• "Pas d'erreur, cette fille était de la race des vaincus. Elle ne tenterait rien. En bonne intello, elle se contenterait d'analyser. Et tu en arriveras à la conclusion que mon père n'a aucune raison de te vouloir du mal. Une déduction erronée. Le souci avec lui, c'est qu'il n'a jamais été maître des émotions étranges qui chevauchent dans les méandres de son esprit. Il est comme un demi-dieu, capable du pire comme du meilleur. Un être absurde et merveilleux, dépourvu d'empathie, sans peur, susceptible de se lancer dans des actions inutiles et sacrément périlleuses pour lui et son entourage." Après avoir fréquenté Les Infidèles et fait une escale au Japon avec Kabukicho, Dominique Sylvain nous emporte une fois encore dans son univers dangereusement onirique et sensuel. Nouvelles technologies et Bitcoins lui offrent mille et une manières de tordre le cou aux codes du roman policier. Une femme de rêve brouille les pistes : au lieu de traquer le coupable, n'est-il pas plus séduisant de rechercher qui est la victime ? "Quelque part c'est insensé, mais ça me plaît ainsi." Dominique Sylvain Dominique Sylvain a vécu en Asie pendant treize ans. Elle a fait ses débuts dans le polar avec la parution de Baka!, son premier roman inspiré de sa vie au Japon. Après avoir été journaliste, puis responsable de la communication au sein d'une grande entreprise, elle se consacre désormais exclusivement à l'écriture. Lectrice insatiable et fan inconditionnelle de Murakami, elle use de toutes les libertés que lui offre le policier pour jouer avec les codes du genre et emprisonner ses lecteurs dans de redoutables filets. Ingrid et Lola - le duo improbable qu'elle a imaginé - sont devenues des personnages culte. Son oeuvre singulière, et primée à de nombreuses reprises, est traduite dans une quinzaine de pays et est également disponible aux Éditions Points.

    Dominique Sylvain a vécu en Asie pendant treize ans. Après avoir été journaliste, puis responsable de la communication au sein d'une grande entreprise, elle se consacre désormais exclusivement à l'écriture.Lectrice insatiable et fan inconditionnelle de Murakami, elle use de toutes les libertés que lui offre le policier pour jouer avec les codes du genre et emprisonner ses lecteurs dans de redoutables filets. Ingrid et Lola-le duo improbable qu'elle a imaginé-sont devenues des personnages culte.

  • Célèbres métamorphoses, destins tragiques, épopées grandioses...Un mythe peut sembler tomber du ciel, comme Icare, ou bien jaillir des flots, comme Aphrodite. Il en résulte un feu d'artifice de récits fabuleux faisant intervenir dieux, monstres et forces surnaturelles, mais aussi hommes et Histoire...
    Les mythes gréco-romains nous parlent du passé, mais aussi de nous-mêmes, car notre monde moderne reste pénétré des cultures de l'Antiquité. Les figures de Prométhée, Achille, Ulysse, Jason, OEdipe, Orphée, Sisyphe, Hercule, et bien d'autres encore, ont traversé les siècles et les arts, et leur histoire fascine toujours.
    Découvrez :
    Les mythes de la création du monde
    La famille olympienne et les autres divinités
    La naissance des hommes et les exploits héroïques
    Le monde des morts et ses mystères

  • Gil

    Célia Houdart

    L'été de ses dix-huit ans, un jeune pianiste reconnaît une chanson que diffuse un autoradio. Il se met à chanter.
    Une voix monte, des orages éclatent.

