• Presqu'îles

    Yan Lespoux

    • Agullo
    • 21 Janvier 2021

    " Le premier noyé de la saison, c'est un peu comme l'ouverture de la cabane à chichis, la première grosse pousse de cèpes ou la première gelée : ça rythme l'année. " Un premier recueil de nouvelles chez Agullo, pour inaugurer notre nouvelle collection petit format, Agullo Court. Une balade souvent très drôle dans le Médoc des Landes, territoire sauvage et méconnu.
    Préface d'Hervé Le Corre : " On pourrait passer en revue toutes les histoires de ce recueil tant elles collent à la mémoire, comme la résine aux doigts avec cette odeur forte. Yan Lespoux écrit sans lyrisme, sans pathos, au plus près de son sujet. "
    Un coin secret de champignons. Un tracteur en boîte de nuit. Une vierge phosphorescente. Un concert fantôme. Des chemins de sable qui serpentent entre les pins jusqu'à l'océan.
    L'envie de partir et le besoin de rester...
    Presqu'îles, ce sont des tranches de vie saisies au vol, tour à tour tragiques ou cocasses qui, à travers les portraits de personnages attachés de gré ou de force à un lieu, les landes du Médoc, parlent de la vie telle qu'elle est, que ce soit là ou ailleurs. Au fur et à mesure que ces textes courts se répondent et s'assemblent, un monde prend forme. Celui de celles et de ceux dont on ne parle pas forcément, que l'on ne voit pas toujours.
    Sans pathos, au plus près de son sujet, Yan Lespoux dessine un archipel de solitudes qui touche à l'universel.

  • Qui veut comprendre les îles du Ponant aujourd'hui ne peut faire l'impasse sur leur histoire et leur géographie si particulières. Les meilleurs témoignages littéraires sur la vie dans ces petits mondes insulaires entre 1850 et 1950 nous sont offerts par l'écrivain brestois Henri Queffélec (1910-1992). Ce grand connaisseur des « travailleurs de la mer » y situa en effet l'action de six de ses romans les plus célèbres. Il désirait faire revivre un des derniers temps forts de la marine à voile mais ce n'est que tardivement qu'il l'a abordé dans Ils étaient six marins de Groix... et la tempête, édité en 1979. Mais l'hommage rendu aux pêcheurs de thon est vibrant. Les « scènes de la vie groisillonne » décrivent la lutte entre la flotte des dundées et la terrible tempête d'équinoxe des 19 et 20 septembre 1930. A Groix, il y eut 6 navires coulés et 40 morts. Le grand centre d'armement pour la pêche au thon, qui fut doté de la première conserverie de France ne s'en remit jamais et les derniers dundées disparurent à la fin des années 1940...
    Ils étaient six marins de Groix... et la tempête s'inscrit parmi les grands romans insulaires français du XXe siècle. Il n'était plus disponible en édition simple depuis sa première publication. Nul doute que sa lecture vous transportera dans le temps et dans l'espace, jusque dans cette île de Groix, si grande face aux tragédies marines. - Avant-propos d'Eric Auphan, président de l'Association des Amis d'Henri Queffélec.

  • Les Landes ont une histoire à l'image de son nom, plurielle, comme celle des nombreux « pays » qui les constituent ou comme les multiples mues paysagères que ce département connut. Son histoire est celle de populations qui n'ont cessé de conquérir leurs propres terres, les modelant, les « mettant en valeur » selon leurs besoins ou ceux d'une élite politique ou économique. Cette Petite histoire des Landes raconte celle d'un « peuple » à l'étonnante faculté d'adaptation face aux diverses et nombreuses transformations que peu de territoires français vécurent, façonnant ainsi une histoire beaucoup plus riche et nuancée que celle qui lui fut longtemps associée.

  • Des Landes au Bassin d'Arcachon, Marie, Clémence, Marina, trois générations de femmes ont gardé bien des secrets... Pour être, qui sait... À la place de l'autre.
    Moi, Anselme Viloc, le flic de papier jamais je n'aurais pensé qu'en cherchant simplement à trouver l'identité d'une femme amnésique, statufiée en position de yogi face à l'océan je remonterais le fil du temps pour tomber sur une disparition non élucidée datant de la période trouble de la deuxième guerre mondiale. Une enquête, voire une énigme où l'aide de Léonard, médium-dessinateur, me sera nécessaire car nous faisons appel à lui au commissariat de Casteja lorsque nous sommes dans une impasse... En règle générale je fuis les enquêtes ordinaires, j'ai le don de dénicher le grain de sable qui grippe les belles mécaniques assassines. Je ne lâche aucune affaire ! Rien n'arrive par hasard c'est une certitude...

