Littérature traduite

  • Des larmes sous la pluie Nouv.

    États Unis de la Terre, 2109. Les réplicants meurent dans des crises de folie meurtrière tandis qu'une main anonyme corrige les Archives Centrales de la Terre pour réécrire l'histoire de l'humanité et la rendre manipulable.
    Bruna Husky, une réplicante guerrière, seule et inadaptée, décide de comprendre ce qui se passe et mène une enquête à la fois sur les meurtres et sur elle-même. Aux prises avec le compte à rebours de sa mort programmée, elle n'a d'alliés que marginaux ou aliens, dans ce tourbillon répressif de vertige paranoïaque. Rosa Montero choisit un avenir lointain, hérité de Philip K. Dick et de Blade Runner, pour nous parler de ce qui fait notre humanité, , la certitude de notre mort et de celle de ceux que nous aimons. Ses personnages sont des survivants qui s'accrochent à la morale politique, à l'éthique individuelle, à l'amitié et à l'amour.
    Elle construit pour nous un futur cohérent, une intrigue vertigineuse et prenante pour nous parler de notre mort et de l'usage que nous faisons du temps qui nous est imparti. Elle écrit avec passion et humour, les outils essentiels pour comprendre le monde.

  • Edition bonus du roman Cinquante nuances plus sombres avec extrait et photos. Cette édition inclut les photos personnelles de EL James, avec ses commentaires sur le tournage du film, ainsi qu'un extrait de son prochain livre, Cinquante nuances plus sombres du point de vue de Christian. Dépassée par les sombres secrets de Christian Grey, Ana Steele a mis un terme à leur relation pour se consacrer à sa carrière d'éditrice. Mais son désir pour Grey occupe toujours toutes ses pensées et lorsqu'il lui propose un nouvel accord, elle ne peut y résister.  Peu à peu, elle en apprend davantage sur le douloureux passé de son ténébreux M. Cinquante Nuances, toujours aussi passionné. Tandis que Christian lutte contre ses démons intérieurs, Ana doit prendre la décision la plus importante de sa vie.  Traduit de l'anglais par Aurélie Tronchet

  • J'ai longtemps laissé croire que ma mère était encore en vie. Je m'évertue désormais à rétablir la vérité dans l'espoir de me départir de ce mensonge qui ne m'aura permis jusqu'alors que d'atermoyer le deuil.

    Après vingt-trois ans d'absence, Alain Maban

  • A l'université de Brown, au début des années 1980, une fille et deux garçons découvrent avec exaltation la littérature, le sexe, Roland Barthes et les Talking Heads. Mitchell tombe sous le charme de Madeleine, qui lui préfère Leonard... Tel un personnage de Jane Austen, la jeune femme se retrouve au coeur d'un dilemme amoureux. Mais les temps ont bien changé depuis l'époque d'Orgueil et Préjugés...

  • 39 rue de Berne

    Max Lobe

    A 16 ans, la mère de Dipita atterrit du Cameroun en Europe, où elle est brutalement plongée dans le monde de la prostitution. Depuis, elle se débrouille. Sa naïveté, sa générosité et sa beauté lui permettent de survivre, malgré un «camion de haine dans son ventre ».

    Elle raconte sa vie à Dipita, qui aime autant l'écouter que lui couper la parole pour continuer l'histoire lui-même. Dipita aime aussi son oncle et sa manière de vitupérer à longueur de journée les huiles de son pays, même si c'est lui qui a jeté sa mère dans les filets des « Philantropes-Bienfaiteurs ». Dipita aime encore celles qu'il appelle « ses mères » ; elles participent à son éducation, aux commérages et aux réunions de l'AFP (association des filles des Pâquis) et elles accepteront de manière déconcertante que leur petit Dipita devienne comme ça.

    Dans une langue haute en couleurs et inventive, le narrateur décrit avec finesse aussi bien la réalité des Africains sans papier que les paradoxes et les souffrances d'un tout jeune homme noir et homosexuel.

    Max Lobe, né en 1986 à Douala au Cameroun, vit en Suisse depuis 8 ans, où il a fait des études de communication et de management. Il travaille à Genève.

