Littérature générale

  • La famille Sabas vit dans la banlieue d'Amman, la capitale jordanienne. Elle connaît enfin l'aisance matérielle grâce à l'acquisition judicieuse d'une truie. Hussein Sabas fait fortune lorsqu'il commence à vendre du porc aux chrétiens de la ville, sans cesser de fournir en agneau et en boeuf la population musulmane. Cependant, l'extrémisme religieux qui gangrène les pays voisins envahit peu à peu la ville et le boucher se sent menacé. De leur côté, les femmes de la famille résistent vaillamment à la pression ambiante. Fadhma veille au bien-être de chaque membre de la famille. Laila continue à enseigner. Samira rejoint un groupe d'activistes syriennes réfugiées en Jordanie. Muna, fraîchement arrivée d'Amérique, découvre ce pays qui est aussi le sien.

  • Pétra en Jordanie, n´est pas une ville tout à fait comme les autres. Héritage des Nabatéens, cette cité mythique, d´une beauté époustouflante, s´est perdue, durant six siècles, cachée, quelque part entre le Nil et l´Euphrate, aux portes du désert et de l´Islam, jusqu´à ce que Johann Burckhardt ne la retrouve il y a précisément 200 ans.

    C´est un livre de poète, un livre de rencontres avec le temps où se sont précisément croisées quelques-unes des plus grandes civilisations.
    « Votre Pétra est historique, légendaire et métaphysique. Il est rare de pouvoir faire apparaître tant d´images avec les seuls mots. Vous avez pénétré le secret de cette région du monde, mieux que quiconque. » J.M.G. Le Clézio.



    Emeric de Monteynard, né en 1956, vit et travaille à Paris et en Normandie. Ses voyages l´ont conduit au Mali, Mauritanie, Algérie, Lybie, Égypte, Jordanie...

  • À écouter le récit bouleversant de sa vie et de ses combats, à force de courage et de ténacité, on sait que rien ne peut arrêter Élise Boghossian, petite-fille de réfugiés arméniens. Elle a 30 ans, trois enfants et un cabinet d'acupuncture à Paris quand, en 2011, elle décide de partir en Jordanie et au nord de l'Irak pour soigner, avec ses seules aiguilles, les populations civiles et les réfugiés victimes de la guerre. Elle dit : « Tout me comble à Paris. Ma famille, ma vie professionnelle, mes amis, et pourtant quelque chose manque pour donner du relief à tout ça. Un engagement, un travail à accomplir sur un terrain où il n'y aurait rien, où je serais forcément utile. J'ai envie d'être plus près des soubresauts du monde où s'écrit l'Histoire. Et sans prétention voir comment je peux à ma mesure diminuer la souffrance de ceux qui en sont les victimes. » Malgré les premières réticences qu'elle rencontre, elle réussit très vite à convaincre soignants et blessés des bienfaits de son savoir car les résultats sont là : l'acupuncture apaise les douleurs post opératoires, celles des amputés, des grands brûlés et des enfants. Élise transforme alors son combat solitaire en une mission humanitaire pérenne. Elle forme des équipes sur place et lève des fonds en France pour créer des dispensaires mobiles. Elle constate que la grande majorité des victimes de guerre réfugiées en Irak vivent hors des camps et n'ont pas accès aux soins. Des milliers de familles sont réduites à l'état de mendicité, les femmes et les filles sont vendues comme esclaves sexuelles, les enfants ont vécu dans la terreur de l'enlèvement. Grâce à des médecins, infirmiers, pharmaciens, chauffeurs qu'elle recrute parmi les réfugiés, son camion-dispensaire et son « bus des femmes » partent à la rencontre de ces populations en souffrance. Témoin de l'horreur, de l'injustice, du quotidien des réfugiés sur les zones de conflit, Élise Boghossian raconte surtout une aventure humaine, avec autant de force que d'espoir pour décrire l'innommable. Et la conviction intime que la vie l'emporte toujours.

  • Cette étude tente d'analyser les stratégies narratives d'un manuscrit de conteur de la recension damascène de Sirat al-Malik al-

