• Achevé quelques jours avant la mort de Steve Tesich [1942-1996], Karoo est le chant du cygne d'un auteur hors norme.
    Ce roman est l'odyssée d'un riche consultant en scénario dans la cinquantaine, Saul "Doc" Karoo, gros fumeur et alcoolique, écrivaillon sans talent séparé de sa femme et traînant plusieurs tares émotionnelles. En tant que script doctor pour Hollywood, Saul Karoo mutile et "sauve" le travail des autres. En tant qu'homme, il applique le même genre de contrôle sournois à sa vie privée et se délecte de nombreuses névroses très particulières : son incapacité à se saouler quelle que soit la quantité d'alcool absorbée, sa fuite désespérée devant toute forme d'intimité, ou encore son inaptitude à maintenir à flot sa propre subjectivité. Même s'il le voulait, il ne pourrait pas faire les choses correctement, et la plupart du temps, il ne le veut pas. Jusqu'à ce qu'une occasion unique se présente à lui : en visionnant un film, il fait une découverte qui l'incite à prendre des mesures extravagantes pour essayer, une fois pour toutes, de se racheter.
    Si Karoo est bien l'ambitieux portrait d'un homme sans coeur et à l'esprit tordu, c'est aussi un pur joyau qui raconte une chute vertigineuse avec un humour corrosif. C'est cynique. C'est sans pitié. C'est terriblement remuant. C'est à la fois Roth et Easton Ellis, Richard Russo et Saul Bellow.

  • Hollywood, les hommes et moi Nouv.

    Des gamines envieuses de mon succès souvent me demandaient : « Comment avez-vous fait pour devenir une Star ? C'est le talent ? Une jolie frimousse ? Un beau corps ? Ou bien c'est d'avoir couché avec les gens qui comptent en ville ? »
    Vous voulez savoir la vérité ? La réussite tient un peu de tout ça, et ne croyez pas celles qui vous raconteront autre chose.
    Barbara Payton, jeune femme libre et sulfureuse découvre le formidable tourbillon de la gloire hollywoodienne alors qu'elle n'a que dix-huit ans. Elle tourne avec les plus grands, est adulée par les médias, ses moindres faits et gestes sont racontés, commentés, copiés...Cela durera trois ans. Car Barbara n'a pas le goût de baisser la tête pour faire ce qu'on l'attend d'elle, pas le courage de se soumettre. Elle trinque à la fausseté d'Hollywood, affirme son droit au plaisir et à la liberté. Starlette bientôt déchue, elle sera bannie par ceux qui ont fait sa gloire. Mais Barbara gardera la tête haute, riant de la mécanique trompeuse du succès. Depuis la chambre d'hôtel où elle vendait son corps pour quelques dollars, elle nous révèle les coulisses d'un monde d'apparence et nous raconte son destin de femme brisée.

  • C'est l'histoire d'un vieux malentendu. Tous les grands comiques en ont souffert, de Jerry Lewis à Robin Williams : plus on vous demande de faire le clown, plus vous vous sentez glisser dans le gouffre du désespoir. Bill Murray, lui, a fait de ce malentendu une profession de foi.
    Après ses débuts avec la bande du Saturday Night Live, les comédies à succès des années 80 ont fait de lui une star mondiale. Il a fui, pour ne revenir que des années après, plus rare, plus évanescent. C'est devenu une légende urbaine à lui tout seul. Un gentil zombie, un spectre souriant, une mascotte du cinéma d'auteur bon teint et affranchi de l'industrie. Mais sans se départir de sa mine de vieux chien las, en promenade trop loin de chez lui.

    Yal Sadat est journaliste et critique de cinéma (Sofilm, Première, Carbone et anciennement Chronic'art).

