Littérature traduite

  • Un jour avant Pâques Nouv.

    Un jour avant Pâques

    Zoyâ Pirzâd

    • Zulma
    • 3 Juin 2021

    Au bord de la mer Caspienne, un jeune garçon découvre avec son amie Tahereh les prodiges minuscules de l'univers - la visite d'une coccinelle, les jeux et les joies de l'enfance. Lui est arménien. Elle, fille du concierge musulman de l'école. Dans cette petite communauté se côtoient les coutumes, les religions, les histoires d'amour et d'amitié, les crispations anciennes et les aspirations à la liberté. Pâques, c'est la fête des oeufs peints, des pensées blanches, des pâtisseries à la fleur d'oranger. Entre passé et présent, Téhéran et le village natal, la vie quotidienne se dessine avec virtuosité, un art précieux du détail et beaucoup de finesse. Arménienne d'Iran, Zoyâ Pirzâd décrit un monde au cosmopolitisme encore vivace, riche des subtilités et contrastes d'une civilisation millénaire.
    « Une incroyable grâce poétique. » L'Obs

  • « ... je partage l'humanité en deux catégories fondamentalement différentes : une poignée de gens qui savent ce qu'il en est des réalités et l'énorme majorité qui ne sait pas. » Retranché dans sa citadelle dominant la plaine, le grand maître Hassan Ibn Sabbâh mène, à la fin du XIe siècle, une guerre sainte en Iran. Il n´a que peu de soldats et seuls ses proches le connaissent intimement. Parti de presque rien, sans armée, sans terre et sans guère d´appuis à la cour, il dominera le monde. Des hommes seront prêts à mourir pour lui avec le sourire aux lèvres. Des foules entières se prosterneront sans combattre. Un millénaire plus tard, la manipulation des masses, telle qu´il la pratiqua, continue d´ébranler les empires modernes. Mélange d´aventures et de philosophie politique, Alamut n´évoque la violence des complots d´alors que pour mieux renvoyer aux problèmes cruciaux des civilisations modernes.

  • Tu seras une bonne fille Nouv.

    « Le monde se réduisait à nous deux, ma mère et moi, jusqu'à ce que je devienne une fille américaine. C'est alors qu'elle a commencé à me parler de la Bonne Fille - un sarcasme, un avertissement, un mauvais présage. La Bonne Fille vivait en Iran. Elle ne répondait pas, elle ne parlait pas tout court. Elle était un modèle de politesse et de décence. Elle ne sortait pas toute seule dans la rue. Elle se tenait aux côtés de sa mère et buvait ses paroles. Quand un homme la regardait, elle baissait les yeux. »
    Jasmin n'a que trois ans quand elle arrive aux États-Unis. De ses origines iraniennes, elle ne sait rien. Des années plus tard, à la mort de son père, Jasmin aide sa mère à déménager. Parmi de vieux documents, elle tombe sur la photo d'une femme en tenue de mariée. Elle reconnaît distinctement sa mère. À ses côtés, un homme qu'elle n'a jamais vu.
    Refusant d'abord de lui révéler le mystère de ses origines familiales, Lili envoie finalement à sa fille une série de cassettes : de déchirantes confessions sur l'histoire qui fut la sienne avant son exil. Son mariage à l'âge de treize ans, les abus dont elle a été victime, et la fille qu'elle a été contrainte d'abandonner pour avoir une chance d'échapper à l'enfer.
    « Une histoire inoubliable. » Bookpage
    « Un hommage à l'incroyable résilience des femmes iraniennes. » MS Magazine
    « Avec ce livre, Darznik signe un poignant hommage à la vie et aux combats de sa mère. » Booklist
    « Un récit édifiant, qui en dit long sur place des femmes dans la société iranienne, sur ce qu'elles endurent, mais aussi sur leur incroyable capacité à résister. » Kirkus

  • Clarisse est d'une simplicité de coeur qui la rend spontanément attachante. Autour de cette héroïne malgré elle gravite tout un petit monde : un mari ingénieur, deux adorables et malicieuses jumelles, Armen, le fils vénéré en pleine crise d'adolescence, une soeur à marier un peu revêche, et la vieille mère qui règne sur la maisonnée, dans le quartier arménien d'Abadan.

    Pourtant la très modeste Clarisse va bientôt révéler sa nature de personnage tchekhovien quand de nouveaux voisins viennent bouleverser l'équilibre affectif de notre femme invisible...

    Immense succès en Iran, le premier livre d'une romancière adulée de ses lecteurs.

