• " Bernie Gunther, rusé, subversif, sardonique et extrêmement drôle
    à l'occasion, illumine ce roman dur et stoïque. "
    Lee Child
    1956. À peine remis des émotions des Pièges de l'exil, Bernie Gunther doit s'enfuir pour sauver sa peau : le marché que lui impose Erich Mielke, numéro deux de la Stasi, est inacceptable. Du cap Ferrat à Sarrebrück, sa cavale héroïque sera semée d'embuches.
    1939. Parallèlement, selon une de ces constructions virtuoses dont il a le secret, Philip Kerr nous emmène à Berchtesgaden, où Hitler est attendu pour son cinquantième anniversaire. Quand un ingénieur est assassiné sur la terrasse du Berghof, le nid d'aigle du Führer, c'est la panique : jamais au grand jamais ce sacrilège ne doit être rendu public.
    Sommé par le général Heydrich de découvrir, et dans la plus absolue discrétion, le coupable, Bernie Gunther ne dispose que d'une semaine pour réussir. Or personne ne semble disposé à l'aider : Martin Bormann règne en tyran à Berchtesgaden – du moins tant que le tyran suprême n'est pas là – et s'y livre à maints trafics lucratifs alimentés par un réseau bien organisé. Et parmi les proches de Hitler en Bavière nombreux sont ceux qui ont des choses à cacher : ils feront tout pour que l'enquête échoue. Plus Gunther approchera de la vérité, plus sa vie sera menacée.
    Philip Kerr est né en 1956 à Édimbourg. Il a étudié le droit à l'université de Birmingham et la philosophie en Allemagne. Auteur de plus de trente livres acclamés dans le monde entier, il a reçu l'Ellis Peters Historical Dagger de la Crime Writers' Association en 2009 et de nombreux autres prix. Il partage son temps entre Londres et les Cornouailles.
    Traduit de l'anglais par Jean Esch

  • Le siècle des dictateurs

    Olivier Guez

    • Perrin
    • 22 Août 2019

    Les maudits de l'histoire" Il est remarquable que la dictature soit à présent contagieuse, comme le fut jadis la liberté. "
    Paul Valéry,
    Regards sur le monde actuel Si la dictature est aussi ancienne que l'histoire, le phénomène prend un tournant majeur au sortir de la Première Guerre mondiale avec l'avènement des totalitarismes soviétique et fasciste, avant que la crise de 1929 ne favorise le triomphe du nazisme.
    Quatre générations durant, sur tous les continents, des régimes hantés par l'idéologie vont faire régner un ordre de fer, présidant aux guerres et exterminations d'un siècle barbare qui a retourné le progrès contre l'humanité.
    Cette forme absolue de l'absolutisme est orchestrée par des chefs impitoyables et cruels, tous jouant par essence un rôle prépondérant au sein d'un régime qu'ils marquent au fer rouge de leur empreinte. Leurs profils et leurs caractères sont différents, souvent opposés, mais ils communient dans une même soif de pouvoir fondée sur la banalisation de la terreur, une même défiance envers leurs semblables et le mépris le plus profond de la vie humaine et, plus largement, de toute forme de liberté.
    Pour la première fois est ici brossé le portrait des plus édifiants d'entre eux, qu'ils soient célèbres, méconnus ou oubliés ; vingt-deux portraits d'envergure où l'exhaustivité de l'enquête se conjugue avec l'art narratif des meilleurs journalistes et historiens actuels réunis à dessein par Olivier Guez qui signe une préface magistrale.

  • Les satrapes du IIIe Reich. La personnalité d'Hitler et le caractère absolu de son pouvoir conduisent le plus souvent à occulter le rôle et le poids des hommes qui ont favorisé son ascension au pouvoir et/ou ont été ses principaux lieutenants civils ou militaires dans son entreprise démoniaque. Connu et reconnu comme l'un des meilleurs spécialistes actuels de l'Allemagne, le professeur Jean-Paul Bled dresse les biographies de vingt-trois principaux d'entre eux. D'où viennent-ils ? Qui étaient-ils ? Quel a été leur rôle précis ? Quelle était la nature exacte de leur rapport avec Hitler et comment celui-ci a-t-il évolué avec le temps ? Autant de questions, parmi beaucoup d'autres, auxquelles il répond dans cet ouvrage novateur, puisant aux meilleures sources, notamment allemandes.
    En voici le sommaire :
    - Les Idiots utiles (Papen, Blomberg, Schacht)
    - Le Premier Cercle (Gring, Hess, Goebbels, Himmler, Bormann, Speer)
    - Les Civils (Rosenberg, Frick, Ribbentrop, Frank, Heydrich, Schirach)
    - Les Militaires (Keitel, Guderian, Rommel, Dnitz)
    - Les Artistes (Hoffmann, Riefenstahl)
    - Les Victimes (Roehm, Strasser)

