• Texte intégral révisé suivi d'une biographie d'Antonin Artaud. C'est à l'occasion d'une exposition Van Gogh au Musée de l'Orangerie en janvier 1947, peu avant sa mort, qu'Antonin Artaud écrit ce texte. Il n'y a pas loin, il le sait et il veut qu'on en soit persuadé, de Vincent Van Gogh à Artaud le Mômo. Le ton est âpre, l'ironie mordante, le style jaculatoire. Ainsi, écrit-il, "on peut parler de la bonne santé mentale de Van Gogh qui, dans toute sa vie, ne s'est fait cuire qu'une main et n'a pas fait plus, pour le reste, que se trancher une fois l'oreille gauche, dans un monde où on mange chaque jour du vagin cuit à la sauce verte ou du sexe de nouveau-né flagellé et mis en rage, tel que cueilli à sa sortie du sexe maternel". Pour l'auteur du Théâtre de la Cruauté, Van Gogh "ne s'est pas suicidé dans un coup de folie, dans la transe de n'y pas parvenir, mais au contraire il venait d'y parvenir et de découvrir ce qu'il était et qui il était, lorsque la conscience générale de la société, pour le punir de s'être arraché à elle, le suicida. Et cela se passa avec Van Gogh comme cela se passe toujours d'habitude, à l'occasion d'une partouse, d'une messe, d'une absoute, ou de tel autre rite de consécration, de possession, de succubation ou d'incubation."

  • Tome 2 des aventures d'Al dorsey, détective à Tahiti.
    Daucuns pourraient penser que Tahiti est un pays de cocagne où lon sirote des cocktails face à locéan... Si vous demandez lavis dAl Dorsey, unique détective privé de lîle, il ne manquera pas de vous rire au nez ! Tout, sauf reposant, Tahiti ! Du moins pour lui... Dans ce tome, notre privé retrouve la momie de sa petite amie manchote, Lyao-ly... Il va devoir exercer tout son flair pour remonter la piste des croyances ancestrales flirtant parfois avec le surnaturel et ramener sa bien-aimée à un aspect plus acceptable...
    Patrice Guirao prolonge sa galerie de portraits aux confins dun Pacifique fort éloigné des cartes postales et des bons sentiments, en nous promenant aux quatre coins de la Polynésie en compagnie dun producteur de télévision et dun gourou reconverti dans le trafic dobjets sacrés. Nouvelle réussite pour celui quon peut désormais présenter comme linventeur du roman «noir azur»...

  • L'art abstrait n'est pas né de l'art. Mais d'un contexte. Il émerge au moment où les conditions matérielles et psychologiques de la culture moderne connaissent une profonde mutation. Pour Schapiro, l'art abstrait n'est pas une révolte contre les mouvements artistiques précédents, mais une réaction, entre autres, aux transformations technologiques, qui métamorphosent notre rapport à la représentation. Puisant ses exemples dans différents mouvements artistiques, de l'impressionnisme aux avant-gardes historiques, Schapiro met au jour des aspirations humaines fondamentales, intimement liées à l'histoire. Cependant il montre également, par la voix des artistes, l'intimité de ce contexte avec l'intériorité. L'oeuvre de Kandinsky est certes une lutte contre le matérialisme de la société moderne, mais provient aussi de cette "nécessité intérieure" par laquelle l'artiste, présenté comme le premier peintre abstrait, rejoint la quête expressionniste. Schapiro prend ici le contre-pied des penseurs de son époque, promoteurs du critère de la nouveauté purement artistique et du dualisme manichéen abstraction/figuration. L'art abstrait est au contraire une matière généreuse envers les autres disciplines et a permis de reconsidérer les autres arts, primitifs, les dessins d'enfants ou ceux des aliénés.

  • En s'inspirant des dessins d'André Rouveyre, Golberg écrit un véritable traité d'esthétique de portée générale. Sa Morale retrace une sorte de généalogie intellectuelle de la ligne qui annonce les recherches formelles du cubisme. Golberg réclame un langage visuel nouveau et défend la simplification des formes. De ce processus d'abstraction avant l'heure, il souhaite un renouvellement de l'art. Résolument moderne, sa pensée dialogue volontiers avec la tradition, poursuivant un raisonnement dialectique qui fait tout l'intérêt de son ouvrage. Et les artistes ne s'y sont pas trompés, tant ils sont nombreux, Picasso en tête, à se réclamer de cette pensée. Précurseur et inspirateur, Golberg aborde là la déformation par simplification, le rire, la géométrie, la spiritualité même de la ligne.

