• Au retour de ses trois années de captivité au Liban, dans un état second, Jean-Paul Kauffmann découvre Les Tilleuls, une maison perdue dans la forêt au coeur de la Haute Lande. Alors qu´il décide d´acheter cette propriété dans le Sud-Ouest pour dissiper le souvenir d´un enfermement, l´ex-otage va créer avec cette demeure un étrange lien de dépendance dû en large part à ce qu´elle symbolise dans sa vie retrouvée.Dans une fusion totale, presque païenne, avec la nature dont il a tant été privé, le narrateur campe au milieu des travaux, se délectant de cette atmosphère transitoire propre à la convalescence, cet entre-deux qui sépare confusément la fin de l´épreuve du retour au monde des vivants. Défilent une galerie de personnages inégalement pittoresques : deux ouvriers discrets et énigmatiques, l´indéfinissable agent immobilier, un architecte pressé, les voisins qui conseillent, émettent des jugements, l´épouse du narrateur qui passe chaque week-end et attend avec stoïcisme la fin des travaux... Dans un court épilogue situé en 2004, l´auteur nous dit ce qu´est devenue la maison de la résurrection tout en tentant de répondre à la question subsidiaire : la maison l´a-t-elle guéri ?Dix-huit ans après, à travers l´histoire des Tilleuls, Jean-Paul Kauffmann peut enfin revenir sur sa captivité. Mais avec élégance il a choisi de se garder le plus souvent de l'esprit de sérieux. Jamais complaisant ou victimaire, c´est au contraire un joyeux témoignage sur son amour de la vie, sur son optimisme qui a résisté à toutes les épreuves.

  • " Notre histoire est solitaire. Notre naissance est solitaire. Quand on meurt, on est seul ; on a beau tenir la main d'un mourant de toutes ses forces, il part... Les choses fortes de notre vie sont solitaires, toujours. L'illusion qu'on passe son temps à se donner, c'est que nous ne sommes pas seuls. Comme on est nombreux, on tente de se reconstituer un monde où l'on serait ensemble ; mais on n'est jamais ensemble. Irréductiblement seuls.J'aime la solitude. J'ai la nostalgie de l'homme seul. Mon fantasme absolu, c'est que le monde ressemble à la réalité que je perçois. En somme, la non-solitude n'est qu'un accident. J'ai souvent plaisir avec le groupe mais je ne sais pas partager mes émotions. D'ailleurs, ceux qui disent partager leurs émotions, je me demande comment ils font. La vie est solitaire. Et j'ai le goût d'être seul.La solitude en mer, c'est l'isolement du reste des hommes. La vraie vie est en mer. La vie, à terre, c'est de la complaisance ? pas de la compromission car le mot est inélégant ? de la complaisance pour l'autre, de la politesse vis-à-vis de lui. Quand vous marchez sur un trottoir, vous envoyez en permanence des signaux pour que les autres s'écartent.La solitude, chez les anglo-saxons, elle est suspecte car pour eux, tout est " dans le groupe ". Chez les latins, elle est déjà plus romantique. D'ailleurs, on remarque que dans une course en solitaire, il y a plus de latins que d'anglo-saxons.Au vrai, la solitude, c'est une belle histoire... c'est nous. Voilà, c'est nous. Je suis seul donc je suis moi. Ce n'est pas avec les autres qu'on se connaît, c'est seul. Alors, on éprouve ce que l'on est : tout ce qu'il y a de formidable et d'infiniment médiocre. C'est une comptabilité qu'on ne rend pas obligatoirement publique !On ne vit pas pour l'image que vous renvoie l'autre mais pour être mieux en soi. Le destin est une forme d'intransigeance : il faut tenter de bien se tenir avec soi. La vraie histoire, c'est soi. Mieux on se connaîtra et plus on sera indulgent avec l'autre. La meilleure manière d'aimer un peu l'autre, c'est de se connaître bien. "O. de K.À la suite d'Ocean's Song, Olivier de Kersauson revient sur ses courses, ses grands exploits. Plus intimiste, il parle aussi de sa vie, de ses sentiments, de l'amour, de l'amitié... Avec ce deuxième opus, il se livre davantage sur sa véritable nature. Au vrai, il tombe le masque. Ainsi découvre-t-on un homme profond, habité par des idéaux.

