• Sur l'invitation de son frère aîné Roy, Tracy quitte la Californie et rejoint l'île de Komodo, en Indonésie. Pour elle, délaissée par son mari et épuisée par leurs jeunes jumeaux, ce voyage exotique laisse espérer des vacances paradisiaques : une semaine de plongée en compagnie de requins et de raies manta. C'est aussi l'occasion de renouer avec Roy, qui mène une vie chaotique depuis son divorce et s'est éloigné de sa famille. Mais, très vite, la tension monte et Tracy perd pied, submergée par une vague de souvenirs, de rancoeurs et de reproches. Dès lors, un duel s'engage entre eux, et chaque nouvelle immersion dans un monde sous-marin fascinant entraîne une descente de plus en plus violente à l'intérieur d'elle-même, jusqu'à atteindre un point de non-retour.
    Avec ce portrait trouble d'une femme en apnée, David Vann confirme son immense talent pour sonder les abysses de l'âme humaine.

  • « Certains choix nous définissent à tout jamais, celui-ci en fait partie. À partir d'aujourd'hui, je peux bien écrire la neuvième symphonie, sauver le monde d'une troisième guerre mondiale ou inventer le vaccin contre le sida, on ne retiendra de moi que cet acte innommable : j'ai abandonné mon bébé, toi, mon minuscule amour aux joues si douces.
    Puisses-tu un jour me pardonner. »

    Trois pays, de vibrants portraits de femmes aux destins entrecroisés.
    Quel est le lien qui les unit ? Quelle est leur véritable histoire ?

    De sa plume lumineuse et addictive, Marie Vareille nous offre une merveilleuse histoire d'amour, d'espoir et de résilience.
    « UN PÉRIPLE RICHE EN REBONDISSEMENTS, DES RETOURNEMENTS DE SITUATION INATTENDUS, UNE LECTURE BOULEVERSANTE. » Eline, de @meslivresdepoche
    Marie Vareille est diplômée de l'ESCP-Europe et de l'Université de Cornell aux États-Unis. Son quatrième roman, La vie rêvée des chaussettes orphelines s'est vendu a plus de 100 000 exemplaires et a été traduit dans plusieurs pays. Elle a reçu le Prix Confidentielles pour son best-seller Je peux très bien me passer de toi et de nombreux prix en littérature jeunesse pour sa trilogie fantastique « Élia la passeuse d'âmes », dont le prix des étoiles du journal Le Parisien.

  •  « J'étais arrivé à Sumatra sous un ciel couleur chiffon. La mousson. Dans les rues flottaient des odeurs d'épices, de pots d'échappement et de durian. L'Indonésie est un archipel à la nature rebelle, violente et déjantée. À l'histoire sanglante teintée d'opprobre. Un pays-continent chaleureux et disparate qui danse sur un volcan et tremble souvent de toute sa terre. Depuis son occident, je comptais voyager vers l'orient de l'archipel, aller d'îles en îles, passer de Java à Bornéo, gagner l'île Célèbes, jeter l'ancre dans les eaux des Moluques lointaines et terminer ma course en mer de Timor. J'avais été séduit par l'intranquillité de l'Indonésie, le caractère sidérant de ce monde en perpétuel déséquilibre. Au fil de ma dérive, je m'apercevais à quel point ces îles résonnaient sur le tambour de ma mélancolie. » Cultivant sans vergogne une « nostalgie anticipatrice » pour les êtres et les choses menacés d'extinction, fasciné par ce pays sur la tangente qui hésite entre deux époques, l'auteur nous entraîne dans un voyage débridé au travers de l'Indonésie. Une errance qui se déploie sur des terres de fantaisie, de poésie et de cruauté. Dans les quartiers coloniaux abandonnés de Medan, à Sumatra, il rencontre des mafieux d'extrême-droite, à Djakarta, il fraie avec des voyous des bidonvilles, au coeur de Java, il met ses pas dans ceux de Rimbaud, à Bornéo, il erre chez d'anciens coupeurs de tête, dans les lointaines Moluques, il est convié dans le palais du sultan d'un monde en perdition, ailleurs, après un voyage mouvementé sur un cargo rouillé, il traque des voleurs de petites culottes sur une île au-dessous du volcan. Dans ce vaste continent qu'il a choisi pour y dérouler les complaintes de son incorrigible penchant pour « le temps jadis », il poursuit des ombres. Les siennes mais aussi celles de l'archipel, ces « âmes » en cours d'engloutissement dans le grand entonnoir de la globalisation.

