• Dans l'État du Kentucky, au XIXe siècle. Mr Shelby est un riche propriétaire terrien. Chez lui, les esclaves sont traités avec bonté. Cependant, à la suite de mauvaises affaires, il se voit obligé de vendre le meilleur et le plus fidèle d'entre eux, le vieux Tom. Tom, qui s'est résigné à quitter sa famille, rencontre la jeune et sensible Évangeline Saint-Clare, qui incite son père à l'acheter. Un intermède heureux dans sa vie, mais qui sera de courte durée car il va être vendu une nouvelle fois...

  • La machine

    Katia Lanero Zamora

    Nés dans le confort de la famille noble des Cabayol, Vian et Andrès étaient deux frères inséparables.
    Mais dans un pays en guerre dans lequel non seulement la révolution gronde mais où les anciens royalistes fourbissent leurs armes pour renverser la République, ils vont devoir choisir leur camp...

    Grande fresque familiale où les bouillonnements politiques rejoignent les errements intimes, La Machine est une oeuvre forte, absolue et puissante.

    Après son roman très remarqué Les Ombres d'Esver, Katia Lanero Zamora nous y dessine des destins inoubliables.

  • La danse du vilain

    Fiston Mwanza Mujila

    Entre trafic de pierres précieuses et boîtes de nuit frénétiques, entre l'Angola en pleine guerre civile et un Zaïre au bord de l'explosion, une exploration de la débrouille.

    Toute la vitalité et le charme de Tram 83 reviennent en force avec la langue inimitable de Fiston Mwanza Mujila.
    Sanza, exaspéré par la vie familiale, quitte ses parents et rejoint le Parvis de la Poste, où vivent d'autres gamins de la rue. Commence la dolce vita, larcins petits et grands, ciné avec Ngungi l'enfant-sorcier et voyages en avion vers l'infra-monde...
    Mais les bagarres et les séances de colle finissent par le mettre vraiment sur la paille et l'obligent à céder au mystérieux Monsieur Guillaume et à sa police secrète. Lubumbashi est en plein chaos, on conspire dans tous les coins, on prend des trains pour nulle part, on se précipite dans l'Angola en guerre pour aller traquer le diamant sous la protection de la Madone des mines de Cafunfu, un écrivain autrichien se balade avec une valise pleine de phrases, le Congo devient Zaïre et le jeune Molakisi archevêque.
    Mais la nuit, tous se retrouvent au « Mambo de la fête », là se croisent tous ceux qui aiment boire et danser ou veulent montrer leur réussite et leur richesse. Là on se lance à corps perdu dans la Danse du Vilain.
    On retrouve avec bonheur le punch poétique et l'univers échevelé de Fiston Mwanza Mujila, son humour tendre, ses personnages retors, son bazar urbain, on part s'encanailler dans la joie.
    À propos de Tram 83 :
    « Une formidable démonstration de la puissance de la littérature. » - Michel Abescat, Télérama
    « Un premier roman d'une beauté époustouflante et poétique. » - Valérie Marin La Meslée, Le Point

  • Il y a des vies qui sont des romans qu'aucun romancier n'oserait écrire par crainte d'être taxé d'invraisemblance.
    Mika, Micaela Feldman de Etchebéhère, a réellement vécu en Patagonie, à Paris, à Berlin, en Espagne, elle a tenu toute sa vie des carnets. À partir de ces notes, des rencontres avec ceux qui l'ont connue, des recoupements de l'Histoire, Elsa Osorio transforme ce qui pourrait n'être qu'une biographie en littérature, participé, avec son mari, au mouvement intellectuel dans les années 30.
    Puis ils sont allés vivre à Berlin dont les ont chassés le nazisme et les manipulations du mouvement ouvrier par le stalinisme.
    Enfin ils sont allés rejoindre les milices du poum dans la guerre civile en Espagne.
    Dans des circonstances dramatiques, elle, qui ne sait rien des armes et des stratégies militaires, se retrouve à la tête d'une milice. Son charisme, son intelligence des autres, sa capacité à prendre les décisions la rendent indispensable et ce sont les miliciens eux-mêmes qui la nomment capitaine.
    Poursuivie par les fascistes, persécutée par les staliniens, emprisonnée, elle sera sauvée par les hommes qu'elle a commandés. Elle a fini sa vie d'inlassable militante à Paris en 1992.
    Elsa Osorio, portée par ce personnage hors du commun, écrit un roman d'amour passionné et une quête intellectuelle exigeante en mettant en oeuvre tout son savoir-faire et son talent littéraire pour combler les trous de l'Histoire.

