• Quelle que soit notre vie, un imprévu peut la bouleverser à tout jamais. Pour Gabriele Santoro, professeur de piano, cet imprévu s'appelle Ciro, un garçon de dix ans qui surgit un jour de derrière son canapé. Comment est-il entré? Pourquoi se cache-t-il dans son appartement? Malgré lui, qui a délibérément choisi une solitude dans laquelle musique et poésie occupent une place privilégiée, il est très vite appelé à jouer un rôle de protecteur. Plus même, de père. Et ce rôle comporte des dangers certains, surtout dans cette partie malfamée de Naples où il vit depuis qu'il a quitté les beaux quartiers. Sans parler du danger qui accompagne la difficile remise en question de soi-même et des choix opérés dans son existence.

  • Naples et la Campanie sont dominées par la criminalité organisée - la camorra - sur fond de guerre entre clans rivaux et de trafics en tout genre : contrefaçon, armes, drogues et déchets toxiques. C'est ainsi que le Système, comme le désignent ses affiliés, accroît ses profits, conforte sa toute-puissance et se pose en avant-garde criminelle de l'économie mondialisée. Roberto Saviano, au péril de sa vie, a choisi l'écriture pour mener son combat contre la camorra. Il met au jour les structures économiques et territoriales de cette mafia surpuissante.

  • Montedidio

    Erri De Luca

    «Chacun de nous vit avec un ange, c'est ce qu'il dit, et les anges ne voyagent pas, si tu pars, tu le perds, tu dois en rencontrer un autre. Celui qu'il trouve à Naples est un ange lent, il ne vole pas, il va à pied : "Tu ne peux pas t'en aller à Jérusalem", lui dit-il aussitôt. Et que dois-je attendre, demande Rafaniello. "Cher Rav Daniel, lui répond l'ange qui connaît son vrai nom, tu iras à Jérusalem avec tes ailes. Moi je vais à pied même si je suis un ange et toi tu iras jusqu'au mur occidental de la ville sainte avec une paire d'ailes fortes, comme celles du vautour." Et qui me les donnera, insiste Rafaniello. "Tu les as déjà, lui dit celui-ci, elles sont dans l'étui de ta bosse." Rafaniello est triste de ne pas partir, heureux de sa bosse jusqu'ici un sac d'os et de pommes de terre sur le dos, impossible à décharger : ce sont des ailes, ce sont des ailes, me raconte-t-il en baissant de plus en plus la voix et les taches de rousseur remuent autour de ses yeux verts fixés en haut sur la grande fenêtre.»

  • CHASSELAS (n. m.) : cépage blanc surtout apprécié comme raisin de table. Le chasselas de Moissac, qui bénéficie de l'Appellation d'Origine Contrôlée, est le plus réputé. Il est produit dans le Bas Quercy, à hauteur de 7 000 tonnes par an pour un chiffre d'affaires à la revente estimé à 45 millions d'euros.

    COCAÏNE (n. f.) : alcaloïde dérivé de la coca. Parfois utilisée en médecine. Surtout prisée sous forme de poudre blanche aux effets excitants. Les principaux pays producteurs (Colombie, Venezuela et Bolivie) en fournissent 900 tonnes par an pour un chiffre d'affaires à la revente estimé à 250 milliards d'euros.

    MONDIALISATION (n. f.) : propagation de phénomènes au monde entier. Interdépendance croissante des hommes, de leurs systèmes politiques et économiques, et de leurs activités à l'échelle de la planète.

  • «Maintenant l'autobus s'ébranle, la vitre tremble et je frissonne de froid. Je vois encore ton lourd manteau, ton sac, mais pas tes yeux. Je ne sais plus si tu regardes vers moi. Il ne te fut pas permis de reconnaître ton fils vieilli, tu n'as vu qu'un homme qui te regardait à travers une vitre.» Dans ce récit d'une enfance napolitaine, la mémoire n'est pas une consolation mais un drame : une lumière blanche et compacte semble baigner la ville, soudain dénudée, loin de sa fièvre baroque. L'image des êtres perdus - la mère, à qui s'adresse chacune de ces pages, le père, un ami mort... - se juxtapose au deuil et à l'oubli, qu'elle ne compense pas. Voilà pourquoi Pas ici, pas maintenant n'est pas une évocation nostalgique, mais un livre abrupt et fier, que rythment de subtils dérèglements comme autant d'initiations : le bégaiement du narrateur, les lapsus, un pas qui achoppe, des jouets qu'on brise. Et toujours, entre le monde et l'enfant, une vitre, les gestes tendres et lointains d'une mère.