    En 1932, Gide se souvient encore de Mecislas Golberg (1868-1907), le qualifiant d'"étrange bohème d'aspect famélique, une sorte d'illuminé de grande intelligence, d'un don littéraire indéniable". Un être énigmatique dont le visage fut sculpté par Zadkine et Bourdelle. Poète et critique d'art, Golberg fut aussi une figure singulière de l'anarchie et l'ami de Guillaume Apollinaire, Henri Matisse, Max Jacob, Henri-Pierre Roché, Auguste Rodin, Pablo Picasso, Henri Matisse ou encore Jules Romain.

  • Extrait
    M'écartant du chemin qui borde la mer je m'enfonce dans un fourré qui va assez loin dans la montagne. Arrive dans une petite vallée. Là, quelques habitants qui veulent vivre encore comme autrefois. Tableaux Matamua "Autrefois" et Hina maruru.
    Je continue ma route. Arrivé à Taravao (extrémité de l'île), le gendarme me prête son cheval. Je file sur la côte est, peu fréquentée par les Européens. Arrivé à Faaone petit district qui annonce celui d'Hitia, un indigène m'interpelle :
    - Eh! L'homme qui fait des hommes (il sait que je suis peintre), viens manger avec nous! (Haere mai ta maha), la phrase hospitalière.
    Je ne me fais pas prier, son visage est si doux. Je descends de cheval ; il le prend et l'attache à une branche, sans aucune servilité, simplement et avec adresse.
    J'entre dans une maison où plusieurs hommes, femmes et enfants sont réunis, assis par terre, causant et fumant.
    - Où vas-tu? me dit une belle Maorie d'une quarantaine d'années.
    - Je vais à Hitia.
    - Pour quoi faire?
    Je ne sais pas quelle idée me traversa la cervelle. Je lui répondis :
    - Pour chercher une femme. Hitia en a beaucoup et de jolies.
    - Tu en veux une?
    - Oui.
    - Si tu veux je vais t'en donner une. C'est ma fille.
    - Est-elle jeune?
    - Eha ("oui").
    - Est-elle jolie?
    - Eha.
    - Est-elle bien portante?
    - Eha.
    - C'est bien, va me la chercher.
    Elle sortit un quart d'heure et tandis qu'on apportait le repas des maioré, des bananes sauvages et quelques crevettes, la vieille rentra suivie d'une grande jeune fille, un petit paquet à la main.
    A travers la robe de mousseline rose excessivement transparente on voyait la peau dorée des épaules et des bras ; deux boutons pointaient dru à la poitrine. Son visage charmant me parut différent de celui des autres que j'avais vus dans l'île jusqu'à présent et ses cheveux poussés comme la brousse, légèrement crépus. Au soleil une orgie de chromes. Je sus qu'elle était originaire des Tonga.
    Quand elle fut assise près de moi je lui fis quelques questions :
    - Tu n'as pas peur de moi?
    - Aita ("non").
    - Veux-tu toujours habiter ma case?
    - Eha.
    - Tu n'as jamais été malade?
    - Aita.
    Ce fut tout. Et le coeur me battait tandis qu'elle, impassible, rangeait devant moi par terre sur une grande feuille de bananier les aliments qui m'étaient offerts. Je mangeais, quoique de bon appétit, timidement. Cette jeune fille, une enfant d'environ treize ans, me charmait et m'épouvantait : que se passait-il dans son âme? Et dans ce contrat si hâtivement conçu et signé j'avais la pudeur hésitante de la signature, moi presque un vieillard.

  • Trois vies, trois destins exceptionnels. Paul Gauguin, le peintre de génie. Robert Louis Stevenson, l'immense écrivain. Alain Gerbault, le navigateur solitaire de l'entre-deux guerres. De ces trois destins, Bernard Gorsky fait le récit, en trois passionnantes biographies. Mais pourquoi ce choix ?
    « En 1961, alors que je voyageais à travers les îles de la Polynésie française, je fus frappé par ce qui me sembla être infiniment plus qu'une coïncidence. Alain Gerbault était enterré à Bora Bora, dans l'archipel des îles Sous-le-Vent. Paul Gauguin l'était à Hiva-Oa, l'une des îles Marquises, enfin, la sépulture de Robert Louis Stevenson se dressait sur le mont Vaea, à Upulu, île des Samoa.

    Le navigateur, le peintre et l'écrivain reposaient chacun dans une tombe aux antipodes de leur pays d'origine. Il m'apparut que, outre cette parenté, ils étaient unis par celle d'une destinée exceptionnelle et d'un accomplissement exemplaire. Ces trois tombes rayonnent d'un éclat universel.

