• Dans la petite île d'Ithaque, Pénélope et son fils Télémaque attendent Ulysse, leur époux et père. Voilà vingt ans qu'il est parti pour Troie et qu'ils sont sans nouvelles de lui. De l'autre côté des mers, Ulysse a pris le chemin du retour depuis longtemps déjà. Mais les tempêtes, les monstres, les géants, les dieux parfois, l'arrêtent ou le détournent de sa route. Premier grand voyageur, Ulysse découvre l'inconnu où naissent les rêves et les peurs des hommes depuis la nuit des temps; l'Odyssée nous dit cette aventure au terme de laquelle le héros retrouve enfin, aux côtés de Pénélope, « la joie du lit ancien ».

  • Une odyssée familiale puissante et passionnante. Le grand retour de Victoria Hislop à la saga historique.
    Athènes, milieu des années 1940. Récemment libérée de l'occupation allemande, la Grèce fait face à de violentes tensions internes. Confrontée aux injustices qui touchent ses proches, la jeune Themis décide de s'engager auprès des communistes et se révèle prête à tout, même à donner sa vie, au nom de la liberté. Arrêtée et envoyée sur l'île de Makronissos, véritable prison à ciel ouvert, Themis rencontre une autre femme, militante tout comme elle, avec qui elle noue une étroite amitié. Lorsque cette dernière est condamnée à mort, Themis prend une décision qui la hantera pendant des années.
    Au crépuscule de sa vie, elle lève enfin le voile sur ce passé tourmenté,
    consciente qu'il faut parfois rouvrir certaines blessures pour guérir

  • Le Banquet

    Platon

    Ils sont allongés sur des lits et parlent de l'Amour et de la Beauté. Leurs discours se succèdent, parfois se répondent : car il y a plusieurs Amours et plusieurs manières de désirer le Beau. À ces hommes vivant en un temps et un lieu où l'éducation des garçons est indissociable de la sexualité qui règle les rapports du maître et du disciple, une étrangère, Diotime, oppose un modèle féminin de la procréation du savoir. À travers elle, Socrate dessine les étapes de l'apprentissage du philosophe capable de se détacher du monde sensible pour devenir l'« amant » par excellence qui guide l'« aimé » dans sa quête du Vrai et du Beau. Par-delà les interprétations prudentes du Banquet que nous a léguées la tradition philosophique, cette traduction invite à une lecture renouvelée du dialogue : un Banquet parfois extravagant, à l'image de son objet, d'une richesse stylistique exubérante, souvent cru dans son langage, foisonnant enfin dans sa recherche du bonheur véritable.

  • Oedipe roi

    Sophocle

    Edition enrichie de Jean-Louis Backès comportant une préface et un dossier sur l'oeuvre. La ville de Thèbes est ravagée par la peste. Son souverain, OEdipe, mène l'enquête. Il découvre que l'homme qu'il a tué jadis, Laïos, était son père, et qu'il a épousé sa propre mère, Jocaste, dont il a eu quatre enfants. Elle se suicide, il se crève les yeux et s'exile. Une des plus belles tragédies de l'Histoire, modèle de l'enquête policière et de son suspens, de la peinture de la destruction de soi, et des relations troubles qui tissent les liens familiaux, grande interrogation jetée au destin, cette pièce est à l'origine de nombreuses imitations (jusqu'à Gide et Cocteau) et de nombreux commentaires (jusqu'à Freud ou Jean-Pierre Vernant). "Ô lumière c'est la dernière fois que je te vois, / je suis né de qui je ne devais pas, je suis uni / à qui je ne dois pas, j'ai tué qui je n'aurais pas dû." OEdipe roi, IIIe épisode.

  • Pâris, le jeune prince troyen, a enlevé la belle Hélène et la retient derrière les remparts de sa cité. Pour la reprendre, les Grecs assiègent Troie et engagent dans la bataille leurs plus grands héros. Mais les dieux de l'Olympe s'en mêlent, et chacun choisit son camp. Quelle sera l'issue de ce terrible combat?

