• De grands biographes nous content la vie intime des écrivains de Seine-Maritime. Terre natale de Corneille, Flaubert et Maupassant, lieu d´origine des familles de Dumas et de Gide, résidence privilégiée de Maurice Leblanc, Gaston Leroux et Raymond Queneau... cette terre a façonné les plus grands hommes et femmes de lettres !
    « Cette balade en Seine-Maritime est extrêmement riche, inspirée, la plus belle de la collection... je suis peut-être suspecte de partialité envers ce département où ont vécu, sont passés beaucoup d´écrivains que j´aime, présentés de façon remarquable. » Annie Ernaux « Cet ouvrage associe les grands noms du patrimoine aux écrivains contemporains. Des textes magistraux. » Philippe Bertrand, France Inter

  • Au cours d'un séjour au Havre, un jeune journaliste découvre un livre d'un mystérieux écrivain nommé Antoine Sorel. La lecture de ce roman le bouleverse, il s'interroge sur son auteur, dont il sait seulement qu'il a vécu toute sa vie dans cette ville portuaire. Le lendemain de sa découverte, il apprend la mort, à quarante-cinq ans, de l'écrivain. Pour payer sa dette de lecteur, et parce que, pense-t-il, la mort ne doit pas avoir le dernier mot en littérature, il décide de ressusciter Antoine Sorel à travers un livre d'hommage. En rencontrant ses proches, en faisant sienne la forme d'une ville, en enquêtant auprès des femmes que Sorel a aimées, il ne cherche peut-être pas seulement à assurer le salut de l'écrivain, mais aussi le sien. Livre des solitudes et de la quête des origines, ce roman est d'abord celui de la ferveur et de son pouvoir de résurrection.

  • Les différents auteurs qui ont écrit l'histoire du Havre se sont, jusqu'ici, très peu préoccupés de rechercher le lieu précis où le fait historique s'est passé, l'emplacement réel occupé par l'édifice public, le quartier, la rue et la maison où sont nées nos illustrations havraises. Aussi parcourt-on, aujourd'hui, avec indifférence les rues de notre cité, sans se douter qu'on foule un sol où se déroula une page des annales du Havre. C'est cette regrettable lacune que nous essayerons de combler. En parcourant chaque rue du Havre, nous relaterons l'époque où elle a été tracée, les différents noms qu'elle porta, les faits historiques qui s'y passèrent. Nous visiterons les monuments et les édifices, les maisons principales, recueillant, par-ci par-là, l'épisode, l'anecdote, retrouvant le berceau de nos célébrités, l'appartement où décéda l'homme, qui consacra son existence au bien-être de ses compatriotes. En visitant les maisons de commerce, nous apprendrons l'époque de leur création, dont quelques-unes remontent aux premiers jours du Havre. Dans les établissements industriels, nous serons à même de connaître l'époque où l'imprimerie, le journal, etc., s'introduisirent ici. Les vieillards nous raconteront les légendes du temps qui n'est plus, les us et coutumes disparus, etc. Nous aurons plus de 400 rues à parcourir, et, d'après le recensement de 1872, il n'existe pas moins de 7.693 maisons, habitées par 23.570 ménages... (extrait de la Préface, édition originale de 1876.
    Charles-Théodore Vesque (1830-?), né au Havre, journaliste et historien. On lui doit divers ouvrages historiques sur Le Havre et sa région : Notice historiques sur les Fortifications du Havre ; L'ancien Hôtel-de-Ville du Havre ; Notice sur la citadelle du Havre ; Histoire des Théâtres du Havre (1717-1872). Son grand oeuvre reste cette étude monumentale sur les rues du Havre proposée en 3 parties formant plus de 900 pages, parue en 1876.
    Constamment reprintée depuis plus d'un siècle, voici enfin une nouvelle édition entièrement recomposée de ce classique de l'histoire du Havre, proposé en 2 tomes (Le vieux Havre ; Le Havre moderne).

  • Dès l'été 1940, les entreprises havraises sont contraintes de répondre aux commandes des autorités allemandes. Métallurgie, construction navale, bâtiment et travaux publics, commerce et artisanat : plusieurs dizaines d´unités productives sont mises au

  • En 100 pages, voici une défense et illustration du Pays cauchois, terre normande, triangle marqué à ses extrémités par les villes de Dieppe, de Rouen et du Havre, et sinueusement bordé par la Seine. De ses origines, de ses limites et de son histoire, vous aurez là l'essentiel qu'il vous faut savoir de cette partie si pittoresque de la Haute-Normandie.
    Devenu introuvable, en voici une nouvelle édition entièrement recomposée.
    Raymond Mensire, né à Doudeville (Seine-Maritime) (1889-1964), écrivain régionaliste auquel on doit notamment cet ouvrage (paru initialement en 1946) ainsi qu'un Patois cauchois (1939).