  • Une nuit, un scénariste de Hollywood imagina en rêve la plus gracieuse et originale des histoires. Du début à la fin, il en suivit la progression dramatique imparable, les péripéties, l'agencement ingénieux et naturel. Dans un demi-sommeil, il griffonna quelques mots qui, peut-être, lui permettraient de reconstituer la merveille, le lendemain. Au matin, il trouva sur son bloc le résumé lapidaire de ce qui lui avait paru si neuf - et qui l'était, n'en doutons pas : Boy meets girl. On pourrait résumer ainsi L'Amie du jaguar : un garçon rencontre une fille. Son sujet choisi, l'auteur a tâché d'organiser cette rencontre et de raconter ce qui en résulte selon la capricieuse nécessité qui, dans son rêve, avait émerveillé le scénariste. Ainsi est-il question, dans ce roman, des rites funéraires en usage dans la colonie française de Surabaya (Indonésie), d'un jeu appelé le loto chantant, des rapports entre les sentiments exprimés dans une lettre et le bureau de poste choisi pour l'expédier, de stations prolongées dans des ascenseurs, de parenthèses, d'un ou plusieurs crimes atroces dissimulés dans un manuel de graphologie, de grimaces, de quatorze karatékas, d'un trafic de zombies entre Biarritz et Surabaya, d'amour surtout et de fabulations. Cette liste, bien entendu, n'est pas exhaustive.


  • Un séjour à Bali, à Java ou dans les nombreuses îles de l'archipel indonésien ? Le créateur de la célèbre méthode Assimil a conçu pour vous le compagnon moderne et indispensable de votre séjour en Indonésie.


    °Initiation à la langue : 21 leçons d'indonésien
    °Les phrases et les mots indispensables
    °Toute la prononciation
    °Toutes les situations du voyage

  • L'Asie du Sud-Est est l'une des régions les plus effer­vescentes de la planète. Forte d'une population de 650 millions d'habitants et d'une croissance économique élevée, son attractivité dépasse largement les frontières asiatiques ; le monde entier s'intéresse désormais aux développements de ce territoire dont l'influence ne fera qu'augmenter dans les prochaines décennies. Son développement économique accéléré est favorable à l'émergence de nouveaux enjeux d'ordres politique, économique, démographique, territorial, social et environnemental, qui, une fois mis bout à bout, peuvent accentuer les contrastes économiques et sociaux, voire les déséquilibres d'une région soumise aux défis de l'intégration.

    Le présent ouvrage brosse un tableau des différentes dynamiques de l'Asie du Sud-Est. Sans être exhaustif, ce portrait prend appui sur les trajectoires suivies depuis un demi-siècle et fournit des clés de compréhension des problématiques actuelles. Il consiste en une analyse pluridisciplinaire de l'Asie du Sud-Est contemporaine dans sa globalité. Si chaque thème abordé offre l'occasion de se pencher plus particulièrement sur un des pays de la zone (car d'importantes disparités subsistent parfois entre les pays), c'est l'approche régionale et transversale qui reste privilégiée, afin de mettre en relief les réalités qui sont celles de l'Asie du Sud-Est.

    Cet ouvrage s'adresse aussi bien aux chercheurs et aux étudiants qu'aux journalistes, ainsi qu'à toute personne curieuse de découvrir l'Asie du Sud-Est d'aujourd'hui.

    Barthélémy Courmont est maître de conférences à l'Université catholique de Lille, où il est responsable du master d'histoire - relations internationales, et directeur de recherche à l'Institut de relations internationales et stratégiques, où il s'occupe du pôle Asie-Pacifique. Il est corédacteur en chef d'Asia Focus.

    Éric Mottet est professeur de géopolitique au Département de géographie de l'Université du Québec à Montréal, codirecteur de l'Observatoire de l'Asie de l'Est, directeur adjoint du Conseil québécois d'études géopolitiques ainsi que chercheur associé à l'Institut de recherche sur l'Asie du Sud-Est contemporaine.