  • Ce matin-là, l'adjudant Léon Sescousse commandant cette petite brigade landaise pensait bien passer une matinée tranquille au bureau, il se trompait. François Dupouy, le conservateur du fameux musée de la préhistoire à Brassempouy n'allait pas lui en laisser le loisir. Il venait lui annoncer un drame national, voire mondial. Elle avait disparu, et ce n'était pas la seule. Que la petite Dame s'évapore dans la nature soit, mais la jolie et mystérieuse Clémentine Rodin, elle aussi restait introuvable. Crime, accident, disparition volontaire ? Les truculents brigadiers Morgan et Marcel allaient prendre les affaires en main. Aucune piste ne serait écartée. S'agissait-il d'une agression commise par les gens du voyage, d'un différent conjugal et si les gars de l'équipe de rugby locale avaient quelque chose à se reprocher ? Après tout Clémentine aspirait peut-être à une autre vie plus douce. Craché, juré, nos deux pandores mettraient la main sur les Dames, en tout bien tout honneur bien sûr !

  • Le Sang de la forêt

    Serge Tachon

    Dans le département des Landes, en 1950, la vie rurale est difficile. Voici que débarquent Gisèle, jeune veuve accompagnée de sa belle-fille Hélène. Si Gisèle est acceptée par la communauté d'Ygos-Saint-Saturnin, petit village au coeur de la forêt, il n'en n'est pas de même pour Hélène, presque adolescente. Les gens la trouvent bizarre. Les plus gentils disent que c'est une arriérée, à cause d'un physique atypique. Les autres y voient le présage de malheurs imminents. Coïncidence troublante: depuis son arrivée, une série de meurtres étranges secouent ce village pourtant si tranquille. Le commissariat de Mont-de-Marsan prend l'affaire en main. L'enquêteur, un homme pragmatique arrivera-t-il à comprendre ce qui motive cet assassin sans pitié ? Et si la réponse se trouvait dans le passé souvent douloureux de ces villageois apparemment sans histoires ?

  • L'histoire de la forêt landaise marquée par une décennie d'incendies entre 1937 et 1947 dont le plus meurtrier en 1949 a menacé de nombreuses villes dont Bordeaux. A la suite de ce désastre, la restauration et la préservation de la forêt sont devenues un enjeu majeur. Aujourd'hui, experts et aménageurs réfléchissent à son devenir à l'horizon 2050.

  • Dans cette très originale étude, l'auteur, professeur d'Anthropologie à l'Université de Bordeaux étudie les lieux de sociabilité dans les Landes ou en d'autres mots, comment les Landais s'assemblent et cherche à comprendre comment ils se perpétuent dans des contextes très différents. B. Traimond examine les raisons qui les font naître, celles qui les modifient ou même qui les font disparaître. Il y a les Cercles où on vient jouer aux cartes, au billard, lire le journal ou discuter, les cabarets et les café, le rugby, qui comme le premier recrute exclusivement chez les hommes, l'entraide et les relations de voisinage qui implique que tout évènement quel qu'il soit, nie l'intime. Les voisins donnent leur avis sur tout. On se retrouve aussi lors des foires-une à deux fois par an- et marchés -chaque semaine ou quinzaine ou pour la chasse, à l'occasion des battues mais surtout dans les palombières. Dans les villages, les groupes de jeunes sont l'élément organisateur et dynamique, imposant normes et comportements à l'ensemble de la Société. L'auteur s'arrête aussi sur les révoltes et montre les formes d'organisation de la résistance.

  • Olignac est un petit village français des Lances de Gascogne. Au début des années 2000, les élections municipales plongent la commune dans une atmosphère délétère. Incendies nocturnes, chiens abattus, sourdes menaces. Le clan des chasseurs, jusqu'alors dominant, vient de perdre le poste de maire et cherche à faire démissionner Mme Fortier, la nouvelle et vertueuse élue...
    Marie Desmartis conduit son enquête au coeur de la municipalité en crise. Par une minutieuse description des rapports quotidiens de pouvoir, elle démonte pas à pas ce climat d'affrontement. Rumeurs, peurs et violences, s'emparent du village et de l'ethnographe elle-même.
    À l'opposé d'une science politique glacée, Marie Desmartis procède à l'exégèse interne, à chaud, des luttes de pouvoir. La proximité aux acteurs et à leur histoire révèle, dans ce livre percutant, les ancrages, les variations et les excès des pratiques politiques de notre pays.

