• Cet ouvrage rassemble une vingtaine de textes de Sergueï Rachmaninov constitués de souvenirs et de réflexions qui ont, pour beaucoup, fait l'objet d'une publication dans des journaux du vivant du compositeur.
    Rachmaninov y évoque notamment sa carrière, ses débuts avec le fameux Prélude en do dièse mineur, le soutien si précieux de Tchaïkovski ou la douleur d'avoir dû quitter la Russie.
    Ses réflexions sur la musique abordent des questions aussi diverses que passionnantes telles que le modernisme ; la musique russe et la musique européenne ; le « beau jeu » de piano et la façon d'y parvenir ; l'importance de la technique ; l'arrivée du disque et l'expérience particulière d'être l'interprète de sa propre musique.
    Sergueï Rachmaninov (Semionovo, 1873 - Beverly Hills, 1943) est un compositeur russe, mais aussi un immense pianiste et un chef d'orchestre. Son oeuvre, qui reste sous l'influence de Tchaïkovski, a été écrite majoritairement pour piano. Elle est attachée à la tradition romantique.

  • L'autoanalyse

    Gérard Bonnet

    L'autoanalyse est née lorsque Freud a considéré les rêves comme des expressions humaines à part entière et mis au point une méthode pour les interpréter. Cette pratique n'est pas, pour autant, réservée au fondateur de la psychanalyse. Elle est accessible à tous ceux qui acceptent leur inconscient. Cependant, s'ouvrir à sa part irrationnelle nécessite rigueur et lucidité.
    Cet ouvrage nous explique comment instaurer ce dialogue entre nos parties les plus méconnues, nos désirs secrets et notre pensée consciente grâce à l'attention portée à nos rêves, nos actes manqués, nos symptômes, nos relations aux autres. Il présente les difficultés et les bienfaits de ce travail d'auto-psychanalyse.

  • En psychanalyse, le mot « persécution » doit beaucoup à la paranoïa, qui cultive la persécution jusqu'au délire. Faut-il pour autant en réserver l'usage à la psychose ? La persécution rejette au dehors la haine, la honte, le désespoir que l'on ne supporte pas au-dedans. Le « il » prend la place du « je ». Car c'est bien, chaque fois, l'étreinte du moi et de l'autre qui s'emballe et tente de se défaire lorsque la peur de ne plus être aimé se transforme en conviction d'être haï. Folie sans doute, mais que celui qui l'écarte complètement jette la première pierre.

  • Il ne vient à l'idée de personne d'établir une différence entre la musique qu'on écoute et celle qu'on joue. Il est pourtant frappant de constater qu'elle est seule parmi tous les arts à permettre ces deux pratiques bien différentes. Seule aussi à échapper au réel : elle n'exprime rien, n'est pas un langage, et avec elle deux fois deux ne font pas quatre. Le musicien, lui, est seul à pénétrer dans cet autre monde où les lois universelles n'ont pas cours.

  • Le microphone est un exhausteur de son. Il permet à l'artiste, non pas de chanter plus fort, mais de baisser la voix. Il rend audible un chuchotement dans une grande salle de spectacle. Cet art de l'amplification sonore, encore balbutiant en France dans les années 1930, transforme radicalement le paysage musical et les codes de la performance vocale. Quelques chanteuses et chanteurs d'avant-garde essaient d'apprivoiser le potentiel de l'instrument, tout comme les crooners américains une décennie plus tôt. Ils ajustent pour cela leur manière de chanter, tentent de répondre aux exigences de la technique par de subtiles adaptations. Souffle, gestuelle, diction, déplacements et expressions du visage se réinventent. À la croisée de lectures socio-techniques, artistiques et historiques, ce livre propose d'explorer la façon dont le microphone et le corps de l'interprète se rencontrent, ouvrant ainsi la voie à la diversification musicale de la seconde moitié du xxe siècle.