  • Elle n'a que lui et elle l'adore, mais lui ne pense qu'à s'enfuir au plus vite.. Elle dort à ses côtés, et lui, « les yeux grand ouverts dans la nuit », rêve à une autre... Elle attend depuis toujours qu'il s'engage, et lui ne peut attendre de lui révéler sa nouvelle existence... L'amour à sens unique, l'amour trahi, la vie qui se fendille en une seule phrase, négligemment glissée dans la conversation : dans ces six nouvelles composées entre 1922 et 1932, Vita Sackville-West montre une fois de plus à quel point elle excelle dans le tableau doux-amer des sentiments inexprimés.

    « La reine de l'élégance acide et d'un cynisme sans égal » (S. Des Horts, Valeurs actuelles).
    />

  • Yamada se montre résolument original dans cette réécriture d'un roman rédigé au 19è siècle par Bakin et illustré par Hokusai nous faisant passer du monde de fiction à celui de la réalité. Dans le monde fictif : le clan Satomi s'est réfugié dans son château encerclé par l'armée ennemie. Imprudemment, le seigneur, pour éviter la chute de son clan fait une promesse inconsidérée au chien Yatsufusa : « Si tu m'apportes la tête de mon ennemi, tu auras ma fille Fusehime en mariage ». Yatsufusa rapporte la tête du général ennemi et épouse Fusehime. Mortifiée d'attendre un enfant de son époux-chien, elle se suicide. De son corps, sortent huit pierres précieuses. Dans le monde « réel » : on suit la vie de Bakin.
    Un jour, il dévoile à son ami Hokusai, le plan des Huit Chiens des Satomi.

  • Un peu d'obésité chez un honnête homme israélien est loin d'être une disgrâce. Sauf s'il décide de maigrir à tout prix. Malgré les moqueries affectueuses de son épouse et des grands-parents, notre homme multiplie en vain les régimes : tout fruit, tout viande, ou tout carotte. Une diététicienne de renom lui recommande le tout olive. Il finit par avaler un noyau qui se fiche dans l'épigastre. Et voilà qu'un beau jour quelque chose bourgeonne de son oreille gauche, une pousse d'olivier dirait-on, phénomène qui sera à l'origine d'un véritable big-bang local...
    À partir d'un événement pour le moins insolite, traité à la manière positive du conteur, Benny Barbash nous offre une fable à mourir de rire, d'une pertinence abrasive. Après My First Sony (Prix Grand Public du Salon du livre 2008), Benny Barbash poursuit une oeuvre romanesque en forme de fresque familiale qu'alimente une ample réflexion sur la société israélienne contemporaine. Avec Little Big Bang, il révèle les tensions et les contradictions qui hantent cette génération d'après la Shoah, déchirée entre ses mythes fondateurs et la nécessité impérieuse de s'inscrire dans le mouvement de l'Histoire.
    Dramaturge, écrivain, scénariste pour la télévision et le cinéma, Benny Barbash est né à Beer-Sheva en 1951. Il est l'un des fondateurs du mouvement La Paix Maintenant. Il vit à Tel-Aviv.

  • Calum Maclean aime le travail bien fait. Et son job de tueur à gages n'a pas l'air de lui poser le moindre problème de conscience. En revanche, il est très attaché à son statut de freelance, un statut qui ne le lie à aucun gang en particulier. Aussi, quand Jamieson, un boss de la mafia locale, lui demande d'éliminer un dealer sans envergure du nom de Lewis Winter, la seule chose qui lui importe c'est de sauvegarder cette liberté. Il le prend en filature avant de passer à l'action pour mener à bien sa mission. Malheureusement pour lui, Winter a récemment fait affaire avec un autre boss de Glasgow et son meurtre pourrait bien déclencher une guerre des gangs, dont Calum serait la première victime... Tandis que Zara Cope, petite amie de Lewis Winter et croqueuse de diamants intelligente et ambitieuse, a décidé de se servir du meurtre pour grimper les échelons, Calum devient lui-même une cible. Quant à la police, il lui sera difficile de démêler l'embrouille.
    Un thriller au ton distancié et ironique, au rythme soutenu et à la prose acérée, qui se joue des lois du genre et de la morale pour dérouter le lecteur, et donne vie à des personnages très convaincants.