  • Clic-Clac est le pseudonyme pris par le docteur Elie Moringlane, grand amateur de courses landaises.
    Au tout début du XXe siècle, il écrivait ce petit ouvrage, faisant ainsi le point sur un demi-siècle de course landaise.
    Période capitale de cette tauromachie spécifiquement gasconne qui voit, peu à peu, se fixer les règles et les diverses figures qui la caractérise.
    On pourra mesurer ainsi, à cent ans d'intervalle, ce qu'était la course landaise d'alors : « ... enthousiasme devenu une quasi-religion, et bon nombre de mes compatriotes me donnent la douce consolation de penser qu'ils éprouvent le même sentiment que moi... ».

  • Jusqu'ici, cette partie de l'ancienne Gascogne qu'on nomme maintenant les Landes n'a pas eu encore son histoire. Touché de l'oubli où on a laissé si longtemps les peuples des Landes, de l'Adour et de la Garonne, comme s'ils étaient, en quelque sorte, étrangers à la France, nous avons résolu d'écrire son Histoire ». Ainsi s'exprimait l'auteur dans l'introduction à la première édition, parue l'année de sa mort.
    Depuis lors, peu nombreux sont ceux qui se sont attaqué à ce redoutable et vaste chantier d'écrire une histoire des Landes, car elle se doit d'être plurielle, à l'instar de la mosaïque de pays qui en ont constitué le département.
    Aussi, même incomplet et ancien, l'ouvrage de l'abbé Dorgan reste un outil indispensable et passionnant pour qui veut comprendre et apprécier l'histoire de cette « terre des Landes si hospitalière pour tous », histoire d'avant que ne change profondément sa physionomie avec la plantation systématique du pin maritime sur une grande partie de son territoire.
    Pierre-Hyacinthe Dorgan (1811-1846), abbé, professeur, membre de la Sté française pour la description et la conservation des monuments historiques faisait paraître cet ouvrage, en 1846. Il reste à ce jour un ouvrage irremplaçable de référence sur l'histoire régionale de la Gascogne et particulièrement du pays des "Lannes".

  • Qui est Margot Cantagreilh, 80 ans, calfeutrée dans une chartreuse du Périgord ? Le roman d'une vie entre ombres et secrets révélée au fil des pages avec émotion et suspense.0500 0300 Rien ne prédestinait Margot Cantagreilh, fille de notable, au malheur... Mais la vie est passée par là, lui ravissant celui qui devait être l'homme de sa vie, disparu la guerre à peine déclarée, avant de lui reprendre, quelques mois plus tard, un second amour, interdit celui-là, avec un officier ennemi. Depuis, Margot vit emmurée dans ses souvenirs et recluse à Bigaroque , la chartreuse familiale, au coeur du Périgord. Ce double secret, c´est une jeune femme, Maud, et son fiancé anglais qui, à force de persévérance, va le révéler. Mieux, le comprendre et découvrir, soixante ans les drames, une sublime filiation.

  • Le petit Clément a tout juste 11 ans, en 1914, lorsque son père part pour le front. Le jeune garçon, qui bat le tambour communal avec un enthousiasme sans pareil pour porter les nouvelles aux villageois, ne sait pas encore le poids du malheur et des blessures de la vie qui ne cicatrisent jamais. Partagé entre deux amours, meurtri par l'existence, Clément se sent de plus en plus seul. Jusqu'à ce jour où un vent apporte la terrible nouvelle : sur les rives de l'étang de Lacanau, des aménageurs se préparent à détruire la forêt de son enfance... Le sang de Clément va alors bouillir à nouveau dans ses veines et la résine des pins couler en son coeur. Mais le petit tambour de la guerre de 1914 retrouvera-t-il en lui assez de confiance et de force pour appeler à la rébellion et tenir tête, avec une poignée d'amoureux de la nature, à la cupidité de quelques-uns ?

  • Ouvrage mythique, paru au début du XIXe siècle, jamais réédité mais ô combien « pillé » par tous ses successeurs qui écrivirent, particulièrement, sur les Landes et le littoral gascon !
    Ouvrage scientifique, sociologique et historique, il donne un aperçu, assez encyclopédique pour l'époque, du littoral atlantique des Landes, de la Gironde et du pays Basque, d'il y a 200 ans. Une mine incomparable d'informations !
    J.-J. Taillentou - historien des Landes et de leur littoral, président de la Société de Borda - complète, rectifie et explique le texte de Thore par une présentation et des notes toujours nécessaires qui permettent d'approfondir le texte de ce grand précurseur que fut Jean Thore, précurseur enfin remis à l'honneur !