  • Voici un guide pratique et concret qui met la morphopsychologie à portée de tous.
    Abondamment illustré (44 dessins et 196 photos), il présente la morphopsychologie d'une manière simple et progressive. S'appuyant sur les recherches de Corman (le fondateur), dont on a éliminé que les aspects contestables, son originalité réside dans la façon de présenter cette discipline (modèle de la pyramide).
    La partie centrale est divisée en deux pour une meilleure assimilation et met en parallèle quatre photos ou dessins pour une page de texte. Il comprend en outre trois portraits simples qui permettent de comprendre comment appliquer les concepts vus précédemment. De plus, une partie importante est consacrée aux questions les plus fréquentes traitées sous la forme du dialogue. Enfin, un dernier chapitre est consacré au monde de la morphopsychologie (associations, formations, publications...).
    Un livre incontournable pour tout connaître de la morphopsychologie !

  • Le livre
    D'Arturo Toscanini à Simon Rattle, Christian Merlin campe ici cinquante portraits de chefs d'orchestre parmi les plus mythiques du XXe siècle. Avec un grand sens du récit et de l'anecdote significative, il retrace la vie et la carrière de chaque chef, en même temps qu'il donne les clés de son art et les principaux éléments de sa discographie. Une extraordinaire galerie de portraits, qui constitue aussi une excellente introduction à l'art de la direction d'orchestre.
    37 morceaux de musique sont inclus dans ce livre numérique enrichi. Les oeuvres choisies font entendre les interprètes dans un moment particulièrement significatif de leur art.
    Les grands chefs d'orchestre du XXe siècle. Version enrichie est lisible exclusivement sur iPhone et iPad.
    /> L'auteur
    Christian Merlin est critique musical au Figaro et pour la revue Diapason. Également maître de conférences en musicologie et études germaniques à l'université de Lille 3, il est l'auteur d'un ouvrage consacré aux musiciens d'orchestre, nourri par de longues années de fréquentation des instrumentistes et des chefs.

  • Parmi les oeuvres qui inaugurent le « tournant linguistique » de la pensée contemporaine, l'Herméneutique de Schleiermacher (1768-1834), théologien, philosophe, philologue, selon les catégories de l'époque, tient une place essentielle. Conçue en pleine expansion de l'idéalisme allemand, mais pour une large part contre lui, elle développe la première théorie du discours individuel et définit les méthodes de compréhension qui lui sont appropriées. L'observation minutieuse des mécanismes du langage y va de pair avec une analyse étonnamment actuelle de leurs incidences sur le processus de formation de la formation subjective. Entièrement revue et augmentée de deux textes sur la critique philologique, cette traduction intègre les corrections philologiques et chronologiques de l'édition critique.

  • Le livre
    Alain Lompech rassemble ici quarante-quatre pianistes dont l'art et la personnalité ont marqué le XXe siècle. Il se fait biographe, quand il nous permet de revivre la formation et la carrière de chacun, les caractères de son répertoire et de sa discographie, et même historien, quand il retrace l'évolution du jeu, n'hésitant pas à combattre les idées reçues à ce sujet. Mais il ne renonce jamais à la liberté du critique, qui fait partager ses expériences fondatrices, et dont les choix engagés ont souvent compté pour la mélomanie. À la fois guide d'écoute et essai sur l'interprétation, cet ouvrage entend donner des clefs pour découvrir ou redécouvrir les plus grandes figures du piano du siècle passé et quelques-unes de celles qui accompagnent notre temps.
    95 morceaux de musique sont inclus dans ce livre numérique enrichi. Les oeuvres choisies font entendre les interprètes dans un moment particulièrement significatif de leur art.
    Les grands pianistes du XXe siècle. Version enrichie est lisible exclusivement sur iPhone et iPad.

    L'auteur
    Journaliste et critique musical au Monde de la musique et au Monde pendant plus de trente ans, Alain Lompech est aujourd'hui conseiller des programmes à la direction de France Musique. Auteur d'un grand nombre d'articles sur l'histoire de l'interprétation pianistique, il participe régulièrement à des jurys de concours internationaux.