  • «À sept ans je n'étais sûre que d'une chose : que tout peut basculer d'un instant à l'autre, que rien ne dure. J'aurais donc eu tout lieu d'être terrorisée face à ce qui se passait autour de moi. C'est heureusement l'inverse qui se produisit. Je voyais la vie comme une aventure extraordinaire, dont il ne fallait pas perdre une miette.»


    Niki, qui vient de mourir, raconte l'histoire de sa famille, depuis l'Outre-Monde. D'une jeunesse privilégiée à la clandestinité, du Moyen-Orient aux villes grecques, de scènes de guérilla violentes à la résistance, Niki traverse le XXe siècle et nous en restitue toute l'intensité. Sa découverte de l'amour est à l'aune de son ascendance et des femmes qui l'ont précédée. Un héritage précieux qui n'appartient à aucune autre, et qui résonne en chacun de nous.

    Christos Chomenidis est né en 1966 à Athènes où il a étudié le droit. En 1993, il publie son premier roman Le Jeune Sage. Ses romans et ses nouvelles ont été traduits en plusieurs langues. En 2015, son roman Niki remporte le prix d'état de littérature grecque. Niki a été aussi porté à la scène en 2017. Christos Chomenidis est également auteur de scenarii pour la télévision et le cinéma.

  • L'Antiquité reste-elle d'actualité ? C'est la question à laquelle un de ses plus éminents spécialistes répond dans ce livre. En une succession de courts chapitres, il montre la proximité entre les civilisations grecque et romaine et la nôtre. À bien des égards, nos problèmes les plus contemporains furent également les leurs. Brexit, enseignants mal payés, déserts médicaux, sport business, technocratie, manifestations de rue : ce qui nous apparaît comme « l'enfer » de la modernité n'est qu'une forme de répétition de l'Antiquité classique. Ainsi découvrira-t-on que Donald Trump n'est pas l'inventeur des fake news, mais que l'Athénien Thémistocle ou Philippe II de Macédoine y ont eu recours bien avant lui, en dignes héritiers d'Ulysse ; qu'avant Notre-Dame, un autre lieu de culte illustre, le temple d'Apollon à Delphes, périt dans les flammes et provoqua un émoi international ; Delphes où bien avant l'ONU, une instance supranationale siégeait, l'Amphictionie. À travers ces exemples riches en anecdotes, curiosités et révélations, François Lefèvre fait revivre d'une plume alerte le monde antique et nous invite à réfléchir sur le nôtre, tant il est vrai que le passé, fût-il aussi reculé, éclaire le présent.

  • Qui n'a pas eu vent de la théorie des poignées de mains ou des degrés de séparation ? Selon cette idée, il ne nous suffit que de quelques connaissances pour relier n'importe qui dans le monde. Un jeune doctorant, Antoine Cavallero, s'est mis au défi de nous le démontrer. Un véritable tour du monde l'attend. Et qui ne sera pas de tout repos !
    Antoine Cavallero, jeune étudiant en statistiques, a choisi pour son doctorat un sujet peu conventionnel : la Théorie des poignées de main, ou l'idée selon laquelle nous connaissons tous quelqu'un qui connaît quelqu'un qui connaît quelqu'un... pouvant nous relier à n'importe quel individu sur notre planète via six degrés de séparation. Mais ce séduisant postulat est-il exact ? C'est ce qu'Antoine s'est mis en tête de prouver.
    Alors qu'il présente ses recherches à l'occasion d'un colloque, un grand professeur, irrité par son arrogance, le met au défi de mettre sa théorie en pratique. Antoine devra retrouver un individu choisi au hasard et démontrer que seules cinq personnes les séparent.
    Piqué au vif, l'étudiant accepte et se lance à corps perdu dans un tour du monde fou et trépidant qui le mènera de Corfou à Bari en passant par Hô Chi Minh-Ville, Atlanta et Genève.
    À propos de
    Bons baisers de Mesménie :
    " Filez découvrir ce roman d'aventures, d'amour, de personnages perchés et de fantaisies. "
    Olivia de Lamberterie -
    Elle

  • "Née pour détruire les rois, née pour remodeler le monde, née pour horrifier et briser et recréer, née pour endurer et n'être jamais effacée". Ainsi est Médée, femme libre et enchanteresse, qui brise tous les tabous pour maîtriser son destin. Magicienne impitoyable assoiffée de vengeance ou princesse amoureuse trahie par son mari Jason ? Ce portrait d'une femme exceptionnelle, qui s'élève contre la loi des hommes, allie noirceur et passion dévorante. David Vann offre une relecture moderne du mythe originel et fondateur de la civilisation occidentale dans toute sa complexe et terrifiante beauté.

