• 2033. Une guerre a décimé la planète. La surface, inhabitable, est désormais livrée à des monstruosités mutantes. Moscou est une ville abandonnée. Les survivants se sont réfugiés dans les profondeurs du métropolitain, où ils ont tant bien que mal organisé des micro­sociétés de la pénurie. Dans ce monde réduit à des stations en déliquescence reliées par des tunnels où rôdent les dangers les plus insolites, le jeune Artyom entreprend une mission qui pourrait le conduire à sauver les derniers hommes d´une menace obscure... mais aussi à se découvrir lui-même à travers les rencontres improbables qui l´attendent. L´édition française du jeu vidéo Métro 2003 (différentes plateformes) est paru en France en mars 2010. Traduit du russe dans vingt langues dont l´anglais, l´allemand et l´espagnol, le livre s´est vendu à plus d´un million d´exemplaires, toutes traductions confondues. Métro 2034, la suite, est paru en Russie en 2009. 

  • Une prison dorée
    À 19 ans, Natasha Leonova mourait littéralement de faim dans les rues de Moscou lorsqu'elle fut sauvée par Vladimir Stanislas, l'homme le plus riche de Russie. Un miracle pour la jeune femme qui depuis vit aux côtés de ce grand amateur d'art dans un luxe inouï, avec pour seule contrepartie de plaire à Vladimir, de satisfaire ses moindres désirs, et surtout de ne poser aucune question.
    À Saint-Paul-de-Vence, dans le célèbre restaurant décoré des tableaux de Lorenzo Luca, Vladimir est captivé par une oeuvre que la veuve du peintre refuse obstinément de lui vendre. Pour sa part, le fils de Lorenzo, Théo, artiste lui-même, rencontre pour la première fois la délicieuse Natasha. L'attraction entre les jeunes gens est immédiate.
    Durant des semaines, étourdi de désir pour cette femme inaccessible, Théo peint sans relâche le portrait de Natasha. Quant à Vladimir, il se jure d'obtenir le tableau de Lorenzo, à n'importe quel prix. Natasha, elle, qui ne peut se permettre aucun faux pas, commence à rêver de l'impossible : un monde où elle serait totalement libre.

  • Retrouvez la saga des Clifton de Jeffrey Archer, " un conteur de la trempe d'Alexandre Dumas " selon The New York Times Octobre 1964. Lors de son voyage inaugural à travers l'Atlantique, le Buckingham, premier paquebot de la compagnie maritime Barrington, est la cible de l'IRA. L'attentat a-t-il fait des victimes ? Emma Clifton, à la tête de la compagnie, doit faire face aux conséquences de la bombe. Désormais président de la section britannique de l'organisation littéraire PEN, son mari, Harry, se lance dans une campagne pour la défense de l'écrivain russe Anatoly Babakov, emprisonné en Sibérie. Harry est déterminé à le faire libérer, au point de mettre sa vie en danger. Giles Barrington, récemment nommé ministre de la couronne, est résolu à accéder aux plus hautes fonctions, mais ses espérances s'effondrent lorsqu'un voyage officiel à Berlin tourne à la catastrophe. Une fois de plus, sa carrière est menacée par son ennemi de toujours, Alex Fisher. Lequel des deux gagnera les prochaines élections ?

  • Après Marie Curie et Simone de Beauvoir, Irène Frain se tourne vers une héroïne qui fascina les romantiques : Pauline Geuble, amoureuse rebelle d'un insurgé décabriste. Partie sur ses traces en Russie, Irène Frain en reviendra hantée par une femme d'exception, étonnante de courage, de force et de passion.
    Pauline est de ces femmes qui brisent les obstacles.
    Risque-tout, elle quitte sa Lorraine natale à la fin de l'épopée napoléonienne pour rejoindre Moscou où, simple vendeuse de mode, elle est courtisée par un richissime aristocrate. Ivan Annenkov est un fervent admirateur de la France des Lumières et un farouche adversaire du servage. Il appartient à une société secrète qui rêve de renverser le tsar. Le complot échoue, les Décembristes sont déportés en Sibérie. Ivan aurait été promis à mourir dans l'oubli le plus total si Pauline, comme sept autres femmes de condamnés, n'avait décidé de le rejoindre. La petite bande, qui deviendra légendaire, soutient si bien les conjurés qu'ils relèvent la tête et fondent, derrière les murs de leur prison, une minirépublique à la française...
    Qui était au juste cette Pauline qui croisa les hommes les plus célèbres de son temps, de Dumas à Dostoïevski, qu'elle fascina ? Irène Frain a suivi ses traces depuis la Lorraine jusqu'à la Transbaïkalie. Elle ressuscite son équipée et brosse avec feu et sensibilité le portrait d'une amoureuse endiablée.