  • Voici un texte révolutionnaire qui démontre que Newton, figure majeure des grandes mutations scientifiques du XVIIe siècle, tenait en haute estime la philosophie hermétique de la Renaissance. Plus encore, il révèle qu'il a trouvé, dans la pensée des Anciens, une confirmation de ses propres découvertes scientifiques. D'après le mathématicien, principe de gravité et mécanique classique étaient déjà pleinement contenus dans les textes des Pythagoriciens. Au moment où il expose la théorie de la gravitation universelle, Newton annotait ses manuscrits des Principia de citations. Par exemple, il écrit : "Les Anciens savaient même que tous les corps qui tournent autour de la terre - l'air et le feu comme les autres éléments - sont attirés vers la terre par la gravité, et que cette gravité est proportionnelle à la quantité de matière dont ils sont formés. C'est ainsi que Lucrèce argumente en faveur de l'existence du vide." Newton fait même remonter l'origine de l'atomisme à la philosophie mystique, déjà enseignée en Égypte et en Phénicie et reprise par les philosophes grecs. D'après lui, les Égyptiens connaissaient déjà le système copernicien et l'exprimaient dans leur religion, leurs écrits et leur art. Pour Newton, le mystère des nombres, comme celui des hiéroglyphes, entretient un rapport étroit avec la philosophie mystique. C'est dans le mythe et dans l'alchimie que Newton redécouvre le véritable ordonnancement de la matière.

  • L'équilibre du mal

    Richard Canal


    Par une nuit glaciale, un vieillard ensanglanté, à bout de forces, se hâte à travers champs. Dans sa tête, une femme hurle, appelle au secours. Avant de mourir, il doit transmettre le terrible pouvoir dont il a hérité à Lewis, un jeune DJ de province dont les raves n'attirent plus grand monde.
    Ce pouvoir, Lewis finit par s'y soumettre. Il lui apporte la gloire et l'amour. Un amour impossible, hors norme, pour lequel il va devoir se battre contre des forces qui le dépassent.
    Les puissances qui le manipulent accepteront-elles que le DJ perturbe l'équilibre du mal ? Pourra-t-il résister à l'appel de l'Île des Morts ?
    Fable moderne inspirée du mythe d'Orphée et d'Eurydice, ce texte remet en question nos certitudes sur la vie et la mort.

  • Paul Valéry, « chercheur » impénitent, doit désormais prendre place parmi ceux qui, depuis Wagner, contribuèrent à la rénovation du théâtre. L'analyse des structures dramatiques examinées dans leur « fonctionnement » fut l'une de ses préoccupations constantes et s'insère dans celle de la « Comédie de l'Intellect » en même temps qu'elle l'éclaire. Les notes et les projets des Cahiers témoignent, mieux encore que l'oeuvre publiée, d'un sens aigu du théâtre : le refus de tout ce dont l'avait surchargé une tradition « bourgeoise » - réalisme, « psychologie », cabotinage - s'assortit du désir d'en retrouver la vérité première. Formaliste dans sa méthode - puisqu'elle se fonde sur le « système » inventé par le poète épris de rigueur scientifique, et qu'elle passe par les modèles sans cesse analysés de la musique et de la liturgie, de « l'épure » racinienne et de « l'auto-analyse » wagnérienne -, cette recherche aborde tous les aspects de la dramaturgie, met à nu des relations et des constantes autour desquelles s'organise le « jeu » de la représentation ; elle retrouve à travers elles les données que mettaient à jour, à la même époque, les grands théoriciens de la scène. Elle débouche aussi, nécessairement, sur l'analyse du processus de « fabrication » de l'oeuvre dramatique. Le créateur double ici le théoricien dans la recherche d'un théâtre-cérémonie à caractère expérimental, où la parole serait réduite à sa juste place dans l'équilibre de tous les moyens d'expression. De La Jeune Parque au « IIIe Faust », tout au long d'une carrière que jalonnent de précieuses ébauches, se révèlent les audaces et les timidités de ce « Robinson » de la scène qu'une tendance naturelle portait depuis l'enfance à traduire en formes théâtrales sa vision tragique du Moi. et qui, dans cette activité « latérale », se prend plus volontiers que jamais au pur plaisir de créer, et de se voir créer. Le lecteur trouvera dans cet ouvrage le répertoire de toutes les citations de Paul Valéry théoricien et créateur.