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    Les contes populaires de la Grande-Lande sont un des joyaux de la littérature orale de la Gascogne. Le présent ouvrage reprend quelque 68 autres contes d'Arnaudin. Ce n'est pas peu dire quelle importance a revêtu le collectage de Félix Arnaudin - le "pèc" de Labouheyre - dans la sauvegarde de la mémoire collective gasconne. Une transcription en français aidera ceux qui n'ont qu'une faible connaissance de la langue gasconne afin qu'ils puissent suivre et apprécier le texte original. Une étude sur la prononciation et l'écriture du gascon de la Grande-Lande complète utilement l'ouvrage.

    Los condes de le Lana-Grand que son ua de les jòias de le literatura orau de le Gasconha. Lo líber aqueste que torna préner uns 68 auts condes d'Arnaudin. Qu'es chic díser l'importéncia qu'avot le culhida d'Arnaudin - lou "pèc" de Lebohèira - entau sauvament de le memòria collectiva gascona. Un adobament en francés qu'ajuderà lous qui la coneishença de le lenga gascona e hè hrèita entà poder seguir e presar lo tèxte originau. Un estudiòt suu prononciar deu gascon de le Lana-Grand que complèta de-plan l'obratge.

  • Antique cité romaine ceinte de fameux remparts, Dax devint ensuite une ville dominée par la trilogie classique des gens d'épée, d'église et de robe, porte de sortie de la lande, du pinhadar et de ses produits. Son nom - d'Acqs, qui signifie eau - donne la clé de sa fortune. Plusieurs sources d'eau chaude, ...

  • Alterner contes populaires et moments d'histoire locale, voilà qui est une façon distrayante de mieux connaître sa région. Surtout quand cette région s'appelle Capbreton (l'ancienne baronnie de Laben-ne-Capbreton), seul véritable port landais, entre Bayonne et Arcachon. Des histoires de hitilh (sabbat de sorcières) en passant par la légende du Boucaü de Diü, des épisodes dramatiques ou drolatiques de l'ancien Régime ou de la Révolution, des histoires de toutes sortes, tout finalement est prétexte à découvrir ce qui fait la richesse de ce petit pays gascon. Car, comme l'auteur, cette contrée est gasconne - cap e tout ! Vous ne ferez pas trois pas dans cet ouvrage sans "buter" sur un mot, une expression en gascon mais tout l'art du conteur est de pouvoir manier - et marier - les deux langues pour charmer son auditoire. Et même si vous êtes une chincheparre ou un alhouns-vinut, vous vous laisserez entraîner sur ces chemins de la Gascogne littorale, en compagnie de cette "Torèle" (mais qui est-elle donc ?). De toute façon, un petit nhac de pinhadar, de mer et de sable ne vous fera pas de mal !
    Marie-Claire Duviella, d'origine capbretonnaise, est née en 1944, à Saint-Sever. Professeur d'espagnol jusqu'en 1985, membre de diverses associations culturelles locales et régionales, elle consacre ses recherches à l'histoire maritime de Capbreton.

  • Tirés de ses innombrables souvenirs et anecdotes qu'elle conserve sur son pays lanusquet, Georgette Laporte-Castède nous offre quelques-unes des histoires savoureuses des Landes d'un autrefois qui est, à la fois, lointain et proche de nous.
    Du Cric et de la Grue, en passant par La vache à l'école, ou encore Le Tchiou-Briuloun, c'est tout un petit peuple des Landes que Georgette Laporte-Castède nous fait découvrir ou remémorer...

  • L a Gascogne eut, avant moi, des écrivains qui la célébrèrent, surtout cette Gascogne de fantaisie que des littérateurs peu géographes situent on ne sait où, entre l'Espagne et la Touraine. La véritable Gascogne n'est pas si étendue, puisqu'elle comprend à peine deux départements : les Landes et le Gers, avec quelques enclaves minuscules du côté des Pyrénées. Et cette Gascogne-là ne fut pas beaucoup exploitée par les faiseurs de livres. Les Landes, notamment, restèrent longtemps méconnues. Jusqu'au XIXe siècle, les Muses dédaignèrent de s'égarer dans ce désert. [...] La Gascogne, qui m'a vu naître et qui m'a senti l'aimer, ne tardera pas à reprendre le peu de terre dont elle me forma. Je serai heureux, quand je me dissoudrai en elle, si la Gascogne se souvient de quelques histouerottes contenues dans ce livre, entendues, retenues ou imaginées par moi... (extrait de l'AVANT-PROPOS).
    Jean Rameau (de son vrai nom Laurent Labaigt), est né à Gaâs (1858-1942), en Chalosse.
    On lui doit une cinquantaine de romans (entre 1890 et 1932) qui connurent, à l'époque, un large succès ainsi que de nombreux contes et poésies. Le présent recueil de contes, publié initialement en 1939, est la dernière oeuvre du grand écrivain régionaliste landais.

