• 2001. Les nuits parisiennes voient naître un nouveau monstre. Un serial killer s'en prend aux artistes, transformant chacune de ses scènes de crime en oeuvre mêlant esthétisme et barbarie. L'inspecteur Heckmann, flic vedette du moment, se retrouve en charge de cette très médiatique affaire et se lance dans la traque. Mais bientôt il lui semble que tous ces crimes ne sont qu'un moyen pour le tueur de jouer avec lui... Avec ce roman policier, Antonin Varenne révèle une fois de plus son incroyable talent à nous entraîner dans une course infernale où ses personnages doivent lutter contre leurs propres démons autant que contre le fracas du monde.

  • Sur la mort de Vincent Van Gogh tout a été écrit. Sur celle de son frère Théo, terrassé par le chagrin, des litres d'encre ont été aussi déversés. Mais personne n'a évoqué ce qu'il advint de Johanna Van Gogh-Bonger, épouse de Théo, qui vécut un double veuvage tant le lien entre les deux frères était fort. Après la disparition de son mari dans un hôpital psychiatrique d'Utrecht, la jeune femme décide d'ouvrir, à quelques kilomètres d'Amsterdam, une auberge qui lui permettrait, à elle et à son bébé de un an, de survivre. C'est là qu'elle réunit les lettres de Vincent, qu'elle accroche aux murs ses toiles. Nous sommes en 1891 et certains voyageurs de cette fin de siècle s'arrêtent volontiers dans l'agréable demeure. Déconcertés, ils regardent ces tableaux aux couleurs inattendues qui jusque-là n'ont pas trouvé d'acquéreur, ni à Arles ni à Paris. Des tableaux dédaignés et même voués par certains au bûcher tant ils paraissent « démoniaques ». Cette exposition loin du monde des critiques prétentieux et pontifiants permettra au peintre de connaître enfin une gloire posthume.

  • À l'été 1907, Hippolyte Salvignac, antiquaire parisien, est accusé du meurtre de l'époux de son ancienne maîtresse. Afin de prouver son innocence et de disculper un ami de Picasso, il enquête au coeur des élites parisiennes, de Montmartre au faubourg aristocratique du boulevard Saint-Germain, tout en recherchant les origines familiales de son ami, l'inspecteur Jules Lerouet.

  • « De Montmartre au Quartier Latin » nous plonge au coeur du Paris littéraire et artistique d'avant la Grande Guerre : d'un côté, ceux de la Butte (Bruant, Lautrec, Degas, Picasso, Utrillo), de l'autre, les « Montparnos » (Apollinaire, Matisse, Derain, Paul Fort...). Ici comme là-haut, on paye ses consommations d'un croquis ou d'une chanson. Viennent les années vingt. Certaines voix se sont tues. Apollinaire, grièvement blessé à la guerre, a été emporté par la grippe espagnole et Modigliani est mort dans la misère. Francis Carco, comme ses amis Max Jacob, Blaise Cendrars, Dorgelès ou Mac Orlan, a eu plus de chance : son talent commence à être reconnu, et l'écrivain se souvient des beaux jours où, dans sa mansarde du quai aux Fleurs, il n'avait pour toute richesse que quelques toiles de Modigliani, dont personne ne voulait... Un savoureux recueil de souvenirs écrit en 1925 par Francis Carco, poète, romancier, et membre de l'Académie Goncourt dès 1937.

  • « Un roman que j'ai adoré et comme j'aime en lire ! Bravo à l'auteure, qui a su me transporter ! » - Clarisse Sabard, membre du jury du Prix du Livre Romantique, auteure du best-seller Les Lettres de Rose
    Mélissandre a tout ce qu'elle désire dans la vie : un bon travail, le fiancé parfait, l'appartement de ses rêves. Son avenir est, selon elle, d'ores et déjà tracé. Mais un soir, lors de l'enterrement de vie de jeune fille de sa meilleure amie, une étrange femme va la mettre au défi de tenter l'expérience de l'hypnose et sa vie va s'en trouver complètement chamboulée.
    Revivant, en songe, la vie aussi dangereuse qu'exaltante d'Éveline, bohémienne de la cour des Miracles, Mélissandre commence à perdre pied. Qui est cette fille qui lui fait revivre des souvenirs d'une vie lointaine, vécue à une autre époque ?
    Pourquoi cela semble-t-il avoir un tel impact sur elle ? Et pourquoi le beau Ric, qu'elle rencontre à Montmartre, ressemble-t-il tant au mystérieux Cam de ses rêves ?