  • Surnom : Robocop
    État de service : sergent dans le corps d'élite du bataillon Aca-huapa.
    Démobilisé à la fin de la guerre civile en 1991 après les accords de paix au Salvador. Juan Alberto García, ancien d'un escadron de la mort, souffre de son retour à la vie civile. La guerre est terminée sur le papier, mais en fait elle se poursuit dans les ténèbres de cette société opaque, et Robocop, qui ne connaît d'autre métier que celui de tuer, devient l'homme de main de diverses factions rivales. Acide et haletante confession d'un homme sans âme pris dans l'engrenage d'un système corrompu.

    Avec L'homme en arme, Horacio Castellanos Moya dépeint sans pitié et avec un humour noir cruel les convulsions d'une société pourrie par la guerre et les injustices.

  • Avancer toujours !
    Les Roues parcourent le monde, à bord de leurs véhicules, à la poursuite de l'horizon et de points. Une vie de poussière et d'asphalte où seules les routes demeurent. Une civilisation où la voiture est l'unique instrument de citoyenneté.
    Dany et Sarah sont des enfants du goudron et de l'essence. Avec leur père, ils vivent au jour le jour dans leur Peugeot 203 de couleur blanc-albatros. D'une station à l'autre, en nomades modernes, ils roulent, jusqu'à l'accident... et les Pieds.

    Walter Kurtz était à pied est un récit déroutant dans lequel Emmanuel Brault nous fait prendre le volant vers un avenir où l'homme et la voiture ne font plus qu'un.

  • Fruit d'un travail collectif de plusieurs années faisant intervenir historiens et spécialistes de littérature latine, cette nouvelle traduction des oeuvres complètes de César, unique en son genre, est un tour de force. D'abord parce qu'elle rend à César ce qui est à César écrivain, c'est-à-dire son incomparable prose, élégante, rapide, percutante, qui tient le lecteur en haleine de bout en bout. Ensuite parce qu'elle rend à César ce qui est à César le politique, conquérant génial et «dictateur démocrate» - sans doute l'homme d'État le plus connu de tous les temps - en éclairant de manière simple et savante à la fois les enjeux historiques tacites ou au contraire mis en scène dans le texte. Enfin, parce qu'elle plonge le lecteur dans une période décisive de l'Histoire et qui a aujourd'hui tant à nous dire : l'explosion rapide de la République et le lent effritement des modèles qu'elle avait suscités, la crainte perpétuelle de la chute et de la barbarie, mais aussi de la tyrannie, la soif inextinguible de conquêtes et de renouveau sont autant d'échos que notre édition rend accessibles au lecteur contemporain.

  • Marseille, 2016
    En démontant le faux plafond d'un hôtel, un ouvrier tombe sur une boîte contenant les souvenirs d'une vieille dame, Magdalena. Son arrière-petite-fille, Anaïs, tenancière du Café de l'Ensaïmada, une institution culinaire à Paris, décide alors de partir à la recherche de ses origines majorquines...
    Majorque, 1935
    Magdalena, jeune pâtissière, confectionne chaque jour des ensaïmadas, ces brioches majorquines entortillées et saupoudrées de sucre glace. Mais très vite, la guerre civile espagnole frappe aux portes de son village. Au péril de sa vie, Magdalena s'engage alors dans la résistance. Entre Majorque et Marseille, deux destins de femmes bousculées par la Guerre d'Espagne et un secret de famille, mais unies par une même passion : la pâtisserie.
    « UN LIVRE BIEN DOCUMENTÉ, BIEN ÉCRIT, AVEC UNE HÉROÏNE FORTE. (...) MAJORQUE EST ENCHANTERESSE. » - Ariane Bois, romancière.
    Béatrice Courtot est originaire de Bordeaux. Elle a vécu à Aix-en-Provence, Madrid et Paris, où elle travaille actuellement dans le secteur du développement durable. La Vallée des oranges, son premier roman, est le lauréat du Prix du Livre Romantique 2018, présidé par la romancière Marie Vareille. Le jury prestigieux est composé de la Ville de Cabourg, l'éditeur Pocket, la romancière Ariane Bois, la lauréate du Prix du livre romantique 2016 Clarisse Sabard, et Vendredi Lecture.