  • Si les textes sur la diplomatie culturelle sont assez conséquents, très peu concernent la production et la diffusion des films. Les activités sur la promotion et diffusion du cinéma par les établissements culturels français sont également quasiment absentes de nombreuses études consacrées à l'histoire du cinéma. Cet ouvrage comble cette lacune grâce au projet de recherche qui en est à l'origine : Exporter et soutenir le cinéma dans le contexte des Instituts français et des Alliances françaises. En analysant les dispositifs de diffusion et promotion, la programmation et les publics sollicités, l'ensemble des contributions permet d'établir un premier bilan sur la vie des salles de cinéma des Instituts français et des Alliances françaises ainsi que sur leurs activités hors les murs. D'abord indice du rayonnement unilatéral de la culture française, ensuite vitrine de la « diversité culturelle », l'histoire des activités des IF et AF en matière de cinéma est certainement complexe. Nous avons préféré la restituer avec toutes ses contradictions et fait le choix d'exposer la variété des discours à travers les documents émanant des institutions, les récits à la première personne de leurs représentants, les études de chercheurs affirmés ainsi que les textes de jeunes doctorants.

  • La revue semestrielle Jentayu (ISSN 2426-2536) est dédiée à la traduction de textes courts ou d'extraits de roman. À chaque numéro, entre douze et quinze textes provenant d'une variété de pays et de régions d'Asie sont sélectionnés sur un thème donné et traduits par des traducteurs chevronnés. Pour certains de ces textes, ils sont aussi mis en contexte sur le site internet par le biais d'un entretien avec l'auteur, le traducteur, ou d'une présentation de son traducteur. Pour le plaisir des yeux, un illustrateur asiatique est invité à imaginer des créations visuelles en lien avec chacune des nouvelles. Enfin, à chaque nouveau numéro, la revue met aussi en avant les travaux d'un photographe asiatique au travers d'un carnet dédié.

    Ce premier numéro de Jentayu, sur le thème de "Jeunesse et Identité(s)", est consacré aux rêves, aux aspirations et parfois aux déconvenues des jeunes générations d'Asie, qu'elles vivent dans leur contrée natale ou loin de chez elles. Textes en traduction française de : Alfian Sa'at (Singapour), Azhari (Indonésie), Luis Cardoso (Timor-Leste), Brian Gomez (Malaisie), Tergel Khulganai (Mongolie), Khennam Langthao (Thaïlande), G. Mend-Ooyo (Mongolie), Phan Viet (Vietnam), Gurbazar Shagdarsuren (Mongolie), Shivani Sivagurunathan (Malaisie), Sridaoruang (Thaïlande), Suong Mak (Cambodge), Syaman Rapongan (Taiwan), Wu Ming-yi (Taiwan) et Yangtsokyi (Tibet). Illustrations de Munkao (Malaisie). Photographies de Zhuang Wubin (Singapour).

  • La revue semestrielle Jentayu (ISSN 2426-2536) est dédiée à la traduction de textes courts ou d'extraits de roman. À chaque numéro, entre douze et quinze textes provenant d'une variété de pays et de régions d'Asie sont sélectionnés sur un thème donné et traduits par des traducteurs chevronnés. Pour certains de ces textes, ils sont aussi mis en contexte sur le site internet de Jentayu par le biais d'un entretien avec l'auteur, le traducteur, ou d'une présentation de son traducteur. Pour le plaisir des yeux, un illustrateur asiatique est invité à imaginer des créations visuelles en lien avec chacune des nouvelles. Enfin, à chaque nouveau numéro, la revue met aussi en avant les travaux d'un photographe asiatique au travers d'un carnet dédié.
    Ce cinquième numéro, sur le thème "Woks et Marmites", est consacré aux gastronomies et pharmacopées d'Asie, de Tachkent à Taipei, de Pékin à Jakarta : quand alimentation et santé font bon (ou mauvais) ménage dans les littératures contemporaines d'Asie. Textes en traduction française de : Ida Ahdiah (Indonésie), Audra Ang (Singapour), Cao Kou (Chine), Feng Jicai (Chine), Hamid Ismaïlov (Ouzbékistan), Kan Yao-ming (Taiwan), Leung Ping-kwan (Hong Kong), Omar Musa (Australie-Malaisie), O Thiam Chin (Singapour), Mrinal Pande (Inde), Shahu Patole (Inde), Romana Rocha (Thaïlande), Melizarani T. Selva (Malaisie) et Zhang Yueran (Chine). Photographies de Ore Huiying (Singapour). Illustrations de Sith Zâm (Vietnam).