  • PK44

    Jane Tanel

    Constance Tardieu, la fille du célèbre médecin-nutritionniste, est retrouvée presque morte par deux surfeurs sur une plage landaise, au Point Kilomètre 44.

    L´affaire est confiée à Tom Jaliscot, un jeune lieutenant bordelais prometteur, diplômé d´un doctorat de psychologie. Il va devoir faire équipe avec une nouvelle partenaire, Lou Dargembeau, qui connait bien la région. L´enquête piétine et une autre femme disparaît.
    Une course contre la montre avec un schizophrène vient de commencer...

  • Qui penserait s'aventurer dans ce hameau de trois chaumières enfouies au plus profond d'un val perdu ? Seul le loup s'y risque, échappé du marais et des brumes de la tourbière, exténué par son errance sur la lande. Car la bête est très présente dans ce coin de campagne, on la piège, on la pourchasse... on en appelle à saint Hervé pour s'en préserver.
    Au rythme des saisons, en ce milieu du XIXe siècle, Jean-Marie et sa maisonnée s'adonnent aux travaux de la terre lorsque surviennent des faits étranges...

  • L'écarteur est le roman qui caractérise par excellence le monde de la Course landaise. Et Delbousquet est bien à la Course landaise ce que Hemingway a été à la Corrida.
    Nul n'a su, sinon Delbousquet, parler et dépeindre ce monde unique des écarteurs, à la fois enracinés au plus profond de la paysannerie gasconne et propulsés sous les lumières parfois tragiques du spectacle où leur existence ne tient parfois qu'à... un « écart ».
    Au delà de l'histoire de haine et d'amour qui traverse le roman, Delbousquet a su mettre en scène la Gascogne, ses paysages, ses senteurs, ses lumières, ses gens dans un style étincelant et sensuel, qui, un siècle plus tard, n'a rien perdu de son pouvoir d'évocation et de magie.
    Né en 1874, à Sos, dans le pays d'Albret (Lot-&-Garonne), Emmanuel Delbousquet, meurt en 1909, laissant plusieurs romans et nouvelles d'une magistrale qualité d'écriture.

  • Un essai qui pourrait sembler bien aride au premier abord : quel intérêt y a-t-il donc à connaître la propriété des dunes littorales ? C'est pourtant l'occasion de tordre le cou à quelques idées reçues et Bernard Saint-Jours y développe brillamment l'idée d'une gigantesque imposture qui a duré tout au long du XIXe siècle et dure encore.
    Comment l'Etat français, sous le premier Empire, sous couvert de fixation des dunes littorales s'est approprié l'ensemble des dunes du littoral gascon qui, jusqu'à la Révolution, appartenaient en commun aux habitants, puis aux communes ? Comment l'Etat français et ses représentants locaux se sont ingéniés, avec une incroyable mauvaise foi, à dénier aux légitimes possesseurs tout droit de récupération des terres spoliées ?
    Comment a-t-on pu présenter les populations locales comme ignares et incultes face à l'avancée des sables alors qu'on trouve dès le XIVe siècle des textes précis sur l'emploi des oyats ("gourbets") et des semis de pins pour fixer les dunes littorales ?
    Un texte polémique, mais fortement étayé, qui jette une lumière étonnamment choquante sur l'histoire de la « Côte d'Argent » par celui qui reste l'Historien du littoral gascon : Bernard Saint-Jours (1844-1938), né à Vieux-Boucau.
    Dans sa préface, l'historien J.-J. Taillentou, président de la Société de Borda, complète et replace utilement, dans notre actualité, l'essai de Saint-Jours.

  • « Village de bord de mer, Dont les ruelles ensablées Dégringolent vers la plage. Chemins nus perdus sur la crête des dunes. Parterre d'aiguilles et de sables mêlés. Une haleine de sable et d'écume. Un pin et son couvre-chef vert Baigné de bleu. Tout est vaste ici, tout respire. » Venteux et iodés... Chauds et ensoleillés... Brûlants et enivrants les poèmes de J.-F. Lavergne qui immerge sensoriellement son lecteur dans les paysages landais, dans sa flore, à l'écoute de sa faune, en bord d'océan ou en lisière de pinède. Recueil brut, tout en roulements, bruissements et illuminations, « De sable et d'azur » nous confronte ainsi pleinement à un territoire comme étourdissant.

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