• Vaccinez-vous contre la contagion des inepties ! La muraille de Chine est la seule construction humaine visible depuis la Lune. Les vaccins causent l'autisme. Nous n'utilisons que 10 % de notre cerveau. Il y a plus de naissances les nuits de pleine lune... Il n'y a pas de relation directe entre le degré de conviction que nous inspire une croyance et sa véracité. Nous sommes une espèce extraordinairement sociale. Faire confiance à l'autre fut favorable à la survie de nos ancêtres. Le revers est que nous sommes des victimes toutes désignées pour les tricheurs, menteurs, escrocs ou baratineurs. Et les énoncés vrais, prudents, intelligents, instructifs sont perdants face aux balivernes, sympathiques, excitantes, consolatrices. Le combat est inégal. C'est pourquoi nous avons besoin d'une science des balivernes, comme il existe une science des microbes pathogènes. Thomas C. Durand décortique la structure des fariboles pour nous en révéler les mécanismes. Il nous montre comment revigorer nos défenses critiques, sans rejeter complètement nos intuitions. Avec de nombreux exemples puisés dans l'actualité la plus récente et des expériences à faire soi-même. Déculpabilisant et plein d'humour.

  • Lettres et autres textes est le troisième et dernier volume des textes posthumes de Gilles Deleuze, publié à l'occasion du vingtième anniversaire de sa disparition. Il regroupe de nombreuses lettres adressées à ses contemporains (Michel Foucault, Pierre Klossowski, François Châtelet ou Clément Rosset). Particulièrement importantes à cet égard sont les lettres adressées à Félix Guattari, qui constituent un témoignage irremplaçable sur leur « travail à deux », de L'Anti-OEdipe jusqu'à Qu'est-ce que la philosophie ? On y trouve aussi des lettres plus tardives adressées à des étudiants qui l'interrogent sur son oeuvre et lui permettent de l'éclairer d'un regard nouveau. Y figurent également un ensemble de textes introuvables ou inédits, comme certains essais de jeunesse, quelques dessins insolites, ou un long entretien de 1973 sur L'Anti-OEdipe avec Guattari.

  • L'ambivalence des sentiments qui entourent les progrès actuels des sciences et la puissance croissante de leurs applications appellent une réflexion philosophique approfondie. Entre une confiance souvent aveugle et une inquiétude parfois excessive, comment trouver la voie de la raison ?
    Le XIXe siècle, dans l'élan de la révolution industrielle, a forgé le projet d'une « philosophie des sciences » pour faire face aux défis intellectuels et sociaux des sciences physico-chimiques. Une discipline est née, qui associe les compétences des scientifiques et des philosophes.
    En proposant au lecteur un tableau des doctrines qui se sont succédé et un état des débats actuels, cet ouvrage dénué de toute technicité lui donnera accès à des réflexions vitales pour l'avenir de nos sociétés.

  • « Avec Hume, l'empirisme ne se définit plus essentiellement par l'origine sensible des idées. Il développe trois problèmes, les relations, les cas, les illusions.
    D'une part, les relations sont toujours extérieures à leurs termes, et dépendent de principes d'association qui en déterminent l'établissement et l'exercice (croyance). D'autre part, ces principes d'association n'agissent qu'en fonction des passions, pour indiquer des "cas" dans un monde de la culture ou du droit : c'est tout l'associationnisme qui est au service d'une pratique du droit, de la politique et de l'économie (suffit-il, pour devenir propriétaire d'une cité abandonnée, de lancer un javelot sur la porte, ou faut-il toucher la porte du doigt ?). Enfin, de telles règles de légitimité des relations peuvent-elles être séparées des fictions, des croyances illégitimes qui les accompagnent ou les doublent ? Si bien que la philosophie est moins critique des erreurs que dénonciation des illusions inévitables.
    Dans tous ces domaines, l'empirisme opère la substitution de la croyance pratique au savoir, dans une entreprise athée qui consiste à naturaliser la croyance. » (G. Deleuze)

  • Que peuvent bien avoir en commun Lucky Luke, Bridget Jones, Tyrion Lannister et Mary Poppins, avec Emmanuel Kant, Jean-Jacques Rousseau, Jean-Paul Sartre, et Friedrich Nietzsche ?A priori... rien. Et pourtant, tous ces héros à la personnalité attachante et au charisme inimitable agissent - consciemment ou non - avec philosophie lorsqu'ils affrontent l'adversité, défendent leurs valeurs avec dignité et font leurs choix avec témérité.
    (Re)découvrez la pensée des plus grands philosophes à travers une quarantaine de personnages qui ont bercé votre enfance, vous ont tenus éveillés des nuits entières, ont séché vos larmes, et vous font rêver d'un monde meilleur...

