• Revue christus HORS-SERIE N.270 ; vivre en plénitude : heurs et malheurs de la vie intérieure Nouv.

    Accueillir les mouvements contradictoires qui cohabitent en soi n'est pas tâche aisée que faire de notre lassitude quand on voudrait servir, de nos ressentiments teintés de haine alors qu'on aspire à aimer. Nous nous désirons pacifiés et pourtant nous nous savons tiraillés intérieurement par des forces contraires. Malgré tout cela, qui nous traverse, notre aspiration à nous tourner vers la vie n'en demeure pas moins réelle, sans cesse renaissante. Une issue pacifiée serait-elle donc possible ?
    Ce hors-série de Christus propose de faire résonner l'appel à vivre, d'indiquer un mouvement possible, de dire également ce qui caractérise en soi cette vie en plénitude. Pour cela, il est bon de sans cesse considérer ce qui nous affecte, d'en prendre conscience. La tradition spirituelle tout comme les approches psychologiques actuelles nous encouragent à cultiver cette attitude. C'est bien ainsi qu'Ignace, en son temps, commença et poursuivit son propre cheminement. Alors osons nommer ce qui nous habite : l'aspiration à la vie mais également nos tendances à laisser parler son contraire. Certes cela nous amène à prendre conscience d'un combat qui se livre au plus profond de nous-mêmes. Mieux nous connaître, nous accueillir tels que nous sommes avec nos failles et nos forces afin de pouvoir saisir la promesse de vie qui est faite à chacun, voilà ce à quoi ce numéro invite. N'est-ce pas simplement cela vivre en plénitude ?
    Si des articles, tirés du riche fond de Christus, se focalisent sur un moment de ce cheminement pour mieux aider notre réflexion personnelle, d'autres, comme des respirations, montrent que le chemin global peut être parcouru, qu'une promesse de vie peut toujours être espérée même au plus sombre de notre existence.

  • Maurice Joyeux s'est implanté et immergé en Grèce, durablement. Le livre qu'il nous donne est le fruit de l'expérience ainsi vécue et des multiples réflexions qu'elle a suscitées ou qui l'ont accompagnée.
    De nombreux « lieux » ont servi de terreau à l'aventure, pas seulement géographiques, mais aussi et surtout des lieux d'expérience humaine : les sessions spirituelles Socrate-Saint-Paul, l'accueil des réfugiés à Athènes, l'île de Tinos, l'Orthodoxie, mais également des « lieux » culturels et religieux aussi différents que ceux de la Turquie, de la Syrie, de l'Inde, de la Chine.
    Maurice Joyeux entrecroise ces divers fils, et bien d'autres encore. Le lecteur se trouve ainsi conduit à faire des liens entre des réalités qui, apparemment, n'en avaient pas : telle tragédie antique prend une résonance nouvelle au regard des situations dramatiques de notre temps ; l'itinéraire de saint Paul revêt une signification inédite à l'âge de la mondialisation ; pratique orthodoxe et règle bénédictine entrent en dialogue...
    Même s'il ne comprend pas d'emblée tous les détours du chemin, le lecteur est invité à faire confiance, à la suite de la mule qui conduit l'auteur. Et c'est tout un itinéraire qui se dessine - un itinéraire où se croisent le désir, la traversée des épreuves, la beauté et l'espérance, la révélation de Jésus en son humanité...
    Ce livre ne parle pas seulement d'une aventure vécue en Grèce pendant dix ans, il parle de notre humanité - celle d'hier, d'aujourd'hui et de demain. Et il laisse résonner, malgré ou par-delà les tourments de l'histoire, l'espérance lumineuse de Pâques.