  • Madrid 2110.

    Lorsque le commissaire Lizard disparaît, la réplicante Bruna Husky, détective privée, se lance éperdument à sa recherche. Elle découvre à la télévision qu'il est l'un des treize otages qui seront exécutés, un par un, par des terroristes très jeunes et dont les revendications sont bien accueillies pas ceux qui souffrent dans un monde où l'air et l'eau doivent s'acheter. Bruna, qui compte de façon obsessionnelle le nombre de jours qui la séparent de son obsolescence programmée de réplicante, se met à compter aussi le nombre de jours avant que Lizard soit décapité.
    Dans son enquête elle découvre une colonie qui refuse la technologie ainsi qu'une structure du pouvoir qui remonte au XIVe siècle et pourrait dominer les technologies dont elle est elle-même issue.
    Dans ce monde secoué de convulsions multiples, les crispations populistes s'exaspèrent et une guerre civile devient inévitable. Tous se méfient de tous et ne restent que les liens anciens de l'amitié avec Yannis, le vieil archiviste dépressif, la farouche Gaby, les extraterrestres tendres et le boubi Bartolo, vorace et affectueux.
    Dans ce troisième volet des aventures de Bruna Husky, son personnage le plus proche et le plus intime, Rosa Montero construit avec virtuosité un univers bigarré, insolite et familier, elle provoque les émotions du lecteur, le secoue tout en l'amenant à réfléchir sur notre présent comme prémices du monde qu'elle nous décrit. Un roman intense à l'action trépidante sur les excès du pouvoir, l'horreur des dogmes, la mélancolie du passage inévitable du temps, la passion amoureuse.

    La lauréate du Grand Prix national des Lettres construit une brillante métaphore des temps que nous vivons.

    Rosa Montero est née à Madrid où elle vit. Après des études de journalisme et de psychologie, elle entre au journal El País où elle est aujourd'hui chroniqueuse. Best-seller dans le monde hispanique, elle est l'auteure de nombreux romans, essais et biographies traduits dans de nombreuses langues, parmi lesquels La Fille du cannibale (prix Primavera), Le Roi transparent et L'Idée ridicule de ne plus jamais te revoir.


  • Nous sommes à l'âge de la colère.

    La formule vient de l'intellectuel indien Pankaj Mishra et beaucoup de nos contemporains partagent ses idées : nous serions au bord d'une « guerre civile mondiale » parce qu'on se rendrait compte que la modernité n'a pas tenu ses promesses.
    Je partage le constat de Mishra sur le caractère pour le moins tendu de notre époque, mais mon diagnostic est aux antipodes : si nous sommes aujourd'hui aussi à cran, ce n'est pas parce que notre civilisation issue des Lumières n'a pas tenu ses promesses.
    Au contraire, c'est qu'elles se sont tellement bien réalisées que nous ne savons plus à quoi pourrait ressembler des épreuves proprement existentielles.
    Pourquoi ? Parce que nos perceptions, comme souvent, nous trompent. Nous avons peut-être l'impression que les périls se suivent, se répètent et empirent, mais c'est surtout parce que nous ne cessons d'élargir la définition du périlleux et transformons en catastrophique ce qui était anodin voici encore peu.
    Deux questions animent ce livre :
    - Pourquoi avons-nous le conflit si facile, l'hostilité si séduisante, l'affrontement si confortable ?
    - Pourquoi tant de gens semblent incapables d'exister s'ils ne s'imaginent pas avoir des ennemis à anéantir ?
    Son programme est celui d'un « pacifisme appliqué » : plonger au plus profond de notre nature conflictuelle grâce aux apports des sciences comportementales darwiniennes.
    Peggy Sastre est docteur en philosophie des sciences, spécialiste de Nietzsche et de Darwin. Ses travaux s'orientent principalement autour d'une lecture biologique des questions sexuelles.
    Elle a notamment publié aux Éditions Anne Carrière, La Domination masculine n'existe pas (2015) et Comment l'amour empoisonne les femmes (2018).
    En tant que chroniqueuse et traductrice, elle collabore à divers titres de presse (Le Point, Slate, L'Obs).