  • Moscou, dans un futur en retard sur le nôtre. Manya et Vinkenti sont deux urgentistes de nuit qui circulent à bord de leur ambulance volante de classe Jigouli. La Russie a subi un brusque infarctus politique, entraînant le pays tout entier dans une lente agonie économique et une mort clinique quasi certaine. Le duo d'ambulanciers est donc le témoin privilégié de la dégradation des conditions de vie des Russes. Surtout que leurs propres emplois sont menacés par une compagnie européenne qui s'implante à Moscou sans vergogne.
    Et puis un soir, on leur attribue un stagiaire, Méhoudar, qui n'est même pas vraiment russe, selon leurs standards. Ils vont quand même devoir lui apprendre les ficelles du métier.

    Après la cité médiévale déliquescente de Wastburg, Cédric Ferrand revient avec une surprenante fiction qui allie la force de l'uchronie et le choc du rétro-futurisme avec le suspense du roman noir, pour une intrigue au rythme crescendo.

  • Description du livre Quelques jours à Moscou et à St-Pétersbourg ? Le créateur de la célèbre méthode Assimil a conçu pour vous le compagnon moderne et indispensable de votre séjour en Russie.

    °Initiation à la langue : 21 leçons de russe °Les phr

  • Texto

    Dmitri Glukhovski

    Il est des gens qui laissent une trace derrière eux, et il y a ceux dont il ne reste rien.

    Le smartphone sait tout de nous : notre quotidien, nos vices, nos amours, nos espoirs, nos secrets inavouables. Mon smartphone est moi. Si quelqu'un s'en empare, il devient moi aux yeux de tous. Le temps que l'imposture soit découverte, il est trop tard. Pour tout le monde.
    Haletant, sombre, émouvant et engagé, le nouveau roman d'un des prodiges de la nouvelle génération d'écrivains russes.
    "La star du roman post-apocalyptique dresse une radiographie de la société russe dans laquelle les uns ont tous les droits et les autres n'en ont aucun. Texto est aussi le thriller d'une catharsis, un écho contemporain à Crime et châtiment de Dostoïevski." Frankfurter Allgemeine Zeitung

  • Dans ce recueil de nouvelles autobiographiques, Natalia Kim rend hommage au quartier de Moscou situé près de l'usine ZIL que les habitants surnomment « Avtozavod » - « l'usine à automobiles ». C'est dans les appartements communautaires d'imposants immeubles staliniens, que Natalia passe sa jeunesse dans les années 1980-1990.
    Au fil des pages, des épisodes tantôt poignants, tantôt drôles, tantôt tragiques, font revivre toutes sortes de personnages qui ont marqué le passé de la narratrice : de sa grand-mère adorée aux voisins alcooliques et un peu fous, en passant par des camarades de classe, des gardiens, des éboueurs et des facteurs.
    Ce recueil émeut par son attachement romantique à une myriade d'histoires personnelles somme toute ordinaires.

    Écrivaine, journaliste, blogueuse, Natalia Kim est née à Moscou en 1973. Elle est diplômée de la faculté de journalisme de l'université de Moscou-Lomonosov. Elle a été ingénieur du son, puis rédactrice en chef du magazine Continent, attachée de presse du Centre Levada et rédactrice en chef adjointe de Elle. Elle collabore depuis plus de 11 ans à Psychologies magazine.
    Mon quartier est son premier livre, paru en russe en 2017.

  • Métro 2034

    Dmitri Glukhovski

    La Sevastopolskaya, une des stations habitées les plus méridionales du métro moscovite, produit une grande part de l´électricité qui alimente celui-ci. Harcelée par des monstres des tunnels sud, elle ne doit sa survie qu´au courage de ses défenseurs et à l´afflux constant de munitions en provenance de la Hanse. Cependant, la dernière caravane d´approvisionnement n´est jamais revenue de la ligne Circulaire, pas plus que les groupes de reconnaissance envoyés à sa recherche.