  • " Donner la vie prend un sens tout particulier lorsque cela est espéré depuis longtemps. Aurais-je la force de recommencer, j'ai parfois le sentiment d'avoir accouché il y a quelques semaines seulement, je ressens encore aujourd'hui une empreinte de Jade à l'intérieur de moi, elle ne m'a pas quittée et je me surprends à en ressentir les sensations, la chaleur, je suis remplie d'elle...
    Je suis partagée entre le désir fou de revivre l'aventure et l'exclusivité que je garde pour Jade. Il faut du temps, beaucoup de temps pour chasser le traumatisme, la douleur et retrouver le goût de la vie, apprivoiser cet état de fait, redevenir une femme tout simplement. Je ne serai plus jamais la même, c'est évident. Je dois me reconstruire avec cette plaie béante qui jamais ne me quittera.
    Les mois passent et les années s'en suivent à la vitesse de l'éclair, j'ai cette pression supplémentaire qui pèse lourd sur mes épaules, l'horloge biologique ne tourne pas indéfiniment, devenir maman sera de plus en plus difficile et j'ai comme l'impression que je dois accélérer la guérison de ma souffrance pour donner une nouvelle chance de maternité...
    Je ne m'en sens pas spontanément le courage, j'aimerai avoir 30 ans et laisser le temps au temps, mais cela ne m'est pas permis... Et je sais combien je regretterai de ne pas avoir pris sur moi pour au moins essayer, alors je vais essayer, nous allons essayer... " Ingrid Chauvin

  • Audacieuse, belle, écrivain, éditeur, sulfureuse, censurée, courageuse...
    Pour définir Régine Deforges, les qualificatifs ne manquent pas. Elle a eu mille vies et mille aventures, elle s'est engagée sur tous les fronts, elle croit aux livres et aux êtres humains. Ses mémoires sont attendues car on est loin de tout savoir d'elle. Elles sont le témoignage d'un fougueux parcours personnel qui se confond avec la vie intellectuelle et politique de ces cinquante dernières années. Après une enfance dans le Poitou, Régine traverse une adolescence tumultueuse, se marie à dix-huit ans et s'installe à Paris. Elle prend des cours de théâtre au cours Simon, fait un peu de mannequinat mais trouve sa vocation en devenant libraire au drugstore des Champs-Élysées. Elle est représentante pour les Éditions Jean-Jacques Pauvert puis crée sa librairie, se spécialise dans les ouvrages érotiques avant de monter sa maison d'édition en publiant des ouvrages qui déchaînent la censure et lui valent de nombreux procès. Régine Deforges passe de l'autre côté du miroir : elle écrit et connaît d'immenses succès avec notamment la série des romans qui commence par La Bicyclette bleue. Divorcée, elle se remarie avec Pierre Wiazemsky, dit " Wiaz ", le célèbre dessinateur du Nouvel Observateur.
    Son ardeur dans la vie n'a d'égale que sa curiosité passionnée pour le monde qui l'entoure. Quelqu'un a dit : " Ce qu'il y a d'important, ce sont les rencontres. " Pas n'importe qui dans la vie de Régine. Des écrivains : Mandiargues, Vailland, Abellio, Hervé Guibert, Pascal Jardin, Pierre Emmanuel, Romain Gary. Des personnages : l'abbé Pierre, Jacques Lacan, Gaston Deferre, Louis Malle, René Andrieu. Les meilleures amies : Sonia Rykiel, Madeleine Chapsal, Geneviève Dormann et la plus admirée : Dominique Aury, l'auteur longtemps mystérieuse d'Histoire d'O. Un grand homme, François Mitterrand, qui l'emmène diner et lui parle littérature. Tous se pressent autour d'elle avant qu'elle ne reparte courir le monde : le Vietnam, l'Argentine, l'Algérie, Cuba, la bien-aimée. Retour à Malagar, la maison de Francois Mauriac, le grand-père de son mari, détours par Pigalle, les bars mal famés et les rues sombres. Mystérieuse Régine qui veut tout connaître et qui se cache en se dévoilant. Elle raconte aussi sa jeunesse à hue et à dia au fond d'une petite ville et d'une famille traditionnelle qu'elle a voulu fuir à tout prix et sur qui elle se retourne maintenant dans le respect et la tendresse. " Fille de Colette ", a écrit Le Monde, " papesse de l'érotisme ", Régine Deforges ne s'épargne pas dans ces magnifiques mémoires ; elle écrit comme elle vit, avec un style, du courage, un grand charme.

  •  0500 Avec cette règle simple qui préfère l´illusion au trucage, Jean-Eugène Robert-Houdin (1805-1871) révolutionna le spectacle de la magie.

    Horloger comme son père et inventeur prolifique, il mit sa passion de la mécanique et sa fantaisie au service d´un art qu´il rénova de fond en comble : la prestidigitation. Il inspira des générations d´illusionnistes jusqu´à nos jours, parmi lesquels le fameux Harry Houdini, qui prit ce nom en hommage à son illustre devancier.
    Voici réunis les textes que Robert-Houdin consacra à la magie. Outre ses mémoires, on trouvera, expliqués et commentés, ses tours révélés, véritable méthode pour le magicien débutant ou confirmé : la référence absolue en matière de prestidigitation.

