Langue française

  • La peste

    Albert Camus

    "C'est moi qui remplace la peste", s'écriait Caligula, l'empereur dément. Bientôt, la "peste brune" déferlait sur l'Europe dans un grand bruit de bottes. France déchirée aux coutures de Somme et de Loire, troupeaux de prisonniers, esclaves voués par millions aux barbelés et aux crématoires, La Peste éternise ces jours de ténèbres, cette "passion collective" d'une Europe en folie, détournée comme Oran de la mer et de sa mesure.
    Sans doute la guerre accentue-t-elle la séparation, la maladie, l'insécurité. Mais ne sommes-nous pas toujours plus ou moins séparés, menacés, exilés, rongés comme le fruit par le ver ? Face aux souffrances comme à la mort, à l'ennui des recommencements, La Peste recense les conduites ; elle nous impose la vision d'un univers sans avenir ni finalité, un monde de la répétition et de l'étouffante monotonie, où le drame même cesse de paraître dramatique et s'imprègne d'humour macabre, où les hommes se définissent moins par leur démarche, leur langage et leur poids de chair que par leurs silences, leurs secrètes blessures, leurs ombres portées et leurs réactions aux défis de l'existence.
    La Peste sera donc, au gré des interprétations, la "chronique de la résistance" ou un roman de la permanence, le prolongement de L'Étranger ou "un progrès" sur L'Étranger, le livre des "damnés" et des solitaires ou le manuel du relatif et de la solidarité - en tout cas, une oeuvre pudique et calculée qu'Albert Camus douta parfois de mener à bien, au cours de sept années de gestation, de maturation et de rédaction difficiles...

  • Le 5 juillet 1962, l'Algérie devient officiellement indépendante. Ce jour-là, à Oran, un massacre, expéditif, fulgurant même, a lieu. Pendant plusieurs heures, des Européens sont pourchassés à travers la ville par des soldats algériens et des civils en armes. Les forces de l'ordre françaises, fortes de 18 000 hommes, restent consignées dans leurs casernes, obéissant aux ordres du général Katz. Assassinats et enlèvements : près de 700 Européens sont victimes des tueurs. Les morts musulmans, victimes d'une épuration aussi sauvage que hâtive, n'ont jamais été décomptés avec rigueur.

    S'appuyant sur une somme considérable de documents et de témoignages, Guillaume Zeller remet en perspective ce drame oublié qui permet de comprendre ce que fut la guerre d'Algérie dans sa complexité.

  • Pierre et Mohamed

    Adrien Candiard

    Mohamed, jeune algérien de 21 ans, est venu chercher l'évêque Pierre Claverie à l'aéroport d'Oran pour le reconduire à son évêché. Retiré sur une corniche qui domine la ville, il se remémore le temps passé avec Pierre : sa joie et sa fierté quotidiennes d'être son chauffeur, leurs discussions et la naissance de leur amitié, ses doutes et ses peurs aussi, car Mohamed sait le danger à rester auprès de lui dans un pays en proie au fanatisme et à l'intégrisme...
    Le 1er août 1996, quelques mois après l'enlèvement des sept moines trappistes de Tibhérine, Mgr Pierre Claverie, dominicain et évêque d'Oran, est assassiné avec son chauffeur Mohamed Bouchikhi. Pierre et Mohamed rend hommage à leur amitié profonde et à l'indéfectible volonté de dialogue interreligieux de Pierre Claverie.

  • "Là, avait dit Bahi en montrant le milieu d'un coteau où ployaient les tiges de blés encore verts, là, et marchant à pas rapides jusqu'au point désigné, à cet endroit exactement, comme si le contact de la terre sous ses pieds avait d'un coup fait resurgir en lui la scène entière, comme si entouré des mêmes collines des mêmes champs que cinquante ans plus tôt il s'était brusquement mis à revoir chaque détail de la matinée d'alors."

