• Sans famille

    Hector Malot

      Le chien Capi et le singe Joli-Coeur, la brave mère Barberin et le  signor  Vitalis à la longue barbe blanche, Lise la petite muette, Mattia le jeune musicien, sans oublier bien sûr le courageux Remi, l'enfant trouvé... Autant de personnages si attachants qu'on ne les oublie plus quand on a fait leur connaissance, et que les générations successives découvrent avec le même bonheur.Publié en 1878,  Sans famille  est devenu un classique de la littérature de jeunesse. Mais il n'y a pas d'âge pour se laisser captiver par l'extraordinaire don de conteur d'Hector Malot, et émouvoir par sa tendresse envers les humbles ; ni pour apprécier le talent avec lequel il tente de rendre le pittoresque et la réalité des milieux traversés par Remi.

  • Quelque part au nord du monde. Le froid, la faim. Un campement attaqué, des chiens éventrés. Un ours devenu fou. L'expédition punitive tourne mal, le sang rougit la banquise. Un jeune chasseur armé d'un simple harpon se retrouve seul à suivre les traces du redoutable carnassier. Mais en vérité, qui traque qui ?

    Rédigé dans une langue sobre, d'une rare intensité, Kamik est l'histoire cruelle de cette chasse au long cours, à la fois haletant récit d'aventures et quête initiatique. C'est aussi le tout premier roman écrit par un Inuit du Canada, un geste d'une portée historique et sociale considérable. Traduit fidèlement depuis l'inuktitut, Kamik est un classique de la littérature autochtone nord-américaine.

    Markoosie Patsauq est un écrivain inuit du Canada, né en 1941 dans la toundra près d'Inukjuak (Nunavik), au sein d'une famille semi-nomade, à une époque où le mode de vie traditionnel est encore possible. Il devient pilote d'avion, se fait connaître dans le monde entier par ses textes de fiction et ses autres écrits, puis joue un rôle politique en tant que leader communautaire. Il est décédé en mars 2020.

  • Un crime atroce vient secouer le calme de la petite commune de Bougival. Nous sommes en mars 1862 et la veuve Lerouge a été sauvagement assassinée dans sa maison isolée. Lecoq, un jeune agent de la Sûreté parisienne, est envoyé sur les lieux. Il s´adjoint les services d´un détective amateur, le père Tabaret, pour mener à bien l´enquête qui s´annonce difficile. Grâce à la révolutionnaire méthode d´investigation psychologique du père Tabaret, le duo d´enquêteurs pittoresque et atypique fera la lumière sur l´extraordinaire complot à l´origine du meurtre de Bougival.

  • La vachère

    Alain Charre


    Une jeunesse en montagne ardéchoise

    « Il y avait sept ou huit vaches et deux boeufs ; un jour, l'un d'entre eux m'avait renversée, dans le bois... À huit ans... Oh ! S'il m'avait tué, il en restait encore... Oh garce, quelle vie ! J'aurais mieux aimé rester chez mes parents, à la ferme et torcher les petits.
    Quand il faisait mauvais temps, je n'avais pas de parapluie, même pas un imperméable ; je faisais un capuchon avec une boge et la posais sur ma tête ; elle me couvrait les épaules.
    Je languissais ma maison, je mangeais sans appétit ; pourtant, on me donnait à manger, mais je ne mangeais pas souvent, j'avais mal au ventre... »
    Thérèse raconte sa jeunesse d'enfant loué, la vie et les moeurs en montagne ardéchoise dans la première moitié du XXe siècle.