  • Retranchée dans un appartement, la messagère d'Eurydice revient sur les évènements qui l'ont amenée à trahir le Groupe d'Intervention. État d'urgence, catastrophes industrielles, pollutions, montée des eaux... Au cours d'une de ses enquêtes, la messagère retrouve Orphée. Il a entrepris de redescendre aux enfers mais, hors-sol depuis longtemps, le héros n'a plus de repères... La messagère l'accompagne, le guide, lui souffle son rôle et lui montre les boucles baroques d'un monde en mouvement. Tout est lié dans ce roman aux multiples facettes qui tente de saisir les dérèglements de notre époque : réécriture du mythe, matière musicale issue de l'opéra de Monteverdi, fable écologique, poésie pétrochimique... Orphée, héros en fuite traqué par des forces contraires, et dénominateur commun de cet étonnant tumulte, cherche une main tendue. Aujourd'hui Eurydice.
    Avec ce premier roman, Claire Dutrait compose une oeuvre ouverte, prise entre un livre papier, un livre numérique (avec boucles rétroactives), un site « avant-scène » et des performances pour donner à voir et à entendre un opéra qui n'existe pas.

  • Deblais

    Paul Bélanger

    On nage dans les profondeurs des déblais, noyé, emmuré, enterré, suivant la lueur lointaine d'une vie sans blessure, une vie au-dessus et au-delà, une sorte de conjuration de la mort par l'appel des mots, des figures ouvrant au temps séculaire sa propre vie limitée, et que cela se vit chaque jour de l'éternité.
    Constitué autour de figures mythologiques, Déblais est un livre de deuil. Ophélie, Orphée, Eurydice, Hamlet, la Sybille viennent tour à tour illustrer ou incarner, en quelque sorte, les chemins de l'absence. Par un retournement propre au poème, le chant s'ouvre à l'obscur et révèle le passage sans cesse franchi dans le bruit et la fureur.

  • Contre la mort

    Joséphine Lanesem

    • Abrupt
    • 26 Novembre 2020

    Suivre les pas d'Orphée, devenir son ombre, son souffle, emprunter sa voix. Aller contre la mort, à sa rencontre, tout contre. Des hautes forêts de Thrace aux marais soufreux des enfers, de la source qui enfanta Eurydice à la rive qui donna naissance à l'orphisme.
    Orphée, un nom qui définit la poésie, et dont la destinée se résume au déchirement : déchirer la langue, fouiller sa déchirure, à la manière de sorciers jugeant du foie de leurs victimes, déchirer la chair, pour chercher le désir absent ou réifier ses rêves.
    Initiation aux arcanes de l'intériorité, à notre propre obscurité. Formule de l'éternité qui luit sur les lamelles enfouies dans les tombes. Paroles du fond des âges qui résonnent jusqu'ici et maintenant, nous obligeant à nous retourner, à faire face à la fatalité.
    Mystères : une série autour du mythe, dont le sens ne s'épuise pas, non parce qu'il serait illusoire et au final absent, mais parce qu'il est mobile et multiple. La réécriture est une résurrection.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • Le Roi Arthur, Saint Nicolas, OEdipe ou Orphée : vous connaissez ces récits fantastiques qui ont influencé la peinture, la littérature et le cinéma, mais vous ne savez pas d'où ils proviennent ? Au fil des siècles, ces faits fabuleux sont d'ailleurs interprétés et réinterprétés de manière différente en fonction de la personne qui les narre...
    Cet ouvrage vous permet ainsi de connaître l'histoire originelle des mythes, contes et légendes les plus connus, tout en regardant leur évolution à travers les divers arts. Et si dans chacune de ces représentations il y avait une part de vérité, cet ouvrage vous en donne les clés pour mieux comprendre comment ces narrations ont influencé notre perception de l'Homme et de l'Histoire.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