  • La chute de l'URSS a partiellement éloigné Moscou du monde arabe de 1991 aux années 2000. Durant cette décennie, la Russie s'est effacée de la scène internationale et l'influence russe dans cette zone a nettement diminué. Or, à partir de l'arrivée au pouvoir en 1999 de Vladimir Poutine, ce dernier entreprit méthodiquement de refaire de son pays une puissance mondiale. En Méditerranée et au Moyen-Orient plus qu'ailleurs, Moscou cherchera de nouveau à peser sur le destin de la région. Dès les débuts des printemps arabes et suite à l'intervention occidentale en Libye pour renverser Kadhafi en 2011, le Kremlin se lança alors dans une politique proactive. En effet, échaudé par l'affaire libyenne, où les Russes se sont sentis floués, ils vont d'abord en Syrie, soutenir diplomatiquement Assad aux prises avec un soulèvement populaire qui dégénérera très vite en guerre civile. Puis, le 30 septembre 2015, les forces militaires russes interviendront directement dans le conflit syrien. Alors que plusieurs observateurs prédisaient un nouvel Afghanistan pour Moscou et son inévitable échec dans sa politique moyen-orientale, force est de constater qu'il n'en fut rien. Aujourd'hui, en 2019, que cela nous plaise ou non, et par suite de ses succès militaires et diplomatiques en Syrie, la Russie est devenue incontournable. Elle reste le maître du jeu et est même à présent le nouveau «juge de paix» de la région vers qui tous les grands acteurs, Israéliens, Égyptiens, Saoudiens, Iraniens, Turcs et autres, se tournent à présent. Dans Poutine d'Arabie, Roland Lombardi nous explique comment et pourquoi nous en sommes arrivés là...

  • Plus de 90 cartes et infographies inédites présentent l'histoire de la Russie, mettant l'accent sur les différentes régions d'un territoire immense et sur les modalités de son contrôle par l'État.
    o La Russie impériale, puissance en expansion depuis le XVe siècle, est fragilisée par une modernisation tardive, la guerre, et mise à terre par la Révolution de février 1917.
    o La Russie soviétique se forge dans une immense violence politique et sociale tout en donnant naissance à un monde nouveau, urbain et industriel.
    o La période postsoviétique voit la Russie, après un temps de repli et de fragilité, tenter de renouer avec sa grandeur passée.
    D'Ivan III, « grand-prince de Moscou et de toute la Russie » au XVe siècle, à Vladimir Poutine, président d'un pouvoir central de retour sur la scène internationale, le territoire de la Russie a ainsi connu de nombreuses évolutions.

  • Aztechs

    Lucius Shepard

    Depuis la, fosse du " Ground Zero " après le 11 septembre...
    Au sein d'un Mexique futuriste ultra violent où les I. A. se font la guerre par maffias interposées pour la régence mondiale... Du coeur de l'Afrique noire et ses magies mortelles après la chute de Mobutu... Dans la folie des nuits moscovites, au sein du terrifiant royaume d'un nouveau Keyzer Söze bâti sur les ruines de l'ex URSS... En six récits exemplaires, autant de peintures d'une humanité en quête d'elle-même, six voyages âpres, violents mais ô combien touchants, Aztechs nous parle d'aujourd'hui et des demains possibles, de nous, de ce que nous sommes et ce que nous deviendrons.