  • Paralysée par son propre génie, asociable, trop originale et trop angoissée pour la petite ville où elle a atterri, Bernadette se sent de plus en plus enfermée. Alors elle fuit Seattle et ses mères de famille proprettes jamais à court de muffins, son mari gourou chez Microsoft dont l´esprit trop cartésien ne parvient plus à la comprendre, et son passé glorieux d´architecte visionnaire montée trop haut trop vite et que la chute a laissée bancale. Tout a commencé quand Bee, brandissant son bulletin de notes, a réclamé la récompense qu´on lui avait promise : un voyage en famille en Antarctique ! Mais, au moment de partir, les névroses de Bernadette la rattrapent. Au pied du mur, elle disparaît. Sur les traces de sa mère, Bee découvre dans son courrier une montagne de secrets. La part d´ombre que toute mère cache à sa fille. À chaque page, Bee la découvre un peu plus géniale et imparfaite.

    Rythmé, plein d´esprit, d´humour et de tendresse, et absolument impossible à lâcher, Bernadette a disparu est un bijou satirique à la composition parfaite.

  • Corky

    Joyce Carol Oates

    • Stock
    • 3 Janvier 2013

    Jerome Corcoran, Corky, a huit ans lorsque son père est assassiné sous ses yeux. Trente ans plus tard, Corky est l´exemple même de l´homme à qui tout sourit. Promoteur immobilier fl orissant, conseiller municipal à l´avenir politique prometteur, il laisse toujours de larges pourboires qui lui assurent une certaine renommée dans la ville de Union City. Bel appartement, les femmes lui tombent dans les bras. Mais il n´y en a qu´une qui compte, Thalia, la fille de son ex-femme. Elle a disparu et semble impliquée dans un scandale politico-fi nancier des plus envahissants.
    Joyce Carol Oates parvient à se glisser admirablement dans la peau d´un homme, dans ses forces et ses faiblesses et bien sûr sa libido.Traduit de l´anglais (États-Unis) par Claude Seban

  • Dans le village sarde de Crabas, le jeune Maurizio grandit paisiblement au sein de la communauté avec ses amis Giulio et Franco Spanu. Ensemble, ils multiplient les aventures rocambolesques et ne se calment que le soir pour écouter les contes fantastiques des vieillards. Mais lorsqu'on annonce la fondation d'une nouvelle paroisse, un terrible conflit éclate. Enfants de choeur, les trois amis verront leur amitié mise à rude épreuve lors de la procession de Pâques, à l'apogée de cette querelle de clocher.

  • 61 heures

    Lee Child

    Dakota du Sud, plein hiver, température polaire et blizzard infernal. Perdu dans ce désert d´un blanc aveuglant, un bus rempli de seniors tente de rallier la bourgade de Bolton. Mais après avoir évité une collision, le chauffeur, pourtant expérimenté, ne peut redresser son véhicule qui fi nit encastré dans une congère. L´ex-policier de la marine Jack Reacher, qui se trouvait lui aussi dans le bus, propose son aide aux autorités locales pour évacuer ses vieux copassagers dépassés par l´accident. Sauf que Bolton abrite l´une des plus grandes prisons des États-Unis et que la révolte y gronde. Et qu´un chef de gang de motards, arrêté pour trafi c de drogue, attend son procès avec ses bikers menaçant d´enlever le seul témoin du deal, la bibliothécaire Janet Salter.
    Encore une fois, Jack Reacher propose son aide... et se retrouve embarqué dans une histoire où gangsters, policiers corrompus, trafi c de drogue international et tueur en liberté cachent une réalité d´une violence grandissante. Un problème pour Reacher ? Pas sûr...

  • Le lauréat du prestigieux Premio Campiello nous entraîne sous les feux de la guerre et de la passion, dans la veine des chefs-d´oeuvre de Luchino Visconti (Le Guépard, Les Damnés). Novembre 1917. L´armée italienne recule face à l´offensive autrichienne. Les Spada habitent un domaine près du Piave, dans le nord de l´Italie, qui se voit réquisitionner par des soldats ennemis. Le viol de jeunes villageoises déclenche chez eux un sentiment de révolte patriotique. Tous les membres de la maisonnée résisteront à leur manière : le narrateur, Paolo, orphelin de dix-sept ans élevé par ses grands-parents paternels ; le grand-père original et désabusé et son épouse, grande dame qui refuse de se laisser impressionner par la soldatesque ennemie ; Teresa la fidèle cuisinière femme du peuple, et sa fille de vingt ans Loretta la simplette ; le gardien du domaine Renato qui se révèle vite être un agent des services de renseignement de l´armée italienne ; la tante Maria, belle femme émancipée et décidée ; et enfin Giulia, vingt-cinq ans, libre, à la réputation sulfureuse, et dont la beauté provocante fascine le narrateur. Derrière la chronique de cette occupation, des vexations et abus de pouvoirs petits et grands, Andrea Molesini raconte aussi les intrigues amoureuses qui se nouent entre les personnages. Action et psychologie se mêlent dans ce formidable portrait de famille. Un récit de guerre et une quête initiatique qui concilient l´universel et le personnel dans un style d´écriture résolument littéraire.