    Un roman addictif sur les étonnants pouvoirs de l'hypnose, mêlant histoire d'amour, suspense et développement personnel

  • La bohème littéraire, ce sont des images de grisettes, de jeunes peintres et poètes vivant d'amour et d'eau fraîche sous les toits, moquant bourgeois et propriétaires. Des scènes de cafés, des blagues, des mystifications, des histoires de petits journaux. C'est en quelque sorte une maladie infantile de la littérature mais qui structure toujours nos représentations de ce monde. Les débuts difficiles, la vache enragée, les amours de jeunesse, la pauvreté comme gage d'authenticité, tout ce légendaire a été écrit, mis en scène, chanté, peint, et c'est cette histoire à la fois drôle et mélodramatique qui est racontée dans le premier volet de cette anthologie de la Bohème.L'ouvrage est organisé autour de deux textes-phares repris en intégralité. Le premier, l'Histoire de Murger par trois buveurs d'eau, publié en 1862 au lendemain de la mort d'Henry Murger, raconte l'aventure du groupe baptisé «Les Buveurs d'eau», les uns en quête de l'art pour l'art, les autres faisant face à la précarité en faisant du petit journalisme. Le second texte, lui aussi emblématique, Les Derniers Bohêmes, est signé de Firmin Maillard. Fortement évocateur et anecdotique, c'est l'une des principales sources de toutes les histoires de la bohème littéraire qui suivront. Il en offre une photographie à travers le reportage d'une soirée grandiose dans la célèbre Brasserie des Martyrs où défile près d'une centaine de personnages atypiques. Aucun de ces deux ouvrages n'avait bénéficié jusqu'alors d'une édition annotée et documentée.Autour de ces témoignages on trouvera des textes traitant de la condition précaire de l'écrivain dans des registres qui vont de la polémique à l'autodérision: articles de presse, littérature de brasserie, biographies à la vapeur... La diversité de ton de ces textes, souvent humoristiques, dessine les contours du pays de Bohème «bornée au nord par l'espérance, le travail et la gaieté; au sud, par la nécessité et le courage; à l'ouest et à l'est, par la calomnie et l'Hôtel-Dieu...»

  • Une enquête en compagnie de Max Jacob et de Picasso au Bateau Lavoir. Paris, 1905. Émile, 18 ans, vient vivre à Paris pour devenir poète. Il s'installe sur la Butte Montmartre, dans un drôle d'atelier d'artistes, le Bateau Lavoir ; il fait la connaissance de son voisin, Pablo Picasso, de ses amis Max Jacob et Guillaume Apollinaire. Quand on apprend que Linda, une jeune bouquetière qui posait comme modèle, est retrouvée morte après être tombée du quatrième étage, tous pensent à un suicide, mais Émile, l'apprenti poète, n'est pas convaincu. Avec l'aide de Max Jacob et de la jolie Virginie, il va reconstituer la sombre histoire de la petite bouquetière. Aimait-elle encore Louis, le bel apache qui l'avait abandonnée ? Qui était son mystérieux amoureux qui lui avait promis une vie meilleure, loin des ruelles de la Butte ? Du cabaret du Lapin Agile aux ateliers d'artistes, Émile va découvrir l'envers de la vie de bohême.

  • Une peinture du vieux Montmartre, le vrai, celui de la Belle Époque. La magie de 1900 concentrée autour d'une « butte », coincée entre le chemin des Poissonniers et les Batignolles. Un quartier neuf ou, contre toute attente, la cohabitation entre une église et les lieux les plus sulfureux fit émerger un espace de vitalité et d'amusement comme il n'en existera aucun autre à Paris. Marginaux, artistes et saltimbanques fréquentaient les cabarets, les music-halls et les cafés aux côtés des bourgeois, des aristocrates et des demi-mondaines. Tous ceux qui étaient attirés par les plaisirs de la vie nocturne se retrouvaient à Montmartre, qui devint ainsi le symbole même du brassage social et culturel. L'auteur peint les cabarets à thème où les parisiens viennent se faire peur et boire des « breuvages d'asticots», les tables tournantes et les séances de spiritisme. Il utilise habilement ce décor pour inventer une rencontre entre l'imaginaire et le fantastique. Un roman empli de magie, de prodiges... un côté « Harry Potter » à la française planté dans le vieux Paris des Apaches.

  • Une nouvelle danseuse du Moulin Rouge retrouvée vidée de ses organes et son sang !