  • Mark Twain, le rappeur Jay Z, Marion Zimmer Bradley, George Romero, Robert Taylor, Alexandre Astier, John Fitzgerald Kennedy, Jack Kirby, Lawrence d'Arabie, John Boorman, les Kinks, les Who, Jackie Kennedy, Steven Spielberg, John Steinbeck, Terry Gilliam, Winston Churchill, Éric Rohmer, Alan Stivell, le rappeur Fianso, tous ont en commun d'avoir été influencés par la légende du roi Arthur.Inventée au Moyen Âge, celle-ci a longtemps été l'apanage des nobles et des souverains qui s'en servaient comme modèle ou comme justification de leurs conquêtes. En grande partie ignorée aux XVIIe et XVIIIe siècles, elle fait un retour fracassant sur le devant de la scène en Angleterre au début de la révolution industrielle. Mais c'est surtout grâce à la culture populaire américaine que se diffuse le mythe de la Table ronde : cinéma, romans illustrés, musiques rock et folk, bande dessinée (notamment les super-héros), et plus récemment jeux de rôles et jeux vidéo.Ces médias donnent un sens nouveau à la geste arthurienne. On a vu ainsi apparaître des Arthur anticolonialistes, des Lancelot en lutte contre le communisme, des Merlin écologistes, des Morgane féministes.La légende de Camelot, ici décryptée de façon savante et passionnée, semble en passe de devenir l'un des premiers mythes mondialisés, traversant les continents et les cultures pour mieux questionner les peurs et les espoirs des sociétés contemporaines.

    William Blanc est médiéviste et spécialiste en médiévalisme, c'est-à-dire qu'il s'intéresse principalement aux représentations et utilisations contemporaines des figures médiévales. Il est l'auteur de cinq livres chez Libertalia, et coauteur du Dictionnaire de la fantasy (Vendémiaire).

  • Comment choisit-on un scénario? Qu'est-ce qui détermine le style d'un film? Comment gérer un tournage en extérieur avec une centaine de figurants ? Que faire pour maintenir la concentration d'un acteur au bout de la dixième prise ?Étape par étape, Sidney Lumet aborde tous les aspects de la création cinématographique, de l'écriture à la post-production : le casting, les répétitions, le choix des décors et des costumes, le tournage et le montage, la conception de la bande-son..., jusqu'au moment fatidique de la première projection. Auteur de nombreux classiques (Serpico, Un après-midi de chien, 12 hommes en colère), Lumet offre avec ce livre le point de vue rare d'un cinéaste sur son propre travail et sur son art, nourri d'une longue expérience à Hollywood où il a tourné avec les plus grandes stars (de Katharine Hepburn à Al Pacino). À la fois mémoires professionnelles fourmillant d'anecdotes et guide pour apprenti réalisateur, Faire un film est une plongée saisissante dans les coulisses du cinéma.

  • Une belle jeune femme blonde qui rêvait d'Hollywood et de gloire a disparu sans laisser de trace. Engagé par son mari, Lew Archer suit sa piste jusqu'à un club très select de Malibu où il se heurte à une élite rongée par le chantage, l'argent sale et le crime. En dépit des efforts de dissimulation de flics corrompus, épaulés par un boxeur prétentieux devenu star de cinéma et un magnat d'Hollywood au passé douteux, Archer tombe sur les traces d'un meurtre plus ancien. Il s'empêtre alors dans les dessous de ce monde clinquant où les nantis sont prêts à payer le prix fort pour échapper aux lois. Mais tout le monde n'est pas à vendre.

  • Compagnon de route de Charlie Chaplin, Mack Sennett, Fatty Arbuckle, Harold Lloyd ou des Marx Brothers, Buster Keaton commence sa carrie

  • Faut-il prendre au sérieux les menaces d'enlèvement qu'un groupuscule islamiste fait peser sur Britney Spears? Les services français (les meilleurs du monde) pensent que oui. Certes, l'agent qu'ils enverront à Los Angeles pour suivre cette affaire présente quelques handicaps - il ne sait pas conduire, fume dans les lieux publics, ignore presque tout du show-business et manifeste une tendance à la mélancolie -, mais il fera de son mieux pour les surmonter, consultant sans se lasser les sites spécialisés, s'accointant avec des paparazzis, fréquentant les boutiques de Rodeo Drive ou les bars de Sunset Boulevard, jusqu'à devenir à son tour un spécialiste incontesté tant de Britney elle-même que des transports en commun de Los Angeles. Il n'en échouera pas moins dans sa mission, et c'est de son exil au Tadjikistan, près de la frontière chinoise, qu'il nous adresse ce récit désabusé de ses mésaventures en Californie.