  • Cet ouvrage retrace les phases essentielles de l'affaire Eichman, depuis la capture du criminel de guerre en Argentine jusqu'à son exécution en Israël, en 1962. Annette Wieviorka, historienne et auteure de nombreux essais consacrés à la mémoire de la déportation, analyse les conséquences retentissantes de ce procès sans précédent.
    Le 11 avril 1961, à Jérusalem, s'ouvre le procès d'un ancien dignitaire nazi : Adolf Eichmann, responsable logistique de la " Solution finale ", retrouvé l'année précédente en Argentine et enlevé par les services secrets israéliens. Au-delà d'un " Nuremberg du peuple juif ", il s'agit pour Israel de donner au monde une lecon d'histoire.
    Était-il légitime d'enlever Eichmann ? Devait-il être jugé par un tribunal israélien ? Ses droits fondamentaux furent-ils bafoués ? Quelles furent ses responsabilités réelles dans le génocide des Juifs ? Et sa vraie personnalité : haut fonctionnaire loyal, antisémite fanatique, exécutant discipliné, ou simple rouage de la " banalité du mal ", comme l'a suggéré Hannah Arendt ?
    De l'arrestation d'Eichmann, en mai 1960, jusqu'à son exécution dans la prison de Ramla, le 31 mars 1962, Annette Wieviorka retrace les phases essentielles d'un événement qui fit entrer la Shoah dans l'Histoire. Elle examine aussi les polémiques qui s'ensuivirent quant à l'appréciation des degrés de responsabilité dans la nébuleuse administrative nazie.

  • Le 23 août 1939, une délégation allemande, avec à sa tête le ministre des Affaires étrangères Joachim von Ribbentrop, se rend à Moscou. Sur place, un accord est signé avec le pouvoir soviétique. Il entrera dans l'histoire sous le nom de Pacte Ribbentrop-Molotov ou Pacte Germano-Soviétique, et sa signature sera le signal du coup d'envoi de la Seconde Guerre mondiale.
    Pendant près de deux ans, les deux régimes totalitaires vont cohabiter dans une association sanglante qui leur permettra d'étendre leur pouvoir, par la guerre et la tyrannie, sur la Pologne, les Pays Baltes, la Finlande et la Roumanie.
    À l'aube du 22 juin 1941, l'idylle prend fin avec l'invasion allemande de l'Union soviétique. Mais le Pacte aura bouleversé l'équilibre européen pour un demi-siècle jusqu'à la chute du Mur de Berlin en 1989.

    Roger Moorhouse est un historien britannique spécialisé dans l'histoire récente de l'Allemagne, de l'Holocauste et de la Seconde Guerre mondiale. Il a publié durant ces dernières années : First to fight : the Polish war 1939 (2019), The Third Reich in 100 objects (2017), Berlin at war (2010).

  • Munich

    Robert J. Harris

    • Plon
    • 8 Novembre 2018

    Septembre 1938. Hitler est prêt à déclarer la guerre. Le premier ministre du Royaume-Uni, Chamberlain, fera tout pour conserver la paix. Tout se jouera dans une ville : Munich.
    Tandis que l'avion de Chamberlain survole la manche, Hitler quitte le sud de Berlin en train. Tous deux se dirigent vers Munich.
    De leur côté, deux jeunes hommes entament le même voyage : Hugh Legat, secrétaire privé de Chamberlain, et Paul Hartmann, diplomate allemand et membre de la résistance au nazisme. Amis durant leurs études à Oxford, avant qu'Hitler n'arrive au pouvoir, ils ne se sont pas vus depuis leur dernier voyage à Munich, six ans plus tôt.
    Alors que le destin de l'Europe est en train de se jouer, leurs chemins se croisent à nouveau.
    Quand les enjeux sont si grands, qui êtes-vous prêt à trahir ? Vos amis, votre famille, votre pays, ou votre conscience ?

