• C'est de ces cultures nourricières qu'avaient jailli la jalousie, la rancoeur, la malveillance et l'intolérance. À l'instar des hommes, elles s'étaient lentement desséchées, craquelées, pour devenir arides et infécondes. C'étaient ces terres brûlées qui avaient fini par dévorer les coeurs et les âmes. Le commissariat de Nancy subit une inspection générale. Andreani et son partenaire Couturier héritent du dossier Rémi Fournier, simple en apparence : retrouvé asphyxié, l'homme aurait succombé à une crise cardiaque lors de l'incendie de son pavillon. Les plus hautes instances policières les somment de clore cette affaire, et vite. Mais pour quelles raisons ? L'instinct d'Adreani le pousse une nouvelle fois à mener sa propre enquête. Commence alors un voyage dans le temps où il devra fouiller dans les souvenirs purulents laissés par les deux guerres mondiales, notamment en Moselle. Manipulation, délation, nationalisme et antisémitisme : Andreani et Couturier pourraient bien faire face à l'enquête la plus complexe de leur carrière. Après Un travail à finir, qui avait comme cadre la guerre d'Algérie, le duo, qui se dissimule, derrière le pseudonyme Eric Todenne continue de se pencher sur les liens et l'impact que peut avoir l'histoire collective sur les destins personnels.

    Après Un travail à finir (2018), Terres brûlées est le deuxième roman d'Eric Todenne. Ce pseudonyme réunit fois deux auteurs au talent prometteur et signe l'acte de naissance d'une équipe d'enquêteurs délectable, constituée de personnalités hors du commun usant parfois de moyens expéditifs... et des plus sophistiqués.

  • Toute la vie de saint Charles de Foucauld, en 168 vignettes illustrées pour les enfants.

  • L'enfant du siècle se souvient, ce ne sont pas seulement les souvenirs d'un homme de 98 ans servi par une belle mémoire, son attachement très fort au territoire des Vosges et la sauvegarde d'une abondante correspondance. C'est le témoignage d'un homme d'exception issu de cette France rurale, au lendemain de la Première Guerre mondiale, jusqu'au monde d'aujourd'hui. Un récit passionnant, nous faisant traverser des époques si différentes. L'amour y tient une place centrale : l'amour pour son épouse, pour ses élèves, pour son pays, assorti d'une grande passion pour les arts. Les descriptions des personnages, des situations, des paysages sont un bonheur à parcourir et nous plongent comme les dictées de notre enfance dans un monde passionnant. C'est un livre plein d'émotions et d'enseignements où l'enfance, la guerre, les chantiers de jeunesse, la résistance, la déportation à Auschwitz puis les Trente Glorieuses et les révolutions technologiques nous amènent à une réflexion moderne sur l'avenir de notre société, la politique, et à cet appel : « Alors courage, Réinventez l'histoire ! »

  • Un pêcheur sur la Moselle, tourmenté par des désirs d'indépendance et de découvertes, abandonne sa terre natale pour s'embarquer sur un navire qui fait le trafic entre la Lorraine et la Flandre. Il y perdra sa fiancée qui meurt suite à son départ et sera entraîné dans une vie de nomade loin des paysages lorrains familiers. Terres lorraines s'inscrit dans le courant régionaliste, il y décrit en détail les paysages lorrains, le monde rural, la vie des humbles et des miséreux. Le livre fut couronné par le prix Goncourt en 1907, conjointement avec un recueil de nouvelles de Moselly, Jean des Brebis ou le livre de la misère, paru en 1904.

  • La Lorraine est une terre de passage. Les routes qui la sillonnent du nord au sud et d'est en ouest nous enseignent l'histoire. La Moselle est particulièrement intéressante par sa variété toponymique. Du Saulnois au Bitcherland, le voyageur s'aperçoit qu'il traverse une frontière linguistique. De Château-Salins, au nom d'origine romane, on arrive à Morhange, à la finale caractéristique des villages de la zone de transition (suffixe -ange, issu du germanique -ingen) pour aller vers Sarreguemines, terme purement germanique qui indique que nous sommes « au confluent de la Sarre (et de la Blies) ». Mais tous les noms de lieux, villages, lieux-dits, montagnes, rivières et étangs ne sont pas aussi aisés à interpréter. Ce livre tente donc de leur donner un sens et cherche des réponses à partir des attestations anciennes en proposant le plus souvent différentes hypothèses.
    Au-delà de la recherche étymologique, l'ouvrage se présente aussi comme une promenade passionnante au milieu des hommes qui ont nommé ces lieux à différentes époques à travers leurs activités, leurs croyances, les paysages, les coutumes. La deuxième partie aborde un aspect historique que la toponymie met en lumière : les différentes époques de peuplement avec leurs habitudes de langage, de l'antiquité à l'époque moderne. C'est tout un pan particulièrement fragile du patrimoine lorrain (et mosellan) que ce livre met en valeur, en espérant apporter aux habitants comme aux touristes une meilleure connaissance de ce patrimoine omniprésent et pourtant si méconnu.
    Michèle BENOIT, docteur en langue et littérature française, a publié plusieurs ouvrages sur l'histoire de la Lorraine et de la Bretagne et, en collaboration avec Cl. Michel, des ouvrages de dialectologie et de toponymie.
    Claude MICHEL, docteur en linguistique, dialectologue, chercheur à l'Institut Pierre Gardette a écrit de nombreux ouvrages et articles abordant la dialectologie, les régionalismes du français et la toponymie, à propos de la Lorraine et du franco-provençal.

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