• Apeirogon

    Colum Mccann

    • Belfond
    • 27 Août 2020

    Rentrée littéraire 2020Apeirogon, n.m. : figure géométrique au nombre infini de côtés.
    Rami Elhanan est israélien, fils d'un rescapé de la Shoah, ancien soldat de la guerre du Kippour ; Bassam Aramin est palestinien, et n'a connu que la dépossession, la prison et les humiliations.
    Tous deux ont perdu une fille. Abir avait dix ans, Smadar, treize ans.
    Passés le choc, la douleur, les souvenirs, le deuil, il y a l'envie de sauver des vies.
    Eux qui étaient nés pour se haïr décident de raconter leur histoire et de se battre pour la paix.
    Afin de restituer cette tragédie immense, de rendre hommage à l'histoire vraie de cette amitié, Colum McCann nous offre une oeuvre totale à la forme inédite ; une exploration tout à la fois historique, politique, philosophique, religieuse, musicale, cinématographique et géographique d'un conflit infini. Porté par la grâce d'une écriture, flirtant avec la poésie et la non-fiction, un roman protéiforme qui nous engage à comprendre, à échanger et, peut-être, à entrevoir un nouvel avenir.

  • Qualifiée de «fléau de la Terre» par l’ONU, la pénurie d’eau est une menace bien réelle: 3,6 milliards d'individus en souffrent déjà l'équivalent d'un mois par année et, si rien n'est fait, c’est une personne sur deux qui n’aura pas accès à l’eau en 2050. Chaque jour, au moins deux milliards de personnes dans le monde boivent de l’eau contaminée par des excréments et plus d’un demi-million d’entre elles en mourront chaque année. Militante de la première heure pour le droit à l’eau, Maude Barlow a sillonné la planète pour défendre ce bien commun et dénoncer les visées des grandes entreprises qui font main basse sur l’or bleu, que ce soit pour l’embouteiller et la vendre à prix fort ou pour alimenter des industries polluantes, avec de graves conséquences sur les populations locales et leur accès à l’eau potable. Pour Maude Barlow, écologie et droits de la personne ne font qu’un, car plus nous malmenons l’eau, en la pompant de façon excessive et en la polluant, moins il en reste à partager équitablement. Devant l’inaction des États, Maude Barlow appelle à faire barrage à la privatisation de cette ressource vitale par les Véolia, Suez, Coca-Cola et autres Nestlé, en embrassant le modèle des communautés bleues. Né au Canada avant de se répandre ailleurs dans le monde, ce mouvement citoyen vise à faire reconnaître le droit à l’eau et à s’assurer que la gestion des services d’eau demeure sous la gouverne publique. Par cette invitation à faire de l’eau un trésor collectif, Maude Barlow en appelle à un monde plus bleu, une communauté à la fois.

  • Pour sa première mission extérieure, le capitaine Guillaume Ancel, 27 ans, débarque en mai 1992 au Cambodge, pays ravagé par vingt années de guerre. Avec les soldats de la mission de paix de l'APRONUC (Autorité Provisoire des Nations Unies au Cambodge), il s'agit de faire appliquer les accords de Paris, en commençant par désarmer les factions. Plus facile à dire qu'à faire. Guillaume Ancel découvre un pays semé de mines et plongé dans le chaos. Le tiers de sa population a disparu, en grande partie durant le génocide perpétré par les Khmers rouges. Sa mission : rencontrer certains de leurs chefs pour les amener à déposer les armes. Lui, en tant que négociateur n'en porte pas. Chef de patrouille, il est à la tête de soldats de « l'armée du monde » venus de Chine, d'Amérique, du Népal, d'Italie ou d'Uruguay. Le récit de la collaboration de ces hommes, au coeur des ténèbres, est une des lumières de ce livre. Un casque bleu chez les Khmers rouges est aussi un témoignage sans concessions, comme les précédents ouvrages de l'auteur sur ses missions en ex-Yougoslavie ou au Rwanda. Guillaume Ancel ne tait ici ni les travers ni les dérives, parfois terribles, de ceux qui sont venus faire la paix.

