• L'histoire d'une jalousie, l'histoire d'une vie...
    Eszter est une comédienne célèbre.

    Pourtant, les frustrations de son enfance – entre des parents ruinés mais de très vieille aristocratie – renaissent et s'exacerbent quand elle découvre qu'Angela, l'ancienne gamine trop parfaite de son village natal, est l'épouse de l'homme qu'elle aime, et qui l'aime.

    Le Faon dit la jalousie, plus, la haine, vécue comme un maléfice, à l'égard d'un être qui symbolise tout ce que la petite fille que fut Eszter n'a pas connu, n'a pas été.

    Son monologue est celui d'une femme qui se donne, se confesse et expie.

    " Construit comme une tragédie antique,
    Le Faon explore les Enfers d'une Médée hongroise dont le monologue tient autant de l'exorcisme que de l'expiation. "
    L'Express

  • Une histoire d'amour, d'incompréhension et de désespoir.
    Dans sa maison de la Grande Plaine, Mme Szöcs attend : son mari est en train de mourir, il ne reconnaît plus sa femme et sa dernière phrase est destinée à Iza, leur fille trop aimée.

    Une fois son père enterré, Iza emmène sa mère vivre avec elle dans son appartement de Budapest. Elle a tout décidé, fait le tri entre meubles et objets à garder et à abandonner, arrangé la chambre, sans rien demander à sa mère, ni son avis ni ses envies.

    Peu à peu, la fragile petite vieille se pétrifie dans la non-existence qui lui est ainsi offerte, jusqu'au jour où elle décide de retourner dans son village...

    " Après le succès de
    La Porte, Prix Femina étranger 2003,
    La Ballade d'Iza est une poignante réflexion sur la difficulté d'aimer, de comprendre l'autre et sur la solitude intrinsèque des êtres. " Claire Julliard,
    Le Nouvel Observateur

  • Faisons véritablement tomber le rideau de fer. Pour que la pensée ne périclite pas à l'Ouest, il faut qu'elle renoue avec la vitalité qu'elle revêt à l'Est. Cette encyclopédie des intellectuels de l'autre Europe révèle un continent inconnu mais insuffle surtout des raisons d'espérer. Un monument.
    Parce qu'elle ne saurait marcher sur un seul pied, l'Europe a besoin de recueillir les interprétations diverses et les compréhensions multiples de ses principes et de ses projets. Or, témoins et acteurs des bouleversements majeurs du xxe siècle, résistants au nazisme, dissidents du communisme, victimes de l'emprise totalitaire et promoteurs de la transition démocratique, les penseurs d'Europe centrale n'en demeurent pas moins les grands oubliés du débat contemporain des idées.
    Pourtant, ces penseurs de l'Est n'ont cessé de vivre avec les penseurs de l'Ouest. Ils ont édifié à partir de leur particularité et de leur expérience une autre conception du monde et de l'histoire, de l'homme et de la cité. Et, en vertu de cet autre humanisme, apte à nourrir l'esprit européen, ils ont beaucoup à nous dire sur notre destin commun.
    Cette encyclopédie des intellectuels de l'autre Europe qui réunit 150 spécialistes veut contribuer à rétablir les ponts rompus par la méconnaissance pour en finir avec les préjugés réciproques et réinstaurer un indispensable dialogue.
    Un monument décisif pour aujourd'hui et pour demain.

  • Le capitalisme libéral et le modèle démocratique occidental, qui paraissaient à beaucoup victorieux à la chute du communisme, sont aujourd'hui soumis à rude épreuve par l'émergence d'un capitalisme autoritaire. Sous des modalités variées, ce dernier associe la recherche de l'efficacité des économies de marché avec la protection de pouvoirs autoritaires et, parfois, le maintien de certains mécanismes de régulation démocratiques.

    À la légitimation classique du capitalisme, suivant laquelle ce système serait le plus compatible avec la démocratie, il substitue des primats identitaires, nationalistes et protecteurs qui se retrouvent dans des configurations nationales aussi différentes que la chinoise, la russe, la turque ou la hongroise.