  • L'orthodoxie économiste s'obstine à imposer le modèle d'un individu décideur rationnel, qui maximise ses revenus à force de calculs régis par le souci de son intérêt bien entendu. Opérant un changement d'échelle radical, L'économie contre elle-même soutient plutôt que le néolibéralisme se fonde aux niveaux infra- et trans-individuel, sur une interaction complexe entre rationnel et affectif. Brian Massumi insiste en effet sur la manière dont, en deçà du niveau individuel, les tendances et contre-tendances affectives d'un individu résonnent avec celles des autres pour amorcer et orienter l'action.

    Cette plongée vers l'infra-économie des affects entraîne une recomposition conceptuelle de toutes les dynamiques sociales : là se dessinent les mouvements des corps sensibles et se constitue la volonté, mais surtout, là se crée l'action de transformation sociale. Empruntant à Hume, Foucault, Deleuze, Spinoza et Luhmann, L'économie contre elle-même a l'ambition de déployer une nouvelle théorie de l'économie politique.

    Le public francophone n'a pas encore pris la mesure de la pensée de Brian Massumi, traducteur en anglais de Mille Plateaux, vulgarisateur aussi fidèle qu'inventif de la pensée deleuzo-guattarienne. De son travail de passeur, Brian Massumi a surtout tiré les ressources d'une réflexion originale, que L'économie contre elle-même nous permet enfin de découvrir aujourd'hui.

  • Lorsque Descartes fait de la connaissance de l'esprit humain la principale tâche de la philosophie, il lui applique l'idée moderne de la science comme connaissance certaine et évidente. Durant les 150 ans qui suivront, aucun penseur ne reniera cette étincelle cartésienne. Dans son sillage mais aussi contre elle, dans le ciel de la philosophie apparaît une constellation de penseurs de premier ordre : Pascal, Hobbes, Spinoza, Malebranche, Leibniz, Locke, Berkeley, Hume. La recherche philosophique accompagnant la « révolution scientifique » commencée avec Galilée s'engage alors dans « la voie des idées ».
    C'est donc sur cette voie que Pierre Guenancia nous entraîne, soulignant toujours dans les différences et les oppositions entre les philosophes la perspective épistémologique qui leur est commune : l'analyse de la connaissance doit précéder la connaissance des choses de l'univers, car ce n'est qu'à partir de nos idées que nous pouvons connaître les choses.

  • Le relativisme a représenté depuis l'Antiquité une philosophie parmi d'autres, mais est devenu de nos jours la philosophie dominante du monde occidental. En réalité il existe différentes variantes du relativisme. En retraçant l'histoire de ces relativismes, Raymond Boudon nous invite à distinguer le « bon » relativisme qui favorise le respect de l'Autre, du « mauvais » qui engendre une perte des repères intellectuels, alimente le nihilisme et nuit à la démocratie.

  • Pendant la seconde moitié du 18e siècle, l'Ecosse vécut une remarquable époque d'épanouissement culturel avec David Hume, Adam Smith, Adam Ferguson, entre autres, dont les oeuvres ouvrirent la voie à la pensée économique, à la théorie du droit et à la sociologie moderne. Ces auteurs sont considérés comme étant les "pères" de la Constitution américaine. Cet ouvrage replace les oeuvres des philosophes écossais dans le cadre d'un large mouvement, celui des Lumières écossaises au XVIIIe siècle. L'analyse des conditions économiques et sociales, celle des institutions propres à l'Ecosse des Lumières éclaire la dynamique de la vie culturelle ainsi que les lignes directrices de la réflexion philosophique de ce mouvement écossais.

  • Articulée à la fois sur la philosophie et l'histoire, la pensée de Hume se situe dans un moment d'invention théorique particulièrement riche. Dès lors que l'histoire de l'Etat cesse de se confondre avec celle du droit de la puissance souveraine, qu'il devient possible d'écrire une histoire qui ne soit pas celle d'un souverain mais celle d'une société, alors le concept de société civile peut aider à envisager en termes nouveaux les problèmes classiques de la philosophie politique. Le parti pris de cette étude est d'analyser la théorie politique de la société civile chez David Hume, sous l'angle anthropologique, économique et historique. Si la société civile moderne est susceptible d'une histoire, encore faut-il comprendre de quelle histoire il peut s'agir : comment l'écrire, à partir d'où ? D'où l'importance de la définition de ce nouveau point de vue historique chez Hume pour mesurer le caractère moderne de sa théorie politique.