  • Les 63 pièces d´or de la collection du Croissant de Lune Errant ont été volées par les nazis. Après quarante ans de sommeil, à la chute du mur de Berlin, elles réapparaissent en Patagonie et la course-poursuite commence entre la Lloyd Hanséatique et les anciens agents de la Stasi. La Lloyd a un atout majeur: Juan Belmonte. Il porte un nom de torero et un lourd passé de guérillero de toutes les révolutions perdues de l´Amérique latine. La Lloyd ne lui a pas laissé le choix : partir à la recherche des pièces d´or ou perdre Véronica, son unique raison de vivre, brisée par la torture. Dans cette course au trésor vers la Patagonie, Belmonte retrouve un Chili où le poids du silence n´a pas enterré la profonde humanité des habitants du bout du monde. Luis Sepúlveda montre une fois encore qu´il est un extraordinaire raconteur d´histoires.

  • Roman autobiographique, Le Cheval rouge suit la destinée de jeunes italiens engagés dans l'armée de Mussolini, patriotes et hostiles au fascisme. Certains mourront sur le front russe ou au mont Cassin, d'autres témoigneront de la barbarie nazie et communiste, d'autres encore s'engageront dans la reconstruction politique de l'Italie d'après-guerre.

    Eugenio Corti est un écrivain et essayiste italien, né le 21 janvier 1921 à Besana et mort le 4 février 2014 dans la même ville.
    « On peut s'interroger sur les raisons de l'étonnant succès de librairie d'un livre qui ne s'accorde aucune facilité et qui a su créer, entre son auteur et ses lecteurs, un formidable courant de sympathie. Cela tient d'abord au caractère de témoignage que revêt ce roman : non seulement les personnages historiques qui le traversent, mais tous les événements historiques sont absolument et rigoureusement vrais. Mais Eugenio Corti a écrit aussi un très grand roman. Son souffle épique, la variété des registres stylistiques, la vérité et la puissance des passions emportent le lecteur dès les premières pages. Sans doute destiné à résister à l'épreuve du temps, Le Cheval rouge fait songer à Manzoni, ainsi qu'aux grands romanciers russes, à Tolstoï en particulier. » (François Livi)

  • Il est de retour

    Timur Vermes

    A Berlin, en 2011.
    Soixante-six ans après sa disparition, Hitler se réveille dans un terrain vague de Berlin. Et il n'est pas content : quoi, plus personne ne fait le salut nazi ? L'Allemagne ne rayonne plus sur l'Europe ? Tous ces Turcs qui ont pignon sur rue sont venus de leur plein gré ? Et, surtout, c'est une FEMME qui dirige le pays ?
    Il est temps d'agir. Le Führer est de retour et va remettre le pays dans le droit chemin. Et pour ça, il lui faut une tribune. Ca tombe bien, une équipe de télé, par l'odeur du bon filon alléchée, est toute prête à la lui fournir.
    La machine médiatique s'emballe et bientôt, le pays ne parle plus que de ça. Pensez-vous, cet homme ne dit pas que des âneries ! En voilà un au moins qui ne mâche pas ses mots. Et ça fait du bien, en ces temps de crise...
    Hitler est ravi qui n'en demandait pas tant. Il le sent, le pays est prêt. Reste pour lui à porter l'estocade qui lui permettra d'accomplir enfin ce qu'il n'avait pu achever...

  • - 60%

    Élu Meilleur roman policier de l'année par le New York Times
    9 février 1942. Dès son arrivée à New York, Woodrow Cain, un jeune flic du sud des États-Unis, est accueilli par les flammes qui s'échappent du paquebot Normandie, en train de sombrer dans l'Hudson. C'est au bord de ce même fleuve que va le mener sa première enquête, après la découverte d'un cadavre sur les docks, tenus par la mafia. Là, il fait la connaissance d'un écrivain public, Danziger, obsédé par les migrants qui arrivent d'une Europe à feu et à sang, ces fantômes au passé déchiré et à l'avenir incertain. Celui-ci va orienter Cain vers Germantown, le quartier allemand, où, dans l'ombre, sévissent les sympathisants nazis. Alors que le pays marche vers la guerre, la ville est en proie à une paranoïa croissante. Et les meurtres continuent...
    Au fil d'une intrigue passionnante, Dan Fesperman évoque avec un réalisme rare quelques pages aussi méconnues que fascinantes de l'histoire de New York : l'influence nazie, le sort des immigrés juifs et l'implication de la mafia dans le conflit mondial.
    " Je suis un fan de Fesperman. C'est le Albert Londres du polar. "
    François Forestier

  • La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne.
    Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le
    Blitzkrieg fut littéralement une guerre du " speed ". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Gring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques.
    Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux " Patient A ", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.