    Ahmet Insel, né à Istanbul en 1955, économiste, politologue, éditeur et éditorialiste, notamment spécialiste de la Turquie, a été chef du département d'économie de l'université de Galatasaray et vice-président de l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne qu'a présidée Pierre-Yves Hénin qui, né en 1946 en Saône-et-Loire, est l'un des grands noms de la macro-économie française et le fondateur du Centre de recherche MAD (Macroéconomie et analyse des déséquilibres, Paris I) associé au CNRS.

  • La Bible

    Péter Nádas

    • Phébus
    • 3 Octobre 2019

    Au début des années 1950, dans les beaux quartiers de Budapest, un jeune garçon exerce sa cruauté naissante sur une servante pieuse et provinciale. Point culminant de ses provocations : une bible qu'il déchire avec volupté devant elle. La réaction en chaîne qui s'ensuit ébranle toute la famille.
    Premier roman de Péter Nádas paru en 1967, La Bible est un formidable condensé des puissantes qualités romanesques de l'auteur de La Fin d'un roman de famille et d'Histoires parallèles.
    Né en 1942 à Budapest, Péter Nádas a longtemps été journaliste et surtout photographe, tout en publiant ses premiers livres dès la fin des années 1960. Depuis le milieu des années 1980 et Le Livre des Mémoires, il est considéré comme l'un des plus grands romanciers de son époque, auteur d'une oeuvre fascinante et complexe, partiellement traduite en français.

  • Almanach

    Péter Nádas

    • Phébus
    • 18 Avril 2019

    « Combien de fois me suis-je préparé à mourir, et combien de fois ne suis-je pas mort. »
    Un écrivain hongrois qui vit à la campagne décrit mois après mois le cours d'une année. Il se demande si c'est la dernière, il revisite ses souvenirs, écrit le présent au fil de son passage.
    Né en 1942 à Budapest, Péter Nádas est considéré, depuis Le Livre des mémoires (1998, Prix du meilleur livre étranger), comme l'un des plus grands romanciers de son époque, auteur d'une oeuvre fascinante et complexe, partiellement traduite en français.

  • Béla Tarr, né en 1955 en Hongrie, a commencé à filmer à la fin des années 1970. Ses films les plus marquants sont Damnation (1988), Les Harmonies Werkmeister (2000), et plus récemment L'homme de Londres (2007), adaptation de Georges Simenon.D'Almanach d'automne (1984) au Cheval de Turin (2011), les films de Béla Tarr ont suivi la faillite de la promesse communiste. Mais le temps d'après n'est pas le temps uniforme et morose de ceux qui ne croient plus à rien. C'est le temps où l'on s'intéresse moins aux histoires, à leurs succès et à leurs échecs qu'à l'étoffe sensible du temps où elles sont taillées. Loin de tout formalisme, la splendeur des plans-séquence de Satantango ou de Werckmeister Harmonies est faite d'une attention passionnée à la façon dont la croyance en une vie meilleure vient trouer le temps de la répétition, au courage avec lequel les individus en poursuivent le rêve et en supportent la déception. Pour Jacques Rancière, le temps d'après est notre temps et Béla Tarr est l'un de ses artistes majeurs.

  • Une chambre au sixième étage d'un immeuble. C'est la nuit.
    L'homme est venu chez sa maîtresse pour lui annoncer la rupture, mais, aussitôt franchi le seuil, il sait qu'il n'en fera rien. Elle roule une cigarette de marijuana, ils fument. Alors que la femme s'abandonne sans complexe à l'effet de la drogue, l'homme est entraîné dans un gouffre, ses défenses s'effondrent et, dans une volute de lucidité sans illusions, il prend conscience de la fragilité mortelle de l'existence.

    La structure musicale du récit, le rythme saccadé des phrases, la respiration physiquement perceptible du texte confèrent à l'ouvrage un effet envoûtant auquel il est impossible de se soustraire.

  • " Le Vieux puits renseignera le lecteur sur le monde intérieur de l'écrivain [...] Magda Szabó est un écrivain concentré, incisif, insolent. "​ Le Monde des livres
    Le Vieux Puits est un livre fascinant. Par de brefs chapitres thématiques – Mes parents, La ville, Autoportrait, La religion, Le théâtre, Le temps, Éveil, etc. –, Magda raconte l'éducation originale, marginale, extraordinaire qu'elle a reçue, et reconstitue le monde tel que le voyaient ses yeux de petite fille.