  • Peut-on recommencer une vie à zéro dans un pays étranger? Stefano est un être apparemment banal. Il vit avec Sophie et leur fille Elisa au Havre, ville moyenne de province, en France. Seul son accent Italien le rend repérable.

    À la recherche d'un emploi, il reprend des études et devient témoin d'une société qui se désagrège dans une profonde contradiction entre privilèges acquis et absence de certitudes. Stefano bascule dans un état second, se promène et court sans but dans la ville où ses identités passées, fantômes d'une période violente de l'histoire italienne récente, le poursuivent sous forme d'hallucinations.

    Les frontières entre réel et fantasmagorie s'estompent, et les souvenirs émergent... À Paris, Rebecca et sa riche famille italienne lui enseignent le pouvoir et le mépris des dominés... Le plongeon dans le passé renvoie Stefano à son adolescence turinoise... Il finit par ouvrir les yeux et une vengeance inassouvie se présente, tangible.

    « Errance » se structure comme une poupée russe, comme un labyrinthe tracé par les pérégrinations des personnages, du Havre à Brest, de Turin à Groningue, de Paris jusqu'au Québec.

  • Un havre de paix Nouv.

    Un havre de paix

    Petrosky/Norek

    • Afitt
    • 1 Mai 2021

    Quand l'Embaumeur va pour récupérer un corps dans le centre pénitentiaire du Havre, et que le suicidé lui paraît suspect, il ne peut s'empêcher de remuer la fange à ses risques et périls. Surtout si le taulard décédé est un policier incarcéré pour faire tomber un monstre...
    Avec l'Embaumeur dans les parages, la cité Océane n'est plus un Havre de paix...
    Quand l'Embaumeur va pour récupérer un corps dans le centre pénitentiaire du Havre, et que le suicidé lui paraît suspect, il ne peut s'empêcher de mettre son nez partout, de remuer la fange à ses risques et périls.
    Surtout si le taulard décédé est un flic infiltré, un policier incarcéré pour faire tomber un monstre...
    Qui a tué William PETIT, comment, alors qu'il était seul dans sa cellule, et pourquoi ?
    Entre une affaire de corruption dans la prison, un caïd qui tente de se faire passer pour une oie blanche, c'est une nouvelle aventure plus que mouvementée pour l'Embaumeur qui a mis le doigt dans un drôle d'engrenage.
    "Polar et humour au rendez-vous, l'Embaumeur enquête avec la délicatesse d'une grande claque dans le gueule" Olivier Norek.

  • Les différents auteurs qui ont écrit l'histoire du Havre se sont, jusqu'ici, très peu préoccupés de rechercher le lieu précis où le fait historique s'est passé, l'emplacement réel occupé par l'édifice public, le quartier, la rue et la maison où sont nées nos illustrations havraises. Aussi parcourt-on, aujourd'hui, avec indifférence les rues de notre cité, sans se douter qu'on foule un sol où se déroula une page des annales du Havre. C'est cette regrettable lacune que nous essayerons de combler. En parcourant chaque rue du Havre, nous relaterons l'époque où elle a été tracée, les différents noms qu'elle porta, les faits historiques qui s'y passèrent. Nous visiterons les monuments et les édifices, les maisons principales, recueillant, par-ci par-là, l'épisode, l'anecdote, retrouvant le berceau de nos célébrités, l'appartement où décéda l'homme, qui consacra son existence au bien-être de ses compatriotes. En visitant les maisons de commerce, nous apprendrons l'époque de leur création, dont quelques-unes remontent aux premiers jours du Havre. Dans les établissements industriels, nous serons à même de connaître l'époque où l'imprimerie, le journal, etc., s'introduisirent ici. Les vieillards nous raconteront les légendes du temps qui n'est plus, les us et coutumes disparus, etc. Nous aurons plus de 400 rues à parcourir, et, d'après le recensement de 1872, il n'existe pas moins de 7.693 maisons, habitées par 23.570 ménages... (extrait de la Préface, édition originale de 1876).
    Charles-Théodore Vesque (1830-?), né au Havre, journaliste et historien. On lui doit divers ouvrages historiques sur Le Havre et sa région : Notice historiques sur les Fortifications du Havre ; L'ancien Hôtel-de-Ville du Havre ; Notice sur la citadelle du Havre ; Histoire des Théâtres du Havre (1717-1872). Son grand oeuvre reste cette étude monumentale sur les rues du Havre proposée en 3 parties formant plus de 900 pages, parue en 1876.
    Constamment reprintée depuis plus d'un siècle, voici enfin une nouvelle édition entièrement recomposée de ce classique de l'histoire du Havre, proposé en 2 tomes (Le vieux Havre ; Le Havre moderne).