    Au volant d'un camion, sur les routes d'Algérie, Bahi raconte au narrateur ses souvenirs de la ferme où il a travaillé cinquante ans plus tôt, à la veille de l'Indépendance. Il lui décrit l'Algérie d'aujourd'hui, s'amuse des petits bénéfices qu'il fait, à soixante-dix ans, en revendant du sable d'un bout à l'autre du pays, se moque tendrement de la réussite trop clinquante de ses fils. Des réunions clandestines à deux pas de la ferme aux descentes à la plage, du travail dans les vignes à la folie meurtrière des fêtes de l'Indépendance à Oran, c'est tout un pan du passé qui renaît peu à peu, habité par la figure du fermier Malusci, que Bahi, malgré tout ce qui les séparait, n'a pas oublié.

  • 25 novembre 2016, Raúl Castro annonce la mort de son frère. Depuis son plateau ardéchois Jeanne sent le vent du passé raviver sa jeunesse révolutionnaire. Mais lorsque la lettre d'un ancien camarade, amour de jeunesse inachevé fait surgir les souvenirs, un puissant désir d'avenir la submerge. Depuis Cassis, Ruben a trouvé la force d'écrire, lui qui ne sait plus rien d'elle depuis si longtemps. En dépit des idéaux qui les ont amenés à se rencontrer et à s'aimer, c'est le départ de Jeanne pour Cuba qui a scellé leur éloignement. À moins que ce ne soit le refus de Ruben de la suivre, horrifié à l'idée de retrouver les drapeaux sanglants de la révolution, lui qui a fui l'Espagne franquiste. Mais peu importent les révolutions, seule leurs retrouvailles comptent et tout reste à vivre.

    Catherine Gucher est écrivaine et enseigne la sociologie à l'Université de Grenoble. Pour son premier roman, Transcolorado (2017), elle a, entre autres, obtenu le prix du Festival du Premier Roman de Chambéry et le prix Québec-France Marie-Claire-Blais.

  • 'Je viens d'un monde ou l'adolescence n'existe pas.
    L'insouciance qui, d'habitude, protcge les enfants d'une réalité âpre nous quittait trop vite. Je l'avais ressenti trcs tôt, peut-etre dcs l'âge de dix ans, dans les regards de mes camarades. Chaque mois qui passait voyait disparaître un peu de l'innocence qui pétillait dans nos yeux. [...]
    Partir loin, trcs loin, l´r ou nous aurions de quoi manger ´r tous les repas ; l´r ou nous pourrions mettre des habits propres tous les jours ; l´r ou nous aurions de l'eau ´r profusion pour nous laver et boire jusqu'´r plus soif...'
    Le narrateur grandit dans un quartier pauvre d'Oran. Il considcre qu'il n'a pas d'avenir dans une société ou la miscre le dispute ´r la corruption. ´R quinze ans, pret ´r affronter tous les périls, il part pour la France, ou il vit d'expédients en expédients la vie des sans-papiers. Aprcs deux ans de galcre, ´r un moment ou son sort semble s'améliorer, un voile rouge s'abat sur ses yeux. ´R la cruauté de l'exil s'ajoute celle du handicap, mais une volonté hors du commun, un don inné des mathématiques lui permettront de dépasser la double douleur de la cécité et du rejet par une société trop souvent xénophobe. Il découvre alors la richesse de la littérature, la force de l'amour et se fait l'auteur de son propre destin.
    Écrit dans une langue simple et nerveuse, traversée parfois d'éclairs de poésie, Le voile rouge est un récit brut, dont la dureté, jamais gratuite, reste toujours au plus prcs d'une humanité profonde.

  • Le glacis

    Monique Rivet

    Laure a vingt-cinq ans lorsqu'au milieu des années 50 elle est nommée, en pleine guerre d'Algérie, professeur de lettres dans un lycée d'une petite ville de l'Oranais.
    Cette guerre, qu'elle ne comprend pas, la désoriente, puis lui fait horreur. Elle ne comprend pas davantage la société qu'elle découvre, une société cloisonnée où les conformismes se côtoient en toute hostilité et qu'elle choque par la liberté de ses réactions ; d'emblée elle s'y fait des ennemis, au point de se mettre en danger.
    « Le temps où j'ai habité la ville était le temps de la violence. Le temps de ce que le langage officiel déguisait d'un intitulé pudique : les "événements", quand l'homme de la rue disait : la guerre. La guerre d'Algérie. Ce pays, je ne lui appartenais pas, je m'y trouvais par hasard. J'y étais de guingois avec tout, choses et gens, frappée d'une frilosité à fleur de peau, incapable d'adhérer à aucun des mouvements qui s'y affrontaient.
    Cette guerre, je ne la reconnaissais pas, elle n'était pas la mienne. Je la repoussais de toutes mes forces. Si j'avais eu à la faire... - s'il avait fallu que je la fasse, aurais-je pu la faire aux côtés des miens ? »
    Monique Rivet avait l'âge de Laure quand elle a écrit ce texte, vibrant, sobre et vital, témoin de son regard de femme très jeune sur une guerre que personne ne voulait reconnaître.
    Ce roman n'a jamais été publié auparavant.