  • Dans quelles circonstances Fritz Lang est-il arrivé à Hollywood ? Comment Raoul Walsh s'est-il nourri de son expérience de cowboy ? Howard Hawks a-t-il vraiment été influencé par Casablanca pour Le Port de l'angoisse ? Comment George Cukor dirigeait-il

  • Au coeur des Années folles, Rosemary Hoyt, une jeune star hollywoodienne en villégiature sur la Côte d'Azur, fait la connaissance de Dick et Nicole Diver. Fascinée par ce couple glamour d'expatriés américains qui mènent la dolce vita sur le Vieux Continent, elle ne soupçonne pas la fêlure qui est à l'origine de leur union, et qui bientôt précipitera leur chute...C'est pendant les années les plus sombres de son existence, marquées par la schizophrénie de sa femme Zelda et par son propre alcoolisme, que Fitzgerald, chantre de la lost generation, écrivit ce roman - le dernier qu'il acheva. Empreint d'une nostalgie poignante, Tendre est la nuit relate l'échec inéluctable d'un couple, et la lente déchéance d'un homme idéaliste et talentueux confronté à sa propre impuissance.

  • Mister bones

    Seth Greenland

    Hollywood, firmament télévisuel... Grimper dans cet univers de pacotille sans pitié pour les stars en devenir, c'est inévitablement fréquenter les galas de charité les plus hypocrites, troquer ses vieux T-shirts fétiches contre la dernière tenue branchée, adopter les nouveaux seins fracassants de sa petite amie, supporter les sourires de crocodiles des magnats du show biz... Mais Lloyd Melnick, auteur de sitcoms à succès, et Frank Bones, comique en quête de grand public, n'acceptent qu'à contrecoeur d'en passer par là. Cette grinçante contestation va les lancer dans une aventure aussi improbable que leur amitié.
    Seth Greenland, qui écrit là son premier roman, témoigne d'une époustouflante et féroce capacité à saisir les gens et les situations dans le monde du spectacle télévisuel et, bien au-delà, dans la société américaine. Son récit abrasif et drôle est de ceux qu'on n'oublie pas.
    «Le roman le plus drôle de l'année.» Lire
    «Mister Bones est un tour de force.» Marie Claire
    «Un des romans les plus grinçants et les plus drôles sur l'univers impitoyable de la production télévisuelle américaine.» Le Figaro Magazine
    «Greenland, doté d'un humour en acier trempé, dresse un portrait explosif de Hollywood.» Technikart

  • Rolland Poe a enfin trouvé la recette pour cloner les stars hollywoodiennes. L'événement défraie la chronique et donne lieu à un rapport, matière du récit : « L'affaire des doubles de Hollywood et de la folie de M. Rolland Poe, alias docteur XYZ ». Poe est parvenu à dupliquer toute personne ayant au préalable été filmée. Bientôt, le clone de Greta Garbo s'éveille, suivi par ceux d'autres vedettes du cinéma : Joan Crawford, Norma Shearer, Joan Bennett ou encore Rodolfo Valentino. XYZ délaisse très vite ses investigations scientifiques pour se laisser bercer par les douceurs des romances sentimentales susceptibles de naître sous pareil climat. La société de production Metro-Goldwyn-Mayer s'inquiète cependant de voir dédoublées ses stars les plus cotées. Une opération d'enlèvement s'élabore...

    Fils de l'écrivain péruvien Ricardo Palma, auteur de Traditions péruviennes, Clemente Palma (1872-1946) appartient à l'oligarchie libérale, nourrie de littérature française et nord-américaine. Auteur de recueils de contes et d'essais, il a aussi dirigé des revues littéraires et des journaux, a été consul à Barcelone puis député. Exilé à Santiago du Chili, il entame l'écriture d'XYZ.

  • Hollywood règne sur les salles de cinéma, tant aux États-Unis qu’ailleurs dans le monde. Bien qu’ils vendent du rêve et du divertissement, les films hollywoodiens traitent aussi de questions sociales et politiques. Comment décoder les messages politiques véhiculés par cet imaginaire? Hollywood et la politique est un guide critique du cinéma étatsunien des années 1980 à aujourd’hui, illustré par de nombreux exemples, de V for Vendetta aux documentaires de Michael Moore, en passant par les blockbusters les plus significatifs.