  • À travers les cinq textes qui composent ce livre, quels qu'en soient les héros, c'est toujours la même voix qui se fait entendre. Celle d'un homme qui éprouve de façon aiguë la « difficulté d'être » - difficulté de vivre, d'aimer, d'être aimé - et qui ne trouve de salut que dans la création. Les deux personnages des Aveux romanesques, le narrateur de L'École des veufs, l'écrivain des Autographes, la dame à la licorne, cherchent tous à dépasser la platitude de leur condition ou la fatalité de la mort par l'oeuvre, le poème. Il s'agit toujours pour eux d'élever le tombeau qui gardera la mémoire de leurs amours et de leurs passions - et peut-être surtout d'eux-mêmes. Usant tour à tour du réalisme le plus cru et de l'expression la plus délicate, Milorad donne avec Les Aveux romanesques un livre d'une étrange beauté, d'une pureté troublante - un livre qui annonce une oeuvre véritablement « singulière ».

  • Dans le Testament d'Orphée, Jean Cocteau croise son double sous les voûtes de la Rue Obscure, à Villefranche. - Il a fait semblant de ne pas me voir. - Vous avez assez crié partout que si vous le rencontriez, vous ne voudriez même pas lui serrer la main, dit Cégeste. Il y a deux Jean Cocteau : le personnage, ou plutôt les personnages, fabuleusement scintillants, inimitables, parisiens, réussis, toujours parfaitement accordés à la couleur de l'époque. Mais il y a aussi l'homme. L'homme avec ses qualités, ses faiblesses, ses caprices, ses amours, ses certitudes, son scepticisme et, par-dessus tout cela, une intelligence et des talents. Ce livre, qui fait état d'une grande quantité d'événements inconnus ou peu connus, de nombreux documents inédits et insolites, raconte l'homme aussi bien que les personnages, et l'incessant effort vers le dialogue entre le vivant et son double (son image dans les miroirs) que le poète du Testament voudrait peut-être instaurer, mais qui se refuse obstinément.

  • La grande poésie veut donner un sens au monde, donc à l'Histoire, où l'aventure humaine se déploie à l'échelle de la terre. Mais comment lui en donner un, dès lors que le Dieu dé Bossuet ne tient plus « tous les fils de l'univers dans sa main » ? Alors l'épopée bute sur l'assassinat ; et le poète ne sait plus comment répondre à l'essence meurtrière de l'Histoire. Il essaie donc des cosmogonies de substitution au coeur desquelles, toujours, un cadavre vient étouffer sa voix. Cette errance du poète moderne, ces pages voudraient l'illustrer à propos de Chateaubriand, exemplaire témoin. Mais à travers le nomadisme cosmogonique, en quelque sorte, de la parole poétique, c'est le problème de l'« engagement » qui se dévoile enfin, non plus seulement du point de vue des exigences propres à l'Histoire, mais de celles particulières à la grande création littéraire. Car un mythe poétique semble révéler ici son profond empire, celui d'Orphée. N'est-ce pas une manière de descente à l'Hadès du poète que cette recherche des ruines et des tombes, des cités évanouies et des déserts, ostensibles sépulcres où l'homme se complaît à son propre effacement ? Mais l'Eurydice que ce poète va chercher aux enfers pourrait bien n'être que le cadavre de l'Histoire elle-même. Quelle loi du sang, au coeur de l'Histoire, empêche donc cette Eurydice-là de ressusciter ? « Poésie, connaissance orphique de la terre », dit Mallarmé. Si la haute poésie est donc aussi une résurrection, comment peut-elle s'accomplir lorsque le poète est épique, c'est-à-dire lorsque le meurtre lui saute à la face ? La réponse à cette question est peut-être dans une comparaison de la poésie de Chateaubriand avec celle, non moins épique, mais toute résurrectionnelle, de Saint-John Perse. Enfin, si la mort et la résurrection d'un dieu parlent au plus secret de la poésie, peut-être un lien pourrait-il se faire voir entre la poésie et le sacré, et nos civilisations elles-mêmes commencer de s'éclairer sur les pentes opposées qui descendent à la nuit ou remontent du tombeau.