  • Généalogie d'un monde multipolaire

    De 1945 à nos jours, Pascal Boniface retrace de façon directe, claire et vivante 75 ans de relations internationales. Il met ainsi en lumière les précédents, les choix et les biais géopolitiques qui permettent de décrypter l'actualité et de percevoir le monde dans sa globalité.
    Foisonnante et explosive, la période contemporaine ne cesse de nous surprendre : cet essai didactique - mis à jour à l'aune des récents événements (élection de Jair Bolsonaro, dernières décisions radicales de Donald Trump, crise du Covid-19...) - constitue la référence indispensable des lecteurs désireux de prendre du recul pour aborder la mondialisation de façon éclairée et le présent en connaissance de cause.
    Pascal Boniface est directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS) et enseignant à l'Institut d'études européennes de l'université de Paris VIII. Il a écrit plus de 60 ouvrages sur les questions géopolitiques dont certains ont donné lieu à de multiples traductions ou rééditions. Il a créé la chaîne Youtube « Comprendre le monde ». Retrouvez-le sur son blog www.pascalboniface.com et sur Twitter @PascalBoniface.

  • Carnet de guerre d'un officier en première ligne lors du siège le plus long qu'ait connu une capitale à l'époque contemporaine, Vent glacial sur Sarajevo est un témoignage sans concession sur l'ambiguïté de la politique française durant le conflit en ex-Yougoslavie.
    Cette « capitale assiégée que nous n'avons pas su protéger », Guillaume Ancel la rejoint en janvier 1995 avec un bataillon de la Légion étrangère. Sarajevo est encerclée depuis déjà trois ans et sa population soumise aux tirs quotidiens des batteries d'artillerie serbes. L'équipe du capitaine Ancel a pour mission de guider les frappes des avions de l'OTAN contre elles. Des assauts sans cesse reportés, les soldats français recevant à la dernière minute les contre-ordres nécessaires pour que les Serbes ne soient jamais inquiétés.
    Sur le terrain, les casques bleus français comprennent qu'on ne leur a pas tout dit de leur mission et se retrouvent pris au piège. « Six mois d'humiliation » résume Guillaume Ancel qui dresse un constat sévère des choix faits par le gouvernement d'alors. En témoignant de l'opération à laquelle il a participé, il raconte ces hommes, ces situations, cette confusion et le désarroi qui, jour après jour, ronge ces soldats impuissants.

    Ancien officier de la Force d'Action Rapide, saint-cyrien, Guillaume Ancel a participé notamment à l'intervention de l'ONU au Cambodge en 1992, à l'opération Turquoise en 1994, pendant le génocide des Tutsis au Rwanda, et aux missions en ex-Yougoslavie en 1995 et 1997. Il a quitté l'armée de terre en 2005 pour rejoindre le monde des entreprises.

  • « Addictif ! » Marie-Claire
    « Les fans de Douglas Preston et Lincoln Child vont adorer. » Publishers Weekly
    La fille du représentant indien à l'ONU se met à parler une langue inconnue et souffre de violentes visions. Une jeune Haïtienne manque de se noyer sur la terre ferme. Un étudiant iranien s'immole par le feu...
    À New York, Caitlin O'Hara, psychologue pour adolescents renommée, est chargée de traiter la jeune Maanik. Elle est convaincue que les crises de sa patiente ont un rapport avec la récente tentative d'assassinat qu'a subie son père et qui n'a fait qu'aggraver les tensions entre l'Inde et le Pakistan.
    Mais lorsque, partout dans le monde, des adolescents commencent à présenter les mêmes symptômes, Caitlin est obligée de reconnaître qu'elle a affaire à quelque chose de plus sinistre encore...

