• La guerre des Gaules

    Jules César

    • Larousse
    • 10 Février 2016

    La conquête de la Gaule (58-51 av. J.-C.) racontée par Jules César. Cette conquête lui donnera la gloire militaire et une armée fidèle (avec laquelle il franchira le Rubicon en 49 et marchera sur Rome, ce qui déclenchera la guerre civile).
    César et Vercingétorix, Gergovie ou Alésia : voici mis en scène les acteurs et les grands épisodes de la guerre des Gaules qui a changé le cours de l'Histoire.
    OEuvre citée dans les programmes d'enseignement des langues et cultures de l'Antiquité (lycée).

  • La civilisation gauloise n'aura plus de secrets pour vous.
    Les fouilles archéologiques menées depuis une trentaine d'années ont mis au jour villages et fermes fortifiées, tombes et sanctuaires. Leur étude a révolutionné l'histoire des Gaulois, brisant moult légendes et établissant des vérités incontestables. Mais qui étaient-ils justement, ces Gaulois... ou ces Celtes ? Des géants blonds et moustachus qui combattaient nus ? Habitaient-ils des huttes rondes ? Craignaient-ils que le ciel ne leur tombe sur la tête ? La Gaule est-elle une invention du Romain César ? Les druides étaient-ils de simples prêtres ? Le site d'Alésia se situe-t-il en Bourgogne ? Les Gauloises jouaient-elles un rôle important ? Grâce à cette brillante synthèse sous forme de questions-réponses, la civilisation gauloise n'aura plus de secrets pour le lecteur.

  • 475 après J.C., la paix de l'empire romain vacille. Alors qu'un traité de paix pourrait apaiser les tensions, une tentative d'assassinat les ravive. Une intrigue haletante qui plonge le lecteur dans le Paris du ve fidèlement restitué.Octobre 475 après J.-C. L'empire romain d'Occident est sur le point de disparaître. Le sud de la Gaule est aux mains des Wisigoths, l'est des Burgondes. Au nord, Geneviève, qui dirige Paris et cherche à préserver la paix, tente une ultime médiation entre deux chefs de guerre qui s'apprêtent à s'affronter : Syagrius, le romain, et Childéric, le roi franc. Lupicin, l'abbé de Condat, arrive d'Arles pour la seconder, avec son aide Vercel, un jeune orfèvre, et Nantilde, une belle franque qui est la nièce de Geneviève.
    Mais, à trois jours de la signature du traité, Childéric est victime d'une tentative d'empoisonnement. La réussite de la médiation est compromise, les tensions s'avivent, la guerre menace, l'empire est en péril.
    Dans cette agitation, Lupicin et Vercel tentent de trouver le coupable de la tentative d'assassinat mais le mystère s'avère plus obscur que prévu. En cette période de déliquescence politique, personne ne joue franc jeu, les haines sont légion et les ennemis pullulent.
    Une intrigue haletante qui plonge le lecteur dans le Paris de la fin du ve siècle fidèlement restitué, au coeur des problématiques géopolitiques et spirituelles du temps. Le deuxième tome de la saga
    L'avènement des barbares, après
    L'or, la paille, le feu (2020).

  • Ecrit sous la dictée et publié à titre posthume, cet ouvrage est le fruit des dernières réflexions de l'empereur Napoléon Bonaparte en exil à Sainte-Hélène, une analyse avertie d'un chef de guerre par un autre chef de guerre. Entouré de ses derniers fidèles, Napoléon aborde un sujet qu'il connaît depuis l'enfance et maîtrise à la perfection, s'attachant à restituer les combats décisifs de la guerre des Gaules puis de la guerre civile et à les commenter en stratégie éclairé. L'étude comparée des conflits antiques et modernes fait apparaitre l'influence durable du génie césarien auant que les boulversements tactiques liés à l'émergence de l'artillerie, dans une fresque vivante et synthétique de l'art de la guerre romaine.

  • 52 av. J.-C. Antiacos, jeune Gaulois, est un des guerriers de l'armée de Vercingétorix, dans la guerre qui l'oppose aux troupes romaines de Jules César. Vercingétorix est parvenu à réunir autour de lui plusieurs tribus de Gaule pour repousser l'envahisseur. Mais Jules César est un adversaire redoutable, et l'alliance entre les tribus gauloises est fragile : Antiacos et ses compagnons pourront-ils gagner leur combat ?