    Lord Spencer Fitzwilliam est dépêché sur place par l'agence britannique ROSE afin de résoudre cette sordide histoire de meurtres qui fait la une de toutes les gazettes.
    Déterminé à expédier cette enquête en un temps record, il se heurte à Rosaline Leprince et son engin de malheur : sa bicyclette. La jeune journaliste au caractère bien trempé est elle aussi lancée sur les traces de celui que la capitale surnomme déjà l'Embaumeur de Montmartre.
    Formant un duo improbable, ils devront mettre leurs ressentiments de côté pour débusquer l'assassin avant que celui-ci ne frappe à nouveau...
    Entre Penny Dreadful et Jack l'Éventreur, L'embaumeur de Montmartre vous plonge au coeur du Paris de 1890, ses cabarets, et un mystère digne de Sherlock Holmes.
    Réédition augmentée du titre ROSE, L'embaumeur de Montmartre. One Shot.

  • L'une des plus célèbres chanteuses de la Belle Epoque, immortalisée par Toulouse Lautrec, raconte le monde des cafés minables et des troquets de province à travers l'histoire de Blanche Mésange...

  • TOME 2 : Ce dictionnaire est « dédié à tous les Parisiens et amis de Paris et faisant connaître toutes les voies passées et présentes, publiques et privées de cette Capitale : allées, avenues, boulevards, chaussées, chemins de ronde, cités, couloirs, cours, enclos, galeries, hameaux, impasses, passages, places, ponts, ports, quais, rues, ruelles, sentes et sentiers, squares et villas, avec leurs tenants et aboutissants, leur longueur et leur largeur, l'année où elles ont été ouvertes, les différents noms qu'elles ont portés ainsi que la raison de ceux-ci. On y trouvera l'historique de tous les établissements civils et religieux : abbayes, chapelles, cimetières, collèges, couvents, églises, hôpitaux, hôtels et maisons célèbres, palais, prisons, séminaires, temples et théâtres que ces rues ont desservis depuis l'époque de Lutèce jusqu'aux temps présents avec l'histoire des personnes connues qui les habitèrent et les anecdotes qui peuvent s'y rattacher. »

  • La biographie très vivante d'un des grands caricaturistes du 19e siècle, mort à 45 ans atteint de folie, qui fit trembler censeurs et gouvernants et à travers lui toute une époque qui défile, des dernières années du second Empire au début de la IIIe République.

  • Pendant un siècle, Paris fut la capitale du monde. Dans l'entrelacs de ses mille rues, où vivent plus de 600 000 habitants, naît la grande Révolution, produit d'une fermentation d'abord sourde, puis terrible. On y croise d'abord des bourgeois, puis des artisans, des ouvriers, et enfin des aventuriers et des étrangers venus observer le spectacle d'une aventure politique sans précédent. C'est le temps de la Terreur, des complots, de la disette, et des enrichis que le coup d'État de Brumaire dénoue en 1799. Vient alors le règne de Paris, capitale de l'Europe continentale, où même le pape, sous la contrainte, vient faire allégeance à Napoléon. Paris, versatile, qui acclame à tour de rôle l'Empereur et les Bourbons, avant de congédier le dernier. C'est le Paris de la Révolution qui resurgit, qui se divise entre les légitimistes du faubourg Saint-Germain, les orléanistes de la rive droite, et les républicains des faubourgs. Mais ces querelles n'assombrissent pas le règne de la Parisienne sur la mode ou les entreprises amoureuses, ni celui des Parisiens sur les affaires de l'esprit. Peu importe qu'on appartienne à la société du beau monde, ou que l'on côtoie les grisettes, c'est là que bat la modernité du temps. Et la fête impériale, en transformant les rues, les murs et les places, en creusant les entrailles de la ville, en étendant ses limites à ce qui n'était déjà plus sa banlieue, assure le rayonnement de la capitale jusqu'à une ultime révolution qui la laisse, en 1871, exsangue. Six fois en un siècle, des Parisiens étaient partis à l'assaut des Tuileries : cette fois, les flammes emportaient le rêve.

  • Une évocation de l'histoire urbaine, architecturale, scientifique, industrielle, sociale et intellectuelle de cet arrondissement, des origines à nos jours. Est évoquée également l'aventure des artistes de Montparnasse qui ont, au début du XIXe, inauguré de nouvelles formes d'expression.

  • Étude de la place de Paris en tant que thème poétique dans la littérature française, en prose ou en vers, des Lumières à la seconde moitié du 19e siècle. L'analyse chronologique est complétée par de nombreux index identifiant les thèmes, les images, les comparaisons géographiques, les personnes et les lieux associés à la Ville lumière.