  • À l'instigation de François Bon qui venait de fonder la maison Publie.net, j'ai réuni plusieurs textes consacrés au long des années à Paul Gauguin, à la croisée de sa vie et d'une oeuvre qui est aussi littéraire : outre son abondante correspondance, Gauguin est un mémorialiste et un pamphlétaire remarquable, dont l'écriture âpre et rugueuse danse face au lecteur comme les jambes du boxeur sur le ring.
    Le titre donné à cet ensemble de textes relevant de genres différents (la fiction biographique à travers un feuilleton radiophonique, l'essai critique ou la « lecture d'image ») est une invitation à le lire comme un chantier destiné à rester ouvert. L'oeuvre du peintre qui revendiquait « le droit de tout oser » et affirmait avoir « voulu vouloir » est suffisamment entêtante pour qu'on y revienne sans cesse. Elle est de celles où l'on puise énergie et lumière, cette lumière si particulière qui faisait dire à Mallarmé, face aux premières toiles tahitiennes, qu'il est extraordinaire de générer « tant de mystère dans tant d'éclat ».
    BERTRAND LECLAIR

  • Claude Monet (Paris, 1840 - Giverny, 1926)
    Pour Claude Monet, le qualificatif d'impressionniste est toujours resté un sujet de fierté. Malgré tout ce que les critiques ont pu écrire sur son oeuvre, Monet n'a cessé d'être véritablement impressionniste jusqu'à la fin de sa très longue vie. Il l'a été par conviction profonde, et peut-être a-t-il sacrifié à son impressionnisme beaucoup d'autres possibilités que lui offrait son immense talent. Monet n'a pas peint de compositions classiques avec des personnages, il n'est pas devenu portraitiste, bien que tout cela fût compris dans sa formation professionnelle. Il s'est choisi, en fait, un seul genre, celui du paysage, et il y a atteint un degré de perfection auquel aucun de ses contemporains n'a pu parvenir. Pourtant, le garçonnet avait commencé par dessiner des caricatures. Puis Boudin lui conseilla d'abandonner la caricature et d'opter pour le paysage : c'est que la mer et le ciel, les animaux, les gens et les arbres sont beaux justement dans l'état où les a créés la nature, c'est-à-dire entourés d'air et de lumière. C'est en effet de Boudin que Monet hérita la conviction de l'importance du travail en plein air, conviction qu'il transmit plus tard à ses amis impressionnistes. Monet ne voulut pas entrer à l'École des Beaux-Arts. Il préféra fréquenter une école privée, l'Académie Suisse, fondée par un ancien modèle, quai des Orfèvres, près du pont Saint-Michel. On pouvait y dessiner et peindre un modèle vivant pour une somme modique. C'est là que Monet rencontra le futur impressionniste Camille Pissarro. C'est ensuite dans l'atelier de Gleyre, que Monet rencontra Auguste Renoir, Alfred Sisley et Frédéric Bazille. Il parlait aussi à ses amis d'un autre peintre qu'il avait également trouvé en Normandie. Il s'agissait de l'étonnant Hollandais Jongkind. «Il fut à partir de ce moment mon vrai maître », disait Monet. «C'est à lui que je dois l'éducation définitive de mon oeil ». Ces paysagistes normands, Boudin et Jongkind, se rangent au nombre des maîtres directs des impressionnistes.
    En 1871-1872, les paysages de Monet ne se distinguaient pas encore par une grande richesse de coloris ; ils rappelaient plutôt les tonalités de la peinture des artistes de Barbizon ou les marines de Boudin. Il composait une gamme de coloris sur la base de tons marron-jaune et bleu-gris.
    En 1877, lors de la troisième exposition des impressionnistes, Monet présenta, pour la première fois, une série de tableaux : sept vues de la gare Saint-Lazare. Il les choisit parmi les douze toiles peintes dans la gare. Ce motif, dans l'oeuvre de Monet, est dans la ligne non seulement du Chemin de fer de Manet et de ses propres paysages, avec trains et gare, à Argenteuil, mais aussi de la tendance qui commença à se manifester avec l'apparition des chemins de fer. Un beau matin, il réveilla Renoir avec un cri de victoire : «J'ai trouvé, la gare Saint-Lazare ! Au moment des départs, les fumées des locomotives y sont tellement épaisses qu'on n'y distingue à peu près rien. C'est un enchantement, une véritable féerie ». Il n'avait pas l'intention de peindre la gare Saint-Lazare de mémoire ; il voulait saisir les jeux de lumière du soleil sur les nuages de vapeur qui s'échappaient des locomotives.
    En 1883, Monet avait acheté une maison dans le village de Giverny, à proximité de la petite ville de Vernon. À Giverny, les séries devinrent une des principales méthodes de travail en plein air de Monet. Quand un journaliste, venu de Vétheuil pour interviewer Monet, lui demanda où se trouvait son atelier, le peintre répondit : «Mon atelier ! Mais je n'ai jamais eu d'atelier, moi, et je ne comprends pas qu'on s'enferme dans une chambre. Pour dessiner, oui, pour peindre, non ». Montrant d'un geste large la Seine, les collines et la silhouette de la petite ville, il déclara : «Voilà mon atelier, à moi » Dès la dernière décennie du XIXe siècle, Monet commença à aller à Londres. Il commençait tous les tableaux à Londres, d'après nature, mais en terminait beaucoup, ensuite, à Giverny. Un ami de Monet, l'écrivain
    Octave Mirbeau, écrit que Monet avait accompli un miracle : à l'aide de couleurs, il avait réussi à reconstituer sur la toile une matière quasi insaisissable, à reproduire la lumière solaire, en l'enrichissant d'une quantité infinie de reflets. Claude Monet fut le seul parmi les impressionnistes à avoir mené jusqu'au bout une étude presque scientifique des possibilités de la couleur ; il est peu probable qu'on eût pu aller plus loin dans cette direction.

