• Lorsque l'abbé de Grignan fut nommé évêque d'Évreux en février 1680, Mme de Sévigné, après avoir annoncé à sa fille cette heureuse nouvelle, ajoutait :« Qu'est-ce qu'Évreux ? - Le voici : Évreux est la plus jolie ville de Normandie, à vingt petites lieues de Paris, à seize de Saint-Germain ; elle est à M. de Bouillon. L'évêché vaut vingt mille livres de rente ; le logement est très beau ; l'église des plus belles ; la maison de campagne est une des plus agréables qu'il y ait en France.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Puisque la tribune de ce congrès est ouverte à ceux qui croient avoir une parole de vérité à prononcer, une revendication à produire, j'y viens à mon tour, et prenant pour point de départ les causes de l'antagonisme entre les citoyens, j'essaierai de dire d'où vient le mal, à qui en incombe la responsabilité, et j'apporterai les protestations des dernières victimes que cet antagonisme a produit.Les causes de l'antagonisme existant entre les citoyens sont multiples, mais dérivent toutes de la même source, le privilége acquis presque toujours par la naissance ou la fortune, rarement par le talent ou la science.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Mes relations intimes avec M. le Comte de Paris (si je puis me servir de cette expression trop familière) ne remontaient pas aux jours de notre enfance. Il avait cinq ans de plus que moi, et cette différence d'âge, que la vie efface, mettait une grande distance entre le garçon que j'étais encore et le jeune homme qu'il commençait d'être, lorsque je le vis pour la première fois, au cours d'un assez long séjour que mon père fit en Angleterre, après le Deux-Décembre.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • SOMMAIRE. - Revers des Chrétiens en Palestine. - Louis VII succède à son père sur le trône de France ; épouse la princesse Eléonore dAquitaine ; part avec elle en Orient ; la répudie à cause de son infidélité ; épouse Alix de Champagne, de laquelle il eut pour fils Philippe-Auguste, qui lui succéda. - Henri II, qui fut depuis roi d'Angleterre, épouse Éléonore, répudiée par Louis VII ; en a deux fils, dont l'un est Richard, depuis roi d'Angleterre ; causes de l'inimitié qui régna entre Philippe et Richard.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Aux jours de paix où, prospère et glorieuse, la patrie porte fièrement sa couronne parmi les nations, il est dur à l'exilé de vivre loin d'elle ; mais cet éloignement lui est plus cruel encore, quand il la voit risquant ses destinées, anxieuse, engagée dans une lutte inégale, et déjà ne tenant plus son drapeau que d'une main défaillante. Il souffre de se savoir privé à pareille heure des droits les plus simples du patriotisme : il s'indigne de ne pas pouvoir donner à son pays la vie qu'il lui doit, le sang que, librement et sans refus, l'aventurier lui offre et que le mercenaire lui vend ; il ne s'attriste plus seulement d'être un proscrit, il s'en étonne ; car la proscription lui semble alors moins naturelle et moins nécessaire qu'en aucun autre temps.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Situation de Sainte-Pélagie. - Rue du Puits-de-l'Ermite. - Premières impressions. - Les deux façons de s'y rendre. - L'allocution du directeur. - Les cellules. - Mobilier. - Inscriptions. - La journée du détenu. - Les grandes lignes du règlement.La prison de Sainte-Pélagie, qui fait partie de la première circonscription pénitentiaire, est une maison de correction.Elle se compose de trois grands bâtiments formant un quadrilatère presque parfait, limité par les rues de la Clef, du Puits-de-l'Ermite, du Battoir et Lacépède.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Cette rue s'appelait, au quatorzième siècle, de la Chandellerie-du-Temple, la Candelaria del Temple, parce qu'il y avait des fabricants et des marchands de chandelles, et que la maison des Templiers était dans le voisinage. En 1684 on la nommait encore de la Chandellerie.Au moyen âge, chaque industrie se cantonna dans certains quartiers ; c'est ce que l'on vit à Aix, à Avignon, à Montpellier, dans la plupart des cités importantes.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • La société française au quatorzième siècle. - La noblesse. - La bourgeoisie. - Les paysans. - Les états généraux. - Le roi Jean. - États du 16 février 1351.La société française, au quatorzième siècle, était déjà loin de cette barbarie qui répand un nuage sombre sur les premiers temps du moyen âge. Si les passions avaient encore toute leur rudesse et toute leur violence, on voyait dans les esprits un progrès admirable qui éclatait de toutes parts et qui attirait sur la France l'attention de l'Europe entière.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • En allant de Paris à Strasbourg, c'est à Avricourt aujourd'hui qu'on aperçoit le premier casque prussien et qu'on se heurte à l'Allemagne. Ce petit village d'Avricourt n'était rien, il y a quelques années, qu'un bourg paisible de la Meurthe et une station du chemin de fer de l'Est. Une auberge, ambitieusement nommée l'Hôtel de la Gare, y attendait les voyageurs qui s'arrêtaient là pour prendre l'embranchement de Dieuze. On n'apercevait guère que le clocher du village lorsqu'on regardait, à gauche, du côté où les maisons qui abritaient les quatre ou cinq cents paysans lorrains logés là semblaient se tenir blotties dans un petit vallon.
    Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Un grand nombre de monuments anciens de la ville de Paris disparaissent et sont remplacés par de vastes places publiques, de longues et larges rues et par de magnifiques boulevards.Il ne reste plus aujourd'hui de la célèbre rue de la Harpe qu'un tronçon de peu d'étendue, vers la Seine.Le collége du Trésorier, situé dans cette rue et fondé, en 1268, par Jean-Guillaume de Saânne, grand trésorier de l'église cathédrale de Rouen, a cessé d'exister depuis quelques jours.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Il y avait plus de trois siècles, avons-nous dit ailleurs, que la ville de Saint-Omer jouissait paisiblement de ses libertés échevinales, lorsque, le 13 janvier 1499, Messire Denis de Morbecque, seigneur de Hondecoustre, fut pourvu de l'office de bailli vacant par la mort de Messire Charles de Saveuse. Le nouveau bailli, à son entrée en. charge, ne se comporta pas autrement que ses prédécesseurs. Le 22 janvier, il vint en halle pour montrer ses lettres patentes à « Messieurs » et pour jurer fidélité à la ville.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • 3 août. - Départ de Saint-Cloud. - Mantes. - Évreux. - Lisieux. Caen. - 4 août. - Bayeux. - Carentan. - Valognes.Depuis longtemps les populations dé Normandie et de Bretagne se préoccupaient du voyage que devaient faire au milieu d'elles LL. MM. l'Empereur et l'Impératrice. À une époque où la France, agitée par les orages révolutionnaires, demandait au Prince énergique qu'elle avait élu, le repos et la stabilité, la Normandie avait déjà eu l'honneur d'être visitée dans plusieurs de ses villes par le Chef de l'Etat ; et à Cherbourg même s'était fait entendre la voix puissante qui, en proclamant la nécessité de fortifier le pouvoir à l'intérieur, adressait à l'Angleterre des paroles de paix que la politique impériale devait plus tard si noblement confirmer.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Ce 28 décembre 1792.Je suis grosse, fort délicate ; mille peines qui ont rempli ma vie ont altéré en moi son principe. Il est donc possible que je succombe à ma couche, et c'est pourquoi je veux écrire ces Notes sur l'éducation de mon fils. Si je suis assez malheureuse pour ne pas la diriger, je veux au moins laisser mes idées, pour qu'elles lui soient utiles. Voulant l'être aussi à l'enfant dont je suis grosse, je vais écrire tout ce que j'ai déjà fait pour Boni, les moyens d'éducation déjà employés et tous les soins continuels et intelligents qui me l'ont conservé.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Nous avons déjà exposé dans le Bulletin de 1881, l'état du comté d'Auxerre pendant le XVe siècle et depuis sa réunion définitive à la couronne, après la mort du dernier duc de Bourgogne en 1476. Nous continuerons de rassembler encore d'autres documents concernant ce pays pendant le cours du XVIe siècle et les premières années du suivant, en les empruntant toujours aux Archives de la province, à Dijon, si riches en matériaux concernant l'Auxerrois et aussi à celles de notre ville.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • IL y a huit jours, ce matin 2 août 1830, que la nation française fut outragée avec le dernier degré de l'insolence et du despotisme par sept ministres perfides et lâches qui se flattaient de l'avilir et de l'enchaîner. Leur pouvoir était immense : soutenus au dehors par ce que l'on appelle la sainte-alliance, ils pouvaient compter sur le concours de l'étranger ; les trois cents millions d'Alger entraient dans leurs coffres ; ils possédaient dans l'intérieur du royaume des troupes formidables, un matériel complet de munitions de guerre, un milliard de contributions, l'armée de tous les magistrats administratifs, des gendarmes, des Suisses, et jusqu'à des gardes champêtres ; ils avaient encore au dessus de tout cela cette majesté royale, si vénérée par nous, et dont ils disposaient à leur fantaisie ; la Charte, quoique déjà étrangement mutilée, était dans leurs mains une arme plus terrible que toutes les autres. Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • La vie de M. Duchesne est une grande et belle page de l'histoire de la Bibliothèque impériale. C'est beaucoup, et l'on pourrait se dispenser d'y chercher autre chose, tant les souvenirs de l'homme sont inséparables de l'intérêt qui s'attache à ce grand établissement. M. Duchesne l'aimait, comme les bons moines aimaient autrefois le couvent dans lequel ils avaient fait profession, où ils étaient entrés un jour pour ne plus jamais avoir la pensée d'en sortir.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Vers 1744, à cause de la guerre de succession au trône d'Autriche, la France était en lutte avec divers Etats de l'Europe.L'armée autrichienne et l'armée anglaise, qui manoeuvraient dans les Pays-Bas, semblaient vouloir pénétrer dans la Flandre française, ce champ de bataille de l'Europe. Et la ville de Lille, boulevard de la France sur sa frontière Nord-Ouest, paraissait être tout spécialement le but de l'ennemi. La garnison de cette ville fut considérablement augmentée.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • LE premier livre que l'on connaisse, jusqu'à présent, comme sorti des presses orléanaises, porte la date du dernier jour de mars 1490 (vieux style). Puisque Pâques était, cette même année, le 11 avril, il faut donc lire, d'après le nouveau style, le 31 mars 1491. Le savant Mercier, abbé de Saint-Léger, avait négligé de préciser cette date dans la lettre qu'il écrivit, le 16 avril 1778, à notre compatriote Perdoulx de la Perrière, pour lui signaler cet intéressant volume.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • M. le duc d'Ayen, fils aîné du dernier maréchal de Noailles, eut cinq filles, qu'on appelait, avant leur mariage, Mlle de Noailles, Mlle d'Ayen, Mlle d'Épernon, Mlle de Maintenon et Mlle de Montclar. Mlle de Maintenon, qui fut depuis Mme de Montagu, naquit à Paris le 22 juin 1766, et put encore recevoir la bénédiction du vieux maréchal de Noailles, son bisaïeul, qui s'éteignit le lendemain, à quatre-vingt-huit ans.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • LE bien que les souverains désirent à leurs amis et alliés, et le mal qu'ils veulent à leurs ennemis, ne doit jamais avoir tant de pouvoir sur eux que le soin de conserver leurs Etats et sujets. Le Roi est donc obligé de considérer mûrement si la paix que l'Espagnol montre désirer est plus utile à son royaume que la continuation de la guerre, et, s'il est ainsi, préférer leur bien à toute autre passion, assaisonnant toutefois du respect dû à ses amis et alliés.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • MESSIEURS,Il y a des vies heureuses, et ce fut jusqu'à sa mort une vie heureuse que celle de notre confrère Hippolyte Carnot. Il a dû à son père ce qu'il a été, et il a vécu assez longtemps pour que son fils pût lui rendre le même témoignage, curieux exemple de ce que vaut dans une famille républicaine, et sous trois républiques successives, le bénéfice de l'hérédité.Né le 6 août 1801, à Saint-Omer, il fut élevé jusqu'à onze ans par son père dont les premières leçons lui laissèrent ; une impression ineffaçable.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • CURÉ DE MENNEVALA côté de l'histoire des institutions politiques et religieuses, dans un rang plus humble mais non moins honorable, se tient la biographie qui concentre ses recherches et ses appréciations sur des personnalités célèbres ou dignes de l'être : étude pleine d'attrait, mais difficile quand elle se propose de remettre en relief la physionomie d'un écrivain, d'un artiste dont le nom modeste a peu retenti dans le siècle où il a vécu.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Nous, Jules-François Mazarini-Mancini, héritier substitué au duché et pairie du Nivernois et Donziois, gouverneur et lieutenant-général pour le roi de la province du Nivernois, ancien ressort et enclave de Saint-Pierre-le-Moûtier, grand d'Espagne du premier ordre, prince de Vergagne et du Saint-Empire, sur les plaintes qui nous ont été faites qu'au préjudice du droit ancien, que nous avons en nos dites qualités, de donner notre nomination de sujets capables de remplir les charges d'échevins dans la ville de Nevers, que les précédents vingt-quatre conseillers de ville, peu instruits de nos droits, par un pur esprit de cabale, se sont donné la liberté de rejeter la nomination que nous avions faite de bons et notables habitants pour remplir lesdites charges, et d'en nommer d'autres de leur autorité privée, qui ne sont pas même de la qualité requise par les réglements faits sur cette matière, et sur l'opposition formée par le chapitre de ladite ville, tant à l'élection des vingt-quatre conseillers qu'à l'assemblée qui s'est tenue le 26 septembre dernier, dans laquelle les nommés Marandat, marchand, Millaud, procureur en l'élection, ont été nommés premiers échevins, Nicot, maître particulier, des eaux et forêts royales, et Dubois, notaire, pour troisième et quatrième échevins ; ne pouvant souffrir une désobéissance formelle, si contraire à nos droits, ni souffrir qu'on contrevienne au réglement de ladite ville de Nevers, ni aux anciens statuts qui portent qu'il sera toujours nommé deux chanoines de Nevers pour conseillers de ville, et que le surplus sera choisi dans le nombre des habitants, ce qui fait une exclusion par rapport aux autres ecclésiastiques ou curés, et que pour exclure lesdits chanoines des droits qui leur appartiennent, on a affecté de nommer pour remplir leurs places plusieurs curés de ladite ville ; pour remédier à tant d'abus, et maintenir les anciens droits et usages, et pourvoir au service de Sa Majesté, Nous faisant droit sur lesdites plaintes et oppositions, nous ordonnons que les règlements anciens seront exécutés selon leur forme et teneur ; et en conséquence, Nous avons cassé et annulé les élections faites des vingt-quatre conseillers de ville, comme aussi nous avons cassé et annulé l'acte d'assemblée du 26 septembre dernier, tenue dans l'hôtel-de-ville ; et attendu qu'il s'agit du service du roi, Nous avons nommé pour premier échevin, messire Jacques de Villars du Chaumont, notable bourgeois ; pour deuxième échevin, messire Moisy le jeune, procureur au bailliage de Nevers, pour exercer pendant un an ; pour troisième et quatrième échevins, le sieur Dollet de Solières, avocat, et Jacques Follereau.Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

  • Mon origine et ma situation familiale m'ont permis de voir avec exactitude l'état matériel et l'ordre moral du pays où je suis né, à l'époque lointaine où la France n'avait guère changé de physionomie, quoique l'ordre politique fût profondément modifié. C'est pourquoi, en parlant des miens et de moi, je reste dans mon sujet. Ma famille paternelle, des Hayes de Marçaire, ou de Marcère, et ma famille maternelle, de Neuf-ville, étaient l'une et l'autre de très anciennes familles ; toutes les deux aussi dans un état de médiocrité pécuniaire voisine de la pauvreté, à l'époque où je suis né, le 16 mars 1828, à Domfront (Orne) ou plutôt à Banvou, car j'étais déjà enfanté quand ma mère vint à Domfront me mettre au monde. Fruit d'une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

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