  • Sidónio Rosa est tombé éperdument amoureux de Deolinda, une jeune Mozambicaine, au cours d'un congrès médical à Lisbonne, ils se sont aimés puis elle est repartie chez elle. Il part à sa recherche et s'installe comme coopérant à Villa Cacimba. Il y rencontre les parents de sa bien-aimée, entame des relations ambiguës avec son père et attend patiemment qu'elle revienne de son stage. Mais reviendra-t-elle un jour ?
    Là, dans la brume qui envahit paysage et âmes, il découvre les secrets et les mystères de la petite ville, la famille des Sozihno, Munda et Bartolomeo, le vieux marin. L'Administrateur et sa Petite Épouse, la messagère mystérieuse à la robe grise qui répand les fleurs de l'oubli. Les femmes désirantes et abandonnées. L'absence dont on ne guérit jamais.
    Un roman au charme inquiétant écrit dans une langue unique.

  • La pleine lune n'en fait qu'à sa tête ! Macario, grand navigateur solitaire sur Internet, en ressent les effets jusque dans sa chair. Ses canines et ses ongles semblent s'allonger. Macario se transformerait-il en loup-garou ? Situation des plus inquiétantes lorsque l'on se retrouve, à la nuit tombée, bloqué dans un abribus pour cause de foulure au pied, au bord d'un chemin désert. Depuis la lande s'élève cependant une autre voix. Ismael, un assureur, également égaré, rencontre en effet les mêmes difficultés cinquante mètres plus loin. Désarroi en miroir, abribus, blessure, tout est pareil et tout différent. Et la peur étant mère de parole, un dialogue se tisse entre les deux solitudes. Une passerelle verbale, instable et fantasque, les conduits à se dévoiler l'un à l'autre le fond de leur coeur craintif et de leur âme minuscule. Le froid pique, le ciel tourne au-dessus des têtes, les constellations prennent des formes inattendues, la lune joue avec les hommes trop sensibles, comme toujours chez Javier Tomeo, quand le dérisoire flirte avec le sublime.

  • Un des meilleurs livres de l'année selon The New York Times, prix du meilleur premier roman du Los Angeles Times devant L'Art du jeu de Chad Harbach, une oeuvre coup de poing, qui insuffle un grain de folie à la Kusturica dans un témoignage aussi poignant que Le Journal d´Anne Franck. L´incroyable odyssée d´un jeune comédien bosniaque qui rêvait de Californie...



    Trois secondes. Quand il entend le bruit d´un tir au canon, Ismet sait qu´il a exactement trois secondes pour se mettre à l´abri. Et à 18 ans, cela fait longtemps qu´il sait reconnaître le bruit des bombardements. Mais Ismet a trouvé un moyen pour fuir les horreurs de la guerre : le théâtre. Et quand sa troupe est invitée en Écosse, il quitte le pays. Destination finale : la Californie.

    Là-bas, Ismet devient Izzy, pourtant il reste hanté par ceux qu´il a laissés. Le jeune homme se met alors àécrire, à tout écrire : de ses jeux d´enfant obsédé par les ninjas au cheddar offert à son arrivée sur le sol américain, de la visite médicale où il croise un certain Mustafa au destin qu´il imagine à ce jeune Bosniaque, envoyé au front et blessé...

    Déchiré entre sa face A(méricaine) et sa face B(osniaque), Ismet porte un roman aussi beau que bouleversant sur la jeunesse en temps de guerre et la douleur de l´exil.