    Forgé au cœur même de l’empire américain, le cinéma hollywoodien est une industrie puissante qui carbure au capitalisme et a tout intérêt à le défendre. Dans ce contexte, les artisans du septième art jouissent-ils de la liberté de créer des œuvres réellement critiques ou sont-ils condamnés à produire des films de propagande? Traitant du politique dans son sens large, Claude Vaillancourt classe les films en trois grandes catégories: le cinéma du statu quo, qui se contente de répéter les discours officiels; le cinéma du questionnement, qui dénonce certains problèmes, mais sans remettre en cause l’ordre social; et le cinéma subversif, où le documentaire occupe une place de premier plan.

    L’auteur démontre en quoi le cinéma hollywoodien, malgré la montée des Netflix et autres Amazon ainsi que  les répercussions de l’affaire Weinstein, demeure un instrument privilégié pour transmettre les valeurs américaines (individualisme, famille, respect des institutions, distinction entre le Bien et le Mal), contribuant à «fabriquer le consentement». Il reconnaît en même temps à certains films une grande liberté de ton. Une analyse tout en nuances qui assume pleinement la subjectivité du jugement sur l’art.

  • Une nuit, un scénariste de Hollywood imagina en rêve la plus gracieuse et originale des histoires. Du début à la fin, il en suivit la progression dramatique imparable, les péripéties, l'agencement ingénieux et naturel. Dans un demi-sommeil, il griffonna quelques mots qui, peut-être, lui permettraient de reconstituer la merveille, le lendemain. Au matin, il trouva sur son bloc le résumé lapidaire de ce qui lui avait paru si neuf - et qui l'était, n'en doutons pas : Boy meets girl. On pourrait résumer ainsi L'Amie du jaguar : un garçon rencontre une fille. Son sujet choisi, l'auteur a tâché d'organiser cette rencontre et de raconter ce qui en résulte selon la capricieuse nécessité qui, dans son rêve, avait émerveillé le scénariste. Ainsi est-il question, dans ce roman, des rites funéraires en usage dans la colonie française de Surabaya (Indonésie), d'un jeu appelé le loto chantant, des rapports entre les sentiments exprimés dans une lettre et le bureau de poste choisi pour l'expédier, de stations prolongées dans des ascenseurs, de parenthèses, d'un ou plusieurs crimes atroces dissimulés dans un manuel de graphologie, de grimaces, de quatorze karatékas, d'un trafic de zombies entre Biarritz et Surabaya, d'amour surtout et de fabulations. Cette liste, bien entendu, n'est pas exhaustive.

  • Leo McCarey

    Fernando Ganzo

    Malgré la renommée dont jouissent certains de ses films (comme Elle et lui ou Cette sacrée vérité) et ses collaborations avec Laurel et Hardy et les Marx Brothers, Leo McCarey demeure un cinéaste méconnu. De son vivant, il a pourtant bénéficié de la reconnaissance de ses pairs : admiré par Capra, Ford, Lubitsch ou Renoir, McCarey a obtenu quatre oscars et était l'un des hommes les mieux payés à Hollywood en raison de succès commerciaux considérables.
    Richement illustré, cet ouvrage collectif réunissant les meilleurs spécialistes revient sur les grandes caractéristiques du cinéma de McCarey : son rythme unique, l'importance de la musique, de l'enfance, et surtout la transition du rire aux larmes qu'il a maîtrisée comme personne.

    Gilles Esposito, Fernando Ganzo, Charlotte Garson, Molly Haskell, Jacques Lourcelles, Miguel Marías, Sandrine Rinaldi, Patrice Rollet, Marcos Uzal, Nicolás Zukerfeld.

    Préface de Whit Stillman.

  • Daech filme la mort de ceux qu'il torture. Filmer la mort?? Daech le fait en recourant de manière systématique aux effets visuels les plus spectaculaires, imités des films d'action hollywoodiens. Mieux encore?: Daech dispose d'un studio de production et maîtrise parfaitement toutes les techniques numériques. Ses films, censurés ou non, sont diffusés en permanence sur la planète entière. L'«?ennemi de l'Occident?» utilise les moyens et reprend les formes employés en Occident, et par là, il se tient au plus près de nous. Non seulement Daech achète et vend, exploite, spécule et asservit, mais, allant plus loin que nous, il réalise l'alliance macabre et contre nature du cinéma et de la mort. J'ai voulu comprendre cette extravagance propre à notre temps.