  • La revue semestrielle Jentayu (ISSN 2426-2536) est dédiée à la traduction de textes courts ou d'extraits de roman. À chaque numéro, entre douze et quinze textes provenant d'une variété de pays et de régions d'Asie sont sélectionnés sur un thème donné et traduits par des traducteurs chevronnés. Pour certains de ces textes, ils sont aussi mis en contexte sur le site internet de Jentayu par le biais d'un entretien avec l'auteur, le traducteur, ou d'une présentation de son traducteur. Pour le plaisir des yeux, un illustrateur asiatique est invité à imaginer des créations visuelles en lien avec chacune des nouvelles. Enfin, à chaque nouveau numéro, la revue met aussi en avant les travaux d'un photographe asiatique au travers d'un carnet dédié.
    Ce septième numéro, sur le thème "Histoire et Mémoire", est consacré à la mise en récit de grands et petits destins dans les littérature contemporaines d'Asie. Entre connaissances historiques objectives et stables et vécus personnels mouvants et constamment reformulés. Textes en traduction française de : Yevguéni Abdoullaïev (Ouzbékistan), Farish A. Noor (Malaisie-Singapour), Feng Jicai (Chine), Ru Freeman (Sri Lanka), Hou Dejian (Chine), Gouzel Iakhina (Russie), Lai Hsiang-yin (Taïwan), Liu Xiaobo (Chine), Meng Lang (Chine), Sathaporn Chanprasut (Thaïlande), Miguel Syjuco (Philippines), Dorothy Tse (Hong Kong), Wei Junyi (Chine) et Zhang Guixing (Malaisie). Photographies de Luo Dan (Chine). Illustrations de Arief Witjaksana (Indonésie).

  • La revue semestrielle Jentayu (ISSN 2426-2536) est dédiée à la traduction de textes courts ou d'extraits de roman. À chaque numéro, entre douze et quinze textes provenant d'une variété de pays et de régions d'Asie sont sélectionnés sur un thème donné et traduits par des traducteurs chevronnés. Pour certains de ces textes, ils sont aussi mis en contexte sur le site internet de Jentayu par le biais d'un entretien avec l'auteur, le traducteur, ou d'une présentation de son traducteur. Pour le plaisir des yeux, un illustrateur asiatique est invité à imaginer des créations visuelles en lien avec chacune des nouvelles. Enfin, à chaque nouveau numéro, la revue met aussi en avant les travaux d'un photographe asiatique au travers d'un carnet dédié.
    Ce neuvième numéro, sur le thème "Exil", est consacré au concept d'exil, qu'il soit volontaire ou forcé, personnel ou collectif, physique ou métaphorique. Migration, éloignement, séparation... : des questions d'une actualité toujours brûlante dans les littératures contemporaines d'Asie. Textes en traduction française de : Pramoedya Ananta Toer (Indonésie), Bai Ren (Chine), Eileen Chang (Chine), Grace Chia (Singapour), Hamid Ismaïlov (Ouzbékistan), Kao Yi-feng (Taïwan), Bilge Karasu (Turquie), Perumal Murugan (Inde), Soth Polin (Cambodge), Preeta Samarasan (Malaisie), Tsering Wangmo Dhompa (Tibet), Xue Yiwei (Chine) et Yin Ling (Vietnam-Taïwan). Photographies de Samsul Said (Malaisie). Illustrations d'Odelia Tang (Singapour).