  • Est-il encore possible de soutenir que Dieu existe hors du coeur de l'homme qui forge à travers lui son élévation et son destin ? Il faudrait alors proclamer du moins que les musulmans, les juifs et les chrétiens adorent le même Dieu sans le savoir, car sur la planète devenue plus petite, les divers monothéismes s'affrontent, nous plaçant devant un véritable polythéisme de fait. Mais que deviendraient alors les religions polythéistes ? Interrogeant les quatre plus grands apologistes français du christianisme à l'aide de la méthode critique mise au point dans l'Écrivain et son langage, l'auteur cherche à cerner le Dieu humain qui parle au coeur de ces grandes voix. Il constate d'abord que le système du monde (ou cosmogonie) sur lequel s'appuie le christianisme, n'est pas du tout le même chez nos quatre apologistes, et que leur théologie diffère davantage de l'un à l'autre que s'ils appartenaient à des religions différentes. Bossuet veut un Dieu roi du Ciel et de la terre, jetant avec superbe « juifs et gentils au tombeau » ; Pascal veut un Dieu du vertige et du vide, Dieu étranger à la physique et aux sciences, et qui ne permet pas de lire l'histoire des rois, des empires, des capitaines ; Chateaubriand veut voir mourir les civilisations pour nourrir un christianisme désespéré par la fuite du temps. Claudel, enfin, veut égaler la strophe poétique au cycle de l'éternité, et faire du coeur humain l'horloge de l'univers. Il faut donc chercher le sacré dans ce que ces voix ont de commun, non dans ce que leurs théologies diverses ont d'inconciliable. Et c'est un cycle de la mort et de la résurrection ; une descente à l'abîme et une remontée à la lumière. Chez Bossuet, un verbe régnant se penche éternellement sur le gouffre de la colère divine et s'en arrache par la pompe et la gloire de la parole de prédication : il y faut un Dieu qui soit assis comme un roi sur son trône, et qui manie la foudre. Chez Pascal, une pensée logicienne s'enferme rigoureusement dans les évidences euclidiennes, et en formule les tautologies avec trois siècles d'avance sur les logiciens modernes, afin d'assurer le cycle de la chute dans l'infiniment petit et la remontée à l'infiniment grand de sa voix. Chez Chateaubriand, le système des « harmonies de la nature » se plaque comme une pièce rapportée sur le cycle de la descente dans l'oubli et d'un avènement du règne de la mémoire. C'est que ce poète manque de la théologie nécessaire à sa voix. Chez Claudel le cycle de la mort et de la naissance s'exprime par une véritable reconstruction cosmogonique de l'univers où l'Art Poétique dit la théologie. Le poète enfante délibérément le système du monde nécessaire à son chant. Tous ces cycles d'une descente à l'Hadès et d'une remontée au jour réconcilient la démarche orphique avec celle des dieux eux-mêmes, qui descendent tous aux enfers pour ressusciter. A partir de là s'ouvrent deux voies : l'une permet d'écrire une histoire orphique, donc religieuse, de la poésie de Baudelaire au surréalisme, que ses dimensions n'ont pas permis d'insérer dans le présent volume, l'autre est d'ordre philosophique, et s'interroge sur la portée du cycle de la nuit et du jour dans le destin de l'esprit. Elle aboutit à une histoire de la raison comme arme mystique par excellence, toujours s'arrachant au savoir arrêté, et rouvrant un champ de ténèbres à l'esprit. En ce siècle de la remise en question des croyances, peut-on désembourber l'exégèse, arrêtée depuis la Profession de foi du vicaire savoyard entre l'impossibilité de séparer le sacré de l'histoire terrestre, et l'absurdité de faire trôner des dieux dans le ciel ? Entre le matérialisme et l'orthodoxie, y a-t-il un chemin qui dise le drame de l'amour et de l'offrande, le sens du sacrifice humain et de la renaissance de l'homme à partir de sa cendre ?