  • Paru en 1959 sous le titre Zanko, Chef tribal, Traditions, coutumes, légendes des Tsiganes chaldérach, ce livre marque un tournant dans l'histoire de la civilisation des Roms. Pour la première fois, un dépositaire de la mémoire romani, Zanko, la transmettait à un « gadjo » : « Je ne vous ai pas dit notre secret pour que vous le gardiez pour vous. Je sais ce que j'ai fait. Je suis Vieux. J'ai vu beaucoup de choses. Je ne veux plus qu'on nous prenne pour des sauvages. Je ne veux pas que mes enfants et mes petits-enfants soient traités comme nous l'avons été ».
    L'homme à qui s'adresse Zanko est le père Chatard, un dominicain qui, sous l'Occupation, était intervenu pour adoucir les conditions d'internement d'enfants tsiganes. Il poursuivra après la guerre son combat en faveur des Roms, au prix d'être inquiété par sa hiérarchie et par les services de l'État. Les deux amis souhaitaient que l'ouvrage soit présenté comme la Bible du peuple rom. C'est sous ce titre que nous le republions. Il rassemble les récits des origines, raconte la naissance et la fin du premier monde, la chute du roi Pharavono - malédiction après laquelle les Roms n'eurent plus ni roi ni territoire - puis détaille les coutumes et pratiques religieuses de ce peuple.

  • Dans les années 1970, Louise quitte le nord de la France et sa carrière d'institutrice pour se réfugier au « Mas Lucille », le hameau ensoleillé de sa grand-mère. En relançant le fournil abandonné, elle veut faire table rase de son passé. Mais Louise se heurte ainsi à l'hostilité de Martial Carrière, le compagnon de sa mère Julia, qui souhaite vendre ce lieu déserté. Heureusement, sur place, la jeune femme trouve un allié inattendu : Julius Fontanes, un vieillard un peu sauvage, passionné de peinture, qui redoute l'hospice.
    Hélas, pour arriver à ses fins, Martial menace de révéler des aspects troubles de son histoire.

  • Folco

    Alex Conil

    Petite Camargue 1960. Un enfant observe la vie à travers les adultes et les événements qu'il croise...
    Au cours de ce récit, Folco a de huit à douze ans. Enfant sensible, affuté, mélancolique et marrant, il pose un regard poétique sur le monde qui l'entoure. Entre Petite Camargue et Provence, il nous invite dans une déambulation ponctuée de vergers et de mas, de grillons et de cigales, de gelées blanches et de mistral, à apprivoiser les effluves des chevaux et celles des chiens mouillés, à faire corps avec les fortes chaleurs ou les toniques pluies d'hiver. Dans une langue raffinée il nous conte son rapport à l'école, son amour pour la campagne, les églises, la poésie, et les épaules dorées des filles d'été. Il nous offre en partage les affres de l'internat, et nous convie à travers de fines tranches de vie, à découvrir une palette de personnages, éclairés ou stupides, denses ou fades, pittoresques ou ternes. Il nous révèle l'étendue de ses émotions d'enfant avec une troublante subtilité ...


  • Talh de vida d'una dròlla de la montanha

    « Li aiá sèt o uèt vachas e dos buòus ; un jorn, n'i a un que m'aiá esversada, dins lo bòsc... A uèt ans... Ò ! Si m'aiá tuada, ne'n restava encara... Ò garça, quanta vida ! Auriá mèlhs amat restar vèrs mos parents, travalhar a la bòria e panar los petits.
    Quand fasiá marrit temps, aiá gis de parapluèia per m'abrigar, pas megius un empermeable ; fasiá un capuchon eme una bòtja e la botave sobre la tèsta ; m'acaptava las espatlas.
    Lenguissiá mon ostau, manjave sens apetit ; pasmins, me bailavan a manjar, mè manjave pas sovent, aiá mau de ventre...»
    Terèsa cònta sa joinessa de dròlla lojada e lo biais de viure en montanha d'Ardecha dins la prumèira mitat delh sègle XX.


    Livre en occitan

  • L'amour rendu visible

    Helene Langlet

    Cette période de confinement m'a permis d'achever l'écriture de mon témoignage autobiographique depuis l'accident de la route qui m'a rendu tétraplégique il y a 18 ans jusqu'à ce jour.
    En évoquant mes sept années de vie en Inde à la découverte et l'expérimentation de la médecine ayurvédique, du yoga et de la méditation, je décris mon parcours thérapeutique et mon chemin de vie alliant l'amour, le voyage, la spiritualité et la vie avec le handicap...

    J'ai à coeur de partager mon expérience personnelle dans l'espoir d'éveiller chez d'autres que moi, handicapé ou non, le goût du voyage et de la découverte de soi, j'aimerais transmettre un message d'espoir, de résilience, ouvrir une fenêtre sur le yoga et la méditation comme une alternative possible au désarroi et à l'isolement des personnes à mobilité réduite.

  • Lumière d'argile

    Fatma Omar

    Un ouvrage qui consacre l'art au rang qu'il mérite, au rang le plus beau c'est à dire proche de chacun de nous. Fatma Omar choisit à juste titre la sculpture, cet art troublant qui seul permet de matérialiser la lumière, le temps, l'équilibre. Le héros de son roman, Settir, est cet artiste qui grâce à la rencontre de Socco, son maître va chercher tout au long de sa vie à créer l'oeuvre à travers laquelle il se révèlera à lui-même. C'est cette quête que Fatma nous raconte dans un style bien à elle, avec la poésie et la rigueur des grands contes moralistes. Le récit se déroule en Egypte il y a quelques siècles... Voyage d'argile, de pierre, de marbre et de bois, autant dire merveilleux... Destination : bonheur... Arrivée : tout près de soi.


    Extrait

    Voici l'histoire d'un jeune sculpteur, devenu vieux. Il a fait un long chemin, mais il sculpte toujours. Maintenant, c'est seulement un plaisir, l'obsession du créateur l'a enfin quitté. Settir laisse cette gymnastique au Tout-puissant. Il vit auprès de sa femme et ses deux grandes filles dans la maison de son père. Son frère aîné et sa soeur vivent avec leur famille, à quelques pas de chez lui. Settir et Ali, amis de toujours projettent d'ouvrir, dans quelques jours les portes de leur troisième association. Elle ne sera pas aussi ambitieuse que l'Arche de l'espoir, mais elle pourrait venir en aide à beaucoup de gens. Ce récit se déroule il y a bien longtemps. Settir était encore un enfant et il cherchait un sens à sa vie. Bien sûr, il ne savait pas qu'il était déjà en quête. Pour lui ce n'était que de l'ennui. Il ignorait qu'il cherchait une raison à son existence, un but à son être, un endroit pour son corps et son âme, ensemble. C'était il y a tant d'années et pour lui c'est comme si c'était hier...

  • A partir d'une légende connue dans toute la Provence, où, entremêlant roi de Majorque, Sarrasins, trésor (maudit à celui qui le trouvera) et chèvre gardienne du secret, Paul Arène (né en 1843 à Sisteron, mort en 1896 à Antibes), construit une « fable subtile » dans laquelle la Provence, ses habitants - et surtout ses habitantes - jouent les premiers rôles...
    C'est bien sûr la Provence éternelle que nous fait découvrir Paul Arène, celle que Frédéric Mistral, Jean Giono ou Marcel Pagnol, dans des genres différents, sauront également porter à son pinacle.
    Alors entrez dans le monde de Paul Arène, vous ne le regretterez pas ! et partez à la découverte du secret de la Chèvre d'Or...
    Nouvelle version entièrement recomposée et illustrée des gravures de René Bénézech en couleur (la précédente édition les proposait en noir et blanc).

  • Fulgence, qui a grandi à la périphérie de Pointe-à-Pitre, embarque au début des années soixante avec ceux qu'ils désignent comme les « exilés économiques ». Il se défend de faire partie de cette main-d'oeuvre, lui qui part s'ouvrir les portes de la connaissance de l'autre côté...
    Lors de son parcours personnel et professionnel, il questionnera la politique d'État mise en place à l'égard des populations d'outre-mer.
    Quels cheminements individuels se sont dessinés pour ces ressortissants au fil des décennies, comment en parler aujourd'hui et quoi en dire ?
    Travailleur social, formé également à la psychologie, à l'anthropologie et à l'art-thérapie, Victor Gilbert Faraux cultive en parallèle sa pratique des arts plastiques. Il est l'auteur de « Chronique insulaire » (Éditions du Panthéon, 2019).

  • Après une brutale rupture sentimentale, Cyril Alaric, guitariste en herbe, abandonne sa famille, sa ville et ses études de lettres pour traverser l'Atlantique. Il y puisera la liberté et la maîtrise de son art. De retour en France, l'amour surgira au coin d'un couloir du métro parisien, la notoriété dans la cabine d'un studio d'enregistrement. Mais le destin, sera-t-il toujours aussi généreux ?
    Des sixties à nos jours, de la Provence à Greenwich Village, du Tennessee à la Californie, de Paris à la Côte basque, autour d'une guitare acoustique de valeur, Vince un américain exilé sur la Côte d'Azur, Randy un vieux chanteur country, Fabien un luthier ex-maoïste, Marie une jeune écrivaine entremêlent leurs trajectoires autour de celle de Cyril.

  • Une vision du XVIIIe siècle, dans le coeur même de la France, le Berry. Le lecteur y découvre deux familles. L'une, paysanne, les Chapelin, survit au jour le jour ; l'autre, les De Nuys, aristocratiques, a soif de terres et de pouvoir. Très vite, la confrontation entre les deux clans devient inévitable. Disettes, sorcières contant des lendemains de malheur, trahisons, gabelous... Les deux familles auront fort à faire. Fresque historique précédant Le Fils des Lumières, cette plongée au coeur de ce premier XVIIIe siècle dévoile le Berry sous un nouveau jour : plus qu'une terre de paysans et de légendes, c'est une terre violentée par l'Histoire.



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    Qui, en Médoc, en Bordelais, en Bazadais, en Réolais n'a pas au moins entendu ces deux premiers vers : Lo vint-e-dus octobre après ager vrenhat, M'arribèt un cosin en abit de sordat ? Et combien nombreux encore étaient ceux capables de réciter de mémoire des tirades entières de son oeuvre qui en arrivait presque à s'assimiler à des contes populaires tant elle porte en elle l'âme profonde du peuple gascon ! Car sous la bonne humeur et les gaillardises du texte affleure toujours une certaine tristesse. Mais là, on rit du malheur du monde pour mieux l'exorciser ! C'est bien là le génie même du Gascon !
    Des oeuvres gasconnes de Mèste Verdié, on décompte pas moins de 31 éditions diverses au XIXe siècle, encore 4 (complètes) au XXe siècle et 25 ans après la dernière édition du XXe siècle, voici la première du XXIe siècle ! Avec la notice définitive de Léon Bonnet (reprise de l'édition de 1921), sur Jean-Antoine Verdié, son temps, sa vie, ses oeuvres, sa langue.
    La présente édition illustrée propose une mise en graphie occitane respectueuse du texte ainsi qu'en vis-à-vis, une traduction littérale en français.
    Jean-Antoine Verdié (1779-1820) est le poète populaire bordelais par excellence. Fils de boulanger, « insouciant et nonchalant, bretteur et riboteur, mais bel homme, d'une voix agréable et séduisante avec une facilité de parole remarquable. Sans cesse flânant à travers les rues soit pour y vendre les gâteaux paternels soit pour servir les journaux et les périodiques du jour ». Sa vocation bohème de poète des rues était toute trouvée... Verdié fut aussi de tous les métiers : boulanger, raccommodeur de paniers, infirmier-major hospitalier, marchand, enfin tambour de grenadiers de la Garde nationale où sa verve gasconne lui attire rapidement une grande popularité. Et desempui aqueth temps, a far das vèrs gascons passi tots mos moments... De nouveau vannier puis employé à l'octroi, il continue de publier ses oeuvres et lance même une revue La Corne d'Aboundance per une societat de poètes gascouns en 1819. Peut-être victime d'une vengeance de ses nombreux détracteurs - c'est un royaliste acharné -, il décède le 26 juillet 1820, frappé à mort à l'aide d'une peau d'anguille remplie de sable pressé, dit même la tradition...

  • Sarah, une lycéenne, rêve d'épouser Fabrice, son ami d'enfance. Mais dans leur village de Guéyo, en Côte d'Ivoire, les avis sont partagés. Les uns l'encouragent à poursuivre ses études, sans entraver l'union tant attendue, tandis que les autres considèrent que l'éducation corrompra cette jeune fille « civilisée ». Sarah croit trouver une échappatoire en fuyant vers la ville mais c'est pour y découvrir une réalité peu glorieuse. Son retour à Guéyo sera le début d'une nouvelle ère pour les femmes modernes...
    Comment concilier émancipation féminine et coutume ? Pacôme G. Sénoutché propose dans ce roman la mise en situation et la résolution de ce dilemme de bien des jeunes femmes dans le monde.
    Pacôme G. Sénoutché est né à KoKolo Sassandra en République de Côte d'Ivoire. Il y a effectué ses études en philosophie et théologie. Il est en mission en France après une année d'expérience pastorale en Pologne.

  • A l'orée du XXème siècle, Noël Cavignac évolue au sein de la bourgeoisie orléanaise. Alors que son avenir est tout tracé à la tête de la manufacture familiale de son père, lui aspire pourtant à un tout autre dessein, plus artistique... Si l'usine est confrontée au choix du progrès industriel, Noël, lui, est tiraillé entre un héritage paternel provincial et des rêves de Beaux Arts à Paris. Au détour d'Orléans, d'Olivet et de la proche Sologne, Noël grandit, découvre, s'amuse. Puis il s'affirme, fait des choix, avant que la vie ne décide pour lui ... Noël est, au tournant de ce siècle, l'incarnation de la délicate transition entre la tradition et la modernité.

  • Aux XIXe siècle, les confins de la Nièvre, du Loiret et de l'Yonne accueillent un grand nombre d'enfants de l'assistance de la Seine qu'on appelait les p'tits Paris. Lucien Forlac compte parmi ceux-là. À vingt ans, il se trouve propulsé dans la campagne paysanne avec sa jument, la dernière Morvandelle. Bêtes à pains, ils sillonnent les chemins de terre de la Puisaye et louent leurs services de fermes en fermes. Alors quand Saint-Amand fête pour la dernière fois la Saint Roch, Lucien décide de s'y rendre, conscient que la renommée de la foire attire tous les chalands, marchands de bétail et maquignons de la région... L'histoire retrace les mésaventures du p'tit Paris dans ce pays d'Histoire et de légendes. On y rencontre ainsi les paysans et les artisans, l'importance de la poterie de grès et l'organisation du travail des petites fermes entre l'Orléanais et la Bourgogne.

  • Entre racisme, liberté, privation, exclusion, handicap, injustice et tant d'autres thèmes, Éveils d'un introverti impudique est plus qu'une autobiographie. C'est un don silencieux qui nous est offert au fil des pages. Un témoignage fait de nombreux morceaux d'espoir et de sourires le long d'une vie souvent abîmée et éparse, portés par un courage affiné avec le temps. Tran Dinh Thao force ici l'admiration sans rentrer dans la démagogie. Lentement le puzzle de sa vie s'assemble, pièce après pièce. Sa détermination est à la mesure de sa réussite, toujours centrée sur une ligne directrice de tolérance. Abolissant l'exclusion, l'injustice et dénonçant l'égoïsme caractériel de notre existence moderne.

  • L'écarteur est le roman qui caractérise par excellence le monde de la Course landaise. Et Delbousquet est bien à la Course landaise ce que Hemingway a été à la Corrida.
    Nul n'a su, sinon Delbousquet, parler et dépeindre ce monde unique des écarteurs, à la fois enracinés au plus profond de la paysannerie gasconne et propulsés sous les lumières parfois tragiques du spectacle où leur existence ne tient parfois qu'à... un « écart ».
    Au delà de l'histoire de haine et d'amour qui traverse le roman, Delbousquet a su mettre en scène la Gascogne, ses paysages, ses senteurs, ses lumières, ses gens dans un style étincelant et sensuel, qui, un siècle plus tard, n'a rien perdu de son pouvoir d'évocation et de magie.
    Né en 1874, à Sos, dans le pays d'Albret (Lot-&-Garonne), Emmanuel Delbousquet, meurt en 1909, laissant plusieurs romans et nouvelles d'une magistrale qualité d'écriture.

  • Le récit, fondé sur des éléments réels, suit la vie de Léocadie Lepic, disgracieuse par naissance et qui, sachant lire et écrire, devient marraine de guerre en 1916. Elle correspond avec Thomas, soldat dans les tranchées, et se fait prendre par amour, dans les mailles d'une escroquerie montée par des Apaches, ces jeunes voyous qui sévissent à Paris. Le récit se déroule entre Paris en guerre et Compiègne près du front, et montre une capitale qui souffre, qui serre les dents, qui refuse de se soumettre aux bombardements allemands et qui, sans main-d'oeuvre masculine, laisse le pouvoir aux femmes...

  • Je n'aurai garde de définir ici les limites de la Gascogne. A l'origine, celle-ci comprenait la Chalosse, le Condomois, l'Armagnac, le Bigorre, le Couserans, la Lomagne, l'Astarac, une partie du Bordelais et du Bazadais. Son territoire a formé les départements des Hautes-Pyrénées, du Gers, des Landes, une partie des Basses-Pyrénées, de la Haute-Garonne, de l'Ariège, du Lot-et-Garonne, du Tarn-et-Garonne et de la Gironde.
    Ce fut, à vrai dire, Henri IV qui réalisa l'unité gasconne, en y incorporant ces deux principautés montagnardes, Béarn et le comté de Foix ; et nul, d'ailleurs, ne représente mieux cette race alerte et subtile, tout ensemble aventureuse et réaliste.
    Sur la Gascogne et les Gascons, ce type si français, devenu traditionnel depuis Montluc et Du Bartas, Roquelaure et Lauzun, Bernadotte et Murat, d'Artagnan et Cyrano, il existe une immense bibliothèque. Je l'ai rarement consultée, me fiant davantage aux impressions et souvenirs de Cantegril. Je n'ai pu cependant ignorer - et je leur doit bien quelque chose - les travaux de Cénac-Moncaut et de Jean-François Bladé (extrait de la Préface)
    De 1928 jusqu'en 1946, les éditions des Horizons de France firent paraître une collection intitulée généralement « Ceux de..., types et coutumes », évocation des Provinces françaises par le texte et l'image : 16 titres furent publiés, de Ceux du Nord à Ceux de Corse, en passant par Ceux du Lyonnais à Ceux des Pays d'Ouest. Il fallait remettre à disposition de tous, en les recomposant entièrement, ces ouvrages de haute qualité tant par l'illustration que par le texte, qui permettront de se remémorer une époque révolue, d'à peine plus de 70 ou 80 ans, et de pouvoir en tirer certainement quelques enseignements, positifs ou négatifs, et certainement nostalgiques...
    Raymond Escholier (1882-1971), d'origine ariégeoise et bordelaise. Journaliste, romancier et critique d'art. Son oeuvre la plus connue reste Cantegril, prix Fémina 1921

  • « Le paysage désertique, d'une froidure immaculée, reflète pleinement mon état d'âme. Ma quête entamée par mon déménagement se termine ici, dans un cul-de-sac existentiel. »
    Anne quitte Montréal pour se réfugier en Abitibi. Au milieu de cette nature encore sauvage, elle cherche des réponses.
    Sa décision l'entraîne sur la piste des Premières Nations qui ont foulé cette terre. Un passé, jalonné d'épreuves et de magie, se dévoile.
    Son chemin croisera celui d'Orenda, Iroquoise, chamade séculaire et prisonnière d'un tragique destin. Entre rêve et réalité, secrets enfouis et amours saccagées, pourront-elles guérir de cette rencontre ?
    L'intrigue s'étale sur une période de quatre cents ans, du début de la colonisation de la Nouvelle-France, à nos jours. Basé sur la spiritualité amérindienne, ce récit relève un pan de l'histoire des nations qui peuplent aujourd'hui le Québec.

  • Hiver 1918. Nastia quitte sa chère Russie natale et débarque en France. Aujourd'hui, un de ses effets personnels est redécouvert, et il se met à parler... Le lecteur suivra les errances et voyages d'un bijou, un bracelet qui a traversé le temps au poignet de femmes, au destin fort loquace. Dans ces allers-retours entre passé et présent, un objet inanimé prend pourtant vie, se met à nu et nous dévoile son âme.
    La curiosité toujours en éveil de Lily Sarey s'empare du bijou pour en faire le témoin et l'emblème d'une époque. L'ancien lorsqu'il parle à notre présent est propice à la rêverie. Ode au pouvoir infini de l'imaginaire, « Le porteur de secrets » est le nouvel ouvrage de Lily Sarey, après « Attends... encore quelques mots » (2018).

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