  • Miroir du monde, le temple « indien » est d'abord celui de l'Inde qui l'a créé et celui du cosmos où vivent ses dieux. À travers lui, architectes et sculpteurs inspirés par les théologiens ont su réinventer l'Espace et le Temps, les conjuguant dans un spectacle continu où la création toujours recommencée de l'univers est sans cesse réitérée par les cérémonies quotidiennes et les fêtes solennelles. Pour garantir la permanence du spectacle, ils l'ont pétrifié dans le décor du temple comme ils ont inscrit le cosmos et son agencement dans son architecture et le panthéon et sa mythologie dans les images de ses murs.
    Ce temple indien, comme l'église, la mosquée ou même le temple grec qu'il a parfois croisés d'ailleurs, a essaimé à travers le monde à la suite des doctrines qui l'ont suscité. Il est ainsi devenu le miroir des multiples cultures qui l'ont interprété chacune selon son génie mais toujours en lui conservant fidèlement ses traits essentiels qui, définis dans des traités d'architecture, permettent de retrouver son unité.
    À date ancienne, le temple, après s'être épanoui en Inde, passe en Asie du sud-est, en particulier au Cambodge et en Indonésie où il connaît certaines de ses plus somptueuses manifestations, ainsi Angkor Vat. Plus récemment, depuis près de deux siècles, c'est sur tous les continents que des Indiens le construisent.
    Le présent ouvrage veut réunir dans un même discours ces temples « indiens » de toutes origines et de toutes dates. S'attachant à cerner les apports réciproques des cultures en présence dans leur élaboration, il s'appuie sur une constante mise en parallèle des données théoriques et des monuments bien réels, des plus anciens à ceux d'aujourd'hui, dans la continuité et la vivacité des traditions indiennes dont ils témoignent.

  • Chaque année l'Institut de recherche sur l'Asie du Sud-Est contemporaine (Irasec), basé à Bangkok, mobilise une vingtaine de chercheurs et d'experts pour décrypter l'actualité régionale. L'Asie du Sud-Est - véritable carrefour économique, culturel et religieux - constitue un espace unique d'articulation des diversités sur la longue durée et le demeure plus que jamais aujourd'hui. Cette collection permet de suivre au fil des ans l'évolution des grands enjeux contemporains de cette région continentale et insulaire de plus de 620 millions et d'en comprendre les dynamiques d'intégration régionale et de connectivités avec le reste du monde. L'Asie du Sud-Est 2017 propose une analyse synthétique et détaillée des principaux événements politiques, économiques et sociaux survenus en 2016 dans chacun des onze pays de la région, complétée par des focus sur des personnalités et une actualité marquantes. L'ouvrage présente également quatre dossiers sur des thématiques régionales portant cette année sur le spectre de Daech, la cybersécurité, l'accord commercial de libre échange transpacifique (TPP) et la question du changement climatique à travers l'impact de la COP 21. Des outils pratiques sont également disponibles, dont une chronologie et une fiche de données socioéconomiques par pays et un inventaire régional des mouvements et politiques altermondialistes.

  • Malgré trois handicaps majeurs : dépendance envers les investissements étrangers, croissance démographique forte et importantes inégalités sociales, l'Indonésie est devenue un modèle pour le tiers-monde.

  • L'importance stratégique de l'espace océan Indien tient à la montée des États riverains qui accèdent ou cherchent à accéder à une dimension régionale, en défiant les positions de l'Occident. Zone culturelle originale, carrefour entre l'Afrique, l'Asie, le monde arabe et l'Europe, l'océan Indien en tant que région pourrait-il devenir un jour un exemple de coopération pacifique sur la planète?

  • Laszlo Székely est né à Budapest à la fin du XIXe siècle. Agé d'à peine vingt ans, il quitte son pays sur un coup de tête et se fait engager comme planteur à Sumatra. L'île faisait alors partie de l'empire colonial hollandais, et la «mise en valeur» de la côte Est venait tout juste de commencer.
    Székely s'est trouvé le témoin direct de cet événement majeur de l'histoire du colonialisme batave. Loin de porter un quelconque jugement sur cette réalité, il décrit avec surprise et naïveté le monde féroce des planteurs blancs qui vivaient souvent dans une solitude aujourd'hui difficile à imaginer. Il nous parle des nyay, ces concubines indigènes qui adoucissaient l'existence des planteurs, mais dont tout le monde feignait d'ignorer l'existence - prude protestantisme oblige! - et décrit avec réalisme la brutalité des traitements infligés aux coolies indigènes. Une scène d'amok se termine par l'assassinat pur et simple du forcené, une chasse à l'éléphant prend une tournure plus que scabreuse. Dans cet univers impitoyable, les beuveries constituent, alors, les rares points de rencontre salvateurs ...
    Le récit de Székely a été publié en Hongrie au début des années vingt. Traduit en allemand et en anglais dix ans plus tard, il a fait sensation aux Pays-Bas et provoqua de vives réactions parmi les 125000 Hollandais de la colonie.