  • Graziella

    Alphonse de Lamartine

    Graziella, lumineuse apparition au beau milieu d'une nuit de tempête... Le jeune Lamartine ne lui résistera pas. Il a dix-huit ans et découvre l'Italie ; elle est la fille d'un pêcheur de l'île de Procida. Premiers frissons d'amour, serments volés parmi les vignes et les jardins fleuris d'Italie.
    Mais le drame couve. Les promesses d'éternité et d'absolu n'effacent pas le poids des conventions.
    Bien des années plus tard, le poète se souvient, images obsédantes et cruelles de la déchirure d'un amour pur.


    Couverture : Graziella, Jules Joseph Lefebvre (1834-1912) © The Metropolitan Museum of Art, Dist. RMN-Grand Palais/ image of the MMA

  • Un jeune peintre sicilien, Antonello, part à dos de mulet pour aller chercher jusqu'à Bruges un secret bien gardé, celui de la peinture à l'huile, découvert par Van Eyck. Un pari fou qu'il gagnera. Antonello de Messine rapportera en Italie la formule du nouveau solvant, après trois années de péripéties dramatiques, drôles et amoureuses.
    De Florence à Rome, de Naples en Flandre, de Milan à la cour de François 1er, nous suivons le prodigieux théâtre ambulant des génies de la Renaissance. Ces acteurs qui se donnent la réplique avec passion, qui vivent leur art et leur foi jusqu'à en mourir, aiment et haïssent, se nomment Léonard de Vinci, Michel Ange, Botticelli, Savonarole, les Médicis, Raphaël, Machiavel, Lucrèce et César Borgia... Encore faut-il ajouter à cette distribution fabuleuse les papes, les princes, les condottieri qui accompagnent du fracas de leurs armes la plus magnifique éclosion de chefs-d'oeuvre de l'histoire.
    C'est le temps où Léonard, entre deux inventions de machines volantes, écoute parler Mona Lisa dont il peint le visage mystérieux. Ce panneau de peuplier qu'il apportera dix ans plus tard à Amboise dans ses bagages deviendra la mythique "Joconde".
    Ceux qui ont aimé Les Dames du faubourg et Les Violons du Roi retrouveront, dans le roman de ce siècle magique, l'art simple et direct de Jean Diwo et le plaisir d'apprendre l'histoire à travers la vie quotidienne de ceux qui l'ont faite.

    Couverture : Le Jardin d'amour, Francesco del Cossa. Palais Schifanoia, Ferrare.
    © Flammarion, 1992

  • Description du livre Rome, Florence ou Turin Le créateur de la célèbre méthode Assimil a conçu pour vous le compagnon moderne et indispensable de votre week-end ou séjour en Italie.