  • Quels sont les mécanismes et la structure des rêves ? Comment les interpréter ? Pourquoi nous semblent-ils parfois si étranges ? Que révèlent-ils de nos craintes et de nos désirs ? Et si les rêves pouvaient nous en dire long sur notre identité ?
    Voie royale pour accéder à l'inconscient, le rêve est porteur de toute une série de vérités utiles et bénéfiques - même si elles sont parfois inattendues !
    Basés sur les théories jungiennes, ce livre met à votre disposition outils et méthodes pour aborder le décryptage de vos rêves et de vos cauchemars, afin de cheminer vers un plus grand épanouissement personnel.
    Il aborde également le domaine de l'intuition et des synchronicités - qui délivrent d'autres messages de l'inconscient et que nous pouvons apprendre à développer et à utiliser de manière plus fiable - ainsi que le phénomène du rêve lucide, à la frontière d'une nouvelle science de la conscience.
    Apprenez à décrypter vos rêves pour mieux vous connaître, développer votre identité et vous épanouir !

    Mireille Rosselet-Capt est psychologue, psychothérapeute et analyste jungienne diplômée de l'Institut C. G. Jung de Zurich. Elle exerce en pratique privée et enseigne la psychologie dans différentes écoles d'adultes. Elle a également obtenu une licence en Lettres et s'est intéressée aux thérapies complémentaires, avec une spécialisation en Fleurs de Bach. Elle est l'auteure de Les fabuleux pouvoirs de l'effet placebo aux Éditions Jouvence.

  • Les mémoires de l'immense violoniste Nathan Milstein, écrites à la fin de sa vie, retracent un itinéraire autobiographique exceptionnel : quatrième d'une famille juive de sept enfants, il est né à Odessa le 31 décembre 1903. A treize ans, il fut présenté à l'éminent professeur Leopold Auer à Saint-Petersbourg et intégra sa lasse, en compagnie notamment de Joshua Heifetz et Toscha Seidel. En 1921, il fait la connaissance de Vladimir Horowitz avec qui il noue une amitié indéfectible. C'est ensemble qu'ils quittèrent la Russie en 1925, de façon définitive pour Milstein. Il resta plusieurs années en Europe, notamment à Paris, et forma avec Horowitz et le violoncelliste Gregor Piatigorski le trio des « Trois Mousquetaires » dont aucun enregistrement n'a malheureusement subsisté. Installé aux États-Unis en 1934, il y mena une carrière prodigieuse, avant de s'établir à Londres où il résida pendant les vingt-cinq dernières années de sa vie, tout en continuant à se produire dans le monde entier.
    Cette vie cosmopolite au contact d'autres musiciens exceptionnels fournit également la matière de nombreux portraits, mêlant parfois l'art et la politique : Stravinski, Rachmaninov, Toscanini, Kreisler, Prokofiev, Furtwängler, Karajan, Oistrakh, Kagan.

  • Établir l'art de l'interprétation comme science, tel est l'objectif de l'Essai de G. Fr. Meier, publié à Halle en 1757. Il s'agit du traité systématique d'herméneutique le plus abouti du rationalisme des Lumières dans son effort pour dégager des principes généraux de l'interprétation, dont le principe d'équité est le coeur. Les règles méthodologiques dégagées permettent de justifier la prétention de l'interprétation à être une connaissance, favorisant ainsi tant la culture que la lutte contre la superstition. La traduction de l'Essai en français permet d'introduire l'herméneutique des Lumières, sa prétention à l'objectivité, son rapport avec la logique et la théorie du langage, dans un paysage marqué par la philosophie herméneutique de Heidegger et Gadamer.

  • L'interculturel est aujourd'hui partout. Dans les rapports Nord-Sud, bien sûr, mais aussi et surtout dans les rapports européens appelés à revêtir une importance croissante, jusque dans la vie quotidienne. C'est cette perspective qu'explorent les auteurs en prenant les rapports franco-allemands comme exemple privilégié. Partant d'une expérience concrète des rencontres interculturelles, ils l'éclairent en la confrontant aux acquis de la recherche en sciences humaines.
    Comment, dans ces rencontres qui s'inscrivent dans des contextes historiques, culturels et politiques spécifiques, véhiculant des représentations stéréotypées de l'« autre », une communication véritablement interculturelle peut-elle s'instaurer ?
    Comment s'« entendre » lorsqu'on parle des langues différentes ? Car prêter une langue, n'est-ce pas porter toute une culture, au risque d'en être prisonnier ?
    Mais aussi, quel impact ces différences ont-elles sur la communication ? Nos identités culturelles existent-elles indépendamment de la rencontre qui les met en relation ?
    Autant de questions que les auteurs abordent dans une démarche originale de « recherche-action », qui font l'objet d'analyses sémiotiques et idéologiques, et autant de raisons d'affirmer l'urgence d'une réflexion et d'une pédagogie de l'interculturel.