  • Qu'un peuple débonnaire ait pu devenir ce peuple de chiens enragés, voilà un sujet inépuisable de perplexité et de stupéfaction. - Vladimir Jankélévitch 1936. Les jeux Olympiques d'hiver de Garmisch-Partenkirchenservent de vitrine au Troisième Reich. Couvrant l'événement pour un grand quotidien berlinois, le chroniqueur sportif Andreas Kuppler ne se reconnaît plus dans les valeurs prônées par Hitler. Magdalena, son épouse, adhère en revanche aux thèses du Führer. À ces divergences s'ajoute la stérilité de leur union, qui pèse lourdement sur un équilibre déjà fragile. Alors que la traque aux ennemis du régime s'intensifie, le nom d'Andreas apparaît sur une liste de journalistes suspects. L'étau se resserre dangereusement sur les Kuppler.
    La Désobéissance d'Andreas Kuppler nous entraîne sur les traces d'un couple ordinaire, pris dans la tourmente de l'histoire, à une époque où les silences nourrissaient la terreur, où la propagande profitait de la peur.

  • Quand Hitler arrive au pouvoir en janvier 1933, ils sont quelque 200 journalistes occidentaux en poste à Berlin. Très peu d'entre eux seront expulsés. La plupart vont rester dans la capitale du Reich.
    Américains, Britanniques, Français, tous bons connaisseurs de l'Allemagne et souvent germanophiles, ils travaillent selon les standards démocratiques de la liberté de la presse. Mais leurs interlocuteurs quotidiens s'appellent Goering ou Goebbels. Alors qu'autour d'eux s'abattent bientôt les persécutions sur les Juifs et les opposants, ils se battent pour décrocher une confidence off the record ou la faveur d'une interview du dictateur.
    Pourquoi n'ont-ils pas alerté le monde sur la folie et la barbarie de l'hitlérisme, pourtant perceptibles dès le début ? L'anticommunisme viscéral de leurs employeurs, un air du temps qui banalise les dictatures, la sidération devant l'énormité sans précédent de ce que voient leurs yeux, et mille autres causes encore : tout se conjugue pour produire un aveuglement médiatique collectif qui ouvrira la voie, à partir de 1941, au déni planétaire de la Shoah.
    Voici, fondé sur un travail de sources considérable, la chronique passionnante de la vie quotidienne des journalistes occidentaux en poste à Berlin de 1933 à 1941. Un récit hanté de bout en bout par cette question : sommes-nous certains d'être mieux armés aujourd'hui pour rendre compte des catastrophes hors normes, pour nommer le Mal ?
    Daniel Schneidermann est journaliste, créateur et animateur de l'émission, puis du site, " Arrêt sur images ". Il est par ailleurs l'auteur de plusieurs essais, romans, et récits.

  • La chronique de l'agonie du Führer et du IIIe Reich : un texte d'une rare intensité, des photos inédites.La chronique de l'agonie du Führer et du IIIe Reich : un texte d'une rare intensité, des photos inédites. Les derniers mois de la Seconde Guerre mondiale en Europe sont les plus sanglants et les plus destructeurs de tout le conflit. Chaque jour, en moyenne, 30 000 êtres humains perdent la vie. De cette orgie de mort, Hitler est le grand responsable. Diminué par la maladie, traqué, contesté ou haï par son peuple même, réduit à vivre sous les bombes dans un trou humide, il continue néanmoins à alimenter le brasier.
    Pour comprendre ce cataclysme, Jean Lopez livre la chronique des derniers jours de la vie du Führer, de son retour à Berlin à la mi-janvier 1945 à son suicide en avril de la même année. Ce sont ses déplacements, ses proclamations, ses actes de gouvernement et de commandement militaire, sa vie quotidienne et ses humeurs qui sont racontés grâce aux témoignages de ceux qui l'entourent jusqu'à la fin : les Goebbels, bien sûr, mais aussi son chauffeur, son garde du corps, son médecin... Cette chronique est aussi celle des événements militaires, absolument indispensable tant la résistance de la Wehrmacht aux offensives des Alliés détermine directement le temps qu'il reste à vivre au Troisième Reich et à son maître. Elle est enfin politique et permet d'appréhender l'action des organisations criminelles que sont le parti nazi, la SS, la Gestapo et la Jeunesse hitlérienne comme de comprendre le poids des quatre plus puissants hommes du Troisième Reich après Hitler : Himmler, Goebbels, Bormann et Speer.
    Plus de cent photos accompagnent le récit. Elles donnent à voir la réalité de l'effondrement de l'un des régimes les plus ahurissants du XXe siècle. Texte et images répondent à la question centrale de ce livre sans équivalent : à quels desseins obéit la volonté du Führer de ne jamais capituler, de résister jusqu'à la mort, en entraînant ses 80 millions de sujets dans l'apocalypse ?