  • Israël n'a cessé de relire son passé et c'est au coeur de cette relecture qu'est née son espérance messianique. Jésus a invité les disciples d'Emmaüs à relire avec lui sa vie et sa mort dans l'histoire d'Israël pour qu'elles y prennent sens et signification. C'est donc une longue tradition qui nous invite à trouver dans la lecture de la vie une voie de progrès spirituel. Aussi trouvera-t-on, dans cet ouvrage un ensemble de textes de spiritualité autour de la mémoire et de son rôle dans la rencontre du Dieu vivant. Il n'y a pas de vie chrétienne sans racines bibliques profondes. Dans la joie même et la ferveur de la rencontre, l'Esprit ramène au mémorial, comme à Emmaüs. Il n'y a pas non plus de progrès spirituel en dehors de la durée assumée, du passé relu et unifié dans l'accueil de l'avenir. Jésus dans sa mission sait d'où il vient et où il va. C'est dans cette conscience que son présent devient l'aujourd'hui du Père. À l'inverse, l'histoire et l'expérience nous offrent bien des exemples de générosités anarchiques qui peuvent prendre, ici ou là, les couleurs de l'Évangile, mais ne construisent pas le Royaume de Dieu. Pour bâtir sur le roc, il faut accepter de s'asseoir et prendre humblement conscience des forces et des faiblesses qui nous habitent en nous disposant à l'action de l'Esprit. C'est tout cet effort de lucidité spirituelle qui est évoqué dans ces pages pour y découvrir un chemin vers Dieu. Il passe par des méthodes : prière d'Alliance, révision de vie... Elles peuvent paraître austères et contraignantes ; à qui les assume avec persévérance et souplesse, elles se révéleront libératrices. Loin de nous refermer sur une épuisante recherche de perfection, elles nous ouvriront aux joies de l'action de grâces et de la louange.

  • Par son oeuvre, dont Christus garde une trace précieuse, Maurice Bellet demeure un passeur de vie au service d'une foi qui respire.
    Il entraîne le lecteur dans une marche frayant un chemin de liberté. Dans ses lignes jaillit à nouveau de l'Evangile une Parole vive et féconde. Si Maurice Bellet a fait partie de l'équipe de rédaction de Christus pendant vingt ans (1965-1985), c'est une vie entière qu'il a consacrée à l'écriture, à la lecture ainsi qu'à l'écoute. Jusqu'à sa mort, il a accueilli avec bienveillance celles et ceux qui venaient lui apporter leurs souffrances ; son accueil était comme "la prise de terre" de cet homme à la foi et à la bonté profondes.
    Avec la même attention, il prêtait l'oreille aussi bien à "la voix de fin silence" murmurée dans la parole de Dieu qu'aux personnes qui venaient le trouver. Fort de ces deux "écoutes", il a tracé pendant un demi-siècle un chemin inédit dont témoigne ce hors-série de Christus.

  • Cet ouvrage est né d'une pratique quotidienne de formation au discernement. L'auteur travaille depuis des années en Afrique, mais ces pages ont aidé bien des personnes sur d'autres continents. Elles permettent de commencer un chemin d'intériorité, d'écouter ce qui se passe en nous. Elles creusent une ouverture et l'Esprit peut alors se mettre au travail. Il ne s'agit en aucun cas de recettes à appliquer les yeux fermés, mais d'expériences qui font toucher du doigt que Dieu est à l'oeuvre en chaque vie et qu'il appelle à être libre en aimant la simplicité et la clarté. Ce livret propose un chemin qui fait rencontrer sa propre vie pour l'ordonner, une voie qui mène à Dieu et à la rencontre de toute personne. C'est un souffle qui donne envie d'être vivant.