  • Toute la vie de saint Martin, en 168 vignettes illustrées pour les enfants.

  • Alésia, 52 avant J.-C.

    Yann Le Bohec

    De fin août à début octobre 52 avant Jésus-Christ, les armées romaines de César font face aux troupes gauloises menées par le jeune chef arverne, Vercingétorix. Victorieux fin avril à Gergovie, ce dernier a réuni de nombreuses troupes et prépare la « nation » gauloise au combat.
    Spécialiste d'histoire militaire, Yann Le Bohec vient combler une lacune : pour la première fois, Alésia est abordée non pas par l'archéologie, mais au plus près des combattants et des opérations militaires.
    Brossant un tableau complet de la bataille décisive de la guerre des Gaules, il désigne le responsable de la guerre et ses motivations, et s'interroge : les Gaulois avaient-ils une chance de gagner ?, comment Gaulois et Romains combattaient-ils ?, quelle était la meilleure tactique ? Par l'analyse du siège et des quatre batailles qui se sont déroulées à Alésia, il nous donne à comprendre la compétence de César, l'efficacité des légions, l'héroïsme des Gaulois, le génie de Vercingétorix.
    L'auteur revient aussi sur l'éternel débat pour le clore : où se trouve Alésia ? Enfin, et surtout, il répond à une question jamais posée : pourquoi Vercingétorix a-t-il été vaincu ?

  • Ecrire la biographie de Vercingétorix relève de la gageure, les sources le concernant se résumant quasiment à un seul livre, laGuerre des Gaules, dont l´auteur n´est autre que Jules César, son vainqueur. Il est vrai que l´histoire ne met en scène le chef gaulois que quelques mois de l´année 52 avant notre ère. 52, l'année du siège de Bourges, de la victoire de Gergovie, de la défaite d´Alésia. Le guerrier de vingt ans promu au rang de rassembleur de la nation gauloise s´oppose alors au Romain qui va devenir l'homme le plus puissant du monde.
    Reconstituant avec rigueur les faits militaires et invitant à une relecture du texte de César, qu´il confronte à ce que l´on sait aujourd´hui de la Gaule contemporaine, Paul M. Martin développe une thèse nouvelle : loin d´avoir été - comme on l'a longtemps présenté - un politique visionnaire et passionné d´unité nationale, Vercingétorix était en réalité manipulé par les forces religieuses qui dominaient la Gaule et ne cherchait qu´à reconstituer l´ancienne puissance de la principauté arverne (l'Auvergne). En revanche, il ne fut pas le simple faire-valoir de César que l´on a dit, mais un véritable génie militaire digne du nom qu´il portait, « grand roi des guerriers ». Se dessine alors le portrait d´un nouveau Vercingétorix, loin des hagiographies, dans toute sa vérité historique.

  • Le grand historien Lucien Jerphagnon (1921-2011) n'a cessé d'interroger l'histoire avec le savoir pénétré d'ironie et d'érudition du sage, et de questionner les philosophes, contemporains de Platon ou de nos républiques, qu'il a su replacer dans leurs époques, et dont il nous a donné à respirer " l'air du temps ".
    Ce livre reprend tous les textes de critique, inédits en volume, qu'il publia entre 1962 et 2011 dans plusieurs grandes revues françaises et internationales : Historia, L'Histoire, La Nouvelle Revue d'Histoire, Latomus (Société d'études latines, Bruxelles), Les Études philosophiques, La Revue belge de philologie et d'histoire, La Revue de métaphysique et de morale, La Revue des Deux Mondes, La Revue philosophique de Louvain, etc.
    L'ensemble dessine un panorama de la recherche historique sur plus de cinquante ans, en même temps qu'il constitue un recueil aussi enrichissant que savoureux. On voit un grand historien au travail, guidé par le souci de la vérité, de la rigueur et de la justesse, et qui nous présente dès lors le plus passionnant des cabinets de lecture.