  • Qu'est-ce que rêver ? Qu'est-ce qu'interpréter ?
    Selon Freud, l'interprétation du rêve est véritablement la « voie royale » menant à la connaissance de l'inconscient : la méthode de l'association libre doit permettre d'y découvrir un sens caché. Mais en clinique transculturelle, le rêve apparaît déjà interprété de l'intérieur par la culture. Comment comprendre cela ? L'auteur retrace à cet égard les apports de Géza Roheim (Les portes du rêve) et surtout de Georges Devereux (Psychothérapie d'un Indien des Plaines. Réalité et rêve est le premier compte rendu complet d'une thérapie transculturelle). Elle propose ensuite de redécouvrir un concept freudien longtemps considéré comme mineur : celui de l'élaboration secondaire du rêve. Il s'agit du remaniement préconscient de sa façade qui le rend intelligible et communicable dans le registre de la pensée diurne. C'est lui qui ordonne les choses selon la logique culturelle du rêveur, selon sa « vision du monde ». À travers la thérapie ethnopsychanalytique d'une jeune femme marocaine à Bruxelles, le rêve apparaît bien comme un lieu privilégié de ce qui se noue entre l'individu et son univers culturel. Il reste toujours le paradigme du travail psychique dans la cure et dans le transfert.

  • Si, comme le disait Kelsen, l'objet de la science du droit est le droit parce qu'elle décrit les normes en vigueur, la théorie générale du droit doit se donner un objet différent parce qu'elle ne décrit pas des normes mais les caractères communs à plusieurs systèmes juridiques. Or, ces caractères, la hiérarchie des normes, le rôle de la volonté, la séparation du droit et de la morale, n'ont d'existence objective que dans le discours juridique qui les produit à titre de justification.
    L'objet de la théorie générale du droit est donc le droit, compris comme une forme particulière de discours visant à justifier les décisions, c'est-à-dire comme une forme d'exercice du pouvoir politique.
    Une théorie du droit ainsi conçue comme une métathéorie se distingue nettement de la théorie générale du droit traditionnelle et évite certaines de ses apories, notamment celle de l'obligation.
    En effet, si l'on postule que le droit est obligatoire, il ne peut être étudié selon le principe de causalité et la théorie se réduit à une recherche des fondements de l'obligation. On peut faire l'histoire de son contenu, mais non de la forme juridique elle-même. Mais si l'on accepte de se limiter à cette constatation que, en vertu de certains discours, certains comportements sont tenus pour obligatoires, les discours juridiques peuvent être traités comme des faits. La théorie peut alors rechercher les causes endogènes de leur apparition et de leurs transformations. Une telle théorie ne prétend pas traiter de la nature du droit, ni même du concept de droit, mais seulement des diverses manières dont les hommes décident et donnent à leurs décisions des justifications qu'ils nomment « juridiques ». Elle ne cherche pas à établir si la constitution est toujours réellement supérieure à la loi, ni si l'État est vraiment soumis au droit ou vraiment souverain, ni même si l'on peut établir une cohérence entre ces idées, mais seulement dans quels cas, dans quelles circonstances et pour quelles raisons, les acteurs invoquent - ou plutôt produisent - la hiérarchie des normes, la souveraineté ou l'État de droit. En d'autres termes, elle traite les discours et par conséquent le droit lui-même comme des ensembles de faits soumis à la nécessité.

  • Cette réflexion porte sur une préoccupation de l'analyste : le lien structurel entre le processus analytique et l'ensemble complexe de ses conditions « instrumentales ». La relation est de complémentarité entre le pouvoir que le cadre adjoint à l'interprétation et la légitimation qu'elle lui confère en retour. Ainsi s'instaure à partir de l'investissement transférentiel du site une situation « analysante ».