    °Initiation à la langue : 21 leçons d´italien °Les phrases et l

  • Une texture vivante qui entraîne le lecteur dans un tourbillon incroyablement dynamique et énergique où tout communique, les vivants et les morts, le présent avec le passé, la farce populaire d'un acteur comme Totò et le sublime des madrigaux du prince Carlo Gesualdo.0500La Naples de ce Dictionnaire amoureux est la Naples que Jean-Noël Schifano a vue et vécue au quotidien, de l´intérieur, au fil des années voluptueuses, douces et violentes, traversées par les tremblements de terre et les guerres des clans camorristes. Au milieu d´une débauche de couleurs, de cris, de saveurs, il dénonce ici, en amoureux sans détour, les clichés, les préjugés et les contrevérités ou trucages historiques les plus tenaces... Mais surtout, à partir de son expérience initime, sensuelle et culturelle, il révèle, avec science et passion, le génie de la vie napolitaine, d´une civilisation unique en Europe. Son rapport à Naples passe d´abord par une gourmandise insatiable pour tous les dons qui se déversent, beautés, nourritures charnelles et spirituelles, merveilles évidentes et bizarreries apparentes, de l´immense corne d´abondance trois fois millénaire qu´est cette Ville singulière, et plus que jamais, pour tout amant de la vie, capitale.DepuisChroniques napolitaines(1984), jusqu´àSous le soleil de Naples(2004), tous les livres de Jean-Noël Schifano portent la marque de son inépuisable et contagieuse passion napolitaine. Ecrivain de Naples, il est aussi le seul Français citoyen d´honneur de cette Ville tant aimée, et qui le lui rend bien.0300Dictionnaire amoureuxest la Naples que Jean-Noël Schifano a vue et vécue au quotidien, de l´intérieur, au fil des années voluptueuses, douces et violentes, traversées par les tremblements de terre et les guerres des clans camorristes. Au milieu d´une débauche de couleurs, de cris, de saveurs, il dénonce ici, en amoureux sans détour, les clichés, les préjugés et les contrevérités ou trucages historiques les plus tenaces... Mais surtout, à partir de son expérience initime, sensuelle et culturelle, il révèle, avec science et passion, le génie de la vie napolitaine, d´une civilisation unique en Europe. Son rapport à Naples passe d´abord par une gourmandise insatiable pour tous les dons qui se déversent - beautés, nourritures charnelles et spirituelles, merveilles évidentes et bizarreries apparentes - de l´immense corne d´abondance trois fois millénaire qu´est cette Ville singulière, et plus que jamais, pour tout amant de la vie, capitale.0300Dictionnaire amoureuxest la Naples qu´il a vécue au quotidien, au fil d´années violentes traversées par un tremblements de terre, les guerres de clans camorristes. A partir de son expérience intime, sensuelle et culturelle, il célèbre le " génie " d´une forme de vie napolitaine, d´une " civilisation " unique en Europe. Son rapport à Naples passe par une gourmandise insatiable pour toutes les nourritures, beautés, merveilles et bizarreries, de cette immense corne d´abondance qu´est l´ancienne capitale du Royaume des Deux Siciles. N'importe quelle entrée duDictionnaireouvre sur une débauche de couleurs, de cris, de saveurs, et vous êtes dans une Naples baroque, de ce " baroque existentiel ", qui se retrouve et circule partout, de la sfogliatella, " blond coquillage chaud " dégusté le matin à la pénombre des hypogées, aux volutes d´or des monastères et aux voix d´anges du San Carlo.
    Dans la perspective réaliste qu´il imprime à ceDictionnaire amoureux, Schifano qu´on dit volontiers, là-bas, " fils du Vésuve " n´en reste pas moins romancier et mythologue. Romancier captant et restituant, au plus près de la vie, les détails, les gestes, les présences qui remplissent chaque page de personnages à la fois réels et fabuleux, à l´instar de ceux qui peuplent les crèches. Et mythologue parce qu´à Naples, terre de Parthénope et d´Ulysse, d´Enée et de saint Janvier, et de Pulcinella, les histoires vraies trouvent leur éclairage le plus profond dans le mythe, tout renvoyant à un ensemble de signes, de connivences, de passages, qui fonde le sentiment d´être ou de ne pas être, physiquement,

  • ""Vois Naples et puis meurs "" (""Vedi Napoli e poi muori""). Pourquoi existe-t-il un lien aussi étroit entre la splendeur des paysages, celle des richesses artistiques et des ruines, voire la mort, à Naples? Éclat de la chapelle ""Sansevero"", voix divines des castrats au théâtre San Carlo, magie de Pompéi dévoilée, les Lumières éblouissent le ciel du XVIIIe siècle napolitain et pourtant le fonds baroque de la ville, enfermé dans la pierre volcanique, demeure toujours là, merveilleux dans son obscurité.
    Luca Salza est maître de conférences en études italiennes à l'Université Charles-de-Gaulle Lille 3. Ses travaux portent sur l'histoire des idées en Italie. Il est l'auteur de Métamorphose de la Physis. Giordano Bruno, Vrin-La Città del Sole, 2005. Il a édité en 2007 le numéro de la revue « Europe » consacré à Giordano Bruno et à Galilée. Il est rédacteur de différentes revues européennes de philosophie dont « L'Art du Comprendre » et « Outis ! ».

