• Butterface passion

    Nigel Greyman


    Le chasseur de primes Karl Gut n'est pas manchot pour draguer, mais pour retenir l'énigmatique Butterface, c'est une autre paire de manches...

    Je venais de quitter Gulch City, en quatrième vitesse, la glace au cul. Le mec de la donzelle que j'avais sautée cette nuit-là est rentré du boulot avant l'heure du laitier. Je n'ai pas attendu que la trotteuse de ma tocante fasse le tour du cadran, j'ai pris mes cliques et mes claques, pour dire plus court, je me suis cassé à toute blinde. La dernière fois, c'était à Zemy, un faubourg de Tampa. Certes je suis un champion de sauter de fenêtre, à poil, liquette, jean et santiags à la main. Mais comme j'accumule des ans au compteur, arrivera le jour où la raideur de mes articulations me jouera un sale tour de vache. C'est le sort qui attend un queutard invétéré comme moi : ce coup-ci, il a été moins une que je prenne une décharge dans le dos comme un traître à qui on règle son compte.
    Voici réunis les quatre épisodes du feuilleton qui a cartonné l'hiver dernier. Les amateurs de crudités et de beau sexe seront gâtés. La traduction de Max Obione donne du piquant à cette histoire rocambolesque very hot !

  • Un trou dans l'Ohio

    Nigel Greyman


    Karl Gut traque les criminels et les « poulettes »... La troublante Butterface lui joue un mauvais tour... Premier épisode de la série.
    Je venais de quitter Gulch City, en quatrième vitesse, la glace au cul. Le mec de la donzelle que j'avais sautée cette nuit-là est rentré du boulot avant l'heure du laitier. Je n'ai pas attendu que la trotteuse de ma tocante fasse le tour du cadran, j'ai pris mes cliques et mes claques, pour dire plus court, je me suis cassé à toute blinde. La dernière fois, c'était à Zemy, un faubourg de Tampa. Certes je suis un champion de sauter de fenêtre, à poil, liquette, jean et santiags à la main. Mais comme j'accumule des ans au compteur, arrivera le jour où la raideur de mes articulations me jouera un sale tour de vache. C'est le sort qui attend un queutard invétéré comme moi ; ce coup-ci, il a été moins une que je prenne une décharge dans le dos comme un traître à qui on règle son compte. La gerbe de plombs a sifflé juste au-dessus de ma tête avant d'éclabousser les feuillages de mille impacts. Heureusement, ma caisse a démarré à la première sollicitation. Pied au plancher, direction : ailleurs, et loin. Dans le rétroviseur, j'ai vu le cocu sur la route agitant au-dessus de sa tête un méchant fusil à pompe. J'ai rigolé de cette guignolade et juré que j'étais un sacré fumier de veinard, un méchant enculé de baiseur !
    Nigel Greyman nous présente un nouveau personnage récurrent :Karl Gut, chasseur de primes. Voici le premier épisode de la série de ces aventures érotico-rocambolesques aux States durant les années « Peace and love », version Cul...issime, bien entendu ! Greyman, traduit par Max Obione, c'est comme un shoot, on devient immédiatement accro. Prochain épisode : « Chica go home ! »

  • Label du saigneur

    Nigel Greyman


    Après bien des détours torrides, Karl Gut retrouve enfin Butterface. Un feu d'artifesses ! 4eme et dernier épisode.
    SUR CES ENTREFAITES, UNE GAMINE carrossée divinement entra. Elle accusait sans se faire prier au plus seize printemps, un printemps fleuri, exhalant une odeur de terre fraîche et de brise marine. Jésus-Christ, encore une frangine de Buttie ! Mon Johnny était subjugué ; je sentis ses tressaillements de joie, il devint expansif quand je contemplais cette ado se déplaçant avec la même grâce que sa grande soeur. Elle ne prêta pas attention à ce type sans un poil sur le caillou qui causait avec sa maternelle. Elle souleva un couvercle de marmite posée sur la gazinière, renifla la tambouille et prit un pilon d'une volaille qui y mijotait. Elle crocha dedans avec une sorte de rage affamée. Comment se faisait-il que des nanas aussi belles sortissent de ce foutu endroit ?

    Nigel Greyman clôt son feuilleton érotique sur les retrouvailles de Karl et de Butterface, la beauté fatale. Mais, à la demande de ses groupies, il est possible que Nigel reprenne un jour le clavier pour nous narrer de nouvelles aventures érotiques de Johnny Gut, euh pardon, de Karl Gut.

  • Un goût de rose

    Nigel Greyman

    Un joli démon de midi plante sa fourche dans la libido du professeur Mortimer Hateway

  • Lord Gasm

    Nigel Greyman

    Pour sa dernière nuit de débauche, il offre une attraction à ses amis du Club des Réjouisseurs.
    AYANT EXPLORE TOUTES LES PERVERSIONS, les membres du Club persistaient dans ce rite mensuel, les bas instincts nous commandaient. Cependant notre fatigue, au terme de tant d'années de débauches, était à son comble, notre dégoût de nous-mêmes se mêlait à la veulerie des habitudes. Nos malheureux pénis, à la triste figure, n'avaient de cesse de rester prostrés en dépit des agaceries, des chatouilles, des pompages et autres foutreries anales, en dépit des poudres, onguents et prothèses, en dépit des sollicitations salaces des nymphes de la rue, car il y avait belle lurette que les ladies de notre rang avaient rangé le plaisir du sexe dans les placards de la honte et n'excitaient plus nos libidineux appétits.

    Dans cette nouvelle traduite de l'anglais par Max Obione, Nigel Greyman saisit avec talent l'ambiance victorienne de l'angleterre à la fin du XIX° au sein d'une certaine caste de puissants, faite de frustrations prudhommesques, d'étiquette absconse, et de libertinage débridé autant qu'harassé. Cette évocation célèbre l'émergence d'un homme nouveau doté de la puissance sexuelle dans un monde avachi en train de s'éteindre lentement.

  • Balles à blanche

    Nigel Greyman



    Après le meurtre de Sad Goodwheel dont il est soupçonné avec l'énigmatique Butterface, Karl Gut se planque, mais la chasse pour retrouver cette fille continue...

    Elle me fout le feu où je pense, cette fille. Quand ma cervelle fait des noeuds à l'évocation de ses hanches, quand sur l'écran de ma rétine s'affiche sa silhouette de reine à la moindre pensée lubrique, quand on est raide dingue de cette nana, la course sur trois pattes n'est pas la meilleure des dispositions pour l'attraper. Aucun sentiment dans ta poitrine qui résonne comme un tambour crevé, seulement un vide physique, un brouillard se dissipant entre tes doigts, un bonheur qu'on aurait raté dans un Paradis perdu, une douleur qui t'étreint, comme le singe qui te broie les burnes quand le manque de dope t'anéantit.
    Mais tu ne perds rien pour attendre, Buttie !

    Nigel Greyman nous entraîne dans le passé de son héros sympathique autant que pitoyable, ce troisième épisode, toujours aussi hilarant et paillard, livre quelques indices, la suite devrait réserver bien des surprises dans la tradition du feuilleton.


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