    Une vie d´artiste, mémoires ?Comment on devient sorcier:les secrets de la prestidigitation et de la magie?L´Art de gagner à tous les jeux?Magie et physique amusante?Le Prieuré, organisations mystérieuses pour le confort et l´agrément d´une demeure Edition présentée par Francis Lacassin0300Horloger comme son père et inventeur prolifique, Jean-Eugène Robert-Houdin mit sa passion de la mécanique et sa fantaisie au service d´un art qu´il rénova de fond en comble : la prestidigitation.Une vie d'artiste, confidences d'un prestidigitateur(1858)Les souvenirs de Robert-Houdin sont passionnants. Son père, horloger, l'initie à la mécanique de précision. Impressionné par le spectacle d'un bonimenteur de rue, et découvrant la magie dans un livre qu'il acquiert par hasard, il se passionne pour "l'escamotage", art qu'il développera en compagnie d'un forain. Mais il se consacre tout d'abord à la conception et la fabrication d'automates, obtenant même une médaille d'argent à l'Exposition de 1844, où il fera la connaissance de Louis-Philippe.Il se lance dans la prestidigitation en 1845 en ouvrant un théâtre sur les Grands Boulevards. Le triomphe est immédiat. Par ses innovations, il révolutionne l´art de la magie, et conquiert l´Europe. Les costumes comme les codes du spectacle que nous connaissons aujourd´hui lui doivent tout. Sa réputation est telle qu´en 1856, alors qu´il s´est retiré, il est envoyé en Algérie par les autorités pour y impressionner les populations, alors sous la coupe de marabouts : sa mission est un succès, il les ridiculise, et ramène le calme en Kabylie.Outre le récit de sa vie parfois aventureuse, qu´il truffe d´anecdotes, Robert-Houdin brosse également un panorama historique de la magie et que des automates (dont le célèbre « joueur d´échecs »). Comment on devient sorcier(1868)« L´art de la prestidigitation tire ses artifices de l´adresse des mains, des subtilités de l´esprit et de tous les faits merveilleux que produisent les sciences exactes. »Il était inconcevable à l´époque pour un magicien de décrire ses tours au grand public. C´est pourtant ce que fit Robert-Houdin dans cet ouvrage. Outre les principes généraux sur la prestidigitation, il explique et décrit trucs et tours : escamotage de pièces de monnaie, tours d´adresse, de cartes, de boules, de foulards, d´anneaux... ; l´usage de la baguette, des poches, des manches est décryptée. Des centainesde coups sont révélés, dessins et graphiques à l´appui. Voici un B.A.-BA de la magie. Les Trucs des Grecs dévoilés, ou l´art de gagner à tous les jeux(1861)Dans l´argot du XIXe, le Grec est un escroc. Anecdotes et souvenirs à l´appui, Robert-Houdin dévoile les astuces des tricheurs, aux cartes, bien entendu, mais également au bonneteau, aux jeux de société ou à la roulette. Magie et physique amusante(posthume, 1877)Robert-Houdin était un artiste qui privilégiait l´adresse et l´illusion à l´utilisation d´artifices ou de doubles fonds. Il a pour cela utilisé les ressources de la mécanique, de l´optique, de l´acoustique ou de l´électricité, qu´il explique ici : par exemple : un coffre est donne l´impression d´être très lourd ou très léger selon qu´un électro-aimant est activé ou non ; des images apparaissent par simples jeux de vitres et de miroirs ; comment, dans son théâtre, il allumait cent bougies d´un seul coup ; etc. Des dessins et graphiques illustrent

  • " Je suis devenu ministre par surprise. J'ai essayé de faire mon boulot le mieux possible et peut-être pas trop mal, puisque j'ai tenu trois ans alors que ce n'était pas gagné au départ.
    J'ai raconté cette histoire bien sagement et sérieusement dans un bouquin qui a ennuyé tout le monde, Le Désir et la chance. Avec le recul, ce qui m'a plu dans cette aventure c'est d'avoir pu sauter dans la cage aux lions et observer leur férocité, leurs grognements et leurs faiblesses. Ce fut à la fois dangereux, excitant et amusant car je n'étais pas dompteur de profession mais aussi bien décidé à ne pas me faire manger. J'ai reçu pas mal de coups de griffes mais j'en suis quand même sorti sain et sauf.
    J'ai retrouvé ma vie d'avant sans regrets ni amertume pendant qu'ils continuent à s'entredévorer, mais j'ai emporté une clef de la cage avec moi et comme je ne suis pas un petit cachottier je la tiens à la disposition de tous ceux qui voudraient s'en servir pour tenter leur chance à leur tour.
    À condition d'aimer ce genre de sport et d'apprendre vite à courir plus vite que les grands fauves, ça vaut vraiment le coup d'essayer. L'existence n'offre pas beaucoup de récréations de ce genre... "