  • En 1955, un jeune étudiant en histoire arrive pour faire ses études à Copenhague, là il va se lier damitié avec un étrange professeur, peu soigné et buvant sec, spécialiste des Sagas islandaises, ce patrimoine culturel inestimable quont protégé les Islandais au long des siècles comme symbole de leur nation. Il découvre le secret du professeur, lune de ces Sagas, Le Livre du roi, dont les récits ont été à lorigine des mythes germaniques mis en scène par Wagner dans la Tétralogie, a été volée par les nazis pendant la guerre.
    Ensemble le professeur et son disciple réticent qui ne rêve que de tranquillité vont traverser lEurope à la recherche de linestimable manuscrit. Un trésor pour lequel certains sont prêts à voler et à tuer. Un trésor aussi sur lequel on peut veiller et quon peut aimer sans en connaître la valeur. Une histoire inhabituelle sur ce quon peut sacrifier et ce quon doit sacrifier pour un objet aussi symbolique quun livre.

  • - 67%

    Depuis des années, en toute discrétion, une petite unité de la gendarmerie nationale traque les criminels de guerre.
    Bosnie, Rwanda, Liberia, Syrie... La liste des conflits ayant donné lieu à des exactions contre les populations civiles ne cesse de s'allonger. Mais la trentaine de femmes et d'hommes, regroupés au sein de l'Office chargé de la lutte contre les crimes contre l'humanité (OCLCH), ne manque ni d'énergie ni de volonté pour faire aboutir les enquêtes et confondre les auteurs des pires atrocités.
    À leur tête, le colonel Éric Emeraux lève le voile, pour la première fois, sur le quotidien de ces enquêteurs confrontés à l'insoutenable. La retranscription des témoignages recueillis sur les terrains de guerre est une épreuve particulièrement redoutable. Massacres de masse, exécutions sommaires, tortures, les récits des survivants dépassent l'entendement. Mais ils sont nécessaires à la procédure pouvant mener à la mise en cause du ou des auteurs, et à leur arrestation.
    Le colonel Emeraux raconte les auditions hallucinantes de celles et ceux revenus de l'enfer. Lejla, la Bosniaque, qui verra son mari et son fils emmenés pour toujours par les milices serbes, et tant d'hommes et de femmes de son village fusillés sous ses yeux. Désirée, la Rwandaise tutsie, réfugiée dans une église avec ses enfants pour échapper aux tueurs hutu, qui les voit se faire découper à la machette avant d'être elle-même laissée pour morte dans une fosse commune. Darius et Steve, les Libériens, contraints d'assister aux séances de torture infligées par les troupes rebelles en lutte contre le pouvoir, avec ingurgitation forcée d'huile bouillante, éviscération et actes de cannibalisme. Al Ahmar, le Syrien, rescapé des geôles de Bachar Al-Assad, qui dit les coups, les plaies à vif et les chairs brûlées par des tortionnaires hilares.
    Pour chaque dossier, ce sont des heures et des heures d'enquête, de recueil d'informations, de recoupement, de planques, de filatures, pour aboutir enfin à des arrestations, parfois bien des années après ces crimes odieux. Mais peu importe. "
    Hora fugit, stat jus. " Le temps passe, mais la justice demeure - la devise de l'OCLCH.
    Profondément convaincu de la nécessité de justice face aux pires exactions, Éric Emeraux partage avec les lecteurs le combat quotidien de ses équipes, pour le droit face à la force, pour l'humanité face à la terreur.