  • Magique : le nouveau roman de Victoria Hislop nous entraîne en Grèce sur les traces d'un amour perdu. Richement illustré, Cartes postales de Grèce fait chatoyer les couleurs de la Méditerranée. Dans sa boîte aux lettres, Ellie trouve, semaine après semaine, des cartes postales signées d'une simple initiale : A. Ces cartes ne lui sont pourtant pas destinées. Pourquoi lui parviennent-elles ? Qui est l'expéditeur ? Mystère. Portant l'éclat du ciel grec et l'eau cristalline de la mer, ces missives sortent la jeune femme de sa morosité quotidienne. Un jour, elles cessent cependant d'arriver. Ellie se sent délaissée, privée de cette bouffée d'oxygène qui la faisait rêver et voyager. Elle prend alors une décision : découvrir ce pays par elle-même. Le matin de son départ, Ellie reçoit un carnet par la poste. L'odyssée d'un homme, le fameux A, y est racontée. Celui-ci observe avec tendresse et générosité les Grecs, leurs coutumes, et ce qui fait le sel de leur quotidien. Derrière ses observations et ses savoureuses anecdotes se dessine le portrait d'un homme blessé. Pourrait-il encore croire en l'amour ?

  • Dix nouvelles envoûtantes et finement ourlées qui resteront longtemps ancrées dans votre mémoire. Au fil de dix nouvelles au charme indéniable, Victoria Hislop nous emmène à travers les rues d'Athènes et les parcs ombragés des villages grecs. En évoquant leur atmosphère si particulière, elle donne vie à un grand nombre de personnages inoubliables : un prêtre solitaire, deux frères qui n'arrêtent pas de se quereller, un étranger indésirable ou encore un jeune marié à la mémoire défaillante. Ces nouvelles douces-amères ont pour thème l'amour, la loyauté, la séparation et la réconciliation et sont écrites avec le style si reconnaissable et propre à Victoria Hislop.

  • Cargese n'oublie jamais Nouv.

    À quarante ans, Clio perd son premier procès et par la même occasion son poste d'avocate dans le cabinet de son ex-beau-père. Comme les mauvaises nouvelles n'arrivent jamais seules, sa mère disparaît de l'hospice où elle était internée. Pour la retrouver, elle n'a qu'une piste à suivre, celle d'un notaire de Corse-du-Sud, installé à Cargèse, qui aurait peut-être bien quelques secrets de famille longtemps enfouis sous les mensonges à raconter. Mais l'île ne révèle les confidences qu'au prix fort : des événements inquiétants s'enchaînent autour de Clio. Résister aux silences et avertissements pourrait alors l'amener à dépasser sa propre quête de vérité pour rejoindre la grande Histoire.

    Isabelle Chaumard est auteure de romans, d'articles et essais socio-politiques. Aux éditions Le mot et le reste, elle a déjà publié deux polars, Belles sanguinaires et Le Sacrifié de Castelluccio.

  • " La valise serrée contre ses jambes, il avait laissé ses pensées prendre le large pour apaiser l'angoisse que faisait monter en lui la présence des militaires. Pas un carnet dans la valise, pas un crayon qu'on lui aurait immédiatement confisqué. Non, mais des poèmes par centaines, dans la tête et dans le coeur, que rien ni personne ne parviendrait à lui enlever. Quelle chance, après tout, d'avoir choisi la poésie, et non la peinture ou le piano ! Dans les camps, dans les prisons où on les jette, le peintre privé de toiles et de pigments vit un enfer, le musicien sans piano se voit amputé de la meilleure part de lui-même, mais moi, poète sans stylo, ni papier, de quoi me prive-t-on que je ne puisse trouver en moi ? Les doigts coupés, la langue arrachée, je continuerais à sentir la vibration du poème. Elle est la corde tendue de mes nerfs. Ma résistance."