  • Wadi stationnait aux pieds du Christ-roi, tenant d'une main une valise fatiguée, de l'autre un journal avec lequel il tentait de se protéger de la férocité du soleil tropical. Tout autour s'agitaient marchandes de légumes, débardeurs, djobeurs poussant leurs charrettes à bras hétéroclites, chauffeurs de taxi-pays qui jargouinaient sans arrêt dans une langue pour lui incompréhensible. Il s'étonnait qu'ils fussent pour la plupart d'un noir d'ébène, hormis quelques visages couleur de miel. Soudain, un gamin rieur le tira par la manche : 'La Syrie, tu vas fondre sur toi-même, oui! Ha-ha-ha!' À la fin du XIXe siècle, des centaines de milliers d'habitants issus des pays du Levant ? Syrie, Palestine, Liban et Jordanie ? émigrèrent en Amérique du Sud et dans l'archipel des Antilles. Ils furent désignés sous le nom générique de 'Syriens'. Wadi est l'un d'eux. Quand il débarque à Fort-de-France dans les années 1920, le dépaysement est total. Il est à la recherche de son oncle Bachar, qui l'a précédé en Martinique au début du siècle. Wadi a tout à construire dans ce nouveau pays où il va vivre de multiples aventures et croiser de nombreux personnages : Fanotte la superbe et fantasque revendeuse, Bec-en-Or le crieur de magasin, Ti Momo le fier-à-bras amateur de combats de coqs, des maîtres en sorcellerie, un boutiquier chinois, un prêtre hindou, et bien d'autres encore, caractéristiques du melting-pot antillais...
    En célébrant l'épopée des Levantins à la Martinique, Rue des Syriens est aussi un grand roman sur l'intégration qui plaide pour une identité mosaïque.

  • Le sort des « disparus » et des harkis à l'issue de la guerre d'indépendance de l'Algérie, la guerre civile au Yémen, la guerre des Six-Jours en Égypte, « Septembre noir » en Jordanie et le conflit armé du 6 octobre 1973, appelé « du Kippour » ou « du Ramadan ».
    Délégué du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Marcel Boisard a été engagé sur le plan humanitaire dans nombre de conflits qui ont ensanglanté le monde arabo-musulman, durant la seconde partie du XXe siècle.
    Négocier avec les autorités politiques et militaires des belligérants pour l'application des Conventions de Genève, prêter secours aux populations civiles, veiller au bon traitement des prisonniers de guerre et improviser pour aider des victimes en tous genres, autant de missions réalisées dans l'urgence et avec peu de moyens. À l'avant-poste de ces opérations, l'auteur relate des anecdotes riches en enseignement et rappelle des faits historiques quelquefois passés sous silence. Les événements évoqués se révèlent toujours d'actualité tant ils préfigurent les enjeux et les conflits contemporains.
    Chercheur, enseignant, conseiller économique de pays en développement, délégué du Comité International de la Croix-Rouge (CICR), Directeur général de l'Institut des Nations Unies pour la Formation et la Recherche (UNITAR) et Sous-secrétaire général des Nations Unies, Marcel A. Boisard, titulaire d'un Doctorat de l'Institut Universitaire de Hautes Études internationales, est l'auteur d'ouvrages publiés chez Albin Michel et aux Presses de l'UNESCO et de l'ONU, ainsi que de nombreux articles parus dans des revues spécialisées et des journaux d'audience internationale. Son précédent ouvrage, « Une si belle illusion », est paru en 2018 aux Éditions du Panthéon.

  • Étoile du Croissant fertile située sur l´Euphrate à deux cents kilomètres à l´Est d´Alep, Raqqa est une ville de contact entre le monde des pasteurs nomades, le monde des sédentaires et celui des citadins. Sixième ville de Syrie en 2009, avec environ 250

  • La ville jordanienne a historiquement peu contribué à la construction nationale, l'élément décisif ayant été l'allégeance directe à la monarchie hachémite. L'urbain serait en Jordanie un espace peu favorable à l'expression d'une citoyenneté détachée des appartenances primaires.. Pourtant, au sein de la capitale, des citadins parviennent à lancer des initiatives de participation citoyenne au service de la collectivité, manifestant leur appartenance à une élite urbaine post-moderne et faisant même participer la ville à une « citoyenneté mondiale ». Ce livre aborde par la ville la question abondamment étudiée de l'identité nationale et de la citoyenneté en Jordanie, en montrant les formes d'intégration et de démarcation des différentes composantes de la population dans l'espace urbain. Il adopte une approche diachronique qui présente le rôle des villes dans la construction nationale jordanienne, puis les modes de gestion des espaces urbains et enfin les pratiques individuelles de l'urbain détachées des affiliations primaires.

  • Circulations

    Matthias Zschokke

    Amman, Budapest, Baden-Baden, Saint-Luc, New York, et en entrée, Berlin. De la ville omniprésente dans son oeuvre, Matthias Zschokke nous entraîne dans le vaste monde. Avec son sens si aiguisé de l'observation et son regard plein d'humour et d'empathie, il nous guide de mégapoles en coins perdus, saute de l'une à l'autre au fil des mots.
    Plus que le voyage, c'est le génie des lieux qui l'intéresse, comme des personnages qui se révèlent peu à peu.

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