  • Luern est fou de joie. Le jeune Gaulois va combattre dans l'armée que le chef arverne Vercingétorix est en train de lever contre les troupes romaines ! Avec son maître, il part rejoindre Gergovie, où Vercingétorix et les tribus gauloises alliées comptent piéger l'armée romaine. Tandis que les adversaires se préparent à l'affrontement, Luern se retrouve abandonné par ses compagnons, et contraint de faire équipe avec un jeune Romain, Titus...

  • 475 après J.-C., Arles, dernier bastion de romanité, est le cadre d'un complot politique sans précédent : les barbares sont à la porte. Le destin de la ville est entre les mains d'un vieil abbé et d'un jeune orfèvre...En 475 après J.-C., toute la Gaule, ou presque, est aux mains des barbares : Francs, Burgondes, et surtout Wisigoths. Arles, ville de premier plan en Gaule depuis deux siècles, est le dernier bastion de la romanité dans le pays. Derrière ses remparts, un commerçant de vin a disparu. Myriam, la fille de ce dernier manque d'être enlevée sous les yeux d'un jeune orfèvre, Vercel. Vercel invoque alors l'aide de Lupicin, un vieil abbé de passage à Arles aussi sage et malin que Lupicin est audacieux et naïf. L'étrange tandem mène l'enquête et se retrouve au coeur d'un complot politique d'une ampleur sans égal, les Wisigoths menacent de reprendre la ville...
    Appuyé sur une recherche documentaire solide, l'auteur offre un aperçu haut en couleurs de la vie quotidienne et des enjeux politiques de cette époque méconnue, quand l'empire romain d'Occident brille de ses derniers feux. Une intrigue menée tambour battant dans laquelle se mêlent amour, humour, trahisons et combats épiques.
    Le premier tome d'une saga historique et policière.

  • Alésia

    Jean-Louis Voisin

    L'ouvrage qui met fin à la polémique.
    Alésia, ce n'est pas seulement la célèbre bataille qui opposa les Romains de César aux Gaulois de Vercingétorix en 52 av. J.-C. C'est aussi un village gallo-romain qui continua de vivre en paix sur le Mont-Auxois, comme le prouvent les fouilles initiées dès 1861. C'est encore le sujet d'une étonnante somme littéraire et historique ( Bellum Gallicum), qui soutend l'intense polémique entre savants et journalistes sur la véracité du site d'Alise-Sainte-Reine, en Côte-d'Or. C'est enfin le lieu du martyre de sainte Reine.
    Avec une clarté remarquable, une immense érudition et un grand sens du récit, Jean-Louis Voisin reconstitue l'image complète de ce haut lieu, symbole de ce " moment qui oriente encore aujourd'hui, par ses conséquences, le destin de notre pays ".

  • "Mars 54 av. J.-C. Titus Flaminius, riche patricien et avocat, se rend à la réception de Marcus Licinius Crassus, l'homme le plus riche de Rome et l'un des membres, avec César et Pompée, du triumvirat qui dirige le pays. Titus s'est lancé en politique sur les instances de César qui a décidé d'en faire son gendre. Il a l'intention d'adopter Simplicia, la fille d'un de ses officiers mort héroïquement en Gaule et de l'offrir en mariage à Titus. C'est à l'occasion de la réception de Crassus qu'il la lui présente. Intimidée, la jeune fille s'isole, et Titus la voit s'entretenir avec le maître des lieux. Quand Titus la retrouve, elle est très inquiète, mais refuse d'en donner la raison. De retour au domicile conjugal, Simplicia est assassinée. Titus trouve auprès de son corps, une étoffe inconnue, d'une douceur insolite. Son ami Brutus lui propose son aide pour mener l'enquête et ne tarde pas à découvrir qu'il s'agit d'un ruban de soie, très rare à cette époque.
    Parallèlement, Titus se voit invité par Crassus, le triumvir, à défendre Marcus Decimus, un de ses soldats qui doit partir en campagne avec lui contre les Parthes. L'affaire semble tout acquise et, plaidant la légitime défense de son client, Titus emporte le procès. Pour le remercier, Marcus Decimus l'invite chez lui... et le poignarde ! Mais Titus échappe à la mort par miracle. Se remettant avec peine, il est aidé de Brutus pour mener cette double enquête. Ensemble, il découvre que la mort de Simplicia et l'attaque dont il a été victime sont liés : la découverte de la fabrication de la soie semble en être le mobile. Mais pourquoi Marcus Decimus a-t-il tenté de l'assassiner ? Qui est-il vraiment ? Que cherche Crassus en partant en guerre contre les Parthes ?
    Une fois remis de ses blessures, Crassus rejoindra les troupes romaines en lutte contre les Parthes en Mésopotamie, peuple d'Orient qui empêche les Romains de rencontrer les Serres (les Chinois), producteurs de soie. Il mènera l'enquête avec le mystérieux Arsace, sur la route de la Soie et des Amazones. "