  • Au bord de l'implosion, le royaume du Demi-Loup oscille dangereusement entre l'épidémie foudroyante qui le ravage, la Preste Mort, les prémisses d'une guerre civile, et l'apparente indifférence de son roi.
    Les princesses Malvane et Calvina, insouciantes des menaces qui pèsent sur le monde qui les entoure, grandissent dans la plus complète indolence auprès de leurs Suivantes. Nées un jour plus tard que les futures souveraines auxquelles une règle stricte les attache pour leur existence entière, les Suivantes auraient dû être deux. Elles sont trois.
    Et que songer de la réapparition inopinée du prince héritier, Aldemor, qu'une guerre lointaine avait emporté bien des années auparavant ?
    Avec lui, une effroyable réalité rattrape le château de Véridienne, et le temps arrive, pour les Suivantes et leurs princesses, d'apprendre quels devoirs sont les leurs.
    Scénariste dans le domaine du cinéma, gérante d'une petite maison de production de courts métrages, les Films d'Argile, Chloé Chevalier est une jeune parisienne qui fait ses débuts dans le roman avec un cycle ambitieux, les Récits du Demi-Loup. Si l'on pourra rapprocher son inspiration d'un Alexandre Dumas et d'un George R.R. Martin, l'auteur pour sa part revendique surtout Robin Hobb comme influence de son envie d'écrire.

  • « Si vous avez peu de terres, il faut y planter de l'or... »
    Tadjikistan, années 1990. Au lendemain de l'effondrement de l'URSS, la guerre civile plonge le pays dans le chaos. Un ancien cadre du Parti communiste, Zouhourcho, retourne dans les montagnes du Pamir pour y imposer sa loi et convertir les habitants à la culture du pavot. Il porte autour du cou un gigantesque python évoquant le roi Zahhâk du Livre des rois, dont les épaules étaient prolongées par deux serpents diaboliques se nourrissant de cerveaux humains.
    Sept narrateurs prennent tour à tour la parole. Tous sont forcés de remettre en question leur univers dans cette période de bouleversements : Andreï et Zarina, jumeaux âgés de seize ans, de père tadjik et de mère russe, contraints de s'adapter à la vie dans un village de montagne ; leur oncle Djoroub, empreint des traditions des hauts plateaux ; le jeune Karim, naïf et rêveur ; Oleg, journaliste russe qui replace le récit dans son contexte historique ; Davron, ancien officier soviétique ; et enfin le cheikh Vahhob, ermite soufi issu du monde séculier.
    Vladimir Medvedev nous fait découvrir le monde très mal connu du Pamir tadjik ; avec un grand souffle épique, il tisse une généalogie du despotisme, tout en tenant le lecteur en haleine face au destin des différents personnages.
    Né dans les années 1940 dans la région du Baïkal, Vladimir Medvedev a passé la plus grande partie de sa vie au Tadjikistan. Journaliste, il parle le russe et le tadjik ; il a mené des recherches ethnographiques et observé de près la vie politique du pays. Zahhâk, le roi serpent est son grand roman, élu « meilleur livre de l'année » par la presse russe ; il a remporté plusieurs prix littéraires et a rencontré un très grand succès en Russie.

  • Le gamin perché dans son arbre a tout vu. Les trois véhicules aux vitres teintées attaqués à l'arme lourde, la riposte, les hommes qui tombent sous les balles, l'arrivée d'un hélicoptère qui évacue les passagers, deux femmes et un homme en noir.
    Le lendemain, la route a été nettoyée. Plus de cadavre, aucune trace de balles. Le récit du gamin est pris au sérieux à Bogotá par Edilson Jutsiñamuy, le procureur d'origine indienne.
    Il demande de l'aide à une journaliste d'investigation, Julieta, qui part sur place avec son assistante Johana, une ex-guérillera des FARC. Leur enquête va dévoiler une inquiétante histoire entre la Colombie, le Brésil et la Guyane française, au coeur des puissantes Églises évangéliques qui ont envahi l'Amérique latine.