  • Germania

    Harald Gilbers

    • Kero
    • 19 Mars 2015

    Berlin, été 1944. De jeunes femmes sont retrouvées mortes, nues et mutilées, devant des monuments aux morts de la Première Guerre mondiale. Contre toute attente, le SS-Hauptsturmführer Vogler fait appel à Richard Oppenheimer, l'ancien enquêteur star. Pourtant Oppenheimer est juif et donc officiellement interdit d'exercer...
    Tiraillé entre son quotidien misérable dans une " maison juive " et le confort que lui offre son nouveau statut, Oppenheimer est de plus en plus inquiet. Tous les indices pointent vers un assassin appartenant à l'élite nazie, si Oppenheimer échoue, son destin est scellé. Mais n'est-il pas encore plus dangereux de démasquer le coupable ?
    Pendant les derniers jours du Reich, les tensions sont à leur comble...
    Lauréat du prestigieux prix littéraire Glauser du meilleur premier roman policier en Allemagne.

  • Déjà l'air fraichit

    Florian Ferrier

    • Plon
    • 15 Octobre 2020

    Un roman puissant et glaçant sur l'exploration de la condition des femmes allemandes diplômées au coeur du système nazi et le sort des livres pendant la Seconde Guerre mondiale.
    1946. Hitler est mort, l'Allemagne plonge dans l'abîme.
    Elektra, jeune allemande, bibliothécaire-expert pour la SS, attend son jugement par les alliés. En prison, elle revit son existence, hantée par l'absence de son père, et à travers elle, la montée du nazisme, l'occupation en France et la vie parisienne tant appréciée outre Rhin...
    Dans une Europe dévastée par la guerre, Elektra tente de diriger sa vie et de s'émanciper.
    Témoin privilégié de la voracité des services de spoliation dans l'Europe entière, alors que la défaite semble inéluctable, finira t'elle par prendre conscience de la brutalité de ce monde meilleur pour lequel elle pense oeuvrer ?

  • Le premier livre français consacré à Victor Klemperer, témoin majeur du nazisme, dont il analysa la langue. Un essai précieux à l'heure de la post-vérité.

    Comment la langue façonne-t-elle l'esprit d'une époque ?

    Tout au long du règne de Hitler, Victor Klemperer étudia les graves distorsions infligées à la langue allemande par le nazisme. Les enseignants seront désormais soumis à une " révision nationale et politique " -- comme les voitures, note-t-il en 1934. On parle désormais de " système " pour désigner le régime des années de Weimar, vilipendé en tant que régime parlementaire et démocratique " enjuivé ". Quant à l'adjectif " fanatique ", il passe du registre péjoratif au registre laudatif ; le terme " libéral ", lui, devient, à l'inverse, péjoratif, avant de disparaître tout à fait au profit de " libéraliste ". Klemperer assiste en fait à une sorte d'inversion sémantique généralisée, dont il note chaque manifestation dans son Journal. Il en tirera LTI, grand livre sur la manipulation de la langue par l'idéologie.

    La langue confisquée restitue sa démarche, ce geste critique qui aide à comprendre comment on adhère à un langage, quel qu'il soit. Car, comme l'écrit Klemperer, " on désigne l'esprit d'un temps par sa langue. " Elle est un révélateur, elle ne ment jamais : c'est elle, toujours, qui dit la vérité de son temps.

    Le lecteur croisera dans ces pages d'autres écrivains, ayant vécu et travaillé à de tout autres époques, en de tout autres lieux, et ayant affectionné, comme l'auteur de LTI, la forme du journal-essai, du carnet – des écrivains ayant tous pour point commun d'avoir écrit " en noir sur la page noire de la réalité ". Et qui nous aident comme lui, à travers leurs quêtes respectives de la vérité, à faire face à notre temps, ce temps de repli identitaire et de " post-vérité ", un temps d'inquiétantes résurgences sémantiques aussi, où se voit brouillée la distinction essentielle du vrai et du faux.

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    LA PRESSE EN PARLE

    " Un éclairage saisissant à l'heure des fake news et des éructations populistes. " Marie Lemonnier,
    L'Obs

    " Dans cet essai de bout en bout passionnant, Frédéric Joly restitue dans toute son ampleur la force de cet extraordinaire geste critique de Klemperer consistant à dévoiler les subtils processus de confiscation de la langue par le nazisme. Mais la thèse qui le guidait – "In lingua veritas" – comme elle guide l'essai de Joly est tellement forte qu'on ne peut pas ne pas penser à notre époque. " Mark Hunyadi,
    Le Temps