  • Toutes les cinq secondes un enfant de moins de dix ans meurt de faim, tandis que des dizaines de millions d'autres, et leurs parents avec eux, souffrent de la sous-alimentation et de ses terribles séquelles physiques et psychologiques.
    Et pourtant, les experts le savent bien, l'agriculture mondiale d'aujourd'hui serait en mesure de nourrir 12 milliards d'êtres humains, soit près du double de la population mondiale. Nulle fatalité, donc, à cette destruction massive. Comment y mettre fin ?
    En prenant d'abord conscience des dimensions exactes du désastre : un état des lieux documenté, mais vibrant de la connaissance acquise sur le terrain par celui qui fut si longtemps en charge du dossier à l'ONU, ouvre le livre. Il s'agit tout aussitôt de comprendre les raisons de l'échec des formidables moyens mis en œuvre depuis la Deuxième Guerre mondiale pour éradiquer la faim. Puis d'identifier les ennemis du droit à l'alimentation. Pour saisir enfin le ressort des deux grandes stratégies à travers lesquelles progresse à présent le fléau : la production des agrocarburants et la spéculation sur les biens agricoles.
    Comme toujours avec Jean Ziegler, la souffrance a un visage, l'oppression un nom, et les mécanismes à l'œuvre sont saisis dans leur application concrète.
    Mais l'espoir est là, qui s'incarne dans la résistance quotidienne de ceux qui, dans les régions dévastées, occupent les terres et opposent le droit à l'alimentation à la puissance des trusts agro-alimentaires. Ils attendent de nous un indéfectible soutien.
    Au nom de la justice et de la dignité de l'Homme.
    Rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l'alimentation de 2001 à 2008, Jean Ziegler est aujourd'hui vice-président du comité consultatif du Conseil des droits de l'homme de l'ONU. Professeur émérite de sociologie à l'Université de Genève, il a consacré l'essentiel de son œuvre à dénoncer les mécanismes d'assujettissement des peuples du monde. Récemment : L'Empire de la honte (2005) et la Haine de l'Occident (2008).

  • Transcam est une station orbitale, mais son rôle n'est pas la colonisation de l'espace. Cette gigantesque toile d'araignée spatiale est le centre vital des communications humaines : par elle transitent toutes les informations, toutes les données, tous les appels. Garante de son utilisation bénéfique et de sa neutralité, l'O.N.U. est censée la diriger.
    Mais les choses ne sont jamais simples en ce monde et Caine Pauland, directeur de Transcam, va voir ses habitudes tranquilles bouleversées par l'arrivée de sa nouvelle assistante, Asuncion Bailar.
    Qui a envoyé cette dernière sur Transcam ? Quel est le mystérieux projet auquel elle travaille avec acharnement ? Et quel est le rôle dans tout cela du Gestalt, cette puissante organisation, d'abord scientifique puis terroriste, qui fait encore trembler le consortium mondial, bien qu'elle semble être quasiment exterminée ?

    Ayerdhal (1959-2015) est l'un des grands auteurs contemporains de thriller et de science-fiction. Il a signé des chefs-d'oeuvre tels que Transparences, Demain une oasis ou Bastards.

  • Organisation internationale à vocation universelle, les Nations Unies entendent regrouper tous les États de la planète, tout en accordant à ces derniers des responsabilités différentes en son sein. L'organisation est dotée d'une personnalité juridique distincte des États qui la composent. Elle adopte des actes pour mener à bien sa mission au service de la paix internationale.
    Alors que son domaine d'intervention ne cesse de croître (maintien de la paix et de la sécurité, reconnaissance des droits individuels et collectifs ou encore contribution à la formation d'un droit international) avec des résultats contrastés, cet ouvrage expose précisément les moyens dont dispose l'ONU et les fins qu'elle poursuit.

  • La responsabilité de protéger (R2P), concept apparu en 2001 et reconnu quatre ans plus tard par l'Assemblée générale de l'ONU, est une norme émergente des relations internationales selon laquelle chaque État a la responsabilité de protéger sa population des crimes de génocide, crimes contre l'humanité, nettoyage ethnique et crimes de guerre et, s'il y échoue, la communauté internationale a la responsabilité d'intervenir. Souvent invoquée pour justifier des interventions militaires - par exemple en Libye (2011) -, elle ne se réduit pas à l'usage de la force et ne doit pas être confondue avec le droit d'ingérence. La R2P fait l'objet d'un débat naturel, puisqu'elle incarne exemplairement les tensions entre sécurité nationale et sécurité humaine, souveraineté et droits de l'homme, paix et justice, qui agitent la société internationale.