  • Si Pierre Dac (1893-1975) n'avait pas existé, une certaine forme d'humour resterait à inventer : l'humour loufoque. Ses innombrables admirateurs n'ont pas oublié ses sketches débités d'une voix monocorde ni ses Pensées, dont l'une des plus célèbres demeure : " Celui qui est parti de zéro pour n'arriver à rien dans l'existence n'a de merci à dire à personne. " Mais qui connaît l'homme caché derrière le masque imperturbable du comique ?
    Humoriste, Pierre Dac était aussi un homme fragile, angoissé, que la vie a peu épargné et qui a vécu presque toutes les grandes heures du siècle. Héros de la Première Guerre mondiale, il commence après l'armistice une carrière de chansonnier, participe à la naissance de la radio moderne, crée un hebdomadaire intitulé L'Os à moelle, rejoint de Gaulle à Londres en 1943 pour mettre sa verve au service de ces " Français [qui] parlent aux Français ". Après la guerre, il rencontre Francis Blanche, son fils spirituel, et imagine avec lui le fameux feuilleton radiophonique Signé Furax qui fit rire des millions d'auditeurs tout au long de ses 1 034 épisodes. Aujourd'hui encore, près de quarante ans après sa mort, Pierre Dac demeure le maître incontesté de nombreux humoristes, affirmation à laquelle, de son vivant, il avait l'habitude de répondre : " Je ne suis pas votre maître. Étant donné ma hauteur, je suis votre maître soixante-trois. "

  • Que sont mes amis devenus... Dans le poème de Rutebeuf, le vent emporte le souvenir des amis. Ici, c'est l'inverse. Les amis occupent, bien après leur disparition, l'esprit de l'auteur.



    Ainsi, il revoie Romain Gary, Joseph Kessel, Georges Brassens, Raymond Devos, Louis Nucéra, Raymond Moretti, Huguette Debaisieux, installés dans le compartiment d'un train imaginaire où les conversations, quelquefois indiscrètes, apportent un regard nouveau sur leurs vies parmi nous.



    Roman de l'amitié, où ces huit amis vont livrer quelques-uns des secrets - n'est-ce-pas Romain Gary ? - qui les ont tourmenté de leur vivant.


    André Asséo fut l'ami des huit héros de ce roman.

  • Loin de Paris

    Jean-Marie Perier

    • Kero
    • 18 Septembre 2014

    " Mais tu ne t'ennuies pas là-bas ?
    Cette phrase-là, mes amis parisiens me l'ont tous sortie au moins une fois. D'abord, à part à l'école, je n'ai jamais connu l'ennui, ensuite malgré ma tronche de ludion métissé, il semblerait que j'aie contre toute attente une vie intérieure m'aidant à surmonter les longues soirées d'hiver.
    Et puis ici à Villeneuve, contrairement à la capitale, on ne gémit pas. On est gentil avec les chiens et même avec les étrangers. On ne se lève pas le matin pour être "contre', pour dire "NON', pressé de se plier ainsi à l'hégémonie du ricanement systématique de l'intelligentsia dominante, ou au cynisme des petits-bourgeois déguisés en prolos arborant Che Guevara sur des tee-shirts Prada.
    Ici, quand on est branché, c'est sur la tondeuse. " De l'Aveyron à New-York, de Françoise Hardy à Jean Batut, boucher à Villefranche-de-Rouergue, Jean-Marie Périer nous entraîne à la rencontre de ses amis, célèbres ou anonymes, en 100 portraits dans un livre humain, riche en anecdotes et empreint d'humour.

  • La plongée bouleversante dans l'intimité d'un homme0300«Un homme se penche sur son passé. Le passé ne lui renvoie que les reflets d´une mauvaise vie, bien différente de celle que laisse supposer sa notoriété.Autrefois on aurait dit qu´il s´agissait de la divulgation de sa part d´ombre; aujourd´hui on parlerait de "coming out".Il ne se reconnaît pas dans ce genre de définitions.La mauvaise vie qu´il décrit est la seule qu´il ait connue. Il l´a gardée secrète en croyant pouvoir la maîtriser. Il l´a racontée autrement à travers des histoires ou des films qui masquaient la vérité. Certains ont pu croire qu´il était content de son existence puisqu´il parvenait à évoquer la nostalgie du bonheur. Mais les instants de joie, les succès, les rencontres n´ont été que des tentatives pour conjurer la peine que sa mauvaise vie lui a procurée.Maintenant cet homme est fatigué et il pense qu´il ne doit plus se mentir à lui-même.»Pourquoi vouloir à tout prix reconstituer un simulacre de famille? Passer le plus clair de son temps à la radio et à la télévision alors qu´on rêve de se consacrer à l´écriture et au cinéma? Devenir spécialiste des princes et des princesses alors qu´on se passionne pour les peuples opprimés? Et puis il y a les nuits qui, elles aussi, ne devraient pas être ce qu´elles sont...Avec une liberté d´esprit exceptionnelle, Frédéric Mitterrand, ici, ose tout dire. L´autobiographie la plus juste n´est-elle pas celle de la vie qu´on aurait dû mener?"La Mauvaise Vie" a reçu le prix Le Vaudeville.