  • Catherine, une jeune femme enjouée et épanouie, est bénévole à l'hôpital. Elle rencontre Nicolas en repos depuis quelque temps. Leurs échanges vont faire naître une amitié hors du commun mêlant leurs souvenirs aux musiques aimées de Bach et de Schubert dans un Paris qui se transforme sous la lumière du printemps.
    Quel secret terrible abrite Nicolas qui ne peut plus affronter le monde extérieur ? Catherine parviendra-t-elle à le découvrir ? Accepter le bonheur, rebâtir une existence après une crise et dépasser ses douleurs, tel est l'enjeu d'Un Printemps à Paris, un roman dédié à la construction de soi dans un

  • Perlou

    Cherif Zananiri

    Arthur est un garçon d'une dizaine d'années (en 1885) qui pousse comme l'herbe folle à Montmartre, au pied de la basilique du Sacré-Coeur en construction. Entre courses endiablées dans la cour de sa maison et parties d'osselets, il croise les pas de son voisin Perlou, la soixantaine et noir de peau, qui, progressivement, l'aidera à grandir. Une amitié, mêlée de respect et d'affection, naîtra entre eux, se développera et permettra au garçon de se doter de règles de vie sages et généreuses. Si on suit les pas d'Arthur en 1885, on n'oublie pas les événements majeurs qui se sont déroulés à Paris à cette époque : la construction du Sacré-Coeur, et plus particulièrement l'enterrement de Victor Hugo, occasion unique pour rencontrer Gavroche. La deuxième partie démarre lorsque le garçon a 15 ans et se trouve apprenti dans un atelier de métallurgie à l'époque de la préparation de l'Exposition Universelle du centenaire et de la construction de la Tour Eiffel. Nous croisons les pas de personnages célèbres qui ont encouragé ou combattu la construction du monument.

  • Paris, 1900.
    L'apogée de la Belle Époque : la décadence, la richesse, l'hédonisme... et le meurtre.
    L'enquêteur Guillaume Devré défend les victimes réduites au silence. Il est en quête de justice, des grands boulevards fréquentés par le tout-Paris, jusqu'aux chemins de traverse à Montmartre, en passant par l'ombre de la Tour Eiffel et l'élégance luxuriante du Maxim's.
    Quand la courtisane la plus célèbre de Paris devient la principale suspecte dans la mort d'un jeune homme riche, l'inspecteur Devré est attiré malgré lui dans les petits salons somptueux et vers la haute société pleine d'esprit. Alors que l'enquête se poursuit, il doit lutter contre la presse assoiffée de sang et le comportement outrageant de sa suspecte... ainsi que contre ses propres préjugés et ses besoins insatisfaits.
    Devré se rend rapidement compte que résoudre un meurtre pourrait l'exposer, lui et son sombre secret.
    Meurtre sur les Champs-Élysées est le premier livre d'une nouvelle saga avec l'inspecteur Guillaume Devré, un détective de La Sûreté qui mène une vie secrète, en marge de la société respectable, ainsi que la puissante courtisane - et ses mystères -, connue sous le nom de La Balise - et le pathologiste américain bourru, mais brillant, le Dr Jackson.

  • Morendo

    Christophe Agogué

    Les idéaux sont-ils les accords mineurs qui se jouent morendo dans notre partition intime, qui s'épuisent et s'éteignent petit à petit ?
    Un homme, né au milieu des années 1930, dans une famille communiste de Montmartre. Très vite, il sort des sentiers battus, s'engage dans des combats dont il maîtrise à peine les desseins.
    Vient l'après-guerre : un temps ouvrier, il naviguera de l'Italie aux Amériques en quête de stabilité et d'un but à une existence qui ne cesse de lui échapper, malgré sa richesse. En toile de fond à son histoire, nous découvrirons notre si récent vingtième siècle où la liberté n'est qu'un leurre, où l'équilibre est trompeur.
    Sous la plume de Christophe Agogué, les anti-héros ont du vague à l'âme et une évidente tendance à l'échec. Humains, si humains, ils prennent corps avec toute la force que peut revêtir une fin de partie.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • Plus de cent cinquante jolies femmes, taille de guêpe, jupes bruissantes et chignons haut perchés, défilent en froufroutant dans ces évocations pleines de saveur, jalonnées d'anecdotes piquantes. On y fait plus ample connaissance avec les grandes courtisanes, les femmes de planches - danseuses, diseuses, théâtreuses, cantatrices célèbres et ballerines classiques - les femmes de salon - égéries et femmes de lettres. Contrairement à leurs soeurs féministes, ces belles n'aspiraient pas à devenir l'égale de l'homme, elles voulaient seulement le séduire. Elles ne rêvaient pas de voter, mais de récolter les suffrages masculins autour de leur beauté (qui représentait souvent tout leur capital) et aussi de leurs talents, car elles en eurent de multiples, et de réels. C'était l'époque, si proche et pourtant si lointaine, de Messieurs Loubet et Fallière ; l'époque où les ministres portaient la barbe, où les notaires plaçaient des emprunts russes et où les hommes d'affaires usaient leur foie chez Maxim's et leur coeur aux Folies Bergères. Pêle-mêle, elles semblent se donner la main dans une ronde endiablée et gracieuse : Liane de Pougy, Meg Steinheil, Yvette Guilbert, Casque d'Or, Élisabeth Greffulhl, la Goulue, Anna de Noailles, les mondaines et les demi-mondaines, toutes assoiffées de luxe, emportées dans un tourbillon de plaisirs et dans une course à l'amour, comme si elles devinaient que leurs beaux jours sont comptés et que le monde va bientôt basculer dans le cataclysme de la Grande Guerre. L'art de l'auteur, tout au long de ces récits captivants, est de faire complètement oublier sa documentation, pourtant solide. On est sous le charme de ce livre ensorceleur, véritable hymne à la Femme-femme.