  • Comme du sang

    Isabelle Letélié

    • Ska
    • 1 Avril 2017

    En proie à des visions qui le bouleversent, un homme erre au volant de sa voiture dans la zone industrielle du Havre. Mais le répit est de courte durée. Dans son esprit, meublant le ruban infiniment avalé de la route, commencent à surgir des fragments stroboscopiques des heures qui viennent de s'écouler.     Du rouge, beaucoup de rouge. Du rouge carmin, du rouge cramoisi, du rouge mouvant, du rouge figé, du rouge en gouttes et en nappes. Du sang ! Beaucoup de sang !     C'est beau, non ? Le sang est une matière merveilleuse. J'aime ses couleurs changeantes, sa texture, son odeur. Depuis toujours. Mon premier souvenir est celui du sang. Je devais avoir trois ans. Au fil de ses nouvelles, Isabelle Letélié révèle son talent de conteuse de noires histoires où des suggestions pointillistes distillent une angoisse qui est la marque du genre. EXTRAIT Fuir ! Fuir ! Claquement de portière, clé dans le démarreur, mains sur le volant, accélérateur, rugissement grotesque du moteur, bond en avant, un premier virage à gauche, feu vert, ligne droite, passer la troisième, la quatrième, la cinquième ; il réalise qu'il hurle, ferme la bouche ; oreilles bourdonnantes ; fixer les points rouges là-bas ; 140 ; relâcher la pression, relâcher la pression. Relâcher la pression... À PROPOS DE L'AUTEUR Isabelle Letélié est née un dimanche matin de juin. La légende dit qu'il a fait très beau ce jour-là. Depuis, il s'est passé des choses. Par exemple, elle s'est fait opérer de l'appendicite, a adopté deux chats, est tombée amoureuse d'une ville, Le Havre, mais a acheté une maison en pleine campagne. Et puis elle a lu, - beaucoup -, et écrit, - pas mal non plus. Elle aime bien les dimanches.

  • Crapule

    Sebastien Gehan

    • Ska
    • 1 Juin 2017


    Un paumé déambule dans les rues du Havre et bute sur Momo et son chien Crapule...

    « J'aimais discuter le bout de gras avec lui. Il parlait un langage perdu, celui des hommes oubliés. Il trônait sur son tas de cartons, la jactance en bandoulière, la vanne rieuse, empereur cradingue, un sourire jovial barrait son visage couperosé à vie, bien que le jaja ne l'intéressât plus. Il examinait le pelage croûté de son chien, en dégageait des puces et autres tiques qu'il écrasait entre ses ongles noirs de crasse.
    - Salut Mo !
    - B'jour.
    - Alors, c'est le nettoyage de printemps ?
    - Ce con de clébard, s'est `cor fait la malle cette nuit ! Il m'a ramené un paquet de saloperies ! Il a pas d'hygiène. »

    La ville du Havre dispense un fort imaginaire inspirant nombre d'auteurs qui gravitent autour du Festival Polar à la Plage animé par l'association Les Ancres Noires. Avec son Crapule, Gehan nous balade dans un quartier populaire, autour du Rond Point, peuplé de personnages hauts en couleur, mais la ville portuaire impose en arrière plan sa présence maritime.

  • So suspicious

    Max Obione

    Un rocker inconnu passe une audition au Havre. Mais d´où il sort, ce mec ?








    SUR QUE ÇA VENAIT DE LOIN, du tréfonds, des bas fonds, d´un coin de derrière l´enfer, ça sortait en rangs serrés, entre ses chicots clairsemés, astiqués au goudron de cigarette, ça giclait pour casser les certitudes des indigents, des malheureux aux oreilles mortes ou aseptisées, des orphelins du génie. Parce que les daubes, ça rend sourd. Soudain ce fut le silence, bourdonnant comme une ruche gavée du miel sauvage, du nectar de ces paroles rocailleuses. Du rauque, man !