  • Un monde vieillit aussi bien dans la société que dans l'Église. Et un nouveau monde est en train de naître, « le monde d'après », de l'après confinement. Il faut se disposer pour voir, entendre, sentir, ce qui va advenir. Particulièrement aujourd'hui nous sommes donc appelés à être en veille !
    Mais qu'est-ce que veiller ? C'est apprendre à se disposer comme le font les moines, à « chercher l'Éveil, la Résurrection (...), recherche ivre, passionnée, et patiente passivité », comme nous l'écrit David Marc d'Hamonville.
    Veiller c'est aussi faire comme Dieu. Fabien Revol montre que dans l'acte même de la création, Dieu délègue sa capacité créatrice aux hommes et se met dans une attitude d'attente vigilante, comme une mère veille sur son enfant, une attitude protectrice et porteuse, qui permet la liberté créatrice.
    Corina Combet-Galland illustre l'aptitude incarnée par le Christ : la veille se termine par une parole douce, qui aide à l'émergence de ce que j'ai perçu en train d'advenir. Comme le montre l'exemple de la femme qui vient verser le parfum sur les pieds de Jésus avant sa Passion sans parole. Jésus dit alors : « d'avance elle a parfumé mon corps pour mon ensevelissement ». Jésus est bien là en attitude de veille disant doucement le sens de ce qui advient.
    Au terme du dossier Christian Sauret se livre à cet exercice de veiller à ce qu'il advient dans le monde et dans l'Église. Et chacun peut s'y risquer lui aussi. Ce dossier encourage chacun à laisser advenir sa dimension de veilleur. Ainsi ce numéro est-il adressé à tous.

  • Nombreux sont les chrétiens, vivant déjà une vie spirituelle personnelle, qui souhaitent trouver davantage Dieu dans leur vie quotidienne. Certes dans l'ordre spirituel, Dieu seul est le maître. Il s'agit donc de libérer une démarche qui permettra de mieux lire les mouvements de l'Esprit avec des découvertes personnelles à faire. L'objectif de ce petit livre est d'aider les accompagnateurs à proposer quelques repères sur lesquels pourra s'appuyer un cheminement plus lucide et plus ferme. Il peut aussi aider ceux qui, ayant dépassé le stade des premiers pas, sont habités par le désir d'une plus grande intelligence de leur expérience. Les trois premiers chapitres nous disent comment Dieu précède et rejoint l'homme dans sa quête spirituelle ; les trois suivants donnent quelques clés pour relire nos vies, les ajuster au désir de Dieu et préparer l'avenir à la lumière de la Parole et de l'Esprit. Le parcours est clair, pédagogique et nourrissant : clair par une structure identique pour chaque chapitre, qui facilite la lecture ; pédagogique par la progression du cheminement ; nourrissant par le choix des textes cités, dignes de figurer dans une anthologie de la spiritualité. Ils s'inscrivent autant dans l'histoire de la tradition que dans le monde contemporain.

  • En étant là pour autrui de cette façon si particulière qui consiste à lui prêter l'oreille, nous contribuons à rendre nos sociétés plus humaines. Car l'écoute est en effet une expérience personnelle dans laquelle chacun est appelé à entrer, tant pour écouter que pour être écouté, mais c'est aussi une expérience portée par des communautés, expérience qui reprend et poursuit le geste créateur. Cette troisième édition revue et augmentée de notre hors-série consacré à l'écoute honore ces deux dimensions. Afin d'illustrer l'écoute dans sa pratique concrète, ce numéro ouvre sur des récits puis il rappelle que, dans l'écoute de la parole de Dieu, nous trouvons une matrice de cette pratique. Au cours des siècles et jusqu'à aujourd'hui, la tradition spirituelle dans sa diversité a déployé ce geste comme un service rendu à l'autre. Il est bon de finir sur la promesse qu'ouvre le chemin de l'écoute, pour tout croyant et pour l'Église. Cette nouvelle édition espère.

  • Simples, nourrissants, concrets, profonds : 36 nouveaux conseils pour développer sa vie spirituelle !
    Ces 36 fiches pratiques, de quatre pages chacune, présentent dans un style direct et abordable des conseils tirés de saint Ignace de Loyola et de ses Exercices Spirituels. Elles se déclinent sous la forme de verbes aux significations apparemment contradictoires comme "parler, se taire" ou "grandir, s'abaisser", ou encore en faisant à des vices ou à des vertus comme l'espérance ou le courage, ou bien avec des propos stimulants tenus par le pape François. Les textes présentés dans ce guide sont accessibles à toute personne souhaitant approfondir sa foi et désireuse d'un accompagnement spirituel quotidien et concret. Au fil des pages résonne la joie de l'amour si chère au pape François.