  • Un jour, on entre en Étrange pays, un pays où les jours sont hantés par les nuits - nuits de bloc opératoire, nuits où l'on taille dans la chair, ampute le corps, où l'on transpire la peur. Un jour, on entre en Étrange pays et tout se met à trembler.
    Alors on prend refuge dans une lumière, un sourire, un insecte qui déplie ses pattes, une bogue de châtaigne posée sur la table. Dans l'Étrange pays, l'ombre irradie au coeur de la lumière, la mort palpite dans la vie. On réapprend le souffle du vent, la caresse de la lumière sur les herbes, l'infinie tendresse.
    Un jour, on entre en Étrange pays et l'on marche, funambule, sur une frontière fragile, on marche dans les campagnes et dans les villes étrangères pour s'assurer : le monde est là, mon coeur.

  • Naples, juillet 1647. Le petit peuple est écrasé par les impôts que lui impose la Couronne d'Espagne et les prévarications des nobles et des spéculateurs. Lorsque le vice-roi décrète une nouvelle taxe sur les fruits et la farine, c'est l'explosion.

    Un jeune poissonnier miséreux, Tommaso Aniello, dit Masaniello, se propulse alors, en dix jours d'une révolution populaire violente et radicale, à la tête du peuple en armes, qui va réduire à sa merci le gouvernement de la deuxième ville d'Europe. Mais parvenu brutalement au faîte d'une puissance absolue, il bascule soudain dans une démence tyrannique ; il est massacré par les siens et la ville bientôt soumise à la canonnade...

  • Comment exercer son métier de reine ? Comment résister à la routine des divertissements utiles et des obligations de son sexe ? Comment surtout s'inventer un rôle politique lorsqu'on est née Marie-Caroline de Habsbourg-Lorraine et qu'on se trouve « exilée » à la cour de Naples, au coeur des tumultes de l'Italie des Lumières ? De 1781 à 1785, la reine de Naples s'est attachée à l'exercice quotidien de ses « écritures », sans doute pour discipliner ses propres affects.
    C'est à la lecture de ce diaire qu'est convié le lecteur. Écrit dans le français parfois audacieux qui était la langue des élites européennes, ce journal d'une reine est un document historique d'une exceptionnelle richesse. Au-delà de la chronique de la vie de cour, on y assiste au surgissement d'un moi souverain qu'agite, en ces années pré-révolutionnaires, le souffle de l'histoire.
    Rassemblant des pièces dispersées, Mélanie Traversier reconstitue le journal de Marie-Caroline de Naples, présenté ici pour la première fois dans son intégralité. L'édition annotée comporte en effet la retranscription d'un manuscrit que l'on croyait perdu : le récit du voyage de la reine en Italie du Nord de mai à septembre 1785, sorte de tournée d'inspection des expériences politiques du réformisme des Lumières. Elle est précédée d'un ample essai qui, à travers l'analyse de sa pratique épistolaire et de son écriture intime, éclaire la biographie d'une soeur méconnue de Marie-Antoinette.

    Mélanie Traversier est maîtresse de conférences en histoire moderne à l'Université de Lille 3 et membre de l'Institut universitaire de France. Elle est notamment l'auteure de Gouverner l'opéra. Une histoire politique de l'opéra à Naples (1767-1815), (École française de Rome, 2009) et a préfacé les Mémoires de Vittorio Alfieri (Ma Vie, Mercure de France, 2012)

  • Paru en 1820, l'Essai sur l'histoire des comtes souverains de Provence retrace, en fait, l'histoire de la Provence depuis ses origines historiques connues jusqu'à son rattachement définitif au royaume de France à la fin du XVe siècle. C'est un ouvrage capital qui n'avait jamais été réédité depuis lors, comme si les Provençaux ne s'intéressaient pas - ou plus - à leur histoire ancienne !...
    La présente réédition comblera utilement cette longue lacune et permettra certainement de mettre, à la disposition du plus grand nombre, l'histoire de la Provence - état souverain - depuis l'Antiquité, en passant par le royaume d'Arles, les comtes catalans de la maison de Barcelone, les comtes des première et seconde maisons d'Anjou et leurs extraordinaires aventures italiennes de Naples et de Sicile, ainsi qu'une biographie plus poussée du célèbre bon roi René.
    La redécouverte du passé permettant toujours de mieux comprendre et appréhender le présent, cet ouvrage sera apprécié par les Provençaux curieux de « leur » histoire « régionale ».
    Joseph-Amédée-Xavier de Boisson de La Salle (1755-1823), né à Aix-en-Provence, conseiller au Parlement de Provence sous l'Ancien régime, historien de la Provence.