    " L'essai de Frédéric Joly est très émouvant, dans son ton, sa scansion, son rythme. Il y a quelque chose de beau dans sa façon d'escorter Klemperer, de traverser ses livres. C'est un livre très scrupuleux dans lequel Frédéric Joly tente de citer tous ceux qui ont travaillé sur Klemperer jusqu'aux plus récents. " Jean Birnbaum, Avis critique,
    France Culture

    " Ce qui m'a beaucoup ému c'est le talent de Frédéric Joly pour décrire l'imbrication de la vie personnelle de Klemperer avec son travail analytique et avec le cours des événements de plus en plus sombres. Il réussit très bien ce travail d'écriture sensible. " Béatrice Bouniol, Avis critique,
    France Culture

    " Joly nous rappelle combien il est essentiel de tenir sa langue pour préserver sa vérité. " Laurent Lemire,
    Livres Hebdo

    " Un formidable essai consacré au travail de Klemperer et aux changements linguistiques et politiques à l'œuvre aujourd'hui. " Yann Diener,
    Charlie Hebdo

  • Hitler

    Peter Longerich

    En dépit de sa cruauté, voire de sa folie, Adolf Hitler n'était qu'un homme, avec toutes ses faiblesses et ses lâchetés, et c'est bien ce qu'il y a de plus terrifiant dans ce constat sans merci.
    Qui est l'homme derrière le Führer ?
    Chaque génération dresse un nouveau portrait d'Hitler et pose, chaque fois, l'inéluctable question de la responsabilité du peuple allemand dans la mise en place du régime nazi. Cette nouvelle biographie ne se contente pas de répéter ce qui a déjà été dit sur l'accession au pouvoir du Führer. Car, comme l'affirme Peter Longerich, " contrairement à une vision largement répandue, les recherches sur le national-socialisme ne sont pas closes, et elles sont loin de l'être ".
    /> Dans cette somme richement documentée, loin de vouloir rejeter la faute sur un système plutôt que sur un individu, Longerich revient sur l'incroyable et, selon lui, la résistible ascension de celui qu'il dépeint comme ayant été à l'origine un " moins que rien " affligé d'un profond " sous-développement émotionnel ". S'il ne nie pas le machiavélisme naturel du personnage, il dissipe toute illusion quant à ses prétendues qualités de stratège politique, et montre comment son arrivée au pouvoir, sa prise de contrôle de l'armée et jusqu'à ses décisions les plus terribles ont autant été le fruit du hasard, de l'improvisation et de son tempérament velléitaire que de calculs tactiques.

  • La suite du best-seller Les secrets du IIIe ReichAprès l'immense succès des Secrets du IIIe Reich, François Kersaudy et Yannis Kadari entraînent le lecteur dans une nouvelle plongée au coeur des arcanes du régime hitlérien. Dans un texte enlevé et accessible, tous deux revisitent certains épisodes mystérieux de ce moment d'histoire ahurissant, faisant à l'occasion de chaque récit la part de ce qui est avéré et de ce qui est purement fictif.
    Comment les nazis ont-ils préparé le programme d'euthanasie Aktion T4 ? Comment Hitler imaginait-il sa nouvelle capitale, Germania ? Comment ses fidèles envisageaient-ils de détruire les États-Unis ? Et d'où vient le mythe de leur " forteresse alpine ", où ils livreraient leur baroud d'honneur ? Quel était le but de l'opération Werwolf (" loups-garous ") ? Enfin, qu'est devenu Martin Bormann, le " Méphisto du Führer " ? Sept chapitres saisissants - dont un inédit sur le duel Hitler-Churchill - pour lever les mystères et comprendre les dessous d'un univers terrifiant.
    " À travers les affres et les rebondissements d'un régime criminel, c'est l'empreinte profonde laissée par le IIIe Reich jusqu'à nos jours que les auteurs donnent à voir en creux. "
    Le Figaro Histoire