  • Homo vampiris

    Fabien Clavel

    21e siècle. 8 mai Roumanie. 2h environ. Un patient s'échappe de l'Usine, une clinique d'un genre un peu particulier. Londres. 13h02. Une jeune étudiante quitte en courant une conférence de l'ONU. Sa soif de connaissance a capitulé devant une faim plus insatiable encore. Dubaï. 21h48. Dans une luxueuse suite de L'Al-Mahara, autrefois l'hôtel le plus cher du monde, seule une panthère ressortira vivante de la violente dispute qui oppose deux hommes. Armé de sa plume et de son pieu en bois, Fabien Clavel revisite avec maestria le mythe du vampire, et nous livre un thriller fantastique mené tambour battant où il ne se gêne pas pour décrire un futur sombre, bien plus terrifiant finalement que les êtres nocturnes qui peuplent Homo Vampiris.
    « Un mélange très sympathique et un thriller plein de rebondissement et de suspense jusqu'à la dernière page. » Babelio

  • « Transformer les vies tout en préservant la planète », telle est l'ambition des 17 Objectifs de développement durable (ODD), cadre d'action à l'échelle planétaire adopté par tous les pays membres de l'ONU en septembre 2015. Universels, les ODD s'adressent autant aux pays du Nord qu'aux pays du Sud et concernent à la fois l'économie, le développement des sociétés et la protection de l'environnement. Lutte contre la pauvreté, égalité entre les sexes, accès de tous à une énergie propre et à une éducation de qualité, bonne santé et bien-être, villes durables, consommation et production responsables... c'est à un profond changement de modèle que nous invitent les ODD. Cette transformation passe par un dialogue renouvelé entre science, société et politique, et entraîne des mutations majeures dans les rapports Nord-Sud. Proposant une analyse critique de chacun des 17 Objectifs, de leurs interactions et des contradictions dont ils sont aussi porteurs, cet ouvrage réunit une soixantaine d'auteurs d'horizons divers : responsables d'institutions scientifiques, chercheurs, experts, acteurs du développement... Cette approche plurielle offre différentes clés de lecture et met en avant l'importance de la recherche pour comprendre les enjeux des ODD, mesurer l'avancement de leur mise en oeuvre et concevoir, en lien avec la société, des solutions innovantes. Accessible à un large public, il apporte un éclairage inédit, à la fois critique et documenté, sur les grands défis de l'Agenda 2030 pour le développement durable.

  • Quarante ans plus tard, le roman de Blaise Ndala revisite le « combat du siècle » entre Mohamed Ali et George Foreman en 1974 au Zaïre. Plus qu'un récit sur la boxe, c'est l'histoire de l'Afrique au lendemain de la décolonisation. Dans un style vif et incisif, l'auteur nous montre l'envers du décor d'un combat mémorable.La musique, la poésie et la magie servent à nous faire découvrir les Africains sous un jour étourdissant. Ils sont drôles, élégants, pugnaces. Tout y est : les relations campagne-ville, la dictature, la folie des grandeurs, les classes sociales, les croyances diverses, ce qui donne un caractère universel à l'oeuvre.

  • Du cyclone de Bhola en 1970 à la catastrophe de Tohoku et Fukushima en 2011, en passant par le séisme en Arménie de 1988, l'ouragan Mitch de 1998 ou le tsunami de 2004 en Asie du Sud-Est, un monde international des catastrophes dites « naturelles » a progressivement émergé. Pourquoi « naturelles » ? Depuis les années 1990, les phénomènes naturels - séisme, ouragan, tsunami, éruption volcanique - ne sont plus considérés comme seuls responsables des catastrophes : l'activité humaine accentue la vulnérabilité des territoires et des habitants face aux catastrophes, qu'il n'est donc plus acceptable d'imputer à la seule nature. Le monde social qui se construit autour de ces catastrophes est composé de nombreux acteurs issus d'horizons divers : secouristes, professionnels des ONG, diplomates, scientifiques... Pour former un « gouvernement international des catastrophes », ils ont dû élaborer des normes, des standards, des outils et un langage communs afin d'harmoniser des façons de faire divergentes voire concurrentes. Cet ouvrage, fruit d'une ethnographie de sept années auprès des acteurs de ce monde, rend compte de ce travail continu et fait émerger les principales tensions qui l'animent : entre préparation et résilience, prévention et urgence, technologie et pratiques traditionnelles, commandement hiérarchique et organisation horizontale, paradigme aléa-centré et paradigme de la vulnérabilité...