  • Anna, libraire vient d'acquérir aux enchères le journal intime de Anne-Elisabeth Cézanne, mère du célèbre peintre.
    Cette femme discrète qui a vécu entre un homme d'affaires de grand talent et un fils, génie de la peinture, a-t-elle trouvée une place pour s'épanouir ?
    Au fil des pages, qui nous comptent des morceaux de vie empreinte de sensibilité, on découvre une personne, touchante et bienveillante.
    Une femme qui a côtoyé de grands noms tels que Renoir, qui adorait sa cuisine, Zola, ami de son fils Paul, Gauguin qui admirait la peinture de son fils...
    Tout comme Anna, on se laisse emporter par l'émotion de chaque mot, touché par la retenue qui s'en dégage.

    Une lecture qui fait du bien et qui nous permet de faire partie, un instant, de ce tableau qui est la vie d'Anne-Elisabeth Cézanne.

  • Vincent van Gogh

    Theodore Duret





    VAN GOGH par Théodore Duret est un texte de référence sur l'artiste, par un contemporain engagé dans l'aventure de la peinture de son époque.

    On y suit l'artiste tout au long de sa vie, y compris dans les périodes antérieures à ses débuts artistiques. L'auteur analyse aussi l'oeuvre de Vincent : son évolution, ses innovations, ses techniques, mais aussi ses dessins et son oeuvre littéraire. Au-delà de l'aspect biographique très réussi, le texte est aussi celui d'un critique d'art perspicace, certainement le plus grand de son temps. Maints aspects de ce texte apparaissent avec le recul comme prophétiques. Duret était bien plus qu'un témoin, il était aussi un acteur (il a entre-autres introduit le japonisme en France en 1872) et a lui-même influencé Van Gogh , comme on le verra dans le livre.

    L'édition enrichie de VisiMuZ comprend en sus du texte 150 photos de tableaux, agrandissables en plein écran par simple-tap. Pour chacune, les dimensions, la localisation sont précisées.

    Tableaux, dessins, lithographies sont aussi commentés lorsque des informations complémentaires peuvent enrichir la lecture.
    S'il est d'abord une source de plaisir, le texte devient aussi un instrument d'étude pour les étudiants et professionnels de l'art. En sus de la lecture classique, vous pouvez parcourir les oeuvres sous forme de diaporama.
    Pour un livre d'art, voici au moins 4 bonnes raisons de préférer le numérique au papier :
    - Agrandissement de la photo pour mise en valeur des détails
    - Bénéficier grâce à la tablette d'un cadre qui met en valeur le tableau
    - Création d'une photothèque personnelle avec les photos de l'ebook
    - Adaptation de la taille des caractères à la vue de chacun.
    Plusieurs catalogues raisonnés de l'oeuvre de Van Gogh ont été réalisés. Celui de Jean-Baptiste de La Faille (1928, dernière édition en 1970), malgré les découvertes faites depuis son élaboration, continue à servir de référence. Un catalogue plus récent a été établi par Giovanni Testori et Luisa Arrigoni en 1990. Pour faciliter le repérage dans l'oeuvre de Manet, nous indiquons donc pour chaque tableau le numéro de référence dans ces deux catalogues.