    Bruno Doucey a de multiples vies ; toutes le ramènent vers cette histoire qu'il a longtemps portée en lui. L'éditeur a publié six recueils de Ritsos, le poète se nourrit du lyrisme et de l'engagement de son ombre tutélaire, l'homme a trouvé une seconde patrie en Grèce, et l'humaniste abhorre la dictature. Quant au romancier, après avoir redonné vie à Neruda, Lorca, Max Jacob, Marianne Cohn, Victor Jara et Matoub Lounès, il se devait de faire entendre le chant et la révolte de ce frère d'âme.

  • "Vivre pauvre sans être rustre
    Avoir peu et tout offrir
    Garder le meilleur pour l'ami ou l'étranger
    Reprendre tous les matins le même chemin
    Savoir que toute la vie sera ainsi
    Et en sourire

    Moi
    J'ai vu
    Sisyphe heureux."

    Katerina Apostolopoulou est née à Volos, en Grèce, en 1981. Après des études de lettres et de civilisation françaises à l'université d'Athènes, elle arrive à Paris, où elle vit encore aujourd'hui, pour effectuer un DEA de littérature comparée à la Sorbonne. Elle se tourne alors vers la traduction et le théâtre. En 2016, elle entreprend de traduire Ceux qui se taisent de Bruno Doucey pour les éditions Vakxikon, à Athènes. Avec J'ai vu Sisyphe heureux, elle publie son premier recueil.

  • Athènes dans l'après-guerre. Dans la grisaille, la brume et les fumées de l'usine à gaz, les lumières de la ville apportent l'illusion d'échapper à la misère. Bèba s'occupe d'une verrerie artisanale, affligée d'un mari en dépression et de deux vendeurs inefficaces et improductifs. Bèba, c'est la jeunesse, ses luttes, ses espoirs et ses déceptions, la force et la résistance qu'elle oppose aux contrariétés de la vie, à ses déboires.

    Tendre, lyrique et poétique, d'une rare maîtrise du récit et de la langue, La Verrerie donne à cette histoire d'une femme, qui voit s'éteindre un à un ses rêves les plus chers, une profondeur et une vérité qui font de ce roman, classique de la littérature grecque, un texte fascinant à (re)découvrir.

    Mènis Koumandarèas est né en 1931 à Athènes. Il travaille comme journaliste, puis dans une compagnie d'assurances, avant de se consacrer à l'écriture et à la traduction (il a traduit Carson McCullers, William Faulkner, Lewis Carroll et Melville). C'est l'un des grands écrivains grecs du vingtième siècle. Il meurt assassiné le 6 décembre 2014 à 83 ans. Il est l'auteur de 7 romans (dont notamment La Verrerie, La Femme du métro, Le Beau Capitaine), 5 recueils de nouvelles, 2 volumes d'essais.

  • Après avoir été pendant longtemps au service de la pratique architecturale, l'histoire de l'architecture est devenue récemment un enjeu dans la légitimation culturelle d'une profession. Cette histoire elle-même, depuis le milieu du XIXe siècle, n'a cessé de gagner en autonomie : problématiques nouvelles, territoires et objets diversifiés posent à l'historien des questions fortes.
    En retraçant l'histoire de l'architecture jusqu'au développement de ses démarches les plus contemporaines, Gérard Monnier nous aide à mieux comprendre les orientations actuelles d'une discipline dont les enjeux esthétiques, mais aussi sociaux et politiques, se révèlent fondamentaux dans notre monde moderne.

  • Lisière

    Kapka Kassabova

    Quand elle retourne dans son pays natal, la Bulgarie, pour la première fois depuis vingt-cinq ans, c'est à la frontière avec la Turquie et la Grèce que Kapka Kassabova se rend. Elle se souvient que, dans les années 1970, alors qu'elle était encore enfant et que la guerre froide battait son plein, c'était la zone la plus poreuse du rideau de fer, une frontière encore plus facile à traverser que le mur de Berlin pour rejoindre le bloc de l'Ouest. Un carrefour qui grouillait de militaires et d'espions, où il ne faisait pas bon s'aventurer. Au gré de son voyage, Kapka découvre les lieux qui furent dominés par des forces successives : l'empire Ottoman, le régime soviétique, et d'autres encore, mythiques et légendaires. Son livre est peuplé de magnifiques portraits de contrebandiers, chasseurs de trésor, botanistes et gardes-frontières, et aussi de migrants. Lisière est à la fois le récit d'une immersion dans les coulisses de l'Histoire, un regard neuf sur la crise migratoire en Europe et une plongée au coeur de géographies intimes.