  • Edward D. Wood Jr. (1924-1978) est célèbre pour avoir réalisé « le plus mauvais film de l'histoire du cinéma », l'improbable Plan 9 From Outer Space (1959). Tim Burton et Johnny Depp lui ont consacré un film en 1994, qui rend un hommage vibrant à sa poésie approximative, son amour du cinéma et sa passion des pulls angora.Écrit en 1965, Comment réussir (ou presque) à Hollywood (The Hollywood Rat Race) révèle encore une autre facette du personnage. S'adressant notamment aux apprentis acteurs et scénaristes, Ed Wood donne des conseils précis et documentés : dans quelle pension descendre, comment trouver un agent, comment survivre aux désillusions... Tout y passe : les photos promotionnelles, les attachés de presse...Le ton est féroce, l'ironie aussi savoureuse que paradoxale. Par quel miracle l'homme dont la carrière fut un échec peut-il s'ériger en guide ? C'est tout le sel de cet « Hollywood pour les Nuls » unique en son genre.

  • Texte intégral révisé suivi d'une biographie de Nathanaël West. Fresque ardente de la folie contemporaine, le tableau auquel travaille Tod Hackett représente Los Angeles sous les flammes dans une atmosphère de carnaval. Il joue au peintre de talent, comme Faye, dont il est épris, joue à la star d'Hollywood. Dans ce monde fabriqué de la Califiornie des années 30, rien n'est comme il est, les maisons sont mexicaines, méditerranéennes ou hawaïennes, les plantes sont en caoutchouc, la "vraie" bataille de Waterloo est une reconstitution... Il n'y a que le vieux clown détraqué, père de Faye, qui meurt en clown. Le roman s'achève sur une scène d'hystérie collective que ne renieraient ni Céline ni Kafka. Le gigantesque incendie que Tod Hackett se proposait de peindre, c'est sans doute celui qui dévastera tout sur son passage et ne laissera qu'un désert calciné, la "waste land" pressentie par T. S. Eliot quelques années plus tôt. Nathanaël West y appelle avec toute la foi des désespérés la nuée de sauterelles qui s'abattra sur Babylone.



  • Arnold Schwarzenegger est né une première fois en Autriche, le 30 juillet 1947. Le cinéma, lui, l'a fait naître comme prodige. Né d'un éclair prophétique dans Terminator, d'une expérience génétique dans Jumeaux, d'un rêve d'enfant dans Last Action Hero, il a traversé la fin du vingtième siècle comme un oracle, pour annoncer le destin de l'homme à l'époque de sa reproductibilité technique. Comme le Terminator, il est venu nous faire craindre le futur et en même temps nous le faire aimer. Comme lui, il est venu, sans contradiction, sonner le glas de l'humanité et en même temps la sauver, en prenant au pied de la lettre le rêve américain du self-made-man. Trente ans plus tard, la prophétie s'est réalisée : l'homme est devenu un cyborg. Et Schwarzenegger? Qu'est-il devenu?Jérôme Momcilovic est critique et dirige les pages cinéma du magazine Chronic'art. Prodiges d'Arnold Schwarzenegger est son premier livre.

  • À ma grande surprise, je suis restée à Los Angeles une année de plus ! Entre soirées animées, nouvelles amitiés et rencontres mystérieuses, ma vie a été bouleversée par quelques imprévus. Alors que mon père refait surface, je me lance dans un projet colossal : écrire un scénario que j'espère réaliser un jour. Mais je suis vite rattrapée par ma vie amoureuse qui n'est pas des plus tranquilles... Heureusement, mes amies sont toujours à mes côtés pour me conseiller et me guider ! À moins que je ne suive mon instinct... Mais, chut... Je ne vous en dis pas plus, tout est dans mon journal !Retrouvez Violet sur son blog : www.violetsdiary.com et sur sa page Facebook. Elle y tient une chronique de sa vie quotidienne à LA.