  • « Laissez votre surf dehors, ici il n'y a pas de place pour des réalités aussi subjectives. » Trois trentenaires turinois se retrouvent embarqués dans un voyage improbable du nord au sud de l'Italie : Vittorio, violoncelliste torturé et hypocondriaque ; Francesca, sa fiancée de toujours au bord de la rupture ; Manuela, leur amie loufoque, gogo-danseuse et monitrice d'auto-école à ses heures perdues (ou l'inverse)... Rapidement, avec l'ex de cette dernière aux trousses, le voyage dans la poussive Baronne à doubles commandes devient une course-poursuite, une épopée déjantée et douce-amère où chacun se révèle. Au fil des kilomètres et des rencontres, les liens se nouent et se dénouent, les événements prennent une dimension initiatique, les choix s'expliquent et les masques tombent.

    Dans ce récit à trois voix, servi par une écriture inventive, Enrico Remmert brosse avec justesse le tableau d'une jeunesse déboussolée mais avide de rêves. Entre humour et gravité, ironie mordante et poésie, il signe un roman réjouissant.

  • Une Afrique en crise d'identité, hantée par les mirages du modèle occidental. Des villes-capharnaüms dévorées par une urbanisation effrénée. Pour quelques francs CFA on peut acheter un enfant et en faire son esclave, pour un tour en Mercedes se procurer une jeune fille et la mettre dans son lit... C'est dans ce cadre que Ryad Assani-Razaki inscrit un premier roman où plusieurs voix se croisent et se racontent. L'enfant vendu qui porte au plus profond de lui la violence subie. La vieille femme corsetée dans une foi qui la paralyse. La rebelle qui se bat bec et ongles pour s'en sortir. La douce jeune fille qui poursuit son chemin avec détermination. Les raisons qui poussent les migrants à monter dans un bateau et à quitter leur terre au péril de leur vie apparaissent en filigrane. Et, à la croisée des destins, Iman, l'impénétrable métis, symbole de ce désir de fuir et d'un continent écartelé entre deux mondes.

  • Conteur hors pair, Eric Gethers livre dans son premier roman sa vision colorée d´un monde en déclin. Les baleines se baignent nues paraît en avant-première mondiale en France, chez Calmann-Lévy. Dès sa naissance, Henry attire les tragédies. Né prématurément au bord d´une route du Texas, d´une mère junkie, Lillian, qui meurt en lui donnant la vie et d´un père militaire, Jack, plus à l´aise dans les bars qu´auprès de la future mère de son fils, ce petit garçon a toutes les chances de ne pas survivre à sa première semaine. Vivienne, l´infirmière zélée qui le sauve, s´éprend de son père : le ciel semble enfin s´éclaircir. Henry se construit tant bien que mal au milieu de ces êtres incomplets, perturbés. Il surmonte l´abandon de ces adultes et leur disparition prématurée en se raccrochant à la bonté d´inconnus. Contre toute attente, une rencontre apporte la stabilité à l´existence de Henry, l´amour enfin. Mais alors qu´il pense avoir trouvé le bonheur auprès de la femme de ses rêves, son monde s´écroule en altérant irrévocablement sa personnalité. Eric Gethers propose une satire des plus sombres aux accents de conte philosophique mettant en garde contre l´amour inconditionnel. Ce mélange unique d´émotions, de burlesque et de morosité vient s´ajouter à la vision poétique d´un monde en déclin que seul un esprit libre peut décrire.

  • Cette nuit-là

    Gila Lustiger

    • Stock
    • 3 Janvier 2013

    Il reposait là, les mains croisées sur la poitrine, inerte et, malgré tout, une certaine puissance continuait d´émaner de lui. Sa vie durant, il avait essayé de les préserver de toutes les menaces, réelles et imaginaires, et souvent il avait cru devoir les protéger aussi de leurs propres désirs. Sa soeur et elle avaient passé la moitié de leur existence à lui résister. Elles s´étaient débattues contre lui, s´étaient très ouvertement plaintes de son despotisme et avaient parfois tenté de l´ignorer. Elles s´étaient moquées de lui et de son intransigeance, de lui et de son étroitesse d´esprit, mais, malgré cela, et qu´elles le veuillent ou non, il les avait forgées, et oui, elles l´avaient aimé. On viendrait donc le chercher le lendemain midi, mais, pour le moment, il restait étendu là, étoile fixe autour de laquelle tout le monde gravitait.