  • "La perfection spécifique de l'homme est appelée le bonheur suprême."

    Al-Fârâbî, qui vécut à Bagdad au IXe siècle, est considéré comme le premier grand philosophe musulman. De son vivant, il fut surnommé le "second Maître", Aristote étant le premier. Toute sa vie il a cherché à accorder la philosophie de Platon à celle d'Aristote et s'est donné pour tâche de ramener la sagesse grecque dans les pays arabes.

  • La joueuse d'échecs Nouv.

    Un jeu peut-il faire basculer la vie d'une femme ? Difficile de le croire. Dans l'île de Naxos, les joueurs de trictrac sont légion, mais jamais aucune femme n'a approché les pions noirs et blancs. Quant à ceux d'un échiquier, n'y pensez même pas! Cependant, pour Eleni, prise dans une vie sans aspérités et sans folie, le plus vieux jeu du monde sera le début d'une aventure qui la mènera jusqu'à l'émancipation.

  • Qu'ils soient humbles ou illustres, l'histoire romaine regorge de voyageurs ayant parcouru les immenses routes impériales. L'empereur Hadrien est probablement le plus célèbre d'entre eux. L'essentiel de son règne s'accomplit loin de Rome, des rives de la Méditerranée jusqu'aux confins de l'Empire. Voyager lui permet d'exercer son pouvoir et d'unifier un Empire à vocation universelle. Ses pérégrinations le conduisent à rencontrer les soldats des frontières, les notables des grandes cités. Savants et lettrés, mercenaires ou simples citoyens des quatre coins du monde : le voyage est propice aux rencontres en tous genre. Au fil de son périple, les villes s'embellissent et les défenses de l'Empire se consolident sous la protection des dieux. Empereur érudit et curieux, il nous invite à redécouvrir les pyramides d'Égypte, à nous émerveiller des splendeurs de la Grèce ou à contempler les ruines de l'antique cité de Troie.

    Ce voyage sur les pas d'Hadrien nous permet d'embrasser l'immensité et la vie quotidienne d'un Empire à son apogée, en même temps qu'il nous donne à voir le génie politique et la sensibilité esthétique d'un homme exceptionnel.

    Agrégé d'histoire et spécialiste de l'Antiquité, Dimitri Tilloi-D'Ambrosi est chargé de cours à l'université Lyon III. Ses recherches portent sur les voyages, l'alimentation, la diététique et la médecine à l'époque romaine.

  • « Apatrides, sans-foyer.
    Ils sont là.
    Et ils nous accueillent
    Généreusement
    dans leur regard fugitif,
    nous, les oublieux,
    les aveugles.

    Ils passent et ils nous pensent. »

    « Passer. Passer quoi qu'il en coûte. Plutôt crever que ne pas passer. Passer pour ne pas mourir dans ce territoire maudit et dans sa guerre civile. Avoir fui, avoir tout perdu. Passer pour tenter de vivre ici où la guerre est moins cruelle. Passer pour vivre comme sujets du droit, comme simples citoyens. Peu importe le pays, pourvu que ce soit un État de droit. Passer, donc, pour cesser d'être hors de la loi commune. Dans tous les cas : passer pour vivre. Mais là où vous avez fui les murs clos des caves bombardées, vous avez trouvé une frontière close et des barbelés au camp d'Idomeni. »