  • - 40%

    Entourée de l'affection de ses parents et de sa tante Ouarda, Safia a grandi à Oran. Après son mariage, elle va s'installer près de Paris et tout se gâte.
    Saura-t-elle déjouer les écueils et prendre sa vie en main ?
    D'après une histoire vraie.

    Safia a grandi à Oran entourée de l'affection de sa famille. Après son mariage avec Djillali, elle part avec lui s'installer en France, près de Paris. Mais un jour, son époux lève la main sur elle. Electre


  • Journaliste, Alain prend une année sabbatique pour courir autour du monde en équipage. Mais les 50èmes Hurlants ont raison du bateau qui rallie Le Cap. Alain apprend alors à piloter, et devient pilote à la Comair, une compagnie intérieure sud-africaine. Puis, c'est l'appel de la brousse au contact de la magnifique réserve de Mala Mala. Alain épouse la fille du propriétaire de la réserve, la somptueuse Carole, avec laquelle il crée une réserve au Zimbabwe. Mais le rêve de Kingani vire au cauchemar : toute la famille d'Alain est massacrée dans d'horribles circonstances. La vengeance se met alors en place avec l'aide de Marc, navigateur hors pair, qui dispose de puissantes vedettes pour anéantir le sinistre chef des « vétérans » du dictateur Mugabe. avec une panthère et, surtout, un crocodile et Alain retrouvera son amie d'enfance qu'il avait connue à Oran, tandis que Marc file le parfait amour avec Catherine.Tout cela au milieu de paysages sublimes au coeur d'une nature, comme si le monde venait d'être créé...

  • Jules Verne (1828-1905)

    "Lorsque tous les deux descendirent en gare de Cette - train de Paris à la Méditerranée - Marcel Lornans, s'adressant à Jean Taconnat, lui dit :
    « Qu'allons-nous faire, s'il te plaît, en attendant le départ du paquebot ?...
    - Rien, répondit Jean Taconnat.
    - Cependant, à s'en rapporter au Guide du Voyageur, Cette est une ville curieuse, bien qu'elle ne soit pas de haute antiquité, puisqu'elle est postérieure à la création de son port, ce terminus du canal du Languedoc, dû à Louis XIV...
    - Et c'est peut-être ce que Louis XIV a fait de plus utile pendant toute la durée de son règne ! répliqua Jean Taconnat. Sans doute, le Grand Roi prévoyait que nous viendrions nous y embarquer aujourd'hui, 27 avril 1885...
    - Sois donc sérieux, Jean, et n'oublie pas que le Midi peut nous entendre ! Ce qui me paraît sage, c'est de visiter Cette, puisque nous sommes à Cette, ses bassins, ses canaux, sa gare maritime, ses douze kilomètres de quais, sa promenade arrosée par les eaux limpides d'un aqueduc...
    - As-tu fini, Marcel, de me réciter du Joanne ?...
    - Une ville, continua Marcel Lornans, qui aurait pu être une Venise...
    - Et qui s'est contentée d'être un petit Marseille ! riposta Jean Taconnat."

    Dans le port de Cette (Sète), l'Argèlès est prêt à larguer les amarres pour rejoindre l'Algérie. Jean Taconnat et son cousin Marcel Lornans s'embarquent pour s'engager dans les chasseurs, à Oran. Ils rencontrent M. et Mme Désirandelle, accompagnés de leur fils Agathocle, qui se rendent également à Oran pour organiser le mariage d'Agathocle avec Louise Elissane. C'est l'heure du départ et... il manque un passager, au grand dam de M. et Mme Désirandelle : leur ami Clovis Dardentor !