  • Richesse et pauvreté, prédation et sanctuarisation, sécheresse et blizzard, interventionnisme et isolationnisme : l'Amérique est le pays des contraires, le pays du « tout ou rien », qu'on a souvent tendance à peindre à grands traits, ou même à dédaigner pour sa jeunesse et son absence supposée d'histoire. Dans un style accessible et engageant, les deux auteurs nous entraînent dans l'histoire des États-Unis sous toutes leurs facettes : géographie, sociologie, culture, politique, économie, diplomatie, sécurité, armée... À l'encontre des idées reçues, ils expliquent de manière pédagogique la diversité et la complexité de la première puissance mondiale. Les élections présidentielles de 2016 et la fin de la présidence de Barack Obama, dont la politique étrangère fut l'une des plus fines et des plus complexes de l'histoire américaine, incitent à dresser un bilan de la position américaine dans le monde. Un monde à la fois plus pacifique et plus conflictuel, avec moins de pauvreté extrême et plus d'inégalités, oscillant entre internationalisme et populismes. Cet ouvrage permet de s'extraire du bruit médiatique et des slogans, et de réfléchir aux enjeux de long terme qui occupent et préoccupent les États-Unis.

  • Terrorisme, cybersécurité, place de la technologie dans les
    guerres contemporaines (drone, robotisation, etc.), voici un
    vade-mecum clair et concis sur la sécurité internationale, ses
    approches, ses acteurs et ses problématiques.

  • L'ONU, coquille vide ou agence humanitaire ? Créée en 1945 dans le contexte de l'après-guerre afin de préserver la paix, cette organisation a aujourd'hui mauvaise presse, d'autant que, sur le terrain, sa puissance s'affaiblit.

    Qui est responsable de cette déliquescence ? Les membres permanents du Conseil de sécurité, qui ont préféré préserver leurs intérêts au sein des directoires du G7 et du G20 ? Les partisans de l'ultralibéralisme et du profit ? Ou encore les dirigeants médiocres, sans envergure et sans vision, qui accèdent aux plus hautes responsabilités de démocraties moribondes ?

    Pourtant, il faut sauver l'ONU, seule institution capable d'organiser un monde en plein bouleversement où menace la guerre. Mais comment ? C'est à ces questions sensibles que deux spécialistes, Romuald Sciora et Anne-Cécile Robert, tentent de répondre dans un essai documenté, bâti sur quinze ans de recherches et d'enquêtes auprès des instances onusiennes.

    Avec un préface de Pascal Boniface

  • ÉDITORIAL
    Joseph Moingt (1915-2020). Penser l'avenir du christianisme - François Euvé
    INTERNATIONAL
    L'hégémonie hindouiste - Charlotte Thomas
    L'ONU, un acteur encore indispensable - Alain Dejammet
    SOCIÉTÉ
    Retour sur les élections municipales - François Ernenwein
    Le bilan de la Convention citoyenne - Entretien avec Thierry Pech
    Réflexions sur la crise de la police - Hélène L'Heuillet
    RELIGION
    Comprendre les évangéliques - Étienne Lhermenault
    Leçons du confinement pour l'Église - Arnaud Join-Lambert

    Sans oublier les chroniques, expos, films, livres...

  • La géopolitique

    Pascal Boniface

    • Lizzie
    • 13 Août 2020

    50 chapitres thématiques et documentés pour comprendre les enjeux géopolitiques du monde contemporain.La géopolitique, en tant qu'étude des relations internationales, rend compte du phénomène de la mondialisation tout en analysant ses mécanismes.
    Pédagogique, ce guide commence par définir la géopolitique.
    Pratique, il propose ensuite 50 chapitres thématiques et documentés pour dresser un panorama des conflits, des problématiques et des tendances du monde actuel. Il constitue une synthèse d'introduction et de référence sur le sujet.
    Table des matières :Partie 1 Qu'est-ce que la géopolitique ?