  • Les bacchantes

    Euripide

    • Minuit
    • 18 Novembre 2020

    Dionysos, dieu et homme, fils de Zeus, et d'une mortelle, Sémélé, arrive de l'étranger à Thèbes, sa ville natale, pour se faire reconnaître. Le Dieu se querelle avec des hommes, qui ne peuvent rien contre lui. Le jeu tourne à la farce, plus sinistre que toute tragédie. II soumet d'abord des femmes à son dessein, et les ayant rendues folles, il les envoie dans la forêt. Le roi Penthée lui résiste. La puissance divine se manifeste dans ce conflit : le roi est isolé, ridiculisé subjugué, et, à la fin, travesti en femme, livré aux femmes. Le dieu s'est fait connaître. La cruauté tourne à sa gloire. Qu'est-ce qu'un dieu ?
    Euripide, le dernier des grands tragiques, commence sa carrière en 455 avant J.-C., au moment de la mort du premier d'entre eux, Eschyle. II a quitté Athènes à la fin du siècle en 408 pour la cour de Macédoine ; il y écrit Les Bacchantes, représentées à Athènes après sa mort en 406, et qu'on pourrait considérer comme son oeuvre testamentaire. Sophocle est son contemporain et son rival. Ils s'influencent mutuellement. Euripide a changé la forme et la langue dont il a hérité, il a rendu l'intrigue plus libre, plus franche et plus violente. Sa critique et ses innovations étaient telles qu'il n'a pas souvent remporté la première place au concours tragique. Dans les temps modernes, il a été peu joué à cause de sa hardiesse. On sait qu'il a composé environ quatre-vingt-dix pièces ; dix-neuf nous sont parvenues, qui renouvellent en profondeur les sujets traditionnels.

  • L'Iliade et l'Odyssée

    Homère

    L'Iliade et l'Odyssée st sans nul doute l'un des livres les plus connus et les plus lus depuis l'antiquité. Nos enfances n'ont-elles pas été bercées par ces légendes ? Ne connaissons-nous pas l'histoire d'Ulysses, d'Achille d'Hercule, d'Hector, ou encore de la célèbre Hélène de Troie ou de Paris ? La guerre de Troie nous est-elle inconnue ?

    Le décor est celui de la Grèce Antique et nous présente la célèbre Guerre de Troie qui opposa les Achéens aux Troyens et leurs alliés. Ce livre est divisé en deux parties, avec d'une part l'Iliade qui relate la guerre de Troie, et d'autre part l'Odyssée qui nous présente le retour d'Ulysse et de ses compagnons chez eux.

    Bien plus qu'un simple texte, ce livre a inspiré des centaines d'artistes au cours des âges, et a donné lieu à de nombreuses oeuvres picturales ou sculpturales, mais aussi cinématographiques.L'Iliade est l'Odyssée peut aussi être vu comme un témoignage d'une époque, où les Dieux régnaient encore parmi les mortels. D'une époque où la magie et l'enchantement étaient monnaie courante.

    Toutes ces légendes sont issues de ce formidable livre que nous vous proposons de découvrir ou redécouvrir.

  • Suite à la défaite de Salamine, où la flotte des Perses fut anéantie par les Grecs, le Grand Roi Xerxès rentre vaincu dans ses palais. Souvent présentée comme une pièce dans le goût oriental, présentant la vision des vaincus, Les Perses est surtout un tour de force phénoménal, qui associe en un même mouvement les vainqueurs et les vaincus dans les entraves d'un destin partagé. Le discours du poète se fait alors éminemment politique: Eschyle questionne la cité sur les hasards de l'entreprise militaire, l'oblige à en considérer toutes les dimensions, sa légitimité, sa conduite, ses conséquences tragiques afin d'en prendre la juste mesure.
    Cette nouvelle traduction initie la série des "pièces de guerre" d'Eschyle, autant de méditations politiques sur la guerre et ses différents visages.

    Eschyle (v.525-456) est à placer aux côtés d'Homère par son influence sur les littératures occidentales. Vainqueur à de nombreuses reprises de concours de théâtres à Athènes, on n'a conservé de lui que sept des cent dix pièces qu'il composa.
    Myrto Gondicas est traductrice du grec.
    Pierre Judet de Lacombe est directeur de recherche à l'EHESS, et l'auteur de nombreux ouvrages sur la Grèce ancienne. Il a récemment publié une biographie d'Homère et il prépare une nouvelle traduction de l'Iliade.

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