    "Avec une infinie délicatesse, Gila Lustiger adresse ici une déclaration d´amour à la vie".
    Neue Zürcher Zeitung "Loin des produits de consolation si répandus, Gila Lustiger a écrit un livre sur la vie et la mort, le deuil et la rage, l´oubli et le pardon." Montag

  • Good night, Djerzi !

    Janusz Glowacki

    • Fayard
    • 3 Janvier 2013

    Roman traduit du polonais  par : Laurence DyèvreÀ New York, le narrateur, Janusz, écrit, à la demande d´un industriel allemand, Klaus Werner, prêt à jouer les producteurs, le scénario d´un film sur Jerzy (Djerzi) Kosinski, l´auteur de l´Oiseau bariolé (roman qui apporta à l'auteur une renommée internationale jusqu'à ce que celui-ci reconnaisse que, contrairement à ce qu'il avait toujours prétendu, l'histoire de ce pauvre enfant juif martyrisé pendant la guerre par des paysans polonais n'était que pure fiction). Il est lui-même fasciné par le personnage, qu´il a connu.  Jerzy exerce une fascination extrême sur les femmes comme sur les hommes.  Qui était Jerzy Kosinski ? Un affabulateur ? Un grand mystificateur ? Un psychopathe, aux nerfs d´acier, dépourvu de sentiments ?  Good night, Djerzi ! est un roman qui envoûte le lecteur par la force de ce personnage tragique pris au piège de son propre mensonge si facilement mis en place auprès des media. Différents aspects du monde d´après-guerre sont évoqués : New York;   Moscou et la Russie ; la Pologne et sa complexité (accusé en Pologne de plagiat d´un roman à succès de l´entre-deux-guerres pour son livre Bienvenue Mister Chance et, surtout, d´avoir terni l´image des Polonais dans l´Oiseau bariolé, Jerzy Kosinski y a été officiellement interdit de publication pendant des années). Derrière tout cela se cache une dénonciation des sociétés qui savent brûler ce qu´elles ont eu besoin d´adorer, avec d´autant plus de violence que l´adoration a été puissante

  • Graffiti moon

    Cath Crowley

    L´Ombre et le Poète, deux mystérieux garçons, peignent la nuit des graffs sur les murs de la ville. Lucy, 17 ans, est si fascinée par l´Ombre qu´elle s´en croit amoureuse. Un soir, elle décide de partir à sa recherche. Ed se propose de l´accompagner dans sa balade nocturne. Lucy accepte à contrecoeur car au cours de leur seul et unique rendez-vous, elle lui avait accidentellement cassé le nez, et depuis, elle l´évite comme la peste. Entre disputes, éclats de rire, discussions passionnées, bagarres et fuite à vélo, Lucy va vivre une nuit mouvementée... sans savoir que Ed et l´Ombre ne font qu´un. Un savoureux jeu du chat et de la souris où telle est prise qui croyait prendre...À partir de 13 ans « La sensibilité artistique des deux adolescents s´exprime de façon émouvante et généreuse. Ils sont faits l´un pour l´autre, et le lecteur, sur des charbons ardents, trépigne pour qu´ils s´en rendent compte. Cath Crowley a un talent rare. » Kirkus Reviews « Cette histoire émouvante et contemporaine fait indéniablement penser au best-seller "vous avez reçu un email". » Publishers Weekly

  • L'ombre maudite

    Kari F. Braenne

    Trois vies, trois destins, liés par des secrets de famille enfouis au plus profond de la forêt norvégienne, et une malédiction qui frappe trois générations.
    Wilhem, un jardinier norvégien installé aux États-Unis, reçoit un appel téléphonique de sa mère, Evelyn, une tatie Danielle méchante et pitoyable, vivant seule à Oslo : elle veut réunir à l'occasion de ses quatre-vingt-cinq ans son fils unique et celui qu'elle croit être son petit-fils. Elle ne les a pas vus depuis trente ans mais décide qu'au soir de sa vie l'heure des révélations est venue : elle doit leur raconter son histoire, leur histoire, intimement liée à l'histoire de la Norvège pendant la Seconde Guerre mondiale et à un chalet situé au coeur de la forêt du Hedmark.
    Un roman dense qui dérange, où les trois voix alternent sublimement, où les souvenirs évoqués au présent révèlent le passé tragique des personnages.

empty