  • Dans l'Algérie exsangue de l'immédiat après-guerre, une vieille originale, Prudence Deschaussayes, confie à Lancelot - le narrateur - le manuscrit d'une tragédie, Trois Enfants perdus, « autobiographique », précise-t-elle. Fasciné par la démesure de la pièce, Lancelot se met en devoir de la faire représenter au théâtre municipal d'Oran. Le soir de la première, la vieille fille disparaît, emmenée par des inconnus qui sont peut-être les héros mêmes de l'histoire. Tel est le point de départ du roman, autrement dit de cette « enquête » que va dès lors entreprendre Lancelot, aidé par son ami Salah Eddine, pour retrouver l'auteur et ses personnages, les véritables modèles de ces « enfants perdus ». Étrange enquête, coupée de rappels, de confessions, et de réminiscences, dont les rebondissements imprévus, les multiples épisodes entraînent le lecteur au coeur du drame algérien, de la conquête à l'indépendance. Une étonnante remontée dans le Temps et la Mémoire de deux communautés unies malgré elles, déchirées par une guerre fratricide dont nous revivons les péripéties à travers le destin maudit d'une famille. Jamais sans doute Jean-Pierre Millecam ne nous avait fait sentir avec une telle intensité la nature mystérieuse d'un conflit où l'honneur de chacun se dévoile, unique et double à la fois, partagé entre l'amour et la haine, le sang et les larmes, la terreur et la pitié.

  • Parole d'Oranais Nouv.

    Parti d'Oran à l'âge de cinq ans, l'auteur a passé toute son enfance et son adolescence en Bretagne. Ces années d'insouciance et de bonheur intense ont gravé à jamais son coeur et sa mémoire de séquences de vie, de moments forts et surtout de visages, d'odeurs, de sensations, qui ont forgé l'homme qu'il est devenu. Néanmoins, rien n'a jamais pu remplacer son profond ancrage à la terre qui l'a vu naître, ni son attachement viscéral, indéfectible et éternel à son identité, partagée entre les deux rives de la méditerranée.
    Il a entrepris d'écrire ce livre après avoir ressenti le besoin impérieux et urgent de mettre noir sur blanc les souvenirs de certains membres de sa famille ainsi que ceux de nombreux autres compatriotes. À travers leurs récits authentiques, il vous invite à voyager dans le temps et l'espace, et surtout à ressentir les émotions (souvent heureuses, parfois douloureuses) encore vivaces dans les coeurs et les esprits de tous ceux qui ont vécu cette période de notre histoire commune, afin que jamais ne s'éteigne la flamme de l'âme et de l'identité pied-noir.