  • Revue christus N.258

    Revue Christus

    • Ser
    • 26 Avril 2018

    Le discernement n'est pas d'abord une démarche intellectuelle, une technique éprouvée ou même l'application de valeurs morales. Dans la dynamique d'une vie orientée par l'Evangile et dans l'esprit des Exercices spirituels d'Ignace de Loyola, il s'agit de repérer les mouvements intérieurs qui surgissent en nous pour distinguer ceux qui sont signes d'un surcroît de vie, de ceux qui apportent avec eux le découragement et la paralysie intérieurs.
    Discerner, c'est faire le tri dans les aspirations ou les résistances que suscite en nous un choix. Il nous faut pour cela libérer nos facultés d'analyse des attachements mal placés qui peuvent les altérer, car c'est en désirant vraiment la décision qui viendra que nous accomplissons ce que la foi chrétienne appelle la volonté de Dieu.


  • Nous vivons dans l'ère de l'émotion. Longtemps cantonnée dans le registre de la vie intime, l'émotion est devenue une valeur essentielle à la vie individuelle et sociale. Les émotions ne sont ni bonnes ni mauvaises en soi, elles sont l'expression du mouvement de la vie en nous. Notre tâche d'humains est d'apprendre à les repérer pour les nommer et pouvoir les orienter vers une vie plus juste.

  • Quels leviers utiliser pour faire de la pauvreté un état passager ? L'objectif de ce dossier est de montrer tout l'intérêt qu'il y a à construire de nouvelles politiques, en partant de l'expérience de terrain. La lutte contre la pauvreté est d'abord l'aff aire des gens qui, loin de rester les bras croisés, prennent des initiatives pour se voir reconnaître des droits ou y accéder. Une réfl exion d'autant plus importante en cette période de crise sanitaire où la détresse économique menace de plus en plus de personnes.

  • Nous cherchons la présence de Dieu et c'est plutôt son absence que nous ressentons. Voici le paradoxe de notre foi en un Dieu révélé et caché. Si la présence de Dieu se goûte parfois, elle est le fruit d'une patiente mise à disposition de soi dans la prière. La spiritualité ignatienne vise à aider toute personne à trouver Dieu en elle-même, et surtout dans ses rencontres, car la seule présence tangible de Dieu est celle de l'amour : là où sont les hommes, Dieu est présent.


  • Notre prochain numéro de Christus « Tous Appelés à vivre » traite de la vocation. Dans ce numéro il s'agit de faire résonner l'invitation à entendre l'appel à vivre qui est adressé à chacun en son for intime. Il est question de la "vocation" dans un sens bien plus large que celui habituel de vocation religieuse, sacerdotale ou même de vocation au mariage. La vocation ça n'est pas d'abord la convocation à un mode de vie plutôt qu'à un autre, la vocation c'est l'appel que Dieu nous adresse.La vocation, c'est accueillir en nous la parole de vie et nous en faire les porteurs pour les autres.


    Par ce numéro la rédaction de Christus vise donc à aider chacun à trouver dans un dialogue avec Dieu et à partir de sa situation, le chemin vers plus de vie. Nous sommes tous concernés quel que soit notre âge, quels que soient nos choix faits dans le passé ou nos décisions encore à prendre. Ainsi ce dossier de Christus veut réitérer l'appel aux vocations comme une bonne nouvelle adressée à chacun, à tout âge et en tout lieu. Car dans toute vie un renouvellement peut survenir.


    Ce numéro souligne également le fait que les choix posés à l'aube d'une vie doivent sans cesse être repris et que parfois cela devient difficile, si ce n'est impossible, car certaines existences sont traversées par la perte, l'échec ou l'errance... A ceux qui se seraient perdus, ce dossier de Christus tente de faire entendre que le Seigneur est là qui continue à les appeler.


    Ce numéro s'adresse tant aux personnes qui cherchent leur propre chemin de vie, qu'à celles et ceux qui les accompagnent sur ce chemin. Le dossier désire apporter un soutien à tous.

