tient parfois qu'à... un « écart ».
    Au delà de l'histoire de haine et d'amour qui traverse le roman, Delbousquet a su mettre en scène la Gascogne, ses paysages, ses senteurs, ses lumières, ses gens dans un style étincelant et sensuel, qui, un siècle plus tard, n'a rien perdu de son pouvoir d'évocation et de magie.
    Né en 1874, à Sos, dans le pays d'Albret (Lot-&-Garonne), Emmanuel Delbousquet, meurt en 1909, laissant plusieurs romans et nouvelles d'une magistrale qualité d'écriture.

  • L'Histoire des Comtes de Poitou d'Alfred Richard - ancien archiviste du département de la Vienne -, éditée pour la première fois en 1903, est fondamentale pour la connaissance de l'histoire du Poitou et de l'Aquitaine des Xe, XIe, et XIIe siècles. Et pour mieux comprendre l'épopée de ces comtes qui devinrent les plus puissants seigneurs du royaume des Francs - ducs d'Aquitaine, ducs de Gascogne, et même, comtes de Toulouse, un court temps - avant d'être sacrés, au XIIe siècle, reines et rois d'Angleterre. Cent ans après cette première et aujourd'hui - introuvable - édition, voici une troisième édition en quatre tomes de ce grand oeuvre de l'Histoire « régionale » qui réjouira tous les amateurs et tous les chercheurs. Les trois « Guillaume » (VIII, IX, X suivant la terminologie « ducale » d'Aquitaine), en moins de cent ans, donne un éclat brillantissime au Poitou et à l'Aquitaine, à la fois politique et militaire mais aussi littéraire avec le premier troubadour (Guillaume IX).

  • Peu de romans ont été publiés sur le département du Lot-et-Garonne, verger de la France pour ses nombreuses productions légumières et fruitières dont le fameux pruneau d'Agen. Un pays particulièrement sensible aux calamités, inondations de Garonne, sécheresse, grêle, sans compter la tempête Klaus qui a dévasté sa forêt, prolongement de celle des Landes de Gascogne. Un département de traditions comme l'ancienne production de résine, de liège ou encore de tabac et resté attaché aux coutumes ancestrales comme la pêche des aloses en Garonne ou la chasse à la palombe.
    C'est dans cet univers que s'inscrit Les palombières de Klaus. La tempête Klaus y sert de fil rouge à une intrigue quasi-policière qui permettra à l'ancien notaire Henri Castagnères de retrouver, et les secrets enfouis de sa naissance pendant l'Occupation et les tortionnaires de sa mère, 65 ans après les faits, grâce à un arbre, abattu par la tornade de janvier 2009. Lequel arbre de la palombière s'avérera diablement « généalogique »...
    Un roman à suspense au coeur de la forêt de Gascogne.
    Aujourd'hui journaliste honoraire, Jean-­Louis Guidez est à la fois attaché au Pas-de-Calais, son pays d'origine, celui des mineurs de fond, et ensuite à sa terre d'adoption où il a effectué une grande partie de sa carrière : le Lot­-et­-Garonne. Écrivain, il décrit les particularismes locaux et les traditions du Nord comme du Sud­-Ouest. Il livre ici sa vision du pays garonnais, dévasté en 2009 par une tempête hors-norme.

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