• Du site néolithique aux vingt arrondissements actuels, des fondations de Lutèce à la nouvelle BnF en passant par la construction de Notre-Dame, l'histoire de Paris a toujours été un peu plus que celle de la capitale de la France. Comme le démontre cet ouvrage, Paris pèse en effet d'un poids particulier, politique, économique et culturel, ...

  • Cet ouvrage, conçu par un travail d'équipe, est à un double titre un guide : de la recherche en histoire et du métier d'historien. Avec ses 355 entrées et ses 201 auteurs, il entend montrer que l'histoire est une discipline vivante, sans cesse remise sur le métier par ceux qui l'écrivent.

  • Malgré des siècles de dominations successives de toute nature, qui sont allées jusqu´au génocide, entrecoupées de tentatives parfois réussies d´indépendance, l´Arménie, n´abandonnant jamais la lutte pour le maintien de son identité, n´a cessé en ce sens d´être une Arménie arménienne.
    L´auteur évoque dans ces pages l´histoire de ce peuple maudit, courageux et finalement irréductible, de cette terre en perpétuelle reconquête, carrefour convoité entre l´Europe et l´Asie, enjeu passé et présent aux confins de trois empires (perse, russe, turc), rendant hommage à la grandeur d´une civilisation.

  • Guerre mondiale, mort métallique, chimique, atomique ; déportations de populations entières, de la traite atlantique au Cambodge des Khmers Rouges ; famines organisées, instrumentalisées, de l'Irlande et des Indes britanniques à l'Ukraine stalinienne ; camps de concentration ou de travail, de l'enfer colonial du Congo belge ou de la guerre des Boers aux archipels du goulag communiste et aux camps nazis ; génocides arménien, juifs ou rwandais... : l'inconcevable a d'innombrables fois été conçu. Un constat s'impose : la violence de masse n'est ni le fait des seules sociétés contemporaines, ni le fait de régimes « fous », « totalitaires ». Elle fut pratiquée partout, de tous temps et parfois par de « parfaits gentlemen ». Ce livre cherche à comprendre pourquoi. Il identifie trois ruptures historiques qui ont conduit à l'essor de la barbarie. La première est la construction de l'État dont les élites, pour le pouvoir, pour la richesse, usent de la guerre comme outil de domination. La seconde est constituée par le libéralisme, rupture dans la progression humaniste des idées. Il instaure la notion de concurrence et de compétition et ouvre la voie à la violence coloniale dans le giron de laquelle furent forgés les outils du massacre moderne. Le libéralisme laisse l'humanité orpheline de solidarité. Ces liens perdus allaient se reconstituer par des révolutions égalitaristes, dans la classe avec le rêve de transformation de la société, ou par la nation et la race, déchaînant au final la violence génocidaire nazie et la brutalité des communismes. La troisième est la religion « moderne », c'est-à-dire intolérante, identifiant le païen ou l'hérétique comme ennemi à abattre. Judaïsme, christianisme, islam, hindouisme et bouddhisme, aucune religion n'échappe à ce virage moderne. Sont donc revisités ici quelques-uns des pires cauchemars de l'humanité, dont certains sont bien connus - Shoah, crimes du communisme stalinien, khmer rouge, chinois, bombardements massifs de Dresde et d'Hiroshima ou terrorisme islamiste - et d'autres, souvent à découvrir : crimes coloniaux britanniques aux Indes ou en Afrique du Sud, américains aux Philippines, belges au Congo, japonais dans le Pacifique, atrocités de la guerre de Trente ans ou des chevauchées médiévales, massacres ethniques dans l'Inde ou le Sri Lanka contemporains. L'auteur guide ainsi le lecteur, à travers un tableau souvent hallucinant, vers une compréhension de fond des mécanismes qui, au cours de cinq millénaires d'Histoire, ont mené l'humanité sur les chemins de l'horreur.

  • L´histoire des universités permet de mieux comprendre une partie de notre héritage intellectuel et du fonctionnement de nos sociétés, ainsi que la circulation des modèles culturels et des savoirs. Chaque époque a dû résoudre le dilemme renaissant entre préservation du savoir passé et intégration de l´innovation. Aux origines mêmes de l´institution, dès le Moyen Âge, c´est le défi de nouveaux savoirs en même temps que le souci de leur légitimation et de leur utilisation sociale qui ont donné naissance à l´université. À l´époque moderne, elle a dû faire face aux ruptures religieuses, politiques et intellectuels nés.
    À partir du XIXe siècle enfin, la multiplicité des modèles nationaux, locaux et internationaux attestent de manière persistante que le projet d´un enseignement supérieur distinct de la stricte transmission d´un savoir figé devait évoluer en rythme avec la société.
    La comparaison des temps et des lieux permettra au lecteur d´amorcer des réflexions sur le présent incertain des enseignements supérieurs grâce au recul critique fourni par le regard historique.