  • Un demi-siècle après la disparition de Francis Poulenc, sa musique n'a jamais été aussi présente, jouée, enregistrée et aimée du public. La mélodie y tient une part très importante, et le chanteur Pierre Bernac en étudie ici l'interprétation. Avec Francis Poulenc, ils avaient formé une équipe : chanteur et pianiste, qui a donné des centaines de récitals, en Europe et en Amérique et pour laquelle plus du tiers des cent cinquante mélodies ont été composées. Les conseils que Pierre Bernac donne pour leur exécution et leur interprétation sont un reflet parfait des désirs du compositeur.
    On trouvera également dans ce livre une biographie complète de Poulenc et l'esquisse d'un portrait, qui aidera le lecteur à découvrir, un peu, la personnalité d'un des plus grands musiciens du siècle.
    Pierre Bernac est né à Paris en 1899. À partir de l'âge de dix-huit ans, il travailla le chant avec différents professeurs. En 1934, avec le compositeur Francis Poulenc, qui était aussi pianiste, ils décidèrent de former une équipe, afin d'apporter à l'interprétation de cette forme musicale pour chant et piano qu'est la mélodie la même perfection d'ensemble que l'on peut trouver dans les formations de musique de chambre. C'est alors que Pierre Bernac décida d'interrompre sa carrière de chanteur et de consacrer toute son activité à l'enseignement.

  • Virgile et Ovide, l'indétrônable classique de la littérature latine et son meilleur lecteur, génial et insoumis, forment un des « couples » les plus féconds parmi ceux qui font fonction de véritables catégories de la réception au sein de l'histoire de la culture - Homère et Hésiode, Platon et Aristote, Léonard de Vinci et Michel Ange... Parmi ces auteurs, philosophes ou artistes dont la confrontation, sur le mode de la complémentarité ou du contraste, informe et inspire profondément cette histoire, Virgile et Ovide semblent avoir joué un rôle majeur. Contrairement à une doxa critique qui a longtemps prévalu, Virgile et Ovide n'ont pas toujours été considérés comme des « frères ennemis » que tout opposerait. La vision que l'on eut d'eux, et de leur relation, n'a cessé d'évoluer selon les genres, les pays, les époques et les goûts - au point qu'il leur arriva aussi d'être confondus. C'est à l'exploration de telles variations (et des constantes associées) et à une forme d'archéologie du modèle interprétatif constitué par les deux grands poètes que se livre cet ouvrage. Réunissant vingt contributions de spécialistes de littérature et d'histoire de l'art, de l'Antiquité à l'époque contemporaine, il propose un parcours qui ne se veut pas exhaustif, mais entend faire apprécier autrement le rayonnement d'un « couple » d'auteurs dont la confrontation a toujours été un puissant stimulus de la création littéraire et artistique, comme des débats critiques.

  • Ne laissez plus vos gestes vous trahir !
    Une main sur le menton, des jambes qui se croisent, un nez que l'on gratte... Vos gestes en disent souvent beaucoup plus sur vous que vos mots. Ainsi, travailler le langage du corps peut vous aider à paraître plus confiant et digne de confiance, bref à incarner le succès.
    À l'aide d'exercices et de nombreuses illustrations, vous pourrez :
    - Améliorer votre posture et les expressions de votre visage pour mieux contrôler votre communication.
    - Saluer en fonction de la personne (poignée de main, embrassade...) et des situations.
    - Faire en sorte qu'on se souvienne de vous dans une soirée, lors d'un entretien d'embauche, et même dans un rendez-vous amoureux !
    /> SACHEZ INTERPRÉTER LES GESTES POUR MIEUX LES CONTRÔLER !