  • De ses premiers pas de comédien au cabaret, de « L'Oreille en coin » au Tour de France, Jean Amadou retrace avec truculence une vie de saltimbanque multicarte portée par son amour du public, qui depuis plus de quatre décennies le lui rend bien.0300 Bref, la vie de Jean Amadou, c'est mille vies en une existence, qu'il raconte ici au fil de ses rencontres, de ses amitiés, avec l'humour et le scepticisme souriant qui ont fait sa patte. Au travers d'anecdotes aussi peu révérencieuses que leur auteur, c'est aussi plus de cinquante ans de vie artistique, politique et sportive que l'on redécouvre sous la plume d'un « amuseur » qui connaît son métier par coeur et se révèle un observateur cultivé et avisé de la société française.0300De ses premiers pas de comédien au cabaret, de « L'Oreille en coin » au Tour de France, Jean Amadou retrace avec truculence une vie de saltimbanque multicarte portée par un amour du public, qui depuis plus de quatre décennies le lui rend bien. La vie de Jean Amadou, c'est mille vies en une existence ? chansonnier, comédien, humoriste, satiriste, chroniqueur radio, commentateur ? qu'il raconte ici au fil de ses rencontres, de ses amitiés, avec l'humour et le scepticisme souriant qui ont fait sa patte. C'est aussi plus de cinquante ans de vie artistique, politique et sportive que l'on redécouvre sous la plume d'un « amuseur » qui connaît son métier par coeur et se révèle un observateur cultivé et avisé de la société française.

  • " Ce livre est le témoignage d'un homme à sa fille, les mots d'un père qui réapprend à vivre, soudain, dans les yeux de son enfant. En vérité, je ne l'ai pas écrit pour Agathe ou pour moi, mais pour nous, pour ce que nous sommes et ce que nous allons devenir. Comme une bouteille lancée à la mer de notre avenir. Avec tout mon amour. " N.A.
    Pour la première fois, Nikos Aliagas se dévoile, avec pudeur et fierté, dans ce livre dédié à sa fille.

    Journaliste, animateur de télévision et de radio connu et reconnu du grand public, Nikos Aliagas a vécu l'événement le plus bouleversant de son existence : devenir père. À l'occasion des deux ans d'Agathe, il replonge dans son histoire familiale avec une douce nostalgie, évoque son rapport viscéral à la terre de ses ancêtres, à sa double culture, et raconte avec passion comment les enseignements de la Grèce antique ont pu l'aider dans les moments clés de sa vie. Le kairos, la mètis, la philia... Autant de principes fondateurs que lui a offerts son pays de coeur, autant de valeurs qui l'ont façonné et qu'il souhaite partager, à son tour, avec sa fille pour qu'elle puisse trouver son chemin dans le monde d'aujourd'hui.

  • Daniel Prévost se retourne vers son passé, sa petite enfance et son adolescence et nous dresse avec tendresse le portrait d'une femme qui, par sa présence bienveillante, lui fit don des rares moments de lumière de ses jeunes années.

    Cette femme, c'est madame B., comme il l'écrit pudiquement. Elle était la directrice de son école primaire. Pleine de bonté et de générosité, elle le sortit avec douceur d'un contexte familial délétère. Elle fut pour lui un refuge permanent. Et Daniel Prévost n'hésite pas àécrire d'elle qu'elle était une "sainte laïque".

    Sensibilité et émotion sont constamment présentes dans ce récit où l'auteur redonne vie à madame B.

  • Pudique et discret, Laurent Ruquier s'était, jusqu'à ce jour, très peu dévoilé. Pour la première fois ici, il prend la plume afin de se raconter. Sa passion de la radio en fil conducteur, il revisite son enfance, son incroyable carrière, et revient sur les étapes qui ont construit l'homme de radio et de télévision qu'il est devenu. Premiers pas, rencontres déterminantes, amitiés décisives, succès et échecs, Laurent Ruquier retrace son parcours personnel, multipliant, avec l'humour qu'on lui connaît, les anecdotes plus savoureuses les unes que les autres.
    De sa jeunesse dans une famille modeste du Havre jusqu'aux coulisses du monde des médias, le livre intime d'un animateur indépendant, un homme des ondes populaire et sans langue de bois.
    /> Montez le son, ça va commencer...