  • La liaison entre l'affirmation d'un Etat et celle d'une langue et d'une culture n'est pas seulement une coïncidence chronologique. Un Etat moderne ne se développe et ne se renforce que par l'adhésion que lui apporte la société politique dont il est à la fois l'expression et l'instrument. Il y a entre le développement et renforcement du pouvoir et les mots qui permettent de concevoir, de défendre ou d'attaquer ce développement, un rapport étroit et consubstantiel, à la fois de l'ordre du penser et de celui du faire. D'où le choix de l'auteur d'analyser cette émergence de l'Etat moderne à partir de l'exemple classique de l'Angleterre entre 1300 et 1600, non par l'étude des institutions ou celle des armées, mais par celle de la culture et de la société politique, à travers les écrits qui expriment les idées de ceux ayant laissé des traces de leurs pensées et de leurs actions. Ce travail ici publié s'accompagne de la publication sur un site internet (lamop.univ-paris1.fr) d'un Dictionnaire répertoriant les auteurs et les textes importants dans les domaines de l'histoire et du politique en Angleterre entre 1300 et 1600. L'auteur envisage de compléter cet énorme travail de réflexion par un volume consacré à l'analyse des productions linguistiques et de leur contenu sémantique, des stratégies discursives et des choix lexicaux.

  • On assiste de toutes parts au « retour » de l´événement. Aux notions de structure, d´invariant, de longue durée, d´histoire immobile se sont substituées les notions de chaos organisateur, de fractale, de théorie des catastrophes, d´émergence, de mutation, de rupture... Ce basculement n´affecte pas la seule discipline de l´histoire. Il est général à l´ensemble des sciences humaines et atteste une préoccupation nouvelle d´attention à ce qui advient de nouveau dans une interrogation renouvelée sur l´événement. François Dosse, dont les travaux en historiographie sont connus, met dans cet ouvrage la notion d´événement à l´épreuve du regard de diverses disciplines pour en mesurer la fécondité potentielle. Comme l´a dit Michel de Certeau, « l´événement est ce qu´il devient », ce qui induit un déplacement majeur de l´approche de l´événement de ses causes à ses traces. Telle est la grande nouveauté que perçoit l´auteur et qui change radicalement notre rapport à l´événement en le défatalisant. On ne peut donc parler d´un simple « retour » de l´événement au sens ancien du terme.

  • Ce mot est devenu un terme évoquant à la fois un phénomène de dispersion, une organisation ethnique, nationale ou religieuse, une population dispersée sur plusieurs territoires, les lieux de la dispersion, des espaces d'échanges... Ce QSJ analyse les différents sens actuels et réalités que recouvre ce terme.

  • La monarchie, système originel et sacré, jouit de qualités structurelles dont témoignent sa durée millénaire, ses capacités d'adaptation, son extraordinaire polymorphisme et ses expansions à travers les âges et les civilisations. Peut-être le plus durable des systèmes politiques, les monarchies engendrent des coutumes, des textes qui maintiennent une certitude quant au droit de souveraineté, une légitimité imperturbable, éliminant ou réduisant les crises de succession. La monarchie se révèle aussi, au cours de l'Histoire, protéiforme, susceptible de transformations considérables au gré des temps et des moeurs. Elle est un régime évident, intemporel, s'imposant dans toutes les langues, dans tous les imaginaires comme référence du pouvoir.

  • Quinze ans après le grand panorama historiographique dressé par François Bédarida, le Comité français des sciences historiques a proposé de remettre à l'ordre du jour de son congrès un bilan d'étape. Cela ne semble pas inutile, compte tenu de la vitalité de la recherche historique française. Le renouvellement des thèmes, les pistes novatrices suggérées en particulier grâce à l'importante coopération internationale entre universitaires et chercheurs, tout cela concourt à dresser un paysage inédit de la discipline historique.
    Les textes réunis ici proposent une synthèse des principaux axes de recherche depuis 1995 en rappelant les moments historiographiques importants : une publication, un colloque ou un débat. L'objectif de ce point d'étape n'est pas d'être exhaustif, ce qui n'aurait guère de sens, mais de manifester la vigueur de la recherche française en gardant comme perspective la promotion de la science historique à l'étranger. Il ne s'agit donc pas d'une publication à usage « interne », mais bien de poser les jalons d'une réflexion d'ensemble dans le long terme sur le travail d'historien en France à l'aune de la recherche internationale.