    Chapitre 1 Les définitions classiques
    Chapitre 2 Un déterminisme géographique ?
    Chapitre 3 La naissance d'une discipline
    Chapitre 4 Une discipline diabolisée puis réhabilitéePartie 2 Les 10 défis géopolitiques

    Chapitre 1 La gouvernance mondiale
    Chapitre 2 Le terrorisme
    Chapitre 3 La prolifération nucléaire
    Chapitre 4 La permanence de la guerre
    Chapitre 5 Le réchauffement climatique
    Chapitre 6 Le choc des civilisations
    Chapitre 7 Les États faillis
    Chapitre 8 Les guerres de l'espace
    Chapitre 9 Les cyberguerres
    Chapitre 10 Les migrationsPartie 3 Les principaux conflits et crises

    Chapitre 1 Chine/États-Unis : le piège de Thucydide ?
    Chapitre 2 Ukraine - Russie
    Chapitre 3 L'État islamique
    Chapitre 4 Israël - Palestine
    Chapitre 5 L'Iran
    Chapitre 6 La Syrie
    Chapitre 7 Le Yémen
    Chapitre 8 La Libye
    Chapitre 9 L'Afghanistan
    Chapitre 10 L'Inde et le Pakistan
    Chapitre 11 La Chine et Taïwan
    Chapitre 12 Tensions en mer de Chine
    Chapitre 13 Le Tibet et le Xinjiang
    Chapitre 14 La Corée
    Chapitre 15 Le Mali et le Sahel
    Chapitre 16 Le SoudanPartie 4 Les 10 tendances structurelles

    Chapitre 1 La fin de l'hyperpuissance américaine
    Chapitre 2 La fin du monopole occidental de la puissance
    Chapitre 3 Les États-Unis basculent vers le Pacifique
    Chapitre 4 La prolifération étatique
    Chapitre 5 La Chine, prochaine première puissance mondiale
    Chapitre 6 La montée en puissance de l'opinion publique
    Chapitre 7 Le soft power
    Chapitre 8 La redéfinition de la puissance
    Chapitre 9 La justice internationale
    Chapitre 10 La démocratie progressePartie 5 Les 10 questionnements

    Chapitre 1 La fin des frontières
    Chapitre 2 La mondialisation universelle
    Chapitre 3 L'impuissance de la puissance militaire
    Chapitre 4 Les NTIC : transparence démocratique ou nouveau totalitarisme ?
    Chapitre 5 L'obsolescence des États
    Chapitre 6 La privatisation de la guerre
    Chapitre 7 Les matières premières
    Chapitre 8 Les compétitions sportives mondialisées
    Chapitre 9 L'Europe est-elle en déclin ?
    Chapitre 10 La crise du multilatéralisme

  • Éliminer la pauvreté constitue, avec des définitions, des moyens et des indicateurs différents, une visée pour les politiques publiques menées aux trois échelles internationale, européenne et française. Ce livre présente, d'abord, les fondements, les instruments et les résultats des démarches lancées en 2000 dans le cadre de l'ONU. Il fait, ensuite, le bilan de l'objectif européen d'élimination de la pauvreté, établi lui aussi en 2000. Il analyse, enfin, l'objectif français récent (2007) de réduction d'un tiers de la pauvreté. Large panorama, ce livre, instruit aux sources du droit et de la statistique, souligne les concordances entre toutes ces politiques. Il se veut renouveau de l'analyse française sur la pauvreté.

  • L' Organisation des Nations Unies exerce une responsabilité mondiale. Elle est cependant très mal connue du grand public. Quand et pourquoi l'ONU a-t-elle été fondée ? Quels sont ses idéaux, ses objectifs, les moyens dont elle dispose ? Comment est-elle structurée ? Comment fonctionne t-elle ?
    Quels sont ses problèmes, au quotidien comme à long terme ? Comment les hommes et les femmes qui la dirigent et travaillent pour elle réussissent-ils à oublier leurs querelles nationales pour se dévouer à la plus belle des ambitions : maintenir la paix et la justice entre les hommes ?