  • " Solitaire et solidaire, cet homme-là sait qu'il est un héros de passage. Et que de savoir cette vérité le grandit chaque jour un peu plus, l'humanise, le fait écrire, aimer, donner, se perdre autant que gagner son paradis. Un jour, peut-être, enfin, il ne sera plus l'enfant qui joue aux dés dont parle Héraclite. L'enfant grave, concentré, préoccupé, seul au monde et que le monde regarde. Il sera un homme heureux. " Olivier Poivre d'Arvor Au détour d'une conversation amicale et à travers divers documents qu'il a lui-même choisi, Patrick Poivre d'Arvor se dévoile et se confie avec pudeur et sincérité sur son cheminement intérieur et les valeurs humanistes qui fondent sa vie.
    Se révèle un homme profondément sensible et attachant qui assume ses contradictions et ses paradoxes.
    Un homme pour qui l'essentiel est de rester debout coûte que coûte, de " tenir et se tenir ".

  • Après les succès de Mais qu'est-ce qu'on va faire de toi ? et de Rappelle-moi, Michel Drucker lève le voile sur les sentiers escarpés de la gloire, lui qui connaît si bien ceux qui la côtoient et, parfois, s'y brûlent les ailes.
    Nous avons grandi avec eux, ils ont vieilli avec nous. Certains tiennent le haut de l'affiche pour l'éternité, d'autres ont disparu de nos écrans radars. Stars, artistes, sportifs, grands noms de la télé, hommes de pouvoir. Depuis près de cinquante ans, Michel Drucker les met en lumière et les accompagne.
    Qui mieux que lui sait de quels sommets mais aussi de quelles chutes vertigineuses et parfois de quelles improbables résurrections sont faits les sentiers escarpés de la gloire ? Des idoles des sixties à la tournée " Âge tendre et têtes de bois ", de Jacques Martin à Pascal Sevran, de " Bébel " à Renaud, de Nicolas Sarkozy à Ségolène Royal et tant d'autres, c'est cette mémoire unique qu'il partage ici, nous entraînant dans les coulisses, là où les feux des projecteurs ne brillent plus tout à fait de la même façon.
    Ce " dur désir de durer ", Michel Drucker le raconte comme personne. Avec lucidité, autodérision et une liberté de ton que son image publique ne laisse pas forcément deviner. Au fil des portraits et des anecdotes, sa mémoire éclaire la nôtre, comme ces chansons que l'on croyait oubliées et qui viennent raviver tel moment de notre vie, entre nostalgie et sourire.

  • Lorsque Jean-Marie Colombani quitte Le Monde en juin 2007, après plus de treize ans passés à la tête de ce groupe si particulier, il est finalement soulagé. Les mois précédant son départ ont été sans merci. Une guerre de pouvoir à la hauteur de l´influence de ce Monde qu´il a façonné entouré d´Alain Minc et d´Edwy Plenel. Six ans plus tard, Le Monde, désormais détenu par le trio Bergé-Niel-Pigasse, est rentré dans le rang. Les rêves d´indépendance ne sont plus qu´un lointain souvenir et Jean-Marie Colombani a tourné la page pour se consacrer à l´information sur Internet.

    Parti de l´ancien Monde pour arriver dans le nouveau monde, il raconte dans ce livre d´entretiens avec Catherine Vincent ses combats, ses victoires. Il confesse ses erreurs. Il exprime aussi ses espoirs pour l´avenir et sa confiance dans le journalisme sur Internet. Parce que l´information est vraiment un monde à part.



    Directeur du Mondeentre 1994 et 2007, Jean-Marie Colombani est aujourd´hui le patron de Slate.fr. Il est l´auteur de plusieurs ouvrages dontAu fil du Monde etUn Américain à Paris, tous deux publiés chez Plon.
    Ex-rédactrice en chef deLa Correspondance de la presseet du site d´information économique e24.fr, Catherine Vincent est actuellement directrice de la communication de la Société des auteurs et compositeurs dramatiques (SACD).