  • Recueil d'une cinquantaine de textes critiques écrits par Luc Moullet : introduit, composé, annoté, amendé, chapeauté par le cinéaste lui-même, ce volume d'érudition et de drôlerie, de passion et parfois de prophétie, reprend les grands articles des Cahiers du cinéma, mais aussi certains des textes parus dans Arts, Bref, Trafic... auxquels s'ajoutent près d'une demi-douzaine d'inédits, dont une attaque contre Pedro Almodovar et une défense de l'écrivain américain James Ellroy.

  • « Cher Monsieur,
    J'ai vu vos films Rome, ville ouverte et Paisa, et je les ai beaucoup aimés.
    Si vous avez besoin d'une actrice suédoise qui parle très bien l'anglais, qui
    n'a pas oublié son allemand, qui n'est pas très compréhensible en français
    et qui, en italien, ne sait dire que Ti amo, je suis prête à venir faire un
    film avec vous. » Ingrid Bergman

    Ingrid Bergman, née le 29 août 1915 à Stockholm, est orpheline de mère à trois ans et de père à treize ans : son éducation est assurée par une tante puis par un oncle. Elle entre à la Kungliga Dramatiska Teatern or Dramaten et joue pour la première fois dans un film en 1932. Remarquée par Gustaf Molander, avec qui elle collaborera de nombreuses fois, elle enchaîne les tournages. Commence alors une irrésistible ascension qui la fera passer, grâce au remake d'Intermezzo en 1939, au statut de star hollywoodienne, puis d'icône mondiale. Elle tourne avec les plus grands acteurs (Humphrey Bogart, Gary Cooper, Cary Grant), sous la direction des plus grands réalisateurs (Victor Fleming, Sam Wood, Alfred Hitchcock, Ingmar Bergman). Elle reçoit deux fois l'Oscar de la meilleure actrice pour ses prestations dans Hantise en 1944 et Anastasia en 1956 (elle obtiendra une troisième statuette de la meilleure actrice dans un second rôle pour Le Crime de l'Orient-Express en 1974) mais son nom reste à jamais associé, dans la mémoire collective, au chef-d'oeuvre absolu qu'est Casablanca. Cette actrice exceptionnelle est aussi une femme libre : elle scandalise les ligues de vertu en se détachant de son premier mari et de sa fille en 1949 pour vivre son amour avec le réalisateur italien Roberto Rossellini, et sera sommée de ne plus reparaître aux États-Unis durant plusieurs années. Lorsqu'elle meurt à Londres, en 1982, sa mémoire est néanmoins unanimement honorée. Elle est toujours considérée comme l'une des plus grandes actrices de l'histoire du cinéma.

    Marine Baron a été élève de l'École du Louvre, du CELSA et de Saint-Cyr.
    Officier de Marine puis élève-officier dans l'armée de Terre, elle a travaillé dans l'industrie. Étudiante en droit aux universités Panthéon-Assas et Panthéon-Sorbonne, elle prépare également une thèse d'histoire. Elle a écrit un récit autobiographique paru chez Denoël en 2009 : Lieutenante.

  • « Vous pensiez que j'étais fou quand j'ai assuré le public contre la mort de peur. Que j'étais encore plus fou quand j'ai mis des squelettes dans les salles de cinéma. Et vous étiez prêt à me mettre une camisole de force quand j'ai placé des boîtiers à décharges électriques sous les fauteuils. » (William Castle)Ses films à petit budget ont rapporté des millions de dollars. Il a mis au point les gadgets publicitaires les plus farfelus pour attirer le public. Il a produit Rosemary's Baby, influencé de nombreux cinéastes et inspiré un film à Joe Dante. Réalisateur de séries B et touche-à-tout boulimique, William Castle (1914-1977) est l'un des maîtres du cinéma d'horreur et d'épouvante.Dans ce livre, il raconte son étonnant parcours à Hollywood et évoque avec humour les grandes rencontres qui ont marqué sa vie : Orson Welles, Harry Cohn, Vincent Price, Joan Crawford, le mime Marceau, Roman Polanski...« William Castle était mon idole. Je suis même jaloux de son oeuvre. » (John Waters) « Mon cinéaste préféré. » (Robert Zemeckis)

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