  • En contrepoint des lieux communs de la fantasmagorie occidentale sur les «Bons sauvages» et les «vahine aguicheuses» , un nouveau mythe naquit à la fin du XXe siècle, évoquant la situation privilégiée des femmes présentées comme socialement dominantes au point que certains qualifièrent la société tahitienne de matriarcat. La popularité de cette proposition adoptée par lopinion publique ne peut que laisser pantois ceux qui connaissent la réalité des violences familiales et conjugales subies par les enfants et les femmes de ces îles qui ne sont pas épargnées par ce phénomène comme certains voudraient le faire croire. Cet ouvrage révèle une étude mesurant précisément cette violence longtemps cachée par le déni et la honte, explore les multiples causes locales, sociales et «culturelles» de ce phénomène et aborde les raisons de son universalité. Les Tahitiennes dominent-elles ou sont-elles dominées ? Ce livre démontre les paradoxes dune situation qui ne peut pas être réduite à ces alternatives simplistes. La coexistence des violences et du «mythe du matriarcat» est replacée dans la dynamique des relations entre mouvement de renouveau culturel et situation coloniale, entre stratégies politiques des partis autonomistes et indépendantistes, entre intérêts divergents des femmes et des hommes imbriqués dans les bouleversements sociaux qui ont affecté la société tahitienne.




  • RENOIR par Ambroise Vollard est un texte de référence sur l'artiste, par un contemporain engagé dans l'aventure de la peinture de son époque.

    Ambroise Vollard (1866-1939) est d'abord un marchand d'art précurseur et célèbre mais il est aussi un écrivain constamment réédité depuis 1920. Il a suivi l'artiste comme marchand et comme confident de 1894 à sa mort en 1919. Il a noté ses conversations avec Renoir et a écrit ensuite une biographie qui a fait date. Rédigé le plus souvent sous forme de dialogue, son texte est particulièrement vivant et intéressant.

    L'édition enrichie de VisiMuZ rajoute au texte intégral de la biographie, plus de 200 photos de tableaux, agrandissables en plein écran par simple-tap. Pour chacune, les dimensions, la localisation (musée, collection) sont précisées. Cette édition est donc à la fois un livre de la catégorie « beaux-arts » et une biographie de référence. Le lecteur voit apparaître les différents tableaux au fur et à mesure de sa lecture, peut les consulter en plein écran, et les agrandir plus encore pour regarder un détail.

    Outre les illustrations, ces textes de référence sont complétés par d'autres anecdotes issues des biographies de Georges Rivière et Jean Renoir et des commentaires VisiMuZ.
    En replaçant les tableaux dans le contexte global de l'oeuvre de l'artiste, en faisant comprendre au lecteur l'évolution artistique du peintre, VisiMuZ rend sa biographie plus attrayante et pédagogique.

    Pour un livre d'art, voici au moins 5 bonnes raisons de préférer un livre numérique au papier :
    - disponibilité permanente où que vous soyez, avec un encombrement minimal,
    - adaptation de la taille des caractères à la vue de chacun,
    - agrandissement des photos pour mise en valeur des détails,
    - création d'une photothèque personnelle avec les photos de l'ebook,
    - tableaux mis en valeur, encadrés par la tablette.

  • Histoire d'Édouard Manet et de son oeuvre est d'abord l'histoire d'une aventure hors du commun, celle de l'homme Manet, et celle de la révolution qu'il introduisit à son corps défendant dans la vie artistique de son époque. On y croise tous les grands peintres mais aussi les poètes (Baudelaire, Mallarmé), les politiques, les critiques, les demi-mondaines, les amis et les ennemis. L'auteur analyse aussi l'oeuvre de Manet : ses évolutions, ses innovations, ses choix (par exemple ses liens avec les Impressionnistes), ses ruptures, en les confrontant à celles des tenants de la tradition. On y découvre les conceptions de Manet vis-à-vis de ses oeuvres, les raisons des lazzi du public, on suit aussi les évolutions du goût sur près de 70 ans.