  • Si tu t'attends à lire un bouquin du genre Mes Petits Secrets pour maigrir avant l'été par Rika Zaraï, tu vas être déçu! Mais si tu veux savoir comment j'ai dansé le slow avec Boutros Boutros-Ghali tandis que Stéphane Bern chantait "Emmène-moi danser ce soir", lis ça! Si tu veux savoir comment j'ai failli mourir à Beyrouth, comment j'ai vécu Dallas à Salt Lake City et comment j'ai apprivoisé un chien du désert à Riyad, alors lis ça! Si tu veux sentir l'odeur de la lingerie de la colonie de vacances où j'ai donné mon premier baiser, ou celle de la bougie de mon bureau de directeur financier le soir où j'ai dansé avec ma secrétaire en portant un nez de clown, alors lis ça! Si MM. Villeneuve et Delarue veulent tout savoir de la vie sexuelle des gros, des partouzes dans les cliniques diététiques, des femmes qui enlèvent leur culotte pour aller se peser, du mépris des épiciers de quartier pour leurs clients boulimiques nocturnes et, surtout, comment on peut survivre lorsqu'on a cinquante-cinq ans et qu'on pèse deux quintaux et demi, alors qu'ils lisent ça! Mais, surtout, si tu veux savoir comment on peut grandir sans jamais poser de questions commençant par "Dis papa", si tu veux savoir comment un homme m'a construit à la place de l'absent, si tu veux savoir comment j'ai partagé la souffrance de cet homme racontée dans le chapitre intitulé "Lis ça", alors lis ça! Et enfin, si tu veux savoir comment cet homme m'a envoyé du paradis le trésor que je cherchais depuis toujours, alors surtout, lis ça!
    G. Carlier

  • Les confessions étonnantes de notre plus célèbre fils de pub !0300" Lazareff, Dalí, Gainsbourg, Tapie, Pompidou, Mitterrand, Jospin, Ockrent, Kouchner, César, tant d'autres encore et en happy end, la rencontre en live de Carla et Nicolas. Ce livre est leur livre, une autobiographie non autorisée puisqu'ils ont été les co-auteurs à leur insu tout en me faisant la vie belle."0300" Lazareff, Dalí, Gainsbourg, Tapie, Pompidou, Mitterrand, Jospin, Ockrent, Kouchner, César, tant d'autres encore et en happy end, la rencontre en live de Carla et Nicolas. Ce livre est leur livre, une autobiographie non autorisée puisqu'ils ont été les co-auteurs à leur insu tout en me faisant la vie belle."

  • L´image de Jean-Pierre Castaldi, fort en gueule, brut de pomme cantonné dans les rôles de durs est à mille lieues du personnage réel. « Ce sera l´histoire d´un homme », dit-il en introduction. « Ce ne sera pas le macho que vous voyez à la télé. En soixante-cinq ans, la vie, j´en ai fait le tour plusieurs fois. J´admire les Marco Polo, les Magellan, tous ces barges qui ont vogué sans savoir où ils allaient. La vie, c´est comme la mer, elle n´est jamais pareille, un jour elle est douce, un autre c´est la tempête, les déchirures et les souffrances. Un jour c´est le désert, un autre les rencontres... »De Jean-Pierre Castaldi, beaucoup ont retenu sa performance dansCaïus Bonus, la drôlerie du sketch avec Mezrahi, le couple qu´il forma avec Catherine Allégret, fille de Simone Signoret et belle fille d'Yves Montand, ou la personnalité de Benjamin, son fils.Ce livre dévoile certes l´intimité de Jean-Pierre Castaldi dans cette famille Signoret-Montand où il gagne difficilement sa place, ses rapports avec René Simon, Jean-Laurent Cochet, Xavier Gélin, Danièle Delorme, Yves Robert, Marcel Carné et bien d´autres, mais saNostalgien´est pas la leur. Son parcours est unique et valait bien un livre. Un livre surprenant de drôlerie, de sensualité, d´émotion, d´intelligence et d´amour du métier de vivre... acteur.

  • Le destin incroyable de Louis Zamperini, coureur olympique et vétéran de la Seconde Guerre mondiale.


    Louis Zamperini est né en 1917 à New York. Quand il arrive en Californie, trois ans plus tard, il ne parle que l´italien. Dans un contexte de dépression économique, il doit apprendre à se battre très tôt, au sens propre comme au figuré. Quand la délinquance le guette, c´est son frère qui le sauve en le présentant à l´équipe scolaire de course de fond. Cette décision change sa vie à tout jamais.

    De sa gloire locale aux Jeux olympiques de 1936, Louis devient un homme et un bourreau des coeurs. Mais son âge d´or prend fin en 1941 lorsqu´il s´engage dans l´armée. Après un bombardement japonais, son avion s´écrase dans un atoll du Pacifique et il est fait prisonnier de guerre. Dans les camps de travail, il fait face à des conditions de vie atroces : l´humidité, la chaleur, les moustiques... Mais, en véritable force de la nature, il survit à toutes ces épreuves.

    A son retour aux Etats-Unis, il est considéré comme un héros par ses proches. Pourtant, son traumatisme est tel qu´il plonge dans l´alcool et la violence. Sa rédemption vient alors de son premier amour : la course. Il retrouve goût à la vie en entraînant des jeunes gens et en les poussant à dépasser ses propres exploits.

    Ce livre témoigne du parcours prodigieux d´un champion pris dans les tourments d´un contexte historique chaotique.