    Romancière, traductrice, Zoyâ Pirzâd, née à Abadan d'un père iranien d'origine russe et d'une mère arménienne, fait partie de ces auteurs iraniens majeurs qui ouvrent sur le monde l'écriture persane sans rien céder de leur singularité. C'est moi qui éteins les lumières, immense succès en Iran, salué par de nombreux prix, dresse avec justesse et drôlerie le portrait d'une société patriarcale scellée par les usages et traditions des femmes.

  • Des magiciens, des enchanteurs, des palais somptueux, des chercheurs de diamants, des peuples cannibales, des pirates, des batailles, des parties de chasses à dos d´éléphants, des fauves apprivoisés... Au cours de son fabuleux voyage au bout du monde, Marco Polo a découvert des merveilles. Il révèle ainsi à ses contemporains l´existence de peuplades inconnues aux coutumes surprenantes.

  • Le combat d'une femme
    Pour avoir enlevé son voile en public et incité d'autres femmes à l'imiter, l'Iranienne Shaparak Shajarizadeh a été condamnée en 2018 à deux ans de prison et à 18 ans de probation. Mère " ordinaire " au courage extraordinaire, cette femme de 43 ans est devenue une figure de proue du mouvement des Filles de la rue de la Révolution en Iran qui protestent contre le port obligatoire du hijab. Après être descendue dans la rue cheveux au vent, son foulard blanc hissé comme un drapeau au bout d'un bâton en mai 2017, la militante est menacée, arrêtée, emprisonnée et torturée. La bravoure de cet acte magnifiquement symbolique, elle le paiera dès lors au prix fort. Sans se plaindre. Et sans jamais baisser la tête.
    De son enfance en Iran jusqu'à son douloureux exil au Canada en passant par les horreurs de ses séjours en prison,
    Vivre libre raconte le destin hors du commun d'une superbe battante, Shaparak Shajarizadeh, distinguée en 2018 par la BBC comme l'une des 100 femmes les plus inspirantes au monde.

  • Dans ce recueil, Ali Erfan met en scène l'Iran où les règles deviennent loi divine - ou l'inverse - dans une terrifiante métaphore de la vie et de la mort.

    « Des nouvelles rapides, troublantes, sombres et ­ironiques qui nous viennent d'un pays dont la réputation littéraire n'est plus à faire. » Thierry Bayle, La Croix
    « Beaux, déroutants, inquiétants parfois, ces quatre contes sont une manière de découvrir un autre Iran, revivifié par la mémoire de l'exil. Ali Erfan excelle dans l'art de raconter des histoires. » Le Monde ­diplomatique

    Ali Erfan, né à Ispahan (Iran) en 1946, écrit son premier roman à 15 ans, un texte très politique qui le mènera en prison. Cinéaste et écrivain, il est réfugié en France depuis 1981. Il a publié ­plusieurs ouvrages chez le même éditeur, dont Sans ombre et Ma femme est une sainte.

  • Parviz est un être mystérieux. Les Iraniens le disent mort ; lui se plaît à raconter les circonstances dans lesquelles des hommes aux ordres de Khomeyni l'ont assassiné. Il travaillait alors pour la CIA, mais vend désormais son savoir-faire aux services secrets français. C'est ainsi que Kiana se retrouve à écouter sa confession dans un pavillon impersonnel de banlieue parisienne : il semblerait que son mari, Nasser, un scientifique iranien, ait des choses à cacher. Peu après, Florence Nakash, jeune recrue de la DGSE, est chargée d'une nouvelle enquête : son ami Parviz, celui-là même que l'on disait mort en 1979, a disparu...
    Un roman subtil et efficace qui nous entraîne au coeur des secrets nucléaires iraniens et des manipulations des services secrets occidentaux pour ralentir l'avènement d'une «

  • L'auteur nous plonge dans l' Iran contemporain. Il y parle de la guerre, de la mort, de la souffrance, mais aussi du désir, de l'amour. Il y a ce soldat, ce jeune garçon, tué sur le champ de bataille, qui regarde sa dépouille et attend que quelqu'un l'identifie et le rende à sa mère, il y a cet homme qui tombe amoureux de sa voisine simplement en entendant les bruits à travers la cloison, ce juge qui déteste le maire parce qu'il est le seul de la ville à posséder un bananier, ou encore cette conversation presque absurde entre deux jeunes recrues de l'armée qui montent la garde ensemble et cachent leur peur tant bien que mal.
    Ces nouvelles sont magnifiquement écrites, empreintes de poésie, et disent beaucoup de ce pays à la fois proche et lointain qu'est l'Iran.