  • Depuis quelques années, la méditation connaît un succès considérable tout en s'affranchissant d'une référence aux traditions religieuses. Méditer se présente comme un chemin de guérison et de découverte apaisée de soi. Mais la méditation nourrit aussi la relation au monde et aux autres. Dans les grandes religions monothéistes, elle reste cependant le lieu d'une recontre avec un Dieu qui demeure caché mais qui guide l'homme sur un chemin de vie. Un Dieu reconnu comme la source du salut.

  • Aborder avec le regard du géographe l'évolution spatio-temporelle du Nouveau Monde lusophone découvert il y a 500 ans, suppose de mettre en évidence les facteurs et acteurs du développement historique ainsi que les formes spatiales. Avant même d'être un pays et un Etat, le Brésil avait un nom et des contours, ce qui lui donne une forte identité territoriale. Sa singularité géographique s'exprime dans des relations profondément imbriquées entre espace et société, dues autant à sa dimension continentale qu'à la forme originale de son métissage culturel. Cet essai de géohistoire met l'accent sur le dynamisme du Brésil, pays jeune qui s'affirme parmi les puissances mondiales.

  • Revue Christus

    Collectif

    • Ser
    • 27 Mars 2019

    Pour beaucoup, la paroisse est le seul lieu communautaire où s'exprime consciemment la vocation personnelle à la suite du Christ et où se cherche l'indispensable nourriture spirituelle. Accueillir ce qui se vit de bon et entendre ce qui s'invente en paroisse, sans omettre les difficultés, voilà l'objectif de ce numéro. Dans nos communautés paroissiales, le besoin se fait pressant de trouver un soutien à la vie intérieure et au service des frères car la paroisse est un don fait à quelques-uns pour le bien de tous les autres.

  • Il suffit d'ouvrir un journal ou d'écouter les informations : le monde aujourd'hui souffre d'un manque criant de compassion. Migrants rejetés, personnes âgées oubliées, pauvres opprimés par le capitalisme globalisé... Plus fondamentalement, chaque homme dès sa naissance, nu et démuni de tout, dépend de la compassion d'autrui. En faisant appel à l'Écriture, Michel Farin montre dans cet ouvrage que la compassion humaine n'est pas qu'un sentiment naturel. Elle provient, d'une manière inimaginable, de l'Amour infini de Dieu pour l'homme qu'il crée à son image, qu'Il rejoint pour toujours en Jésus, mort et ressuscité, et auquel Il insuffle son Esprit pour en faire son fils. Pour la faire nôtre, il nous faut à la fois accueillir et devenir le tout-petit, accepter notre finitude dans l'espérance de la vie éternelle, entrer sans peur dans l'Alliance que Dieu propose et renoncer à posséder notre propre vie ou celle des autres. La compassion, qui ne peut être séparée de l'humilité, de la miséricorde et du salut, apparaît comme l'ultime et décisif critère de « discernement des esprits », selon la spiritualité d'Ignace de Loyola.

  • Continuité, le magazine du patrimoine au Québec depuis 1982, met le cap sur le Saint-Laurent pour son numéro d'automne. C'est donc au patrimoine maritime que son dossier, composé de textes signés Brigitte Trudel, Valérie Gaudreau, Jeanne Corriveau, Josianne Desloges et Josiane Ouellet, s'intéresse. Voie de transport, ressource, écosystème, objet de contemplation et d'inspiration artistique, le Saint-Laurent fait partie de notre ADN. Pourtant, plusieurs éléments de son patrimoine se trouvent aujourd'hui dans une situation précaire. De grands projets de développement menacent également son intégrité et ses paysages. Quels sont les enjeux les plus criants et les plus actuels dans le domaine? Vous pourrez les découvrir au sein d'une revue qui fait peau neuve pour célébrer son 150e numéro : une nouvelle grille graphique, élégante et épurée, et davantage de textes journalistiques. Continuité vous propose également quelques recensions de publication ainsi qu'un article sur la restauration de bâtiments patrimoniaux de l'Université McGill, notamment.