  • « - Il parlera de quoi, ton récit ?
    - De la Russie d'aujourd'hui. »
    Moscou, hiver 2011-2012. À la veille des élections présidentielles de mars, auxquelles Vladimir Poutine est donné vainqueur d'avance, l'opposition dénonce des votes systématiquement falsifiés. Les Moscovites descendent dans la rue, formant les plus grandes manifestations d'opposition jamais vues en Russie postsoviétique.
    Dans Qu'est-ce que vous voulez ?, Roman Sentchine décrit l'atmosphère de cette période en donnant la parole à sa fille, Dacha, âgée de 14 ans. Entre son appartement minuscule, ses cours de musique, les méandres d'Internet et une Moscou surpeuplée et effrayante, Dacha est témoin de l'insatisfaction de ses parents, qui participent à la contestation sans vraiment croire au renouveau. L'adolescente cherche des raisons d'espérer, mais les adultes autour d'elle ne font rien pour dissiper l'ennui et le pesant sentiment d'attente.
    En mettant en scène sa propre famille, Sentchine livre les détails de sa vie quotidienne, jusqu'au contenu de son réfrigérateur. Fin observateur des êtres et des choses, il insuffle à son roman une tonalité hyperréaliste qui fait éprouver la pulsation même de la vie. Évoquant aussi bien les opposants Navalny et Nemtsov que les Pussy Riot, il réfléchit à son propre rôle d'écrivain dans les périodes de bouleversements sociaux et politiques.
    « Qu'est-ce que vous voulez ? », c'est bien sûr la question que Dacha adresse à ses parents, mais aussi à tous les adultes - et à travers elle, c'est la question que pose l'écrivain Sentchine à la société russe.

  • Consultante en design de réputation internationale, fille dun ponte de la sécurité américaine présumé mort le 11 septembre 2001, Cayce Pollard se voit confier une mission très spéciale : trouver le créateur de mystérieux clips vidéo diffusés sur le net. Le courant culturel underground quil génère dans le monde entier intéresse son nouvel employeur bien plus que largent.


  • Éditorial

    Synode sur l'Amazonie : un modèle pour l'Église - François Euvé


    International

    Turquie : les ressorts de la crise - Dorothée Schmid
    Les nouvelles routes de la soie - Jean-Pierre Cabestan


    Société

    La virilité en partage - Mariette Darrigrand
    L'homme est-il le seul animal moral ? - Entretien avec Alain Prochiantz
    Le visage de l'animal - Laurence Devillairs


    Religion

    La fécondité dans la Bible - Marion Muller-Colard
    Les rivalités entre Moscou et Constantinople - Céline Marangé


    Culture

    Un peintre jésuite à la cour de Chine - Hsiyun Ho

    Sans oublier les chroniques, expos, films, livres...

  • « Leonid Tsypkin est sans conteste l'écrivain juif le plus important et le plus mésestimé du XXème siècle, un dissident qui a été confronté à l'antisémitisme tout au long de sa vie. Contraint d'envoyer clandestinement son travail hors de la Russie soviétique, il n'aura eu qu'un succès que posthume. C'est dans les années 90 que Susan Sontag a découvert Un été à Baden-Baden, qu'elle a défendu avec force. Mais ce n'est qu'en 2002 que Tsypkin s'est réellement imposé sur la scène littéraire américaine avec la publication du Pont sur la Neroch, un recueil qui inclue deux novellas et quelques nouvelles, témoignant toutes d'un génie éclatant. Par son mélange d'ingénuité et d'expérimentation, l'écriture de Tsypkin irradie. Ce qu'il construit s'apparente à des flux de consciences, chaotiques et tumultueux, au sein desquels présent, passé et futur, rêves, réalité et souvenirs se trouvent sublimement juxtaposés. » Joseph Winckler« L'histoire que Tsypkin fait vivre à ses narrateurs s'apparente à une corde raide arpentée chaque jour, à chaque instant, qu'il s'agisse du monde intérieur ou extérieur. » Jamey Gambrell, traducteur de l'édition amériaine du Pont sur la Neroch Traduit du russe par Macha Zonina ISBN : 978-2-267-02968-0 Illustration de couverture : © Alexandra Zonina