  • Le récit inspirant d'une vie après Auschwitz !
    Après une enfance heureuse en Pologne au sein d'une famille juive, Elie Buzyn va subir l'indicible : sa déportation à 11 ans et l'assassinat des siens ; le ghetto de Lodz, Auschwitz à 15 ans, la marche de la mort, Buchenwald.
    Lorsqu'il est libéré à 16 ans, il ne parle que le Polonais, le yiddish, et l'hébreu. Comment retourner à la normale ? Après avoir frôlé la mort, connu un état de sous-nutrition extrême, la libération et le retour à la vie sont complexes. La traversée de la frontière entre deux milieux sera pour lui un temps crucial qui aura duré des décennies... Ses expériences passées continuent d'exister en lui, en un magma éruptif qui peut surgir à tout instant.
    Mais il a agi, résisté, et réappris à vivre. Le chaos libère une grande source d'énergie qui lui a permis de développer une créativité de la vie où rien ne pouvait lui paraître insurmontable. Encouragé par les voix du passé et par le soutien de leurs morts, il a tenté de reconstruire ailleurs ce qui a été brisé. Il livre le récit d'un étrange périple passant par la France, la Palestine, l'Algérie.
    Chirurgien-orthopédiste, il s'engagera auprès des laissés pour comptes et des victimes que les nazis avaient voulu torturer et éliminer : témoins de Jehova, malades psychiatriques, personnes très âgées,... parfois dans des conditions difficiles, sans infrastructures sanitaires.
    Un parcours unique et atypique, éclairé par le regard d'Etty Buzyn, son épouse, écrivain et psychanalyste. Né à Lodz (Pologne) en 1929, Élie Buzyn est l'un des rares adolescents rescapés d'Auschwitz. Devenu chirurgien-orthopédique, mari d'Etty Buzyn, il est aujourd'hui, après 50 ans de silence, un des derniers grands témoins de la Shoah. Chevalier de la Légion d'honneur et commandeur des Palmes académiques, il a notamment témoigné à l'ONU et dans les plus grandes universités. Pour que son vécu ne s'efface pas après lui, il se consacre désormais à transmettre et léguer la mémoire des victimes de la Shoah.
    Etty Buzyn est psychologue et psychanalyste, spécialisée dans la petite enfance. Elle est l'auteure de nombreux ouvrages sur la difficulté d'être parent, notamment Quand l'enfant nous délivre du passé ou Je t'aime donc je ne céderai pas ! Médiatisée, elle a animé des conférences et déjà été invitée pour des débats et des émissions sur l'enfance à la télévision.

  • Après des mois de traque à travers la jungle amazonienne, un commando israélien met la main sur Adolf Hitler. Mais cette capture suscite de délicates interrogations. Que faire de ce trophée ?
    Ce thriller envoûtant met en scène quelques thèmes tabous de notre époque. Hitler était-il juif ? Israël est-il un legs du Troisième Reich ? Peut-on laisser ce vieillard décrépit faire entendre la magie noire de sa voix ? Ce récit ensorcelant a donné lieu à une rare controverse, dont l'auteur s'explique dans une postface inédite.
    Éminente figure de la pensée occidentale, George Steiner (1929-2020) était surtout connu pour ses nombreux essais. Près de trois décennies après sa parution, la réédition du Transport de A. H. permet de redécouvrir le rare talent littéraire de ce brillant érudit qui aura marqué son siècle.

  • La danse de Martha

    Tom Saller

    Début des années 1920. La jeune Martha, issue d'une famille de musiciens excentriques, quitte sa petite ville de Pologne de l'est et son enfance paysanne. Elle veut s'inscrire au Bauhaus, l'école d'art récemment créée à Weimar, centre foisonnant de la création et de la modernité. Désir osé car les hommes dominent l'Institution. Malgré cela, l'énigmatique fondateur de l'école, Walter Gropiuslui propose d'intégrer sa troupe de danseurs. Mais, quand les nazis arrivent au pouvoir, l'école ferme ses portes. Martha rentre chez elle avec dans les bras son journal et sa fille. Lors des derniers jours de la guerre, mère et fille sont séparées. Personne ne sait ce que Martha est devenue...
    2001, New York.
    Un jeune homme arrive aux États-Unis pour suivre les enchères du journal de sa grand-mère chez Sotheby's. Le journal contient des esquisses d'artistes du célèbre mouvement Bauhaus, tels que Lyonel Feininger, Paul Klee ou encore Wassily Kandinsky. Une saga renversante au coeur du Bauhaus. Une femme courageuse et fascinante confrontée à un siècle d'hommes, de guerre et de crimes.
    « Un roman magnifique qui nous approche de l'esprit libertaire du Bauhaus - en forte opposition avec le nazisme montant. » - Westdeutsche Allgemeine Zeitung
    Tom Saller, né en 1967, a fait des études de médecine et travaille comme psychothérapeute près de Cologne. Quand il n'écrit pas, il joue du saxophone dans un groupe de jazz.
    La Danse de Martha, son premier roman, a connu un véritable succès outre Rhin.

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