Littérature traduite

  • Almuric

    Robert E. Howard

    C'est une sensation hors du commun que se retrouver brutalement projeté de sa planète d'origine dans un monde étrange et inconnu. Moi qui n'avais jamais connu la peur, j'étais réduit à une boule de nerfs craintive, sursautant à la seule vue de mon ombre. Je venais de prendre conscience de l'absolue impuissance d'un être humain. Ma robuste carcasse et mes muscles d'acier me semblaient aussi frêles et chétifs que ceux d'un enfant.Un léger bruit dans mon dos me fit me retourner d'un coup, et je tombai nez à nez sur mon premier habitant d'Almuric. Il n'était guère plus grand que moi, mais plus massif, avec des épaules particulièrement imposantes et des membres épais aux muscles noueux. Son corps était recouvert d'un duvet du même noir bleuté que sa barbe et sa chevelure. Il n'était pas aussi velu qu'un singe, mais jamais je n'avais vu d'être humain si poilu.Ses yeux arrogants s'attardèrent dédaigneusement sur mes membres lisses et mon visage glabre.- Au nom de Thak, es-tu homme ou femme ? demanda-t-il. ----------------Après Les Dieux de Bal-Sagoth et Les Ombres de Canaan, voici le dernier des trois volumes réunissant tous les textes d'horreur et d'heroic fantasy de Robert E. Howard, le créateur de Conan le Cimmérien. Au sommaire, le mythique roman Almuric, mais également les derniers textes mettant en scène James Allison, et « Nekht Semerkeht », un texte hanté par le suicide, que Howard écrivit dans le mois qui précéda sa mort. Comme tous les autres ouvrages de la collection, cette édition élaborée par Patrice Louinet se fonde sur des textes intégraux et non censurés, et est superbement illustrée par Stéphane Collignon.

  • Presque sous les pieds de Bran, une silhouette disloquée se tordait et gémissait. Le roi se pencha au-dessus du légionnaire romain, qui gisait dans la mare poisseuse de son propre sang. Les murs se sont effondrés, marmonna le moribond. Cela a commencé hier, avant l'aube. Un léger grattement, le bruit sourd de griffes, loin sous la terre. Nous autres sentinelles les avons entendus... comme si des rats ou des vers, creusaient des galeries... Titus nous a ri au nez, mais les bruits ont persisté toute la journée. Puis à minuit, la Tour a frémi et a paru vouloir s'affaisser, comme si les fondations avaient été sapées... Un frisson d'horreur parcourut Bran Mak Morn. Les vers de la terre ! Des vermines par milliers, creusant telles des taupes loin sous la forteresse, rongeant les fondations... Dieux, la région devait être criblée de tunnels et de cavernes... Ces créatures étaient encore moins humaines qu'il l'avait imaginé... Quelles formes hideuses issues des ténèbres avait-il donc appelées à son aide ?
    Après Conan, Solomon Kane et Le Seigneur de Samarcande, voici le sixième volume de la collection Robert E. Howard, rassemblant l'intégralité des récits consacrés aux Pictes et à leur dernier roi, Bran Mak Morn.
    Confronté à la Rome impériale, à la déchéance abjecte de son peuple, et aux répugnants Vers de la Terre, (dans un récit reconnu comme un sommet du genre), Bran Mak Morn mène un combat désespéré dont il ne sortira pas indemne. Un recueil de Fantasy épique et macabre et l'un des personnages les plus aboutis de la carrière de Howard. Cette édition, élaborée par Patrice Louinet, l'un des plus éminents spécialistes internationaux de Robert E. Howard bénéficie d'une nouvelle traduction à partir des manuscrits originaux et est agrémentée de textes inédits. Un ouvrage exceptionnel, superbement illustré par Gary Gianni.

empty