    La violence qui subsiste encore dans les bas-fonds de la société est prompte à jaillir et les enfants perdus, vestiges des histoires dramatiques que la fin de la guerre civile a révélées, n'ont pas fini de payer les pots cassés.

    Sur cette toile de fond, l'auteur construit une intrigue musclée et spirituelle, avec une ironie et un humour dévastateurs, et deux héroïnes fortes, tendres et presque incorruptibles.
    Un formidable polar dans les montagnes couvertes de jungle d'un pays magnifique.

  • La vie pourrait sembler idyllique à San José, petite bourgade colombienne, où Ismael, un vieil instituteur à la retraite, coule des jours paisibles avec sa femme Otilia. À la grande honte de celle-ci, il passe ses journées à épier sa belle voisine qui se prélasse nue au soleil.
    Mais lorsque des bandes armées que rien ne distingue font irruption, tout se déglingue. Des habitants sont sauvagement assassinés, d'autres enlevés, la peur règne.
    Ismael commence à perdre la mémoire et la raison, s'égare dans ses souvenirs et dans les rues du village à la recherche de sa femme. Les habitants s'enfuient, mais il décide de rester au milieu des ruines pour attendre le retour d'Otilia, sa dernière boussole.
    Vieillard titubant, pathétique, mais révolté jusque dans son délire, Ismael est le narrateur de ce chaos sanglant où le village de San José apparaît comme un concentré chauffé à blanc d'une Colombie ravagée par la violence et les disparitions.

  • Restonica est une ville paisible, entourée de collines, préservée des violences urbaines et des pollutions. Mais elle est aussi le fruit de l'histoire et, quand éclate une guerre civile, devient l'enjeu symbolique et militaire nécessaire à la folie du Général Brûlé. Du jour au lendemain, la ville est assiégée, prise sous les bombes et les snipers. Des enfants, partis donner l'alerte, sont exécutés. Le génocide prend ses marques. Terreur, ennui, viols et aberrations s'accumulent, sans haine des exécutants, simple succession d'histoires anonymes, de témoignages d'assaillants comme d'assiégés, le dedans et le dehors, le face à face, un massacre sans exotisme nourrit d'histoires singulières, pudiques, universelles. Ce pourrait être à Briançon, Sarajevo, Kinshasa. Le chaos a fait son nid. Un des malheurs, c'est la guerre. La guerre est l'un de ces malheurs. Les personnages se nomment Jules, Joseph, Lorette. Ce pourrait être nous...

    Prix Charles Brisset 2003

    « Un sens dramatique remarquable, un souffle, une violence sans complaisance ni concession. » Patrick Kéchichian, Le Monde.
    « Deux cents pages brûlantes et hallucinées. » Jean-Baptiste Harang, Libération.

  • L'anthropocène rend la Cité des hommes vulnérable, avec un dérèglement climatique qui globalise les risques de guerres civiles et de catastrophes environnementales. En à peine quelques siècles, la Modernité, qui a fait de l'accumulation sans fin de l'excédent d'énergie la solution pour durer dans la paix, a trahi sa promesse, et éviter l'effondrement de notre civilisation est à présent une urgence collective. Or, la Modernité était déjà une réponse face à un risque antérieur d'effondrement, produit par le gouvernement classique de l'excédent, fondé sur la consumation du trop-plein et incapable de contenir les guerres civiles des XVIe-XVIIIe siècles. Survivre à l'anthropocène revient donc à bâtir un gouvernement enfin durable de l'excédent, c'est-à-dire une théorie de l'écologie politique qui permette à la fois de réduire le risque d'effondrement hérité de l'ère moderne sans pour autant réactiver la menace de guerre civile issue de l'ère classique.

  • Véridienne et les Éponas, pour la première fois, lèvent les armes l'un contre l'autre.
    Sur les rivages des Mers Brumeuses, les Chats de Calvina et les guerrières de Malvane se jaugent, et les deux Suivantes, résignées et amères, se préparent à devoir verser le sang de leurs camarades d'enfance.
    Alors que leurs reines, à tort ou à raison, leur retirent peu à peu toute confiance et que leurs terres se transforment en cimetières, plus rien ne semble pouvoir empêcher les désastres à venir.