  • Quels grands processus furent à l´origine du phénomène de mondialisation ?
    Comment les puissances européennes sontelles parvenues à exercer leur emprise sur le reste du monde durant des siècles ?
    Quel rôle joueront les pays émergents dans la future reconfiguration géostratégique mondiale ?
    À l´appui d´une chronologie détaillée, le lecteur est invité à s´interroger sur le concept de mondialisation, dont l´appellation récente et les contours indistincts ne doivent pas faire oublier les origines anciennes. Des premières conquêtes de l´empire ottoman au printemps arabe, des guerres européennes à l´adoption du traité de Lisbonne, cet ouvrage rassemble toutes les dates indispensables à l´appréhension d´une histoire de la mondialisation dense et complexe.

  • Faisant suite aux Historiens français à l'oeuvre (Puf, 2010), ce nouveau recueil issu du congrès du Comité français des sciences historiques est résolument tourné vers l'avenir. Il interroge les mutations considérables que représentent, pour le métier d'historien, les processus de mondialisation actuellement à l'oeuvre. Pour la pro-duction scientifique comme pour l'échange intellectuel, de tels processus ont de profondes conséquences et suscitent débats et interrogations. Bien plus, ce sont les objets mêmes de la discipline historique qui se trouvent marqués par cette mondialisation : le champ de l'historien ne cesse de s'élargir sous nos yeux.
    Reflet de la fécondité de notre école historique, mais aussi de son pluralisme, ce livre questionne le devenir de cette discipline et pointe également quelques-unes des lignes de force de la production historiographique française d'aujourd'hui.

  • Tout commence par une ambiguïté historique et linguistique : les femmes publiques sont censées arpenter le trottoir. Comme le note Michelle Perrot : "dans l'espace public, celui de la cité, hommes et femmes se situent aux deux extrémités de l'échelle des valeurs."La thèse des auteurs est que cette spécificité française (non-reconnaissance des femmes dans la vie politique) trouve en partie son origine et perdure par l'enseignement de l'histoire à travers des manuels qui sont plus que de simples révélateurs, ils ont leur efficacité propre. Cette intuition s'appuie sur l'étude de 30 manuels portant sur des auteurs, des éditeurs et des périodes différents du XXe siècle : 10 pour l'entre deux guerres, 12 pour les années 50 - 60 et 8 manuels pour les années 80 - 90. Tous les manuels ne sont pas sexistes au même degré, mais la tendance fondamentale est indéniable. Une constatation s'impose d'urgence, il faut réduire cette différence entre des élections désormais paritaires et des représentations aux antipodes.Paradoxalement en France, alors que le niveau scolaire des filles est parmi les meilleurs de l'Union européenne de même que le taux d'insertion professionnelle des femmes, leur activité politique est des plus faibles. L'analyse des manuels d'histoire de l'enseignement primaire du XXe siècle montre que ces livres sont en partie responsables de cette anomalie. Quand on constate que le droit de vote des femmes enfin obtenu en 1944 n'est mentionné dans ces manuels qu'à partir de 1985 et que trop souvent ces mêmes livres n'ont donné que des commentaires négatifs de l'action politique de femmes ayant disposé d'un certain pouvoir : la cruelle Brunehaut, la traîtresse Isabeau de Bavière, la perfide Catherine de Médicis, l'intrigante et fatale Marie-Antoinette, on ne peut que déplorer cette étrange éducation civique à rebours. Il est plus que temps que disparaissent définitivement ces stéréotypes si l'on veut éviter aux prochaines élections paritaires des lendemains qui déchantent.

  • Partir à la recherche de ses ancêtres est depuis une vingtaine d'années, une passion contagieuse, ceci en partie grâce à des outils techniques nouveaux. Cet ouvrage présente à la fois l'histoire et l'évolution de la généalogie, son avancement, ses positions actuelles comme ses limites, les solutions et perspectives qui lui sont offertes.

  • Comment définir le concept d'empire ? L'espace constitue la marque distinctive de l'empire par rapport au royaume. Cet espace est organisé, l'empire est centralisé et unifié, les peuples sont soumis. L'armature politique et fiscale est essentielle, le droit prime la langue et la religion. L'empire est fondé sur une civilisation universelle et unique. Mais l'empire est inéluctablement voué à la mort, lente, par une décadence de l'autorité et des moeurs, brutale, due à l'ennemi extérieur, rival ou barbare. En Occident, il n'est pas d'empire sans référence à l'Empire romain. Il n'y a en définitive qu'un Empire, celui de Rome.

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