  • Le Parisien libéré, L'Équipe, Carrefour, Marie-France, Ouest-France, Point de vue-Images du monde, Le Courrier de l'Ouest, Le Maine libre... En quelques années de l'après-guerre, Émilien Amaury acquiert, dirige ou participe à la création de ces journaux fondés sur les ruines de la presse collaborationniste. Sorti de l'école à 12 ans, il quitte sa famille. Séduit par son charme et son appétit de vie, Marc Sangnier, ami d'Aristide Briand et de Léon Blum, le prend sous son aile. Il est successivement adoubé par les administrateurs du journal Le Petit Démocrate, André Arthus-Bertrand, Emmanuel Desgrées du Lou, Raymond Laurent, et crée en 1931, à 22 ans, avec leur soutien, son agence de publicité, l'Office de publicité générale (OPG).

    Puis éclate la Seconde Guerre mondiale. Le spahi se bat courageusement des Ardennes au passage de la Loire. Il est fait prisonnier, s'évade et rentre à Paris. Puis il se rend à Vichy. Le budget de la propagande pour la famille lui est confié. Pourtant, à Paris, lui et son groupe de la rue de Lille éditeront « la moitié de la presse clandestine ».

    Pour Émilien Amaury et ses amis du MRP, la presse ne devait dépendre « ni de la puissance gouvernementale ni des puissances de l'argent » mais Le Parisien libéré, le journal d'Émilien (surnommé désormais Jupiter), se fait le champion du « sang à la une ». Puis Amaury, le progressiste d'avant guerre qui, avec son ami Pierre-Henri Teitgen et Francisque Gay, a accordé le monopole de l'embauche à la CGT du Livre et son exclusivité syndicale, devient alors son pire ennemi. En 1974, éclate au Parisien le conflit le plus dur que la presse ait jamais connu en France. Il va durer trois ans.

    Un matin gelé de janvier 1977, Émilien Amaury fait une chute de cheval fatale. Il a 67 ans.

    Trente années ont passé, le groupe Philippe Amaury, l'héritier exigeant et réservé, affiche aujourd'hui une bonne santé financière et défend une farouche indépendance.

    L'auteur, après une longue enquête, a reconstitué l'existence du fondateur, personnage hors du commun, un temps ami de son père, et qu'il a côtoyé dans son enfance.

  • Si Éric Zemmour n'existait pas, il faudrait l'inventer. Analyste iconoclaste et impertinent de l´actualité, c´est toujours sans contrainte ni tabou qu´il nous donne son point de vue, livrant un combat perpétuel contre le politiquement correct et tous les conformismes.Toute l´année 2010 sur l´antenne de RTL, il a réagi à chaud sur les grands et les petits sujets sociaux et politiques du jour, nous offrant de nouvelles clés de compréhension de notre époque et de ses moeurs.C´est l´essentiel de ses chroniques que nous vous proposons dans ce livre. On y retrouve avec plaisir l´acuité, souvent féroce, de ses analyses et de ses portraits, servis par un style aussi précis que documenté.On y retrouve surtout un Éric Zemmour plus en verve que jamais.

  • De Boris Cyrulnik à Agnès b. en passant par Robert Badinter, Claude Chirac, Jean-Pierre Darroussin, Amin Maalouf, Franz Olivier Giesbert, Abd Al Malik, Sempé, Erik Orsenna, Sophie Calle ou encore Michel Édouard Leclerc, une vingtaine de personnalités ont confié leurs souvenirs d´enfance à Mazarine Pingeot et Jean-Michel Djian.Le temps d´un été, Mazarine Pingeot et Jean-Michel Djian ont mené une série d´entretiens avec des personnalités de tous horizons dans une émission intitulée « La part d´enfance », diffusée quotidiennement sur France Culture. Pour chaque invité, il n´était pas question de faire la promotion d´un livre, d´un film, d´un album ou d´une exposition, ni même de réagir à une actualité brûlante, mais tout simplement d´évoquer son enfance, sur le ton de la confidence. Des conversations intimes qui ont révélé la naissance d´un destin, la fabrique d´une ambition.
    « Nous avons, dans cet ouvrage, tenu à respecter au plus près la parole de nos invités, c´est-à-dire à conserver la teneur radiophonique de ces entretiens. Voilà pourquoi nous avons maintenu quelques onomatopées, exclamations et parfois signalé des rires et des silences. En retrouvant l´atmosphère du studio, on y retrouve aussi cette complicité qui, nous l´espérons, a permis de donner à ces émissions nocturnes la saveur d´un été. » M. Pingeot et J.-M. Djian En créant les conditions nécessaires pour recueillir ces souvenirs souvent drôles, saisissants, décalés, parfois même poignants, Mazarine Pingeot et Jean-Michel Djian ont réussi leur pari. Jamais ces personnages publics ne nous auront semblé si proches.

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