    Le texte de l'auteur
    Théodore Duret (1838-1927), de huit ans plus jeune que Manet, était devenu son ami. Il avait d'abord soutenu son oeuvre à la fois comme critique d'art et comme collectionneur, à une époque où son oeuvre était moquée et méprisée, puis l'a côtoyé.
    Aorès la mort de l'artiste, Duret a établi le premier catalogue de ses oeuvres et écrit sa biographie. La première édition a été publiée en 1902, chez Georges Charpentier, éditeur proche des artistes. La seconde a été éditée par la galerie Bernheim-Jeune en 1919. Nous avons repris le texte, remanié par l'auteur, de cette édition.
    Le texte fourmille d'anecdotes, de tranches de la vie artistique et parisienne entre 1850 et 1883. Il permet aussi de structurer la connaissance que l'on a de l'artiste en le replaçant dans le temps et les lieux de sa vie. C'est tout un monde qui revit, et la compréhension des querelles artistiques de cette époque éclaire toute la vision de l'art au XXe siècle qui suivra.
    Le texte de l'édition de 1919 comprenait un peu plus de 230 pages. Enrichie par l'iconographie, l'édition numérique de VisiMuZ correspond à un équivalent papier de plus de 300 pages (le nombre de pages dépendant évidemment pour un livre numérique de la police choisie)



    L'édition enrichie de VisiMuZ

    Elle comprend en sus du texte 140 photos de tableaux soit un quart de l'oeuvre complète de l'artiste. Pour chacune, les dimensions, la localisation sont précisées, ainsi que la référence au catalogue raisonné établi par Denis Rouart (fils de Julie Manet, et petit-fils d'Eugène Manet et Berthe Morisot) et Sandra Orienti en 1967. Pour faciliter le repérage dans l'oeuvre de Manet, nous indiquons donc pour chaque tableau le numéro de référence (précédé de la lettre O) dans le catalogue raisonné Rouart-Orienti.
    Tableaux, dessins, lithographies sont parfois commentés lorsque des informations complémentaires peuvent enrichir la lecture.
    S'il est d'abord une source de plaisir, le texte devient aussi par là-même un instrument d'étude pour les étudiants et professionnels de l'art.
    En sus de la lecture classique, vous pouvez parcourir les oeuvre sous forme de diaporama.
    Pour un livre d'art, voici au moins 4 bonnes raisons de préférer le numérique au papier :
    - Agrandissement de la photo pour mise en valeur des détails
    - Bénéficier grâce à la tablette d'un cadre qui met en valeur le tableau
    - Création d'une photothèque personnelle avec les photos de l'ebook
    - Adaptation de la taille des caractères à la vue de chacun



  • Seit die alten Griechen die ersten Kouroi schufen, inspirierten Kinder einige der grßten Künstler der Welt. Ob Porträts von ihren eigenen Kindern, Freunden oder Familienmitgliedern, oder als nostalgische psychologische Studie der eigenen Kindheit, Darstellungen von Kindern in der Kunst bleiben eindrucksvolle Beispiele für den Schnittpunkt zwischen der malerischen Unschuld der Kindheit und der methodischen Arbeit des erwachsenen Künstlers. In diesem neuen Puzzle-Buch bekommen Kinder die Gelegenheit, kleine Jungen und Mädchen wie sie selbst, von großen Künstlern dargestellt, zu sehen und dabei zu erfahren, wie Kinder im Laufe der Geschichte aufwuchsen, und gleichzeitig eine Verbindung zur Welt der Kunst zu entwickeln.

  • Paul Gauguin was first a sailor, then a successful stockbroker in Paris. In 1874 he began to paint at weekends as a Sunday painter. Nine years later, after a stock-market crash, he felt confident of his ability to earn a living for his family by painting and he resigned his position and took up the painter's brush full time. Following the lead of Cézanne, Gauguin painted still-lifes from the very beginning of his artistic career. He even owned a still-life by Cézanne, which is shown in Gauguin's painting Portrait of Marie Lagadu. The year 1891 was crucial for Gauguin. In that year he left France for Tahiti, where he stayed till 1893. This stay in Tahiti determined his future life and career, for in 1895, after a sojourn in France, he returned there for good. In Tahiti, Gauguin discovered primitive art, with its flat forms and violent colours, belonging to an untamed nature. With absolute sincerity, he transferred them onto his canvas. His paintings from then on reflected this style: a radical simplification of drawing; brilliant, pure, bright colours; an ornamental type composition; and a deliberate flatness of planes. Gauguin termed this style "synthetic symbolism".

  • Paul Gauguin

    Charles Morice

    Paul Gauguin par Charles Morice est un texte de référence sur l'artiste, par un contemporain engagé dans l'aventure de la peinture de son époque.