  • Chaque année l'Institut de recherche sur l'Asie du Sud-Est contemporaine (Irasec), basé à Bangkok, analyse les principaux événements politiques, économiques, sociaux, environnementaux ou religieux survenus dans l'ensemble du sous-continent asiatique. L'Asie du Sud-Est en 2009 n'aura pas été épargnée par la crise économique et financière qui, partie des États-Unis, a fini par toucher l'ensemble de la planète et dont les effets se font encore sentir aujourd'hui. Si toutes les économies de la région ont ressenti l'onde de choc, certaines ont mieux résisté que d'autres et des signes de reprises sont apparus dès le dernier trimestre de l'année dernière. Si l'économie semble repartir cahin-caha, il n'en va pas de même de l'intégration politique. Les tensions qui sont remontées à la surface au cours de ces derniers mois et les soubresauts politiques qu'ont connus la plupart des pays de la zone ont bien souvent des racines plus profondes que ne laisse supposer une lecture rapide de l'actualité. Établissant une rétrospective des principaux événements de l'année 2009, ce livre aide à mieux comprendre les grands enjeux de l'année 2010 dans une région de près de 600 millions d'habitants coincés entre la Chine et l'Inde. Grâce au travail de terrain tout au long de l'année d'une quinzaine de chercheurs et d'experts européens et asiatiques, Asie du Sud-Est 2010 offre un décryptage pertinent et contemporain d'une actualité asiatique complexe, dense et dynamique. Outre une analyse passionnante, cet ouvrage coordonné propose de nombreux outils pratiques tels qu'une chronologie détaillée de l'année, les adresses des différents centres de recherche francophones et européens travaillant sur l'Asie du Sud-Est, une bibliographie rassemblant les ouvrages publiés l'année dernière, une liste des centres de documentation et des formations relatives à l'Asie du Sud-Est, les adresses de librairies spécialisées ainsi qu'un référencement des meilleurs sites internet communautaires et institutionnels.

  • L'exuvie

    Stéphane Boudy

    Laurent, la trentaine, bien, «con» dans sa vie, part à la recherche de son ami Nicolas, disparu un jour en Indonésie. Il en profite pour découvrir.
    Finalement tout découvrir, un pays entre torpeur et nonchalance, couleur et rigueur, un ami et peut-être un peu lui...
    Un voyage insolite sans cliché, une recherche sans à tout prix, mais avec des craintes, des angoisses, des libertés provisoires, conditionnelles, des espaces emprisonnés.
    Stéphane Boudy décrit la vie sans l'enfermer. On suit l'observateur subtil et plein d'humour qu'il est.
    Beaucoup de talent.

    « L'année s'était bien passée, de la Sorbonne jusqu'aux abords d'une rivière, le lycée à quelques pas, dans une bourgade aux arcades généreuses, avec une place du marché et un monument aux morts. Petit café du matin, avec les artisans du coin, les ouvriers, juste avant d'embaucher. Profil de l'enseignant de campagne proche du peuple, partageant ses soucis : les inondations, le loto sportif ou la fête de quartier. Il s'y croyait, fier, la cigarette étudiée, le manteau noir d'artisan à col forgeron. A la gloire de mon père, ou à un truc comme ça. Ça sentait la République, l'instruction, la culture venue de la ville par le train. Dans les brumes, il y avait dehors des écoliers, proche d'un passage à niveau, le train s'arrêtait. La troupe partait dans le brouillard, les moyens avec les plus petits, avec leur cartable, leurs plusieurs couleurs, leurs petits cris, un chahut de garçonnets et une bousculade. Toute cette marche matinale pour s'éduquer, un mouvement presque militaire vers ce qu'il y a de plus inutile, vers l'envie de se retrouver. Une certaine poésie animait tous ces petits pieds, ces tennis crottées, ces écharpes vives. Ils partaient apprendre, cette marche allait vers cela. Il était tôt, leurs parents travaillaient et acceptaient alors comme ça de les laisser faire la route ensemble. »