  • Giuseppe Lojacono ne pouvait pas espérer de plus belle mise au placard. Sa mutation à Pizzofalcone a tout d'une pénitence. Il y rejoint une équipe nouvellement constituée d'outsiders des autres commissariats de Naples. Et à leurs côtés, il va pouvoir exercer ses talents en toute liberté : le commissaire Palma lui fait une entière confiance et il a le soutien - et peut-être plus... - de la belle magistrate Laura Pires.
    Tout ce qu'il lui faut en somme pour aiguiser sa sagacité sur le meurtre de Cecilia de Santis. Une femme au coeur d'or, violemment tuée d'un coup de boule à neige. Elle qui collectionnait avec passion ces objets au kitsch désuet n'imaginait pas voir si tôt le dernier flocon se déposer au fond de l'eau calme de sa vie de femme trompée...

  • Vent d'ouest

    Pier Lampás

    • Abrupt
    • 5 Novembre 2020

    à Marseille
    sur le chantier de requalification urbaine
    de la Place Jean Jaurès

    nous nous vengerons des siècles et nous casserons des verres

  • La papauté connaît, entre XIVe et XVIIe siècle, des évolutions remarquables qui coïncident avec l'affirmation de l'État en Europe occidentale. La recherche collective internationale dont le présent volume se veut l´écho, aspire à renouveler ce sujet historiographique déjà amplement labouré. Elle tente tout d´abord d´être un pont dressé entre les continents médiévaux et modernes, trop souvent isolés. Elle s´efforce ensuite d´enrayer une tendance traditionnelle à l´analyse distincte que l'on fait de la Curie et de l'État, de la ville de Rome, d'Avignon et des territoires placés sous la souveraineté temporelle du souverain pontife. Le thème retenu a été celui de la difficile et complexe notion de charge publique et d´office, du service du prince au service de l´État et de l´Église. Cette approche ciblée repose sur des études institutionnelles, biographiques ou prosopographiques et permet d´approfondir de manière inédite et originale nos connaissances de cette forme de pouvoir unique qu´est la papauté médiévale et de l´âge moderne.

  • Nel primo ventennio del Cinquecento, dopo la caduta della dinastia aragonese, sono poche le esperienze poetiche che riescono a cristallizzarsi in raccolte di un certo impegno, non solo prima, ma anche dopo la pubblicazione delle Rime di Sannazaro (1530). Tra gli esempi più significativi spicca l'edizione nel 1519 a Napoli, presso Sigismondo Mayr, della Gelosia del Sole di Girolamo Britonio: una ponderosa raccolta, dedicata a Vittoria Colonna, formata da 454 rime (345 sonetti, 43 canzoni, 37 madrigali, 20 sestine, delle quali ben 7 doppie, 7 ballate e 2 componimenti in terza rima).
    Il presente contributo offre un'inquadratura dell'opera in questo periodo di transizione, nonché fornisce l'edizione critica commentata della raccolta, compiuta sulla base dell'edizione princeps del 1519.
    Durant les vingt premières années du XVIe siècle, à la suite de la chute de la dynastie aragonaise, peu d'expériences poétiques parviennent à se cristalliser en un recueil d'une quelque importance, avant et également après la publication des Rime de Sannazaro (1530). La parution, en 1519 à Naples, chez Sigismondo Mayr, de la Gelosia del Sole de Girolamo Britonio est l'un des exemples les plus significatifs car il s'agit d'un recueil, dédié à Vittoria Colonna, formé de 454 poèmes (345 sonnets, 43 chansons, 37 madrigaux, 20 sextines, dont 7 doubles, 7 ballades et 2 compositions en tercets).
    La présente contribution propose un cadre de l'oeuvre dans cette période de transition et fournit l'édition critique commentée du texte, réalisée à partir de l'édition princeps de 1519.