  • Nommé directeur artistique du Théâtre de la Taganka à Moscou en 1964, louri Lioubimov est l'un des metteurs en scène les plus significatifs des décennies 60-70. L'histoire de la Taganka constitue alors à la fois un moment capital de l'histoire du théâtre et de la société russes et soviétiques, et un cas représentatif du théâtre de résistance dans les pays communistes. La distance est aujourd'hui propice pour y revenir : ni trop près, ni trop loin encore de ce théâtre « effervescent » qui, au début des années 90, après les transformations à l'Est, perdit sa raison d'être, malgré le retour de son directeur, destitué et exilé en 1984. Les traces sont nombreuses et les témoins vivants, ce qui permet l'enquête avant l'analyse. L'enthousiasme s'est apaisé, mais la formidable aventure théâtrale n'a pas sombré dans l'oubli ni dans les querelles intestines qui, en 1992, ont abouti à la division de la troupe en deux. La scène poétique et politique de Lioubimov permet d'aborder des problèmes esthétiques spécifiques : celui d'un théâtre « sans pièces », montage de textes en prose, classique ou contemporaine, celui de la mise en scène « métaphorique ». Mais dans la mesure où sa pratique est déterminée par les rapports entretenus avec le pouvoir, l'idéologie, les instances de censure, la dissidence, et surtout par la relation essentielle, vitale, que la Taganka tisse avec son public, les questions artistiques se doublent toujours de questions touchant au fonctionne­ment de la société et à l'organisation politique. En URSS, la Taganka a été au coeur d'une problématique de la mémoire. L'oeuvre que louri Lioubimov a réalisée à la Taganka de 1964 à 1984, en rassemblant autour de lui une pléiade de grands écrivains et compositeurs, le scénographe David Boroski et une troupe unique où jouait le chanteur-poète Vladimir Vyssotski, a représenté un espace de liberté authentique dans le contexte de la stagnation brejnévienne. Elle peut aussi constituer un instrument de réflexion pour la scène d'aujourd'hui.

  • S'il existe un Eldorado des idées reçues, c'est bien la Russie ! Vue de France, et plus globalement d'Occident, son image tour à tour magnifiée ou caricaturée se focalise
    alternativement sur le Bien ou le Mal... mais toujours dans une belle unanimité.
    De George Turberville qui en 1568 écrit : « en peu de mots, le pays est trop froid et les gens sont bestiaux », à l'équation sommaire « Poutine = Staline », la Russie de Catherine II fut louée par Voltaire, celle de Staline chantée par Aragon, et la gorbimania submergea un Occident qui ne pardonnera jamais à Eltsine d'avoir mis fin au rêve d'un « socialisme à visage humain ». Ces visions manichéennes de la Russie traversent les siècles sans prendre une ride, s'accordant bien à cet autre poncif d'une « Russie éternelle ».
    Analysant une quinzaine d'idées reçues sur la société, l'économie ou les relations internationales de la Russie contemporaine, Pascal Marchand nous permet, grâce à
    une réflexion approfondie et nuancée, de mieux comprendre ce « rébus enveloppé d'un mystère au sein d'une énigme » (Churchill).

  • 22 juin 1941. Violant le pacte de non-agression conclu le 23 août 1939, l'Allemagne nazie envahit l'URSS. S'ouvre alors une guerre aussi colossale qu'inexpiable, qui fauchera plus de trente millions de personnes, soit la moitié des pertes causées par la Deuxième Guerre mondiale.

    S'appuyant sur une ample documentation russe, allemande, anglo-saxonne, et s'affranchissant de plusieurs idées reçues, cette vaste fresque nous entraîne de « Barbarossa » à Moscou, de Stalingrad à Koursk, de la reconquête soviétique à la chute de Budapest et de Berlin, nous plongeant au coeur des opérations et des doctrines militaires dont elles procèdent.
    L'auteur déchiffre les calculs de Hitler et de Staline, mais fait aussi une large part aux péripéties diplomatiques, à la dimension économique de l'affrontement, au déchaînement de violence qu'il génère, notamment la « Shoah par balles » qui se traduira par l'assassinat de plus d'un million trois cent mille juifs soviétiques par les nazis. Sans oublier le vécu des obscurs et des sans-grades, « matériel humain » d'une guerre totale et absolue.

    « Ce que le lecteur retiendra, c'est la remarquable objectivité avec laquelle Nicolas Bernard traite les questions les plus délicates posées par cet affrontement titanesque entre deux tyrans, deux idéologies mortifères et deux peuples engagés malgré eux dans une guerre d'extermination. Même si certaines archives restent fermées à la recherche, il faudra sans doute bien des années avant qu'une oeuvre aussi magistrale puisse être considérée comme dépassée. » François Kersaudy