    Charles Morice (1860-1919) est d'abord un écrivain et poète, engagé dans l'aventure du Symbolisme (qui lui doit son nom). Mais c'est aussi un ami de Gauguin, avec qui il écrivit à quatre mains certains textes. Il l'a aussi beaucoup aidé durant ses deux périodes tahitiennes. Son livre est incontournable pour qui veut comprendre Gauguin.
    L'édition enrichie de VisiMuZ rajoute au texte intégral de la biographie, plus de 160 photos de tableaux, agrandissables en plein écran par simple-tap. Pour chacune, les dimensions, la localisation (musée, collection) sont précisées. Cette édition est donc à la fois un livre de la catégorie « beaux-arts » et une biographie de référence. Le lecteur voit apparaître les différents tableaux au fur et à mesure de sa lecture, peut les consulter en plein écran, et les agrandir plus encore pour regarder un détail.

    Outre les illustrations, ces textes de référence sont complétés par d'autres anecdotes issues d'autres témoignages sur l'artiste et des commentaires VisiMuZ.
    En replaçant les tableaux dans le contexte global de l'oeuvre de l'artiste, en faisant comprendre au lecteur l'évolution artistique du peintre, VisiMuZ rend sa biographie plus attrayante et pédagogique.

    Pour un livre d'art, voici au moins 5 bonnes raisons de préférer un livre numérique au papier :
    - disponibilité permanente où que vous soyez, avec un encombrement minimal,
    - adaptation de la taille des caractères à la vue de chacun,
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  • Este livro convida o leitor a seguir o visionário Paul Gauguin de França até à exótica Tahiti, guiado pelas suas coloridas obras de arte. Apresentando uma colecção de trabalhos icónicos e menos conhecidos deste influente artista , o livro realça o famoso estilo erótico e primitivo de Gauguin, assim como a utilização de cores vivas. Este prático livro é a prenda ideal para os fãs do artista ou para aqueles que ainda não conhecem o trabalho de Gauguin.

  • Paul Gauguin was first a sailor, then a successful stockbroker in Paris. In 1874 he began to paint at weekends as a Sunday painter. Nine years later, after a stock-market crash, he felt confident of his ability to earn a living for his family by painting and he resigned his position and took up the painter's brush full time. Following the lead of Cézanne, Gauguin painted still-lifes from the very beginning of his artistic career. He even owned a still-life by Cézanne, which is shown in Gauguin's painting Portrait of Marie Lagadu. The year 1891 was crucial for Gauguin. In that year he left France for Tahiti, where he stayed till 1893. This stay in Tahiti determined his future life and career, for in 1895, after a sojourn in France, he returned there for good. In Tahiti, Gauguin discovered primitive art, with its flat forms and violent colours, belonging to an untamed nature. With absolute sincerity, he transferred them onto his canvas. His paintings from then on reflected this style: a radical simplification of drawing; brilliant, pure, bright colours; an ornamental type composition; and a deliberate flatness of planes. Gauguin termed this style "synthetic symbolism".

  • Ce livre est à la fois une biographie (la vie) et une étude de l'oeuvre de Paul Cézanne (1839-1906).



    Retrouvez les périodes romantiques, impressionnistes, constructives et synthétiques du plus décriéé et du plus admiré des peintres ! Retrouvez les différentes toiles de l'Estaque, de la Sainte-Victoire, des Joueurs de cartes, les portraits d'Hortense, la vie autour de Paris (Auvers-sur-Oise, Fontainebleau, Melun, etc.) et à Aix-en-Provence avec plus de 220 tableaux disséminés dans le monde entier !
    Georges Rivière (1855-1943), l'auteur, était un écrivain et un critique d'art influent pendant près de 70 ans. Il a connu personnellement Renoir et Cézanne lors de la décennie impressionniste (1874-1886). Ami de Cézanne dès 1877, il deviendra encore plus proche de sa famille quand sa fille René épousera Paul junior en 1913, quelques années après la mort de l'artiste. Les familles Rivière, Renoir et Cézanne étaient très liées et la biographie que Georges Rivière nous a laissée de l'artiste ne pouvait puiser à de meilleures sources que celles auprès desquelles il s'est documenté.
    L'édition originelle de ce livre était parue en 1933. L'édition enrichie de VisiMuZ rajoute au texte de très nombreux commentaires sur les éléments de la vie de l'artiste découverts depuis, de nombreuses anecdotes relatives à ses oeuvres, et plus de 220 photos de tableaux, dessins ou estampes, agrandissables en plein écran par simple-tap.
    Pour chacun, les dimensions, la localisation (musée, collection) sont précisées. Cette édition est donc à la fois un livre de la catégorie « beaux-arts » et une biographie de référence. Le lecteur voit apparaître les différents tableaux au fur et à mesure de sa lecture, peut les consulter en plein écran, et les agrandir plus encore pour regarder un détail.
    En replaçant les tableaux dans le contexte global de l'oeuvre de l'artiste, en faisant comprendre au lecteur l'évolution artistique du peintre, VisiMuZ rend sa biographie plus attrayante et pédagogique.
    Pour un livre d'art, voici au moins 5 bonnes raisons de préférer un livre numérique au papier :