  • La science de l'homme est, selon Hume, la science première, ce qui signifie que la nature humaine est l'objet même de la philosophie. Mais comment se caractérise cette nature humaine ? C'est une autorégulation qui caractérise chez Hume les principes de la nature humaine. Celle-ci peut être envisagée comme un système autorégulé. C'est aussi une autorégulation qui régit la science de la nature humaine, son corrélat. Telles sont les formulations modernes que ce livre se propose d'appliquer à cette "inventivité" de la nature humaine qui peut effectuer, dans les moments critiques, les "changements de direction" destinés à assurer les rééquilibrages indispensables à sa survie, tant du côté de l'entendement que du côté des passions.

  • Recueil des discours politiques de Hume - ou douze discours qui constituent sa plus importante contribution à l'économie politique.
    Contenant : Du commerce, Du luxe, Sur l'argent, De l'intérêt, De la balance du commerce, De la balance du pouvoir, Sur les impôts, Sur le crédit public, Sur quelques coutumes remarquables, Sur le nombre d'habitants parmi quelques nations anciennes, Sur la succession protestante, Idée d'une république parfaite.

    Nouv. éd. entièrement revue et corrigée.

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  • La question du scepticisme et de son sens fournit une vois d'accès privilégiée au texte des Dialogues. D'où l'intérêt de les lire du point de vue de leur rapport à ce que Hume définit comme un scepticisme mitigé. Il constitue la version humienne d'une conception ancienne du scepticisme authentique dont le sens est ainsi mis en jeu ainsi que la nature de la croyance en général et de la foi religieuse en particulier.

  • Ce volume se propose de rouvrir les recherches sur la confrontation entre Spinoza et Malebranche, à laquelle l'histoire de la philosophie s'est jusqu'ici peu livrée, ou dont elle ne s'est guère acquittée que sous les formes figées de la triangulation (la lecture croisée des deux auteurs dans leur rapport à Descartes) ou de la réfutation (de Spinoza seul, ou de Malebranche - voire de Descartes - compromis par la proximité du spinozisme). Ce livre fait d'abord un état des lieux de la question en situant les deux auteurs par rapport à l'héritage cartésien et en restituant les discussions polémiques autour du spinozisme de Malebranche. Les textes recueillis examinent ensuite de nouvelles pistes et effectuent des rapprochements inédits, afin d'accroître à la fois notre connaissance des deux systèmes que celle de leur réception : ils donnent lieu à un face à face spéculatif qui explore aussi bien l'ontologie et la théorie de la connaissance que l'éthique et la politique.

  • « N'est-ce pas une pensée consolante, pour tous ceux qui aiment la liberté, que le privilège de la presse ne saurait guère nous être enlevé, sans qu'on nous enlève en même temps notre État républicain et notre indépendance. » (D. Hume)
    Un texte bref et précis sur la grande liberté de la presse qui apparaît de manière inédite au XVIIIe siècle d'abord en Angleterre « qui est alors plus république que monarchie ».
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  • Anglais Hume

    Thomas Henry Huxley

    « Par des citations bien choisies, par de nombreux emprunts à la correspondance ou aux écrits de son héros, M. Huxley a su donner en peu de pages une idée complète de la vie et de la philosophie du grand penseur écossais. ».

    Une biographie de référence sur Hume, par Thomas Henry Huxley.




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  • Nella prospettiva che Metzinger difende nelle lezioni raccolte in questo volume, l'io, come scrive nell'introduzione Alfredo Paternoster, «viene a configurarsi come nulla di più di un'utile recita, una sorta di allucinazione, costruita però con materiali genuini». Sullo sfondo dell'eredità di Hume, ripresa oggi da Dennett, Metzinger delinea un ampio programma di ricerca, anche empirica, inteso a mostrare come si pervenga a una rappresentazione del sé; tale rappresentazione tuttavia non attesta l'esistenza di qualcosa come una coscienza.

  • Dans l'essai sur l'immortalité de l'âme, Hume avec sa logique sorcière et son sentiment philosophique prouve que ni la métaphysique, ni la morale, ni la physique, ne sont capables de nous garantir puissamment la vérité de l'immortalité de l'âme. Pour y croire il faut réduire son entendement sous l'obéissance de la foi, ce que Hume ne cherche pas.