    Un balèze dépressif, rocker génial mais méconnu, traverse cette histoire que Max Obione nous brosse avec les couleurs, les sons, les odeurs... de son style apprécié des connaisseurs.

  • Albert MARQUET

    Francois Blondel

    Il était temps de redécouvrir Albert Marquet (1875-1947) et sa peinture. Cette monographie importante nous dévoile le voyageur invétéré, les différentes facettes de cet homme pudique et réservé ainsi que l'artiste au travers de ses oeuvres et des critiques de son époque (Marcel Sembat, Gustave Coquiot, Francis Carco, Claude Roger-Marx, etc.).
    Albert Marquet partageait sa vie entre l'Afrique du Nord, l'hiver, Paris au printemps et à l'automne et des villégiatures diverses en été, au bord de la mer ou de la Seine.
    Le suivre en Scandinavie comme en mer Noire, en Égypte ou à Naples, à Honfleur, Saint-Jean-de-Luz ou Saint-Tropez, découvrir les paysages au travers de son oeil aigu, mais aussi découvrir les autres facettes de son oeuvre, comprendre sa philosophie de la peinture et de la vie sont quelques-uns des objectifs qui nous ont guidés pour la réalisation de ce livre.
    Il est divisé en quatre parties : Vocation et Apprentissage (1875-1904) - Voyages et vie de célibataire (1905-1920) - L'amour et la sérénité (1920-1939) - Dans les épreuves (1939-1947).
    Cette édition numérique nous a permis d'enrichir la monographie de plus de 300 photos de tableaux insérées au sein du texte. En replaçant les tableaux et dessins au coeur de la vie du peintre, VisiMuZ permet au lecteur de mieux comprendre son art, et rend la lecture plus attrayante et pédagogique. VisiMuZ vous fait partager la vie dans l'oeuvre et les oeuvres dans la vie de l'artiste. Le lecteur voit apparaître les différents tableaux au fur et à mesure de sa lecture, peut les consulter en plein écran, et les agrandir plus encore pour regarder un détail.
    Cette édition est donc à la fois un « beau livre » et une monographie de référence pour l'artiste.
    Pour un livre d'art, voici au moins 5 bonnes raisons de préférer un livre numérique au papier :
    o disponibilité permanente où que vous soyez, avec un encombrement minimal,
    o adaptation de la taille des caractères à la vue de chacun,
    o agrandissement des photos pour mise en valeur des détails,
    o création d'une photothèque personnelle avec les photos de l'ebook,
    o constitution d'une bibliothèque « Beaux-Arts » pour un budget très raisonnable.

    NOTE IMPORTANTE - Les lecteurs majeurs peuvent nous écrire à l'adresse contact@visimuz.com avec une preuve d'achat de la monographie de Marquet. Nous leur enverrons gratuitement par courriel le portfolio L'académie des dames, vingt attitudes, 21 lithographies érotiques d'Albert Marquet, poème liminaire de Paul Verlaine, publié par Albert Marquet vers 1930-1932 sur le thème des amours saphiques

  • "Ici, parents, grands-parents, cousins, oncles, des générations compactes d'hommes, avaient mêlé leur sueur dans les cales et sur les quais, chaque individu habité par l'idée que son propre salut dépendait de l'avenir commun. Bras dessus, bras dessous, jusqu'au bout du chemin. Le ciel avait fini par craquer sous le poids de la réalité. Tout s'était délité d'un coup, la fraternité, la camaraderie, et il avait fallu se résigner à ne plus penser qu'à soi, se faire à l'idée que l'horizon était désormais équipé d'un panneau de sens interdit." Le crime de Sainte-adresse est une course poursuite dans les rues du Havre. Ce polar mélange intrigue et documents, petite et grande histoire, un patchwork qui colle à notre triste réalité comme sait si bien les fabriquer Didier Daeninckx qui n'a pas oublié que le Havre fut un temps capitale de la Belgique.