  • À quoi doit servir l'armée dans les grands pays d'Asie du Sud-Est ? Pendant de longues années, la réponse donnée par l'Indonésie comme par la Thaïlande a été claire. Les militaires contrôlaient la vie politique, l'activité économique, et s'efforçaient d'assurer leur emprise à tous les niveaux de la société. Depuis 1992 à Bangkok et 1998 à Jakarta, les uniformes semblent de nouveau cantonnés à leur tâche traditionnelle de défense nationale. Mais ce mouvement est-il définitif et est-il même "naturel" dans des sociétés en pleine mutation ? Ce livre, qui ouvre la collection analyses en regard s'efforce d'apporter des réponses à ces questions, dessinant ainsi ce que pourrait être l'avenir des relations entre civils et militaires dans la région.

  • îles

    A. Alberts

    L'oeuvre d'A. Alberts, un des plus grands écrivains néerlandais du XXe siècle, enfin publiée en France.

    Les histoires qui composent ce recueil publié en 1952 décrivent des scènes simples de la vie quotidienne. Le décor est celui des Indes néerlandaises, sans doute vers le milieu du XXe siècle. La « technique d'écriture » d'Alberts qui consiste à une mise à distance d'une réalité prosaïque, à de petites phrases très courtes, toutes en retenues, à l'absence d'indications géographiques et chronologiques précises, à un ton légèrement nonchalant, légèrement ironique et plein d'autodérision, font rapidement comprendre au lecteur qu'il est face à un questionnement existentiel permanent. Ce sont des thèmes universels qui sont au coeur du livre : la mort et l'amour, la découverte et la surprise, mais aussi l'aliénation due à la solitude, avec ses personnages qui échouent à rompre leur isolement.

  • La revue semestrielle Jentayu (ISSN 2426-2536) est dédiée à la traduction de textes courts ou d'extraits de roman. À chaque numéro, entre douze et quinze textes provenant d'une variété de pays et de régions d'Asie sont sélectionnés sur un thème donné et traduits par des traducteurs chevronnés. Pour certains de ces textes, ils sont aussi mis en contexte sur le site internet par le biais d'un entretien avec l'auteur, le traducteur, ou d'une présentation de son traducteur. Pour le plaisir des yeux, un illustrateur asiatique est invité à imaginer des créations visuelles en lien avec chacune des nouvelles. Enfin, à chaque nouveau numéro, la revue met aussi en avant les travaux d'un photographe asiatique au travers d'un carnet dédié.
    Ce deuxième numéro, sur le thème "Villes et Violence", est dédié aux diverses représentations de la violence dans les les littératures urbaines d'Asie, de Séoul à Singapour, de Dacca à Surabaya. Textes en traduction française de : Bernice Chauly (Malaisie), Chen Qiufan (Chine), Colin Cheong (Singapour), Chu Tien-wen (Taïwan), Hwang Chun-ming (Taïwan), Jadet Kamjorndet (Thaïlande), Kim Sum (Corée du Sud), Moes Loindong (Indonésie), Charoonporn Parapakpralai (Thaïlande), Sheena Baharudin (Malaisie), Sirikit Syah (Indonésie), Terence Toh (Malaisie), Tsering Norbu (Tibet) et Wong Phui Nam (Malaisie). Illustrations de Likhain (Philippines). Photographies de Suvra Kanti Das (Bangladesh).