  • Disciple de Gustav Mahler, chef reconnu de l'avant-garde dans les années vingt, avant de devenir un grand interprète du répertoire classique, Otto Klemperer fut l'une des personnalités les plus marquantes et les plus originales de la vie musicale occidentale pendant la première moitié de ce siècle. De Hambourg à Londres via Prague, Berlin, Los Angeles et Budapest, c'est toute la richesse artistique de notre passé récent qu'évoque son itinéraire mouvementé, en même temps qu'il nous fait revivre la tragédie de l'Europe. Cette édition comprend notamment les "Entretiens avec Otto Klemperer", réalisés et édités par Peter Heyworth.

  • Cet ouvrage est une réédition numérique d'un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d'origine.

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  • De l'érotique des troubadours à l'« heurétique » (Platon), des trouveurs en roman, « ce que le coeur me dit avec la langue d'Amour » (Dante) m'installe au coeur du « mystère dans les lettres », qui sont d'amour, à force d'être hantées par la mort : « le Beau trouvé » s'entend de l'enfant trouvé dans le roman familial comme des heureuses rencontres dans l'art de bien dire. C'est une nouvelle naissance comme une nouvelle lumière. Apprendre ainsi à lire « avec d'autres yeux » (les cristaux de la Rose) ce qu'on ne cesse pas de récrire à son tour, pour entendre non pas, comme le veut l'allégorie, autre chose que ce qui se dit, mais l'Autre Chose qui ne cesse de ne pouvoir se dire, serait-ce une nouvelle façon de « remuer l'Achéron » à défaut de « percer les portes d'ivoire ou de corne » ? Charles Méla

  • Sur la butte de terre, les vestiges du château de Corcoue, et les bâtiments de l'abbaye qui en dépendait. En face, le marais, dont les chemins d'eau vont se perdre dans une anse de l'Océan. À l'abbaye, aux côtés de Georges Saguenay et de sa femme Numance, qui exploitent le domaine, vivent leur petite fille Allène, - et le père de Numance, Pentecôte, peintre voué à la lumière et à la transparence. Par un soir de février, Pentecôte décide de s'enfuir sur une barque, pour se perdre en cette mystérieuse étendue où se mêlent l'eau et la terre, et que les brumes recouvrent. Pentecôte a longuement préparé ce dernier voyage, cette ultime navigation vers l'Ouest et le couchant. On raconte qu'il y a bien longtemps, Agrippa, le capitaine parpaillot qui tenait Corcoue, avait lui-même disparu au sein des marais ; et, comme lui, était parti sans retour un autre Agrippa, moine et alchimiste, chassé de l'abbaye par le capitaine. La disparition de Pentecôte aspire, en quelque sorte, tout le village, et c'est ainsi qu'en compagnie de Georges Saguenay, les paysans Prestance, Piedlevé et le mulâtre Séraphin d'Argence, s'en vont à la recherche du vieux peintre. Alors que le braconnier Dorbreuse se refuse à les suivre, Orphée Corione, coureur professionnel sur motocyclette, se joint au groupe. À son tour, Didi, étrange prophète villageois, se met lui-même en route, empruntant les chemins de halage, et tirant derrière lui son cheval. Il y a ici comme une reviviscence des navigations celtiques vers les Îles Bienheureuses. Tout, pourtant, se déroule dans un temps quotidien, occulté il est vrai par la légende et l'oui-dire, absorbé encore par ce non-temps intérieur, qui coïncide avec celui du mythe. Il semble qu'aussi bien pour Pentecôte, que pour ceux qui le recherchent, il s'agisse d'une quête à travers ce labyrinthe que figure le marais, quête dont le but serait la découverte de la vraie terre, de la vraie vie, et du vrai temps soustrait à l'usure et à l'histoire. Ce récit se compose comme une tapisserie romanesque : l'onirisme et le fantastique s'entrelacent à la trame des péripéties ; les personnages deviennent les thèmes d'une rhapsodie poétique ; le marais et la brume font peser sur cela leur malédiction, et celle d'un passé, qui ne recommence, semble-t-il, que pour entraîner à la perdition et à la mort.

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