    Le début de ce conte – car on peut parler de conte tant Magda nous fait toucher la puissance du Merveilleux dans lequel elle a baigné – nous propose une clé, celle du titre : le vieux puits abandonné se trouvait dans le jardin de l'enfant, et il est devenu le refuge de l'adulte, qui s'y laisse glisser, telle Alice, pour retrouver Debrecen, sa ville natale tant aimée, sa maison, ses amis, ses parents... Le temps n'a plus cours, les pierres ont conservé les rires, les voix, les silences...

    La publication d'un tel recueil de souvenirs, aujourd'hui, est fondamentale. Il magnifie le rôle des parents et l'esprit d'enfance qui devrait toujours les animer, le goût et le sens du merveilleux qui ouvre les portes de l'imagination. Plus que les jouets, les possessions, ce sont les mises en scène de l'univers de l'enfant qui les font heureux et leur forgent la personnalité qui leur permettra d'affronter le difficile futur...

  • Pourquoi nous ne comprenons pas ce qui se passe à Budapest, Prague, Varsovie ? Suffit-il d'invoquer les populismes ? Et vers quelles ruptures va l'Europe ? Un jeune politologue, spécialiste de cet autre monde, dresse le pourquoi et le comment de nos aveuglements.
    Les deux Europe, de l'Est et de l'Ouest, sont-elles condamnées à se méconnaître et à s'exclure ? Pourquoi Bruxelles s'oppose-t-elle à Budapest, Varsovie ? Comment Viktor Orbán peut-il être si populaire dans son pays et autant combattu par l'Union européenne ? Pour quelles raisons le régime politique " illibéral ", qui est jugé ici comme un danger pour la démocratie, est-il considéré là-bas comme une condition de la liberté ?
    C'est pour répondre à ces questions que Max-Erwann Gastineau a écrit ce livre. Du choc médiéval des empires et de l'avènement moderne des nations à la résistance au totalitarisme communiste et aux lendemains de la chute du Mur, il dresse la généalogie d'une autre culture, cousine et contradictoire avec la nôtre. Une culture où la tradition l'emporte sur le progrès, où la protection sur l'ouverture et où le politique sur le droit. Une culture que l'on croit si bien connaître qu'on en fait aisément le procès mais dont, en fait, on ignore l'essentiel.
    Sans idéalisation mais avec exactitude et sensibilité, mesurant les mémoires blessées et les préjugés hostiles de part et d'autre, entrant en dialogue avec Raymond Aron, Jürgen Habermas, mais aussi Milan Kundera et Czeslaw Milosz, Max-Erwann Gastineau nous entraîne dans un périple inattendu et passionnant au coeur de l'inconscient européen.

  • La nostalgie

    Mircea Cartarescu

    Dans cette pièce vide, d'à peine trois mètres sur trois, deux enfants complètement nus se tenaient l'un en face de l'autre. Je vois encore avec une grande clarté devant moi, tandis que j'écris ces lignes, son corps à elle, mince et blanc, les monnaies cuivrées des seins, le sexe qui n'était qu'une ligne ébauchée entre ses cuisses. Il n'y avait presque aucune autre différence observable entre ces deux corps d'enfants.

  • " Une histoire singulière emportée par un beau souffle romanesque. " Le Figaro magazine

    Aux environs de l'an 1000.

    L'Europe centrale est l'objet de toutes les convoitises. Le pape décide alors de confier à un bénédictin retiré à l'abbaye de Saint-Gall, Stephanus de Pannonie, une mission capitale : convaincre les Magyars païens de s'allier avec le Saint-Siège contre l'empereur germanique Othon Ier. Voilà Stephanus sur les routes. À la frontière du monde chrétien, il est capturé par les " barbares " qui découvrent qu'il détient le médaillon représentant l'oiseau Togrul, insigne du
    Künde. Ses ravisseurs se persuadent alors qu'il est ce chef spirituel qu'ils attendent depuis longtemps...

    Des guerriers fougueux à cheval, une époque troublée, des intrigues, des trahisons...