    Bernard Strainchamps

  • Nommé en 1890 professeur au Havre, Charles Goffic y fait une double expérience : en Normandie il découvre les contrastes insoupçonnés qui existaient entre cette province et sa Bretagne pourtant toute proche : « Normandie et Bretagne qui se touchent sont l'une à l'autre plus étrangères que la Patagonie l'est du Kamtchakan ». Il y connaît cette « rupture révélatrice » qui fit prendre conscience à tant d'écrivains bretons de l'originalité et de la richesse de leur identité provinciale. D'autre part, ce séjour havrais le met en contact avec la colonie des Bretons émigrés - il n'hésite pas à parler d'exode - pour raison économique et qui y sont sans doute plus malheureux que s'ils étaient demeurés chez eux, car déracinés, ils perdent rapidement leur identité bretonne sans réussir à en acquérir une nouvelle.
    Il trouve là la trame même de son roman La Payse : exil, déracinement et misère, voilà le fil conducteur de l'existence de la trégoroise Mône Lissillour, de son fiancé breton, émigré comme elle, Hervé Le Gall, et de son amant, chanteur de caf'conc' sur le retour, alcoolique de surcroît, D'Arvennes. Mais si nous avons là le trio classique d'un vaudeville, c'est une histoire dramatique, qui nous est contée, avec en arrière-fond la crainte que la Bretagne, en s'ouvrant par trop aux modernités d'alors (le roman paraît en 1898), perde son identité et ce qui fait sa force et sa grandeur. Problématique d'ailleurs toujours d'actualité et que l'on peut facilement extrapoler...
    Connu et reconnu pour ces recueils de contes traditionnels et de romans régionalistes, Charles Le Goffic (1863-1932) a su prouver un incomparable talent de « metteur en scène » de la Bretagne éternelle.

  • Qui veut comprendre les îles du Ponant aujourd'hui ne peut faire l'impasse sur leur histoire et leur géographie si particulières. A ce titre, les meilleurs témoignages littéraires sur la vie dans ces petits mondes insulaires entre 1850 et 1950 nous sont offerts par l'écrivain brestois Henri Queffélec (1910-1992). Ce grand connaisseur des «travailleurs de la mer» y situa en effet l'action de six de ses romans les plus célèbres.
    La réédition de La voile tendue, pour le 50e anniversaire de sa parution, ravira tous les amoureux de cette région de France qui s'avance dans l'océan comme «la figure de proue de l'Ancien Monde». D'autant plus que ce roman n'a fait l'objet d'aucune réédition depuis sa publication, ni seul ni dans un recueil.
    Ici, l'intrigue ne fait qu'effleurer l'île de Bréhat. Seule la première partie de l'ouvrage traite de l'île. Pourtant, l'auteur y fait profusion de comparaisons grandioses. Le livre raconte les aventures de Jacques Sirbin, un Cauchois, qui gagne l'Angleterre dans les derniers jours de la débâcle française de 1940 et s'engage dans les Forces Françaises Navales Libres. Réalité et fiction se mêlent autour de l'île des rochers roses. Le jeune marin sert surtout d'alibi à Queffélec pour dépeindre l'émerveillement du visiteur qui débarque à Bréhat.
    La voile tendue est certainement le moins insulaire des neuf romans qu'Henri Queffélec a consacrés aux îles bretonnes. Il n'en reste pas moins un fantastique récit de mer et d'aventure, dans la grande tradition des Melville, Loti, Conrad, Kipling et Vercel. - Avant-propos d'Eric Auphan, président de l'Association des Amis d'Henri Queffélec.

  • Une ville ouvrière une ville de dockers mais ça c'est le passé la ville est devenue un bien immobilier et plus rien n'y peut changer le cadre est devenu tableau abandonnant le regard et le béton patrimoine lui qui n'était que pierre du monde moderne et la poésie de s'en échapper.

  • L'air glacé était immobile, les premiers flocons tombaient lentement, hésitant, virevoltant, pour se poser enfin délicatement sur le pavé brillant de la rue des Fossés Saint-Michel. La chaussée sombre s'effaçait progressivement, comme d'une main qui gommerait la partie d'un dessin sur un grand feuillet blanc. Déjà je m'apercevais en me retournant que Flambeau laissait de son pas hésitant, les traces glissées de ses sabots vernis. Voici la deuxième enquête du héros Adémard de Prensac. Après le livre I, « L'été 1642 », notre mousquetaire du Roi est aspiré dans une nouvelle aventure dans ce Paris grouillant de sa population du XVIIème siècle. L'action file bon train et ménage du suspens. Mais la narration intègre aussi des suspensions : sortes de scènes, de tableaux, d'intermèdes qui donnent cependant au récit policier sa chair. Dans ce récit à la première personne, toutes les sensations, les émois d'Adémard, le font vivre et apprivoisent le lecteur séduit par sa personnalité : enquêteur scrupuleux, bon bretteur, ou encore jeune esthète à la découverte de l'art et des femmes.

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