  •  0500La célèbre bande dessinée « Les Aventures d'Astérix le Gaulois » a forgé dans nos esprits l'image des Gaulois. Et si la BD disait vrai ? Un archéologue relève le défi de confronter la série culte au jeu du « vrai ou faux » pour nous conter la véritable histoire de la Gaule et des Gaulois.
    Des us et coutumes de la vie quotidienne au tour de Gaule des principales cités, David Louyot passe au crible nos connaissances actuelles sur le monde gaulois en confrontant l'univers créé par Goscinny et Uderzo, les écrits des Anciens et les découvertes archéologiques les plus récentes. Il brosse un tableau vivant et plein de surprises de la vie de nos ancêtres les Gaulois et de leurs ennemis héréditaires, les Romains.
    Une étude comparée captivante et érudite, à lire comme une promenade. Une leçon d'histoire aussi surprenante qu'instructive.0300En 50 ans et plus de 100 millions d'albums , la série Astérix a forgé dans nos esprits l'image des Gaulois . Et si la BD disait vrai ? Un archéologue relève le défi de confronter la série culte au jeu du « vrai ou faux » pour nous conter la véritable histoire de la Gaule.
    A partir d'une analyse de la sérieAstérix, l'archéologue David Louyot confronte les connaissances historiques récentes et les textes anciens à l'univers imaginé par Goscinny et Uderzo. Des pratiques guerrières aux us et coutumes de la vie quotidienne, du portrait de César aux rituels de la vie romaine, c'est à une promenade captivante dans l'histoire que nous convie l'auteur sous forme de questions-réponses articulées en trois grandes parties : Le monde Gaulois, Les Romains, le Tour de Gaule. Saviez-vous que les chefs Gaulois n'étaient que rarement portés sur un bouclier ? Que ce ne sont pas les Normands mais bien les Gaulois qui collectionnaient les crânes de leurs ennemis ? Que les femmes étaient aussi autonomes dans la société gauloise que vaillantes à la guerre ? Que le goût immodéré des Gaulois pour l'alcool leur permettait d'entrer en communication avec les morts ? Au jeu du vrai ou faux, Astérix vaut bien une leçon d'histoire sur les Gaulois, aussi surprenante qu'instructive. 

  • Gaule, IIe siècle. Depuis que leur père est mort, Brenn et Albane vivent sous la coupe de leur beau-père, un homme brutal. Lorsque celui-ci décide de marier Albane contre sa volonté, elle prend la fuite avec son amoureux, un Romain. L'homme à qui elle était promise part alors à sa poursuite pour laver cet affront. Afin de sauver sa soeur, Brenn s'élance à travers la Gaule, escorté de ses deux chiens Mars et Vulcain...

  • À quoi ressemblait vraiment la Gaule? Comment vivaient « nos ancêtres » ? Etaient-ils comme les décrit la légende de grands blonds, vaguement brutaux et incultes, réellement gros mangeurs et violents batailleurs ? Cette civilisation qui continue de nous fasciner et de nourrir notre imaginaire était tout aussi mystérieux pour ses voisins, Grecs et Romains notamment, jusqu´à la conquête de César. Pourtant, au Ier siècle avant J.-C., un voyageur grec s´y est aventuré, le philosophe Poseidonios d´Apamée, dont les observations serviront de base aux écrits de César, Strabon, Diodore et bien d´autres. C´est à suivre les traces de ce tout premier visiteur que nous invite Jean-Louis Brunaux, dans un guide original de la Gaule. L´archéologue d´aujourd´hui recueille les informations du « touriste » d´antan, et leur échange constitue le meilleur guide de voyage de la civilisation gauloise.