  • Les institutions internationales contribuent-elles à la construction de la paix ? On pourrait en douter, tant les critiques abondent : dysfonctionnements, défaillances, soumission aux intérêts des États les plus puissants.Diplomates, universitaires et praticiens de ces institutions, les auteurs sont plus nuancés. Dans une perspective qu'ils jugent réaliste et constructive, ils soulignent les forces et les faiblesses de ce que les acteurs internationaux ont créé et qu'ils ne veulent pas abandonner. Au terme de leurs investigations, il apparaît que s'il demeure possible de faire la guerre contre l'avis des institutions internationales, il devient désormais difficile de se passer d'elles pour faire la paix.Le choix des questions traitées sécurité collective, désarmement, médiation, consolidation de la paix, sécurité humaine, réduction de la pauvreté et des inégalités, justice pénale internationale, multilatéralisme fait de cet ouvrage une référence sur les institutions internationales.Ont contribué à cet ouvrage : Louise Aubin, Rosalie Azar, Bertrand Badie, Abraham Béhar, Jean-Marc Bellot, Antoine Bernard, Karine Bonneau, Jean-Marc Châtaigner, Alain Dejammet, Henri Léval, Shahrbanou Tadjbakhsh, Charles Tenenbaum.

  • Née à la fin de la première grande conflagration mondiale, morte à la seconde, la Société des Nations (1919-1946) fut la première organisation internationale d'envergure, fruit de l'espoir utopique d'un monde apaisé. Sa mémoire est frappée d'une légende noire car, dans l'imaginaire collectif, la SdN est coupable d'avoir échoué à enrayer la marche vers la seconde guerre mondiale. Accusée d'inertie bureaucratique, vilipendée pour son incapacité à imposer des règlements pacifiques, la SdN a été désignée comme bouc émissaire des échecs de la sécurité collective. Cette SdN ridiculisée et honnie est pourtant mère de l'ONU. La SdN a-t-elle été un échec ou une réussite ? La réponse est loin d'être évidente. Son échec résulte des contradictions et de l'irrésolution du monde de l'entre-deux-guerres, les États membres n'ayant pas su s'entendre ou ayant privilégié un nationalisme étroit. En revanche, la SdN a largement contribué au renouveau des relations internationales en s'employant à créer une diplomatie ouverte. Son oeuvre technique, d'une très grande variété, est une incontestable réussite, et le prélude aux organisations internationales contemporaines. Ce livre propose pour la première fois une synthèse complète de la genèse et de l'histoire de la SdN (1919-1946), sujet majeur pour la connaissance des relations internationales du XXe siècle.

  • En mars 2013, une coalition hétéroclite de groupes armés, la Séléka, renverse le président Bozizé de la République centrafricaine (RCA), au pouvoir depuis 2003. Ce coup d'État réduit à néant plus de quinze années d'effort de consolidation de la paix et confirme l'extrême fragilité des institutions centrafricaines. Il force également la communauté internationale à s'interroger sur la pertinence de ces interventions, dont celles des Bureaux onusiens de consolidation de la paix (BCP) créés à la fin des années 1990 et présents en RCA depuis février 2000.

    Pourquoi donc, en dépit de l'appui de ces Bureaux, la RCA est-elle retombée dans la violence ? Comment expliquer, inversement, que d'autres pays aux trajectoires semblables, mais sans l'aide onusienne, semblent pour l'heure en bien meilleure posture ? Cet ouvrage pose la question de l'efficacité des BCP en tant qu'outils de paix dans des contextes de fragilité étatique. Il examine le cas de la RCA, en utilisant le Tchad comme élément de contraste, et propose des pistes de réponse et d'action aux décideurs et aux praticiens travaillant dans le domaine.

    Jocelyn Coulon est directeur du Réseau de recherche sur les opérations de paix, affilié au Centre d'études et de recherches internationales de l'Université de Montréal (CÉRIUM), depuis 2005. Il est l'auteur de quatre livres, dont Les Casques bleus (1994), et a dirigé ou codirigé une dizaine de publications sur le maintien de la paix.

    Damien Larramendy est chercheur et chargé de projets au Réseau de recherche sur les opérations de paix. Titulaire d'une maîtrise en Peace and Conflict Studies de l'Université de St Andrews, il est également le coordonnateur du site Internet www.operationspaix.net.

    Marie-Joëlle Zahar est professeure titulaire de science politique à l'Université de Montréal

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