  • La rue

    Francis Carco

    Maître de la littérature populaire et précurseur du roman noir, Francis Carco est né à Nouméa (Nouvelle-Calédonie) le 3 juillet 1886. Poète, conteur, critique, auteur dramatique et romancier, sa jeunesse s’écoule au milieu de la bohème du Quartier latin et de la butte Montmartre. En 1923, l’Académie française lui décerne le Grand Prix du roman pour l’Homme traqué. En 1937, il est élu membre de l’Académie Goncourt. Il meurt à Paris en 1958.
    Francis Carco est « l’écrivain des bas-fonds ». « Les rues obscures, les bars retentissants des appels des sirènes, les navires en partance et les feux dans la nuit » hantent son univers (Katherine Mansfield). Dans le Paris des mauvais garçons et des filles de joie, il a partagé la vie de bohème d’Apollinaire, Max Jacob, Modigliani ou Pierre Mac Orlan.
    « Carco est un poète en demi-teintes, il bannit le verbiage, le clinquant, le faux lyrisme. Jusque dans ses poèmes les plus simples, on sent une sorte d'arrière-tremblement, de frémissement. Sa couleur est le gris, celui des murs, des jours, des souvenirs. Ses paysages campagnards ou urbains sont mouillés de pluie. Les bonheurs charnels sont courts et sans lendemain. On voit des bars, des ombres, des pas solitaires, un univers triste et las. Ce sont les amours de rues sans joie comme dans les chansons des chanteuses réalistes, de Damia à Fréhel, mais Carco excelle à jouer des airs tristes et tendres, à composer même sur un air de java.  »
    Robert Sabatier





  • Paris after the Second World War:
    the Left Bank, Montmartre and Picasso's dove.
    Wanlaya is a Thai music student
    with challenging ideas and challenged friends,
    all engaged in their own ways
    in a search for the true values of life.


    The meaning of art, the birth of music,
    the evil of elitist education,
    the value of work, women's liberation:
    this swinging, iconoclastic novel of ideas,
    published in the early 1950s
    but only read twenty years later,
    has inspired Thai progressive circles ever since,
    and remains a hymn to life clamouring for change
    and ringing with the hopes and generosity of youth.



    By the author of Ghosts (TMC 16)

  • "Exposé des motifs. - Il y a déjà longtemps que je suis à Paris, mais je ne l'ai jamais « visité ». C'est, dit-on, un plaisir assez douteux que les Parisiens laissent d'ordinaire aux provinciaux et aux étrangers. Mais ceux-là s'en donnent. Individuellement ou par essaims, ils se jettent sans cesse dans la ville pour l'apprendre en deux jours, en cinq jours, en huit jours, selon le temps et l'argent dont ils disposent. Ils s'y agitent, incertains, se cognent en bourdonnant, aux vitres et aux becs de gaz, parcourent des circuits plus ou moins compliqués et puis ressortent soudain, pareils à ces grosses mouches affolées qui se sentent intruses. Et ils regagnent leurs foyers ou continuent leurs voyages, bien persuadés qu'ils la connaissent dans les coins. Qu'en voient-ils ? Je me suis mis dans la peau de l'un d'eux pour visiter Paris comme n'importe quel provincial ou quel étranger ordinaire, sans lumières spéciales - c'est beaucoup plus facile que de se mettre dans la peau d'un homme de génie..." (Charles Torquet)


    Format professionnel électronique © Ink Book édition.







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