    Le Prince et le Moine, roman historique et d'aventures à la fois, plonge le lecteur dans le mythe fondateur de la Hongrie et dans les fracas du Xe siècle.

    Au gré des guerres ottomanes et des légendes, les chroniques enchâssées du moine Stephanus de Pannonie forment une époustouflante chanson de geste.

  • À Vienne, Sissi étouffe. Elle ne se sent pas proche des dames qui l'entourent. Aucune ne monte à cheval, aucune n'a son âge, aucune n'a l'esprit libre. Sissi rêve de trouver une amie et une confidente avec laquelle elle pourrait passer de longues heures sans jamais s'obliger à tenir son rôle d'impératrice. Elle veut pouvoir rire quand bon lui semble et ne pas faire attention à chacun de ses gestes.Un récit qui retrace la vie de Sissi, impératrice malgré elle ; une biographie à lire comme un roman pour découvrir cette héroïne d'une modernité surprenante.

  • Avant d'être célébré comme écrivain, Joseph Roth fut un journaliste vedette de la presse écrite. Reportages de guerre, articles politiques ou chroniques judiciaires, les textes sélectionnés dans cette anthologie entretiennent une étroite correspondance avec son oeuvre littéraire. Ils empruntent volontiers aux codes de la nouvelle et, dans le même style acéré, certains personnages ont directement inspiré leurs homologues romanesques.La littérature n'est jamais loin, mais l'intention est celle d'un témoin direct  : il s'agit de «  dessiner le visage du temps  », de rendre compte d'une époque et de la dénoncer. Au fil des articles présentés dans l'ordre chronologique, on chemine avec Roth à travers les régions ébranlées par la défaite de 1918  : guerre russo-polonaise, troubles politiques en Hongrie, en Silésie, en Rhénanie. S'il affiche un parti pris, c'est celui des républiques, d'Autriche puis de Weimar, contre les tentations autoritaires. C'est aussi celui des victimes, des réfugiés, des déplacés, des expulsés, en particulier des juifs de l'Est menacés par l'antisémitisme. On découvre un Roth engagé qui mène par l'écriture un combat de plus en plus désabusé contre le nationalisme identitaire et la violence xénophobe. Il assiste au procès des assassins du ministre Rathenau, à celui de Hitler après le putsch raté de 1923. Il scrute les faits divers, les affaires de moeurs, comme des révélateurs de leur temps. Exercice obligé pour les journalistes de langue allemande, son récit de voyage en URSS, intégralement traduit, témoigne d'un regard singulier. Roth s'y montre sans illusion sur l'Union soviétique juste avant la terreur stalinienne mais aussi curieux et impressionné, non sans réserves, par l'effort de modernisation de la Russie.  Sélection, traduction et commentaire de Hugues Van Besien.

  • " Un texte bouillonnant de fureur contenue, livrant le procès d'un douloureux travail de remémoration.. " Madame Figaro

    André Lorant est né en 1930 à Budapest dans une famille de la bourgeoisie aisée. La guerre ne lui permet plus d'ignorer ses origines juives : en 1944, il porte l'étoile jaune. Après l'avènement du communisme, ce sont ses origines sociales qu'on ne lui pardonne pas. En 1956, il est déclaré " ennemi de la classe ouvrière ". Il choisit alors l'exil, s'installe en France... et devient l'un des spécialistes de Balzac.

    En 1997, il décide de retourner en Hongrie. Mais à chaque étape du pèlerinage, la nécessaire distance se mue en indifférence. C'est seulement de retour à Paris,
    /> chez lui, que l'émotion jaillit et engendre
    Le Perroquet de Budapest, le récit d'une enfance revisitée.