  • L'ostalgie - la nostalgie de l'Est - est une mode qui connut un succès certain en ex-Allemagne de l'Est après la chute du mur de Berlin. La Trabant devint un objet culte, on collectionna les insignes et les képis de l'Armée rouge. À Moscou, à peu près à la même époque, des retraités manifestaient sur la place Rouge en brandissant des portraits de Staline.
    Car le totalitarisme avait ses avantages : on vivait dans la pénurie et sous contrôle policier, mais l'économie de marché n'existait pas, les loyers étaient insignifiants, la convivialité primait sur la course à l'argent. Le communisme avait été un enfer indiscutable, mais pavé des plus formidables intentions. D'où son pouvoir de fascination, même au-delà de sa mort.
    Entre la fin du mois d'octobre 1976 et le mois de février 1977, alors qu'il est correspondant à Paris pour le quotidien de Montréal La Presse, Louis-Bernard Robitaille fait la découverte de cet animal historique bizarre au cours de quatre voyages successifs à Berlin-Est, à Prague, à Varsovie, puis à Moscou et Tbilissi. Moscou ressemble à s'y méprendre au 1984 de George Orwell, mais la Pologne vit déjà en liberté conditionnelle : le système paraît indestructible, cependant les fissures sont déjà visibles. Au fil de ses rencontres, Robitaille cherche à comprendre de quelle manière le commun des mortels survit au totalitarisme : dans un mélange de résignation, de cynisme et de débrouillardise.
    Né à Montréal, Louis-Bernard Robitaille vit à Paris depuis une quarantaine d'années, où il a été correspondant pour La Presse et L'Actualité. Après le succès de Ces impossibles Français (Denoël, 2010), il a publié Les Parisiens sont pires que vous ne le croyez (Denoël, 2014). Il est l'auteur de six romans, dont Dernier voyage à Buenos Aires et La Péninsule (Notabilia/Noir sur Blanc, 2013 et 2015).

  • Au début du xxe siècle, les Français de Moscou constituent une colonie riche, dynamique et bien intégrée. Industriels et gros négociants participent à la modernisation de la Russie, encouragés par l'alliance franco-russe de 1893-1894. Au coeur de la ville, l'îlot paroissial de l'église Saint-Louis-des-Français, avec ses écoles et son asile pour vieillards, animés par les religieuses de Saint-Joseph de Chambéry, est « un délicieux coin de terre française », écrit le journaliste E. Berr en 1891.
    Mais la crise révolutionnaire de 1905 et la Première Guerre mondiale fragilisent la colonie française. Le pays marche vers la Révolution de 1917. L'assaut du Télégraphe voisin de la paroisse en octobre 1917, puis les spoliations, la famine, les grèves et les réformes, enfin les arrestations de la « Terreur rouge » de 1918, accélèrent l'exode des Français.
    Grâce à des sources inédites religieuses, l'auteur nous fait vivre avec passion le nouveau drame de la colonie française de Moscou, cent ans après la tragédie napoléonienne de 1812.

    Agrégée et docteur en histoire, Sophie Hasquenoph est maître de conférences à l'Université de Lille-III. Spécialiste d'histoire religieuse et russe, elle a notamment publié Les Français de Moscou en 1812 (Éditions du Rocher, 2012).

  • La Russie est-elle européenne ?
    À la tête d'un véritable État continent s'étendant en Europe et en Asie depuis le XVIe siècle, les tsars de Russie puis les leaders soviétiques n'ont cessé de s'interroger sur l'identité de leur pays et de se heurter à la q

  • Au pays de l'absurde, il est du dernier chic qu'un pingouin assiste aux enterrements. Victor, de retour chez lui, ne saurait s'étonner de rien, surtout après un séjour en Antarctique... Acteur d'aventures tragicomiques pas aussi invraisemblables qu'elles ne le paraissent, il traverse, un peu hébété, une société complètement déboussolée qu'il observe de son nouveau job de conseiller en communication d'un futur député, sans pour autant oublier son pingouin préféré. Un jour à Kiev, le lendemain à Moscou, le jour suivant en Tchétchénie... Bon voyage, Victor !

  • Alors qu'il mène l'enquête sur le meurtre d'un journaliste à Moscou, Drongo, ancien agent du KGB, doit venir en aide à une autre journaliste, poursuivie par les autorités après avoir surpris une conversation suspecte au Parlement. Des investigations croisées au coeur du pouvoir russe et de ses politiciens sans scrupules, sur fond de tensions ethniques.

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