  • De Vincent Auriol à Valéry Giscard d'Estaing, cinq présidents de la République en trente-cinq années. Voilà ce que retiendront les manuels d'Histoire de France. Et pourtant... Élysée : sens interdit révèle, pour la première fois, les intrigues et les trahisons qui ont barré la route du septennat présidentiel à des candidats potentiels ou déclarés. Élysée : sens interdit dévoile dans leurs moindres détails les cabales souvent montées de toutes pièces qui interdirent l'Élysée à certains favoris ou outsiders. Pourquoi Félix Gouin fut-il impliqué dans l'affaire des vins ? Joseph Laniel fut lâché par les siens : pour quelles raisons ? Quelles étaient les rumeurs propagées autour d'Antoine Pinay ? Quel rôle ont-elles joué dans sa décision ? Comment les socialistes offrirent-ils en 1958 à de Gaulle une élection de rêve ? Qui a trahi Alain Poher ? Comment Georges Pompidou recueillit-il des ralliements aussi décisifs qu'inattendus ? Quel fut le jeu de Jacques Chaban-Delmas ? Comment manoeuvra Valéry Giscard d'Estaing ? Michel Rocard est-il tombé dans un piège ? Fut-il tendu par François Mitterrand ? Voici quelques-unes des questions auxquelles répond Jean Renaud-Groison en étayant ses affirmations sur des documents et des témoignages souvent de première main. L'auteur a su être vivant et passionnant tout en restant toujours sérieux. C'est le vrai roman des élections présidentielles.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • La D.Z. approche : un terrain plat encadré de collines. Le H 34 s'immobilise juste au centre, à presque deux mètres du sol. Les muscles jouent, l'entraînement intensif, une fois de plus, fait ses preuves. Comme dans un ballet soigneusement orchestré, les Commandos sautent l'un derrière l'autre, à deux secondes d'intervalle... Le capitaine Meyer est déjà à dix mètres, suivi par Conrad et son radio, lourdement chargé du SCR 300. C'est à cet instant précis que miaulent les premières balles rebelles ! Opération à la Gada d'Aflou, en plein djebel Amour, le 27 février 1957. Les Commandos Parachutistes de l'Air, créés quelques mois auparavant sur l'impulsion du général de Maricourt, commencent leur épopée. Les cinq Commandos de parachutistes-aviateurs, uniques en leur genre, héritiers des Groupes d'Infanterie de l'Air de 1940, vont combattre durant tout le conflit algérien et dans tous les secteurs, seuls ou en soutien des troupes les plus éprouvées. Bigeard leur lancera, à l'issue d'une opération commune : - Vous avez de la gueule ! Vous ressemblez aux miens ! Sous le commandement de François Coulet, ambassadeur de France devenu lieutenant-colonel de parachutistes, les Commandos Paras de l'Air écriront leur histoire en lettres de sang sur le sable des djebels. Sautant en parachute, mais le plus souvent héliportés dans cette forme de combat voulue par leur initiateur, les volontaires des Commandos de l'Air un peu en marge se feront très vite respecter grâce à leur courage et à leurs résultats. Lorsqu'ils descendront les Champs-Elysées, le 14 juillet 1957, arborant sur leur poitrine l'aigle d'argent à la fière devise « Sicut Aquila », les Parisiens, médusés par le bloc compact de ces combattants d'élite, resteront un moment silencieux avant d'éclater en vivats. Six ans de lutte, de sacrifices, de sang et de gloire : ce sont ces pages méconnues de l'Armée de l'Air que ce livre retrace, sans rien inventer, sans rien cacher.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • « La foule était blanche comme la ville... » Au matin du 4 juin 1958, François Gauthier, personnage principal des Compagnons de la Forêt-Noire et de L'Orient perdu, découvre Alger où les événements du 13 mai ont fait basculer la IVe République. Sur la place du Forum, au milieu de la foule française et musulmane, il s'interroge. Qu'y a-t-il derrière cette phrase : « Je vous ai compris » ? Dès lors, la vie de François Gauthier va se trouver happée par le drame algérien. Politiquement, il n'imagine pas d'autre solution pour l'Algérie que l'indépendance. Mais, témoin presque involontaire d'un impitoyable déchirement, François Gauthier se sent chaque jour plus proche de ceux, militaires et surtout civils, qui en sont les victimes, sans partager pour autant leur colère, ni changer d'opinion sur le caractère inéluctable de l'issue. Un tel conflit intérieur, de plus en plus violent et envahissant, trouve naturellement des prolongements dans sa vie professionnelle et jusque dans sa vie privée. Lorsque l'« Algérie française » s'achève dans le désespoir et l'exode, François Gauthier sent bien qu'il portera toujours en lui les cicatrices de blessures qui, pourtant, n'ont pas été les siennes.

  • 1976. Thomas Cortez, un pied-noir ancien activiste de l'O.A.S, mène désormais à Nantes une existence désabusée. Jusqu'à cette nuit d'été où, à La Baule, son seul ami, Jean-Louis Chevance, soudain se fait abattre. Qui a tué Chevance, cet écrivain fini, gloire des années 60 ? En quoi ce meurtre est-il lié à la disparition, dix-sept ans plus tôt, d'une jeune juive dont le père fut livré aux nazis ? Thomas Cortez, par fidélité pour l'ami mort, entreprend de résoudre le mystère. Et resurgissent alors les fantômes du passé - de son passé. Sa recherche de la vérité va se confondre avec celle de sa vie perdue. Un roman à suspense qui, de la collaboration à la décolonisation, nous ouvre les portes dérobées de notre véritable histoire.

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