  • Née en 1968 en Voïvodine (alors yougoslave, aujourd'hui en Serbie), Melinda Nadj Abonji a d'abord été élevée en hongrois par sa grand-mère. Elle a rejoint à six ans ses parents à Küsnacht, en Suisse.
    Deux patries, deux langues, deux libertés.
    C'est sur cette expérience que repose Pigeon, vole.
    La narratrice Ildikó Kocsis y raconte alternativement des histoires d'émigration et des anecdotes de Voïvodine. La famille Kocsis a trouvé son bonheur en Suisse. En 1993, elle ouvre son propre restaurant au village. Mais pour en arriver là, il aura fallu aux parents, Rosza et Miklós, de la force, de la patience et de l'humilité. Les deux filles, Nomi et Ildikó, donnent un coup de main mais aspirent à conquérir leur liberté.
    Elles ne veulent plus se laisser humilier et insulter parce que étrangères.
    Sur un ton vivace, coloré et plein d'esprit, Melinda Nadj Abonji raconte ces deux aspects d'une émigration et d'une intégration réussies. L'auteur démontre une grande virtuosité stylistique, capable de construire une forme musicale et un style extrêmement souple tout en conservant la limpidité de sa narration. Elle maîtrise ses différentes langues et en utilise musique et images pour élaborer ainsi une structure rythmique subtile, et pourtant facile à lire, elle nous conduit entre humour et tendresse à la fois à la recherche du secret du grand-père et à la poursuite des aspirations des deux soeurs.

    Le lecteur est aussi fasciné par la vitalité et la modernité de ces jeunes femmes que par le rythme de l'écriture.

  • « Tout en elle était imprégné d'une sorte de lassitude bienveillante, ce repli mêlé de douceur qu'on voit à celles qui ont vécu. » À l'occasion de l'enterrement de son ami Claude, Éric, écrivain, se souvient de leur amitié, et des confidences que ce dernier lui a livrées sur sa vie. Jeune médecin bordelais brisé par ses années de guerre en Algérie, Claude a fait la rencontre d'une mystérieuse famille hongroise qui a bouleversé sa destinée, Viktor et ses deux filles, Véra et Ibolya. Pour Véra, qu'il a aimée passionnément, il a quitté femme et enfant. Dans une langue musicale, Éric Holder tisse un récit aux fascinants pouvoirs qui explore les fêlures d'êtres profondément attachants.

  • Dès l'âge de neuf ans, après la mort de ses parents Georges et Maï Politzer, Michel Politzer a vu s'effacer la mémoire de son enfance. Qui furent ses parents ? Comment György, ce lycéen révolté qui participe à 16 ans le fusil à la main à la révolution des Conseils hongrois de 1919, devient-il Georges, un brillant agrégé de philosophie propulsé au centre de la vie intellectuelle parisienne ? Comment cet admirateur de Descartes rencontre-t-il ensuite sa future épouse, Maï, qui vénère Pascal, dans un train du pays basque ? Quelle fut la vie de ces deux militants communistes et résistants, dévorée par l'étude, l'action et la rédaction d'une oeuvre philosophique singulière ? Une vie qui valut à Georges de tomber sous les balles nazies en 1942, et à Maï de ne jamais revenir du camp d'Auschwitz.
    Grâce à quelques photos et à de rares témoignages qui lui ont permis de retrouver une partie de sa famille restée dans l'ombre, après un voyage dans la Hongrie natale de Georges, Michel Politzer recompose le portrait de ses parents, héros d'une génération d'intellectuels engagés. Son récit des origines est le fruit d'une bouleversante enquête.

  • Négocier avec les nazis pour sauver des centaines de vies, est-ce collaborer ?

    Deux mois après son onzième anniversaire, le 9 juillet 1944, les portes du camp de concentration de Bergen-Belsen se ferment derrière Ladislaus Lb. Cinq mois plus tard, alors que la Seconde Guerre mondiale fait encore rage, il franchit la frontière de la Suisse neutre, hébété mais sain et sauf. Il n'est pas seul : il fait partie d'un groupe de 1 670 Juifs hommes, femmes, enfants venus de Hongrie, sauvés des nazis grâce à un marché exceptionnel conclu par un homme appelé Rezs Kasztner lui-même Juif hongrois avec Adolf Eichmann, le maître d'oeuvre de la Shoah.
    Dix ans plus tard, Kasztner sera accusé de collaboration criminelle avec les SS. Au cours d'un procès retentissant, un juge estimera que Kasztner avait vendu son âme au diable.
    Lorsqu'en 1958 la Cour suprême israélienne annulera la sentence, Kasztner n'est plus : quelques mois plus tôt, an mars 1957, il est tombé sous les balles sous les balles d'un groupuscule de Juifs extrémistes.