    disponibilité permanente où que vous soyez, avec un encombrement minimal,
    adaptation de la taille des caractères à la vue de chacun,
    agrandissement des photos pour mise en valeur des détails, et tableaux mis en valeur, encadrés par la tablette.
    création d'une photothèque personnelle avec les photos de l'ebook,
    constitution d'une bibliothèque « beaux-arts » pour un budget très raisonnable.

  • La collection populaire de parkstone sur les « cinq plus beaux/belles...» offre aux jeunes lecteurs un cours miniature d'histoire de l'art, associant des puzzles interactifs représentant les chefs-d'oeuvre de l'art à des textes simples mais didactiques. ces livres fournissent aux parents et aux professeurs un moyen de développer l'imagination artistique des enfants, posant les fondations d'une vie future d'amateurs d'art. Que ce soit des portraits de leurs propres enfants, d'amis ou membres de la famille, les représentations d'enfants sont toujours des exemples saisissants du lien entre l'innocence de l'enfance et le travail méthodique du talent artistique adulte. dans ces charmants nouveaux livres en puzzles, les enfants peuvent découvrir des petites filles et des petits garçons tous comme eux, peints par de grands artistes. ils apprennent comment les enfants ont grandi à travers les âges, tout en éprouvant une véritable connexion avec le travail d'artistes de génie.

  • La collection populaire de parkstone sur les « cinq plus beaux/belles...» offre aux jeunes lecteurs un cours miniature d'histoire de l'art, associant des puzzles interactifs représentant les chefs-d'oeuvre de l'art à des textes simples mais didactiques. ces livres fournissent aux parents et aux professeurs un moyen de développer l'imagination artistique des enfants, posant les fondations d'une vie future d'amateurs d'art. Que ce soit des portraits de leurs propres enfants, d'amis ou membres de la famille, les représentations d'enfants sont toujours des exemples saisissants du lien entre l'innocence de l'enfance et le travail méthodique du talent artistique adulte. dans ces charmants nouveaux livres en puzzles, les enfants peuvent découvrir des petites filles et des petits garçons tous comme eux, peints par de grands artistes. ils apprennent comment les enfants ont grandi à travers les âges, tout en éprouvant une véritable connexion avec le travail d'artistes de génie.

  • Ever since the ancient greeks sculpted the first kouros, children have been a source of inspiration for some of the world's greatest artists. Whether portraits of their own children, friends, and family members, or a nostalgic psychological portrayal of the artist's own youth, depictions of children in art remain arresting examples of an intersection between the picturesque innocence of childhood and the methodical work of adult artistry. In this delightful new puzzle book, children get a chance to see little boys and girls just like them as portrayed by great artists, learning about how children grew up throughout history while experiencing a genuine connection with works of artistic genius.

  • Ever since the ancient greeks sculpted the first kouros, children have been a source of inspiration for some of the world's greatest artists. Whether portraits of their own children, friends, and family members, or a nostalgic psychological portrayal of the artist's own youth, depictions of children in art remain arresting examples of an intersection between the picturesque innocence of childhood and the methodical work of adult artistry. In this delightful new puzzle book, children get a chance to see little boys and girls just like them as portrayed by great artists, learning about how children grew up throughout history while experiencing a genuine connection with works of artistic genius.

  • Seit die alten Griechen die ersten Kouroi schufen, inspirierten Kinder einige der grßten Künstler der Welt. Ob Porträts von ihren eigenen Kindern, Freunden oder Familienmitgliedern, oder als nostalgische psychologische Studie der eigenen Kindheit, Darstellungen von Kindern in der Kunst bleiben eindrucksvolle Beispiele für den Schnittpunkt zwischen der malerischen Unschuld der Kindheit und der methodischen Arbeit des erwachsenen Künstlers. In diesem neuen Puzzle-Buch bekommen Kinder die Gelegenheit, kleine Jungen und Mädchen wie sie selbst, von großen Künstlern dargestellt, zu sehen und dabei zu erfahren, wie Kinder im Laufe der Geschichte aufwuchsen, und gleichzeitig eine Verbindung zur Welt der Kunst zu entwickeln.

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