  • La Compagnie de Jésus - l'ordre des Jésuites - est-elle si connue ? Pour sortir des clichés si souvent véhiculés, dont certains ressurgissent à l'occasion de l'élection d'un Pape issu de la Compagnie de Jésus, la revue Etudes, fondée par des Jésuites il y a plus de 150 ans propose un Hors-Série exceptionnel.

  • S'il est d'usage de commencer une conférence par des excuses, je suis obligé, pour ma part, d'y voir plus qu'un procédé rhétorique traditionnel et banal. C'est que tous ceux qui s'occupent d'Érasme et qui ont l'honneur d'exposer dans certaines circonstances telle ou telle de ses idées se heurtent presque inévitablement à des difficultés infranchissables. Tandis que le nom de l'humaniste rotterdamois est connu dans le monde entier, ses ouvrages ne sont plus guère lus. Abstraction faite de l'Éloge de la folie et de quelques Colloques à la rigueur, le public même cultivé néglige l'énorme masse d'écrits et les milliers de lettres qui nous restent. Et peut-être faudra-t-il avouer franchement que parmi les spécialistes également on n'en trouvera que fort peu qui puissent se vanter d'avoir pris connaissance, - et je ne parle pas d'avoir étudié de près, - de la totalité de l'oeuvre érasmienne. Seule la quantité nous invite déjà à pratiquer la plus grande modestie qui sera renforcée encore pa...

  • Depuis quatre siècles, les jésuites ont marqué Lyon de leur présence. Après une installation difficile entre 1565 et 1604, la Compagnie de Jésus a rayonné sur la ville et ses alentours. Après l'expulsion, puis la suppression de l'Ordre en 1773, celui-ci renaît au début du xixe siècle et reprend ses tâches traditionnelles d'enseignement et d'encadrement des élites dans un esprit hostile au nouveau cours issu de la Révolution. Après la Grande Guerre, lors de laquelle s'illustrent nombre de jésuites lyonnais, la Compagnie connaît un second souffle que résume un nom de lieu : Fourvière, où sont créés en 1941 les Cahiers du témoignage chrétien, organe clandestin de la Résistance spirituelle. L'histoire de la Compagnie de Jésus oscille entre la singularité de chacune de ses implantations, l'influence de certaines personnalités et la visée universaliste de son projet. Le cas de Lyon est particulièrement représentatif de cette ambivalence entre le particulier et l'universel. La Compagnie a fortement contribué à modeler le paysage religieux de la ville, mais à chaque époque de son histoire, les jésuites lyonnais ont été porteurs d'un modèle qui a rayonné largement en France et au-delà, particulièrement au Moyen-Orient. Cet ouvrage retrace cette histoire qui se place délibérément à la rencontre du religieux, du culturel et du politique. Rédigé par des universitaires, il propose des éclairages variés sur ces quatre siècles et fait le point de la recherche pour des lecteurs curieux d'histoire et de culture religieuse.

  • Témoignage de loeuvre dune vie, ce volume réunit vingt-sept articles écrits en quarante ans. Avec pour fil dAriane lélucidation de ce qui fonde lidentité de la « nation France » : le sentiment national et la conscience historique.
    Myriam Yardeni démontre que les croyances et les représentations sont des forces agissantes, aussi puissantes que léconomie ou les rapports sociaux. Elle soutient que lindividu assume son identité par son appartenance à un groupe ou à une communauté : village, ville, patrie, royaume, religion, Église, langue, culture Individus, groupes et communautés entretiennent souvent des relations conflictuelles : dans chaque crise, notamment au temps des guerres de religion (1562-1598), lindividu doit forger sa propre hiérarchie de valeurs, de fidélités, de loyautés et dappartenance.
    Cette identité au travail se construit par la médiation dune mémoire souvent mythifiée qui joue un rôle moteur dans la prise de conscience historique. Les études ici réunies ont précisément pour point commun délucider la fonction assumée par la connaissance historique dans la formation et la cristallisation des identités et des consciences, quil sagisse de conscience de la nation, de la conscience de la religion, de conscience sociale, de la conscience de soi

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