  • Du Prix Nobel à l'exil Première musulmane à obtenir le prix Nobel de la paix en 2003, Shirin Ebadi, raconte son combat contre la République islamique iranienne, décidée à la réduire au silence, elle et ses proches. Dès l'accession au pouvoir de Mahmoud Ahmadinejad, en 2005, les événements s'accélèrent : téléphone mis sur écoute, agents secrets la suivant, proches harcelés, voire condamnés, comme sa soeur arrêtée pour des motifs inventés de toute pièce... Shirin Ebadi aurait pu croire qu'il s'agissait là d'un roman d'espionnage. C'était sa vie. Quand, un jour de 2009, elle réalise que le gouvernement est prêt à tout pour lui prendre ce qu'elle a de plus cher, son mariage, ses amis, ses collègues, jusqu'à son prix Nobel, elle choisit l'exil. Ne lui reste alors que ce dont elle s'est toujours servi avec audace : sa liberté d'expression et ses convictions. Un seul mot d'ordre : continuer coute que coute le combat pour que les droits de l'Homme soient enfin respectés en Iran. Ce témoignage est l'histoire de ce combat.

  • Quand s'illumine le prunier sauvage Nouv.

    Ayant fui Téhéran pour échapper à la Révolution Islamique de 1979, Hashang, Roza et leurs trois enfants tentent de reconstruire leur vie dans le petit village de Razan, au coeur de la région montagneuse de Mazandaran. Mais personne n'échappe longtemps à la violence et au chaos... et la répression finira fatalement par les rattraper.
    Djinns, démons, sirènes et fantômes côtoient dictateurs et bourreaux dans ce texte empreint de réalisme magique à la manière d'un poème perse.

    Un voyage merveilleux et terrifiant dans l'histoire et le folklore iranien.


    Née en Iran en 1972, Shokoofeh Azar est journaliste. Arrêtée plusieurs fois pour ses articles sur les droits de l'homme critiquant le gouvernement théocratique d'Iran, elle décide de fuir le pays. Arrivée en Australie dans un camp de réfugiés, elle obtient l'asile politique en 2011. Dans les forêts de Mazandaran, son premier roman écrit en farsi, a été finaliste de plusieurs prix littéraires prestigieux.

  • Cette histoire remarquable est celle de deux femmes nommées Nazanin, - l'une, Canadienne au sommet de sa carrière et l'autre, une adolescente iranienne incarcérée dans le couloir de la mort -, mais surtout d'un courriel qui a transformé leurs vies à jamais.

    Nazanin Afshin-Jam s'était hissée au sommet. En 2006, elle venait de signer un premier contrat d'enregistrement de disque, avait été élue première dauphine au concours Miss Monde trois ans plus tôt, poursuivait une carrière florissante de mannequin et était devenue une véritable icône de la communauté internationale des dissidents iraniens. Mais un après-midi, elle reçut un courriel qui allait bouleverser son existence.

    Elle apprend alors qu'une adolescente kurde nommée Nazanin Fatehi risque la peine de mort en Iran, suite à une condamnation pour avoir poignardé un homme qui voulait la violer. Peu de temps après, madame Afshin-Jam s'engage à prendre sa défense. Cette décision l`amène à plonger dans le monde de la diplomatie internationale et à affronter le côté sombre du pays qui l'a vue naître, avec ses crimes d'honneur, la violence faite aux femmes et l'exécution d'enfants, sanctionnée par l'État. Pendant que Nazanin Fatehi dépérit en prison, dans des conditions si atroces qu'elle tente de mettre fin à ses jours, madame Afshin-Jam travaille sans relâche à mettre en oeuvre une campagne visant à lui sauver la vie.

  • Zoyâ Pirzâd explore sous divers angles, avec subtilité, lucidité, tendresse et une certaine nostalgie, la vie de couple en Iran. Une quête passionnante et universelle magnifiquement décrite dans l'Appartement.
    Pour prolonger la lecture, découvrez le Goût âpre des kakis, de Zoyâ Pirzâd, recueil dont est issue la nouvelle l'Appartement (Prix Courrier international du meilleur livre étranger en 2009). Romancière, traductrice, Zoyâ Pirzâd, née à Abadan d'un père iranien d'origine russe et d'une mère arménienne, fait partie de ces auteurs iraniens majeurs qui ouvrent sur le monde l'écriture persane sans rien céder de leur singularité. C'est moi qui éteins les lumières, immense succès en Iran, salué par de nombreux prix, dresse avec justesse et drôlerie le portrait d'une société patriarcale scellée par les usages et traditions des femmes.

empty