    Dans ce livre écrit d'une plume retenue, Ladislaus Lb offre un récit détaillé et émouvant de l'affaire Kasztner. Mal connu du public francophone, c'est pourtant l'un des épisodes les plus étonnants de l'histoire de la Shoah et une sombre histoire lui a secoué le jeune État d'Israël dans les années 1950. Pour les uns, Rezso Kasztner fut un collaborateur pour avoir tenté de négocier avec Eichmann le sauvetage de Juifs hongrois promis à la mort. Pour les autres, il fut un héros, devenu un martyr après son assassinat, à Tel-Aviv, en 1957. L'auteur avait onze ans à l'époque. Il eut la chance de faire partie du train Kasztner qui permit à près de 1 700 autres Juifs de Budapest de rejoindre la Suisse en 1944. Son témoignage nous fait pénétrer au coeur d'une terrible question : pour sortir de l'enfer, avec qui négocier sinon avec le maître des lieux ? Ladislaus Lb a également participé à l'extraordinaire documentaire de Gaylen Ross, Le juif qui négocia avec les nazis.

    À lire, pour sortir des visions édifiantes d'une histoire qui saigne encore.


    Henry Rousso

  • " Que chercher et, éventuellement, que découvrir, après cette négation absolue du progrès ? Un homme, peut-être. Ou bien l'éternité. " Le Magazine littéraire

    " Diogène secoua la tête.

    – Tu ne comprends pas. Les aveugles
    n'ont pas besoin de la vérité. Ils sont très heureux dans leur monde fallacieux, mais douillet. Qu'est-il arrivé aux voyants qui ont voulu décrire le monde réel aux aveugles ? Qui les a écoutés ?

    – Mais les temps changent. Il peut venir une génération qui croira peut-être les voyants.

    Diogène leva l'index :

    – Eh bien, vois-tu, c'est la première chose que tu dois apprendre : les temps ne changent pas. La mer fait des vagues, mais l'eau reste. Les nuages peuvent avoir la forme de champignons, mais on ne peut pas les manger. L'homme est tel qu'il est né : ou il voit, ou il ne voit pas. Qu'une maison soit construite en brique grossière ou en verre étincelant, au bout de dix, cent, mille ans, le sable dont ils sont faits sera toujours du sable. Que dit l'Écriture : "Tu es poussière...'

    – Ce ne sont que des lieux communs.

    – Ne fais jamais fi des lieux communs. Ce sont des vérités pétrifiées. Il faut du courage pour essayer de briser ces pierres. "

  • Les saints de l'Église n'ont pas seulement livré leur témoignage à travers les oeuvres de Miséricorde. Ils ont vécu au sein de la Miséricorde et ont éprouvé l'urgence d'en exprimer la beauté dans leur vie.
    Cet ouvrage présente des portraits d'hommes et de femmes qui ont fait entendre la voix de la Miséricorde dans toutes les parties du monde. La méditation de leur témoignage, seul ou en groupe, donnera aux fidèles de retrouver la confiance dans l'Amour miséricordieux du Père.

  • "In this book Prof Balcerowicz brings together 17 academic articles that summarise his research on the process of radical economic transformation... It is an impressive volume which makes a convincing case for the post-communist transition to be as rapid as possible." - Financial Times Balcerowicz summarizes the research on institutions, institutional change, and human behavior that he has undertaken since the late 1970s, including the Polish model of economic reform.

  • Construit sur la base de conférences présentées à l'Ifla dans le cadre du groupe d'intérêt spécial « Publics LGBT », cet ouvrage a été conçu par la commission Légothèque qui a traduit les productions de nos collègues étrangers, convaincus que la bibliothèque peut être cet « endroit sûr au sein de la culture dominante ». Ces conférences sont présentées sous une forme éditorialisée, soulignant les problématiques professionnelles, présentant des outils pratiques et contextualisant, selon la zone géographique, le métier du bibliothécaire au service de toutes les communautés. Un éclairage inédit en France sur les pratiques des bibliothèques à destination et en faveur des minorités sexuelles et de genre.

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