  • La revue semestrielle Jentayu (ISSN 2426-2536) est dédiée à la traduction de textes courts ou d'extraits de roman. À chaque numéro, entre douze et quinze textes provenant d'une variété de pays et de régions d'Asie sont sélectionnés sur un thème donné et traduits par des traducteurs chevronnés. Pour certains de ces textes, ils sont aussi mis en contexte sur le site internet par le biais d'un entretien avec l'auteur, le traducteur, ou d'une présentation de son traducteur. Pour le plaisir des yeux, un illustrateur asiatique est invité à imaginer des créations visuelles en lien avec chacune des nouvelles. Enfin, à chaque nouveau numéro, la revue met aussi en avant les travaux d'un photographe asiatique au travers d'un carnet dédié.
    Ce troisième numéro, sur le thème de "Dieux et Démons", est consacré à des récits puisant dans les riches mythologies d'Asie ou témoignant de la place de la religion dans les sociétés asiatiques actuelles. Textes en traduction française de : Dewi Anggraeni (Indonésie), Zen Cho (Malaisie), Angkarn Kalayanapong (Thaïlande), Li Ang (Taïwan), Ma Ei (Birmanie), Maung Day (Birmanie), Dao Neua (Laos), M. Shoim Anwar (Indonésie), Su Tong (Chine), Manjushree Thapa (Népal), Tunku Halim (Malaisie), Xia Jia (Chine) et Zeyar Lynn (Birmanie). Illustrations de Katie Ying (Hong Kong). Photographies de Rony Zakaria (Indonésie).

  • Éditorial : Humanité et fermeté - V. Albanel

    International :

    - Le nationalisme catalan dans sa dérive - B. Pellistrandi
    - L'Indonésie, une démocratie menacée ? - R. Madinier

    Société :

    - L'accueil des migrants en France - A. Paumard
    - Macron face aux inégalités sociales - B. Sèze

    Essai :

    - Penser l'enfantement - C. Picard

    Religion & Spiritualité :

    - Une nation écrite de la main même de Dieu - J.-L. Rolland

    Arts & Littérature :

    - Lou Andreas-Salomé. Naître qu'une femme - J.-M. Hirt
    Sans oublier les chroniques politique, spiritualité et écologie, les critiques expos, cinéma et livres...

  • Tout commence à Sipadan, une île paradisiaque de Bornéo, avec la rencontre entre Sonya et Didier, fervents amateurs de plongée sous-marine. Lors d'une sortie en groupe, une des plongeuses disparaît, précipitant ainsi les évènements et mettant provisoirement fin à l'idylle naissante. Alors que Sonya retourne en Suisse, Didier rejoint son ami John à Kuala Lumpur. John est recherché par la mafia locale suite à des dettes de jeu, ce qui les contraint tous deux à fuir. C'est en Micronésie, leur nouvelle escale, qu'ils vont découvrir, non pas un refuge, mais l'entrée d'un monde mystérieux dans lequel ils se retrouvent prisonniers... Grâce à son talent et sa narration efficace, Serge Robert nous embarque immédiatement dans un rythme trépidant pour suivre les aventures et mésaventures de ses héros. De l'action, du suspense, de l'amour et du fantastique, tout est là pour tenir en haleine le lecteur ... Serge Robert ne nous lâche jamais... des courses-poursuites effrénées, des pièges terribles dans un monde parallèle... Mais lisez plutôt !

    Extrait


    "Depuis les sous-sols d'où nous venons, il n'y a aucune possibilité de rejoindre Utopia. Ça fait presque deux ans que je suis ici, j'ai scruté tous les murs centimètre par centimètre et je n'ai trouvé aucune trace de passage. Quand un nouveau arrive, comme toi hier, ou que l'un de nous est réintégré, nous passons une superbe nuit. Je soupçonne les Utopiens de dissoudre des somnifères dans la nourriture. Ils peuvent ainsi aller et venir en ne laissant aucun indice, c'est d'ailleurs pour cela que nous sommes toujours déposés dans des lieux différents."

    L'auteur


    Serge Robert, Francilien installé en Suisse alémanique depuis le début des années 2000, a eu l'idée de ce roman d'aventure à connotation fantastique lors d'un long voyage en Asie et en Océanie. Une histoire - bien réelle celle-ci - de mafia à Kuala Lumpur fut le point de départ de ce projet d'écriture, et une légende micronésienne a orienté l'auteur vers un monde sous-marin étrange. La photographie et la plongée sous-marine qu'il pratique en parallèle de sa profession de chimiste ont nourri l'imaginaire de ce récit. Avec ce premier roman, Serge Robert nous propose de partir en voyage dans les mers du Sud et de revisiter avec lui le thème de l'Utopie...

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