  • Que peut signifier la notion de vérité pour une pensée de la création ? Telle est, brutalement exprimée, la question qui se pose à la lecture de l'oeuvre de Castoriadis. L'un des aspects les plus novateurs et stimulants de celle-ci est sans doute d'avoir montré que la société, toujours auto-instituée, est à saisir à partir de significations imaginaires qu'elle crée, et qui la structurent en retour : source de sens, elles spécifient notamment ce qui est juste et ce qui est injuste, indiquant par là ce qu'il convient de faire ou non, de telle sorte que leur légitimité semble hors de tout questionnement. Cette remarque, qui suffit à manifester la possibilité de leur mise en cause, souligne que nous vivons dans une société pour laquelle la vérité se comprend, non comme reconnaissance d'un ordre particulier ou accueil d'une révélation, mais bien comme objet de recherche. Le deuil accepté de la saisie de l'Absolu ne conduit pourtant pas Castoriadis à réduire l'objectivité à l'ordre de l'intersubjectivité. La pensée humaine structurée par la logique classique, qu'il nomme ensembliste identitaire, est à même d'énoncer des vérités, assure-t-il. Ainsi, bien qu'échappant à toute structuration possible, l'être serait partiellement appréhendable par un logos spécifique, fruit d'une création historique ; ce qui laisse quelque peu perplexe. N'est-ce pas le lot de toute grande pensée qui, chaque fois, porte un regard neuf sur les domaines du pensable ?

  • C'est un lieu commun de la critique moderne que de rappeler qu'il n'y avait aucune théorie générale du langage à la disposition des penseurs de la Renaissance, et que les études de grammaire se confinaient, pour la plupart, à une enquête sur les traits formels de la langue. Aucune communauté ne peut toutefois fonctionner sans partager un minimum de présupposés sur la signification et sa transmission, ce qu'induit la pléthore d'ouvrages qui traitent de l'interprétation à cette époque (commentaires, traductions, paraphrases, éditions, épitomés...). La transmission de la signification était manifestement florissante et donnait tout naturellement lieu à de vifs débats sur l'exactitude de l'interprétation en théologie, en droit, en médecine, en philosophie et au sein des études humanistes. Il fallait faire un choix et ce livre se focalise sur les théories de l'interprétation et de la signification dans la production écrite de la jurisprudence à la Renaissance.,

  • Les cinq textes réunis ici apportent des éléments précieux sur la manière dont Ortega y Gasset salue les gestes de Hegel et de Dilthey, qu'il admire pour être respectivement le grand précurseur de la philosophie de l'histoire et le grand découvreur de l'Idée de vie. Mais les rapports qu'il entretient à ces deux figures importantes de la philosophie de l'histoire sont pour le moins ambigus. Les éloges se doublent ainsi rapidement d'une prise de distance qui permet au philosophe espagnol de préciser ses propres thèses dans ce domaine, et tout particulièrement de réaffirmer sa volonté de saisir le mouvement réel de l'histoire, refusant à la fois les schémas déterministes et relativistes de celle-ci.

  • Xy

    Fanny Maya

    Luce, interprète franco-russe militaire, reçoit une convocation pour un stage de perfectionnement à Nantes.
    À peine a-t-elle posée le pied à la gare qu'un message urgent lui parvient : le Président en personne lui demande de remplacer l'interprète officiel en Russie.
    À partir de ce moment, elle tombe dans un piège qui ne lui laisse que peu de portes de sorties, surtout quand la vie de sa fille est menacée.
    Au coeur d'une machinerie oppressante, où chaque ami peut devenir un ennemi, elle se sait à qui faire confiance.

  • Parler, c'est chercher ses mots. C'est courir après un horizon où tout serait dit, enfin, où serait atteinte une Totalité idéale qui nous échappe sans cesse. Il y a un charme de l'Un. C'est un charme ambigu. Il peut être vénéneux. Promettant d'apaiser « le trouble de penser et la peine de vivre » (Tocqueville), il est le moteur de cette servitude volontaire que dénonçait pour s'en étonner La Boétie. Il fait la force des totalitarismes. Mais c'est aussi dans cette communion dans l'identique que Montaigne voyait l'absolu de l'amitié avec ce même La Boétie.
    Le langage est l'instrument essentiel des totalitarismes : la langue est en elle-même « fasciste », osait Barthes, car elle contraint à une découpe imposée du réel. Mais c'est aussi par le langage que la poésie met au monde ce qui n'était qu'en souffrance de se dire. La psychanalyse se tient et opère au coeur même de ce paradoxe.
    Ce livre soutient une thèse : c'est une capacité trop méconnue, trop peu explorée de l'âme, goûtant en elle-même le mouvement des sensations qui surmonte ce paradoxe et permet d'en éviter les écueils : la sensualité.

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