  • Ce volume (n° 29 des Travaux du Centre Camille Jullian) fait suite au tome I de l´Animal pour l´Homme « Le monde rural ». Il est centré sur le matériel osseux trouvé lors de touilles urbaines du sud et du sud-est de la Gaule. Il présente à travers l´analyse du matériel osseux animal, les modes d´exploitation des ressources en viande des agglomérations de l´âge du Fer, puis des villes de l´Antiquité romaine et du Moyen Âge. Par l´étude des relations entre l´exploitation alimentaire du bétail et l´histoire des villes, il propose un nouveau regard sur les interrelations entre les principales cités et les campagnes environnantes. Les données de l´archéozoologie sont intégrées dans la restitution du développement et des perturbations des populations anciennes du sud de la Gaule, depuis les habitats indigènes de l´âge du Fer jusqu´aux cités du début du Moyen Âge (jusqu´à l´apparition de la grande transhumance). L´observation des modes d´alimentation carnée et de ses variables apparaît comme un élément novateur de l´approche de l´identité des sociétés anciennes. La relation homme-animal est perçue dans sa dimension économique, mais aussi à travers les manifestations des mentalités, comme culture alimentaire et, à travers elle, de l´ensemble des éléments majeurs de la charpente sociale.

  • Un jeune guerrier celte affronte le maître tout-puissant de la Gaule occupée. Entre l'attirance et la haine, un face-à-face grandiose.
    Vercingétorix a tout pour séduire César. C'est un noble jeune et superbe, intelligent, fougueux. Et César a tout pour f

  • Un philosophe grec en Gaule

    Jean Riser

    Posidonius d'Apamée, philosophe grec (130-58 av. J.-C.), vivait à Rhodes. Cet érudit a accompli, en 100 av. J.-C. environ, un voyage en Gaule dont nous avons perdu toute trace, sauf quelques passages repris par Jules César dans "La Guerre des Gaules" et dans les écrits de certains géographes de l'Antiquité, comme Strabon. Jean Riser a eu l'idée d'imaginer ce voyage et ses péripéties, en essayant d'être au plus près du cadre historique à l'aide des travaux récents et essentiels sur le sujet. Savant amalgame d'histoire et de fiction, de recherches et d'extrapolations, "Un philosophe grec en Gaule" développe - avec toute la rigueur de la fidélité, mais aussi toute l'audace de l'infidélité - ce que l'on sait du voyage de Posidonius en Gaule. Et si le cadre socioculturel de l'Antiquité est le socle sur lequel s'élance ce récit, c'est surtout un regard d'homme - sur l'ailleurs, l'Autre, la civilisation, les croyances, les sciences - que tente de retrouver J. Riser au fil d'un roman semi-picaresque où l'immersion d'un stoïcien en Gaule n'est donc pas le prétexte à une simple description du passé, mais bel et bien à l'évocation de ce qui fait le piment de l'existence, à savoir les mésaventures, les amours, les amitiés, les découvertes...

  • À l'empereur romain ayant une autorité absolue sur ses fonctionnaires, on oppose souvent l'image du roi médiéval aidé, conseillé ou trahi par ses vassaux. L'État antique se serait effondré, brutalement et presque totalement, lorsque ses agents auraient perdu la notion de service public pour lui préférer un engagement personnel rémunéré par une terre.

    En réalité, la fonction publique n'a pas disparu avec le dernier empereur d'Occident mais les désordres du V? siècle l'ont affectée. Elle n'a définitivement succombé qu'entre le milieu du IX? siècle et l'an mil. Pendant cinq siècles, la militia ? le corps des serviteurs de l'État ? a tour à tour été inventée, favorisée, délaissée et reconstituée.

    Sur la longue durée, la fonction publique apparaît comme un cadre administratif qui a épousé avec plus ou moins de bonheur la société de son temps. Si l'union a été fusionnelle à l'époque romaine, c'est plutôt une alliance d'intérêt que l'on décèle aux premiers temps mérovingiens.

    Au milieu du VIIIe siècle, les Carolingiens forcent l'aristocratie franque à passer sous le régime de la militia, tandis que, cent ans plus tard, le roi Charles le Chauve ne parvient pas à unir la société médiévale et la fonction publique : celle-ci ne survivra pas à cet échec.

    Quatre mariages et un enterrement, voilà qui pourrait résumer l'histoire du service public au cours du premier millénaire...

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