  • Que signifie être semblable à soi-même ? Que vaut cettte théorie séculaire qui fonde l'évidence du moi sur l'existence d'une âme définie comme immatérielle ? Les réflexions de Hume font ressortir les labyrinthes intellectuels et linguistiques des pensées de l'identité. L'analyse d'un problème philosophique majeur ou la naissance de l'individu moderne.


  • Ce concept d'homo oeconomicus est central dans la tradition des sciences sociales, aussi bien pour caractériser un type d'action concernant le domaine économique que pour l'opposer à d'autres domaines, en particulier celui de la sociologie. Par ailleurs, il est associé à un thème épistémologique récurrent, celui de l'abstraction, source de difficultés théoriques. D'où la nécessité d'une étude-enquête sur ce concept.

    *


    L'ouvrage de Pierre Demeulenaere se présente comme une enquête de la sociologie de la connaissance sur l'homo oeconomicus et sur le principe de rationalité économique qui le caractérise. Il s'agit de mettre au jour les difficultés qui ont donné naissance à l'acceptation d'idées ambiguës concernant ce principe. Les auteurs tels que Hume, Smith, Mill, Menger, Walras, Pareto, Weber, von Mises, Parsons, Coleman sont ainsi mobilisés afin de mieux comprendre le paradoxe propre à la science économique, à savoir qu'elle apparaît comme l'une des sciences sociales les plus rigoureuses, pour ne pas dire comme l'une des plus scientifiques, en raison de la formalisation qui la caractérise et de sa distanciation spontanée de ses objets d'étude, et dans le même temps on lui reproche son éloignement des réalités économiques. L'hypothèse de l'auteur est que cette difficulté tient à la représentation de l'action que se fait la science économique et plus précisément aux difficultés à traiter de cette action. C'est donc à un travail de clarification conceptuelle des notions attachées à celle d'action économique que se livre l'auteur, à travers une reprise brillante de la progression des idées économiques au fil de l'histoire.
    (J. d'Harcour)

  • Comme l'avaient reconnu Jacques Derrida (qui lui a consacré de longs développements de La Bête et le Souverain) et Gilles Deleuze (qui avait préfacé la thèse de doctorat qu'il lui avait consacrée), Jean-Clet Martin compte parmi les figures les plus originales de la philosophie française contemporaine. Depuis sa rencontre, comme étudiant, avec Jean-Luc Nancy, jusqu'au succès de son récent essai sur la Phénoménologie de l'Esprit de Hegel (Une intrigue criminelle de la philosophie), il n'a jamais cessé d'approcher de biais, par des chemins inattendus, les grands noms et les grandes figures de la pensée - pour se hisser à la hauteur de ce penser « tout autrement » par lequel Emmanuel Levinas avait jadis qualifié l'oeuvre de Derrida lui-même.
    /> Dans Plurivers, il interroge ainsi le concept de monde à l'ère de sa fin. De Star Wars à Matrix, de Philip K. Dick à Borges, de la monadologie de Leibniz aux dernières découvertes de la physique, il compose une cosmologie pour notre temps, cosmologie obligée de constater la fin « du » monde au profit de la multiplication « des » mondes. Nous croyions évoluer dans un univers stable, dont les cartes pourraient nous donner un reflet fidèle ; alors que nous ne cessions de glisser de monde en monde, au gré de devenirs de plus en plus fluides, de plus en plus différenciés : monde des molécules et mondes des étoiles, mondes urbains et mondes virtuels, mondes des nanotechnologies et mondes des nouveaux Empires...
    Mais en passant de l'univers au plurivers, ce n'est pas seulement notre cosmologie qui change. En même temps qu'elle, ce sont toutes les dimensions de la politique, de l'esthétique et même de la vérité qui se trouvent bouleversées. Avec la délicatesse chatoyante qui caractérise sa plume, Jean-Clet Martin nous dirige dans ce voyage vertigineux de monde en monde en ne cessant jamais de poser cette question : serons-nous à la hauteur de l'inouï qui caractérise les défis du plurivers où nous évoluons ?

  • « Nous n'avons pas la prétention de révéler D. Hume. Ce serait faire injure à sa mémoire, car, pour mériter de vivre dans le souvenir des hommes, nul ne réunit jamais plus de titres. Hume fut un philosophe et comme tel il n'a pas cessé d'être célébré, étudié et médité avec assez de succès pour que toute la philosophie kantienne se réclame de lui. Hume fut un historien et eut comme tel assez de mérite pour que, pendant longtemps, son oeuvre historique éclipsât tous ses autres écrits. Hume enfin fut un économiste et c'est sa valeur comme tel que nous aurons à déterminer. » Albert Schatz

    Format professionnel électronique © Ink Book édition.


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