  • Au XIIIe siècle, les pouvoirs médiévaux s´assimilent un ensemble de techniques rhétoriques élaborées au Moyen Âge central sous le nom d´ars dictaminis La cour sicilienne de l´empereur Frédéric II est, sous l´impulsion de Pierre de la Vigne, un laboratoire privilégié dans le processus de perfectionnement de cette prose politique rythmée. Alors que s´effondre la dynastie souabe, les héritiers de sa chancellerie transmettent à la postérité les textes les plus représentatifs de cette rhétorique impériale en créant une collection de dictamina : les Lettres de Pierre de la Vigne, auquel ce style emphatique et voilé d´obscurités métaphoriques sera désormais associé. Ce livre étudie une étape décisive de la formation du langage politique européen à partir de l´histoire des Lettres, envisagée dans ses différents aspects, de la création mystérieuse de la collection jusqu´à sa transformation en objet historique, en passant par l´analyse du milieu, de l´idéologie et des techniques rhétoriques des créateurs de ses textes, de leur impact et de leur interprétation contradictoire dans la société du XIIIe siècle. Il montre les procédures mises en oeuvre par les notaires ultérieurs pour exploiter ce « miroir rhétorique » et son poids dans la transformation générale du langage étatique européen au cours d´un long XIVe siècle (1270-1420), de l´Angleterre à la Bohême, de la France à l´Italie. En explorant ce continent du dictamen politique ultérieurement recouvert par la vague humaniste, on tente ainsi de progresser, sur la piste de Kantorowicz, dans la reconstitution des liens mystérieux unissant idéologie linguistique, droit et construction étatique à l´automne du Moyen Âge.

  • Étape la plus emblématique du Grand Tour que les élites européennes accomplissaient au XVIIIe siècle, le voyage en Italie ne se réduit pas à une expérience de jeunes nobles complétant leur éducation. En temps de paix comme à la faveur des guerres, des Français de tous âges ont traversé les Alpes ou pris la mer avec les buts les plus variés. Riches ou pauvres, guidés par des modèles qui canalisaient leurs attentes, ils ont contribué à transformer le visage d'une terre engagée dans le processus unitaire en inventant des capitales, comme Milan, et en parcourant les Alpes ou le Sud marqué par les restes antiques. Terre des arts, de la culture classique et du catholicisme, l'Italie des Lumières est alors devenue le «laboratoire» d'une connaissance plus systématique de la nature, des hommes et de l'organisation des sociétés. Mais tandis que l'encyclopédisme fit place au seuil du XIXe siècle à des savoirs plus spécialisés, nobles et marchands, artistes et gens de lettres renouèrent avec un regard simplificateur et stéréotypé et le voyageur du XVIIIe siècle se mua en un touriste pressé et conquérant. C'est pour mieux comprendre le passage de ces formes complexes du voyage vers le tourisme que la présente enquête s'est attachée à dépouiller les guides, récits et journaux de voyage laissés par les Français sur l'Italie entre 1750 et 1815.

  • Obsédé par la misère sociale, le malheur et l´injustice, Eduardo De Filippo réinvente ici une commedia dell´arte moderne à partir de trois journées particulières de la vie d´une famille napolitaine classique. Réunie autour du traditionnel repas dominical, un drame éclate et bouleverse les habitudes, celles qui consistent à ne pas débattre des affaires de coeur. Une des meilleures comédies du célèbre acteur, metteur en scène et auteur italien.

  • Malinconico est un homme paradoxal. Ancien militant gauchiste et commissaire de police. Faux nonchalant et vrai angoissé. C'est dans les bas-fonds de Naples qu'il promène sa trentaine mélancolique pour résoudre sa première affaire: un accident de la route qui pourrait être un assassinat. D'autant que la victime, un écrivain, a décrit dans son dernier roman une mort survenue dans de semblables circonstances. Une veuve dangereusement séduisante et un ordre de mission inattendu pour le Mexique finissent de semer le trouble dans son esprit. Et de porter le coup de grâce à son couple mal en point. Du fin fond du Yucatán, il mènera une drôle d'enquête sur les traces d'un insaisissable mafieux avant de comprendre, au bout de ce singulier voyage, où se trouve la vraie bataille.

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