  • Pendant la guerre civile espagnole, Karmele Urresti est à Ondarroa, sa ville natale. Tous cherchent à s'exiler, mais elle décide de rester pour aider les blessés et libérer son père. À la fin de la guerre, elle quitte l'Espagne pour l'ambassade culturelle basque à Paris. Là, elle rencontre le musicien Txomin Letamendi, avec lequel elle fonde une famille. Mais quand la capitale française passe aux mains des Allemands, le couple doit s'enfuir au Vénézuela. Les amants connaîtront peu de répit. Txomin a accepté de rejoindre les services secrets du gouvernement basque en exil et la famille doit rentrer en Espagne. Bientôt, les activités d'espionnage des nazis conduiront à l'arrestation de Txomin.
    Né en 1970, Kirmen Uribe est l'auteur le plus prometteur de la nouvelle génération basque.
    Son recueil Entre-temps donne moi la main, publié au Castor Astral, a été traduit en 5 langues et a reçu des prix prestigieux. Son roman Bilbao-New York-Bilbao (Gallimard, 2012), a été traduit en 4 langues, et a reçu le Prix national de littérature espagnole.

  • Bogotá est assiégée depuis des mois. Le gouvernement a fui à Carthagène, la guérilla contrôle le sud de la ville et affronte l'armée et les paramilitaires.
    Tandis que les obus pleuvent sur la ville, deux journalistes étrangers, la belle Islandaise Bryndis Kiljan et le Maltais Olaf K. Terribile enquêtent sur une sombre histoire de trafic d'armes entre la guérilla et l'armée, dont les ramifications les guideront à travers une Bogotá clandestine jusqu'aux clés d'un conflit inextricable.
    Dans une deuxième histoire un jeune homme facile se laisse séduire par des hôtesses de l'air qui vont faire de sa vie un enfer.
    De l'humour à l'érotisme en passant par le suspense, Santiago Gamboa maîtrise les registres les plus divers et montre une fois de plus son originalité irréductible

  • Les morros et les favelas de Rio sont en flammes, la police, sous couvert de répression du trafic de drogue, a mitraillé une procession religieuse et tué des enfants.
    Le jour approche où cette guerre va descendre sur la ville et les beaux quartiers du bord de mer.
    Francisco, un ancien colonel de la sécurité en Angola, installé au Brésil pour fuir les pièges d'un amour féroce et les tourments de sa mémoire, prépare ce jour en vendant des armes.
    Un journaliste angolais plonge dans cet incendie à la recherche de réponses aux questions que peu de gens veulent bien se poser.
    Racisme ou mépris social ? Émeutes ou révolte d'esclaves ?
    José Eduardo Agualusa crée dans une prose limpide des personnages inoubliables, Jararaca, le jeune chef de bande charismatique, Catiavala, le colonel à la voix de Nat King Cole, Euclides, le journaliste nain, Jacaré le rappeur fou de drogue, Anastacia la spécialiste de l'ayahuasca et des vagins dentés, Florzinha la belle vénéneuse, Monte le tortionnaire rédacteur de discours présidentiels...

    Un grand roman littéraire dans lequel la fiction est rattrapée par l'actualité.

  • La Havane, 1958.

    Isabel, Beatriz, Elisa et Maria, les quatre soeurs Perez, sons les joyaux de la dynastie sucrière familiale. Tandis que les hommes Perez président à la destinée du pays, aux côtés de Batista, elles évoluent dans un monde fait de luxe et d'oisiveté. Pourtant les combats font déjà rage dans l'est du pays et bientôt la guerre civile frappera au coeur même de la Havane. Tandis qu'un monde s'éteint, un autre est en train de naître et Elisa Perez sera aux premières loges. Car elle est tombée amoureuse de Paulo, jeune révolutionnaire idéaliste. Entre loyauté familiale, passion et convictions, son destin va basculer, ainsi que celui de tout un peuple. Un périple qui s'achèvera à Miami, en exil. 60 ans plus tard, sa petite fille, Marisol, revient à la Havane, cette ville qui a abrité les plus grandes joies et les plus grands drames de sa grand-mère.
    Originaire de Floride, Chanel Cleeton a grandi entourée par les récits de la révolution cubaine et l'exode familial. La passion pour l'histoire et la politique qui en est née l'a poussée à faire des études de sciences politiques en Angleterre et aux États-Unis. L'année prochaine à la Havane, son premier roman s'est immédiatement hissé en tête des ventes aux États-Unis et a attiré l'attention de la critique.

  • Dans l'Espagne de l'après guerre civile, l'auteur retrace les aventures picaresques et la détresse affective d'un enfant interné dans un établissement destiné à accueillir des orphelins et d'autres enfants de familles dans l'indigence, fils de républicains. Confiés à des religieuses, leur éducation reflète les contradictions de l'idéologie régnante, marquée par des pseudo-valeurs religieuses, par l'influence de l'armée et de la phalange.
    À travers une satire impitoyable, c'est toute l'histoire d'une époque qui affleure dans cet univers clos. Le roman lève le voile sur un aspect relativement peu connu de l'Espagne des années quarante.

  • Perdu dans les brumes de l'opium du lotus et du souvenir, Sylvo Sylvain pensait que tout était fini. Il se trompait.
    Dans un Panam dévasté par la guerre civile, Pix et Le Bras viennent le tirer de la fumerie où il s'était réfugié car la nouvelle Médiane, celle qui lui est si précieuse, celle qui pourrait sauver la Forêt, a été enlevée.
    Toujours-Verte a un besoin vital de lui.
    Dans ce quatrième et dernier volume des Extraordinaires & fantastiques enquêtes de Sylvo Sylvain, détective privé, Sylvo et ses amis vont devoir affronter des armées, des criminels, les éléments, des magiciens, des créatures abominables mais surtout... leur passé pour accomplir leur quête, sauver Panam et la Forêt et peut-être, enfin, trouver la paix avec eux-mêmes.

  • L'ouvrage inaugure la nouvelle collection de l'Institut, Les Cahiers de l'Ifpo. Cette première édition des Cahiers de l'IFPO est consacrée aux espaces partagés et pratiques de rencontre au Liban, sans que prédomine, à nos yeux, dans les notions de partage et de rencontre, le caractère positif ou neutre de l'un, la valeur de mise en commun ou de division pour l'autre. À travers ce recours à une métaphore idéelle qui relie espace et pratique, ce sont différentes formes de relations et de liens sociaux qui sont ici présentées, selon des échelles variées mais au plus près des situations de sociabilité, depuis l'usage du téléphone portable et les visites de condoléances jusqu'aux relations « inter-communautaires » au sein d'une entreprise ou dans la Montagne libanaise. La territorialisation des appartenances combine un registre complexe où se mêlent la symbolique des lieux, leurs liens à l'histoire communautaire et nationale, leurs formes d'appropriation, parfois violentes, et les réalités sociologiques par essence fluctuantes. Tel quartier de la capitale qualifié de « sunnite » ou de « chrétien » est en proie à des enjeux d'autant plus redoublés que le « socle » communautaire sur lequel se sont construites ses affiliations politiques et ses représentations symboliques s'est largement effrité depuis ces trente dernières années. Le système électoral en vigueur, qui maintient le lien politique et symbolique à la localité d'« origine », entretient cette fixation « communautaire » tout en lui faisant subir des distorsions du fait des évolutions démographiques qui concourent à rendre plus homogènes ou hétérogènes les populations de ces lieux. Les études et témoignages rassemblés dans cet ouvrage permettent de saisir un état du communautarisme libanais qui ne peut être dissocié de la crise politique qui a secoué le pays entre l'assassinat de Rafic Hariri, le 14 février 2005, et l'élection d'un nouveau président de la République le 25 mai 2008. La recherche sur les différents avatars de ce communautarisme, depuis la fin de la guerre civile en 1990, a tenté de scruter ses actualisations dans les différents domaines du politique, sans vraiment prendre en compte ses conséquences au niveau des relations sociales, si ce n'est par le recours aux notions générales de « polarisations », « crispations » ou « replis » communautaires. L'apport de cet ouvrage est précisément de déplacer la réflexion sur le terrain des pratiques sociales à travers des situations précises et localisées, loin des stéréotypes et des amalgames.

empty