• Un roman saisissant sur l'amