• Après avoir été détruite aux deux tiers de son tonnage pendant la seconde guerre mondiale, la Marine marchande française s'est reconstituée en moins de cinq ans. Elle a dû faire face, d'une part à la disparition de ses paquebots de ligne avec l'arrivée sur l'Atlantique nord des premiers avions long-courriers à réaction, d'autre part à la perte de substance du trafic des marchandises sur ses lignes traditionnelles, avec la décolonisation. Précédant en cela les dirigeants des grandes entreprises exportatrices françaises, les armateurs et le personnel navigant, dans leur conquête de nouveaux marchés, ont été confrontés à la question suivante : comment continuer à vivre avec le même niveau de protection sociale et de prévoyance et affronter de manière efficace et équitable la concurrence internationale ? Jusqu'à la fin des années 1970, la flotte française a relevé le défi, multipliant son tonnage par trois et passant en 1975 du 10e au 9e rang mondial. Cependant, après 1980, aux effets de la deuxième crise pétrolière s'ajoutent d'autres facteurs négatifs dont l'absence d'une politique maritime stable. La Marine marchande française connaît alors une récession suivie d'une stabilisation dans les années quatre-vingt-dix. Bernard Cassagnou décrit et explique ces deux grandes mutations, l'une positive, l'autre négative. Et comme le souligne Alain Plessis : « Il ne nous fait pas seulement découvrir ce secteur, sur lequel ce livre constitue désormais une référence obligée, il apporte une contribution à prendre en compte pour donner des réponses aux questions fondamentales que soulève l'histoire économique de la France contemporaine ».

  • Si j'entreprends aujourd'hui la rédaction de ces souvenirs - dont certains ont déjà figuré dans des correspondances officielles, tandis que d'autres sont restés enfouis depuis trente années dans les pages jaunies du journal que je tenais au moment même du déroulement des événements dont j'ai été le témoin actif à Tahiti pendant l'année 1940 - c'est pour tenter de sauver de l'oubli un épisode important de l'histoire de ce petit pays, perdu dans les Mers du Sud, dont l'attirance quasi magique n'a pas fini de s'exercer sur ceux qui rêvent encore d'ordre et de beauté, du luxe de ses lagons transparents, du calme de ses plages de sable noir, de la volupté de ses nuits bercées par le bruissement des palmes de cocotier. Témoignage donc, et d'abord témoignage personnel. J'ai vécu au coeur des événements que j'essaie de relater ; mais je sais bien que je n'en ai saisi que des images partielles, que d'autres ont vu les mêmes faits sous un angle, avec un éclairage différents et que les souvenirs qu'ils en ont gardés ou les récits qu'ils pourraient en faire modifieraient sensiblement celui que m'ont inspiré ces journées déjà bien lointaines. Mais témoignage sincère, au cours duquel n'ont été évoqués que des faits qui me sont directement connus, étayés de documents dont je conserve, ou dont j'ai pu consulter les originaux.

  • La loi navale qui fut promulguée à Athènes avant la deuxième guerre médique pose un certain nombre de problèmes. Les résoudre correctement, ce serait ajouter beaucoup à notre connaissance de la vie politique, financière, industrielle et militaire de la cité. Ce serait préciser le rôle que Thémistocle sut assumer à un moment délicat ; ce serait entrouvrir les registres publics des recettes et des dépenses ; définir le régime auquel étaient assujetties les mines d'argent ; évaluer le rendement qu'elles atteignaient ; mesurer l'effort dont un peuple entreprenant et courageux paya son désir de posséder une puissante flotte de trières.

  • Après avoir été détruite aux deux tiers de son tonnage pendant la seconde guerre mondiale, la Marine marchande française s'est reconstituée en moins de cinq ans. Elle a dû faire face, d'une part à la disparition de ses paquebots de ligne avec l'arrivée sur l'Atlantique nord des premiers avions long-courriers à réaction, d'autre part à la perte de substance du trafic des marchandises sur ses lignes traditionnelles, avec la décolonisation. Précédant en cela les dirigeants des grandes entreprises exportatrices françaises, les armateurs et le personnel navigant, dans leur conquête de nouveaux marchés, ont été confrontés à la question suivante : comment continuer à vivre avec le même niveau de protection sociale et de prévoyance et affronter de manière efficace et équitable la concurrence internationale ? Jusqu'à la fin des années 1970, la flotte française a relevé le défi, multipliant son tonnage par trois et passant en 1975 du 10e au 9e rang mondial. Cependant, après 1980, aux effets de la deuxième crise pétrolière s'ajoutent d'autres facteurs négatifs dont l'absence d'une politique maritime stable. La Marine marchande française connaît alors une récession suivie d'une stabilisation dans les années quatre-vingt-dix. Bernard Cassagnou décrit et explique ces deux grandes mutations, l'une positive, l'autre négative. Et comme le souligne Alain Plessis : « Il ne nous fait pas seulement découvrir ce secteur, sur lequel ce livre constitue désormais une référence obligée, il apporte une contribution à prendre en compte pour donner des réponses aux questions fondamentales que soulève l'histoire économique de la France contemporaine ».

  • POUR FRAPPER L'ANGLETERRE et se porter au secours de Wolfe Tone et des Irlandais Unis, la France de la Révolution envoie en Irlande une armée d'invasion commandée par le général Hoche. Mais la tempête et le brouillard empêchent le débarquement et l'expédition de décembre 1796 se solde par un échec. Des chercheurs venus de disciplines très différentes étudient tous les aspects de cette tentative avortée : la stratégie française ; les forces militaires et navales en Grande-Bretagne et en Irlande ; le contexte social ; les données géographiques et le contexte historique ; les attentes exprimées en Irlande, en particulier dans les ballades populaires ; et, bien sûr, le rôle déterminant joué par les conditions météorologiques.

  • Le rapprochement des mots du titre, marins et Arles, n'est probablement pas sans surprendre. Il est en effet difficile d'imaginer, pour qui connaît la cité aujourd'hui, qu'elle fut un port de mer depuis l'Antiquité jusqu'au milieu du XIXe siècle. Le temps choisi, l'époque moderne, dévoile, comment au sortir d'une période de repli sur des activités fluviales et halieutiques, les Arlésiens ont retrouvé le chemin de la mer. L'étude présentée ici s'est attachée à faire ressortir l'originalité de cette société maritime et les contours de son identité, à la fois dans ses pratiques professionnelles et dans ses mentalités. Nous avons ainsi suivi ces hommes et leurs familles au plus près de leur quotidien, dans les lieux familiers de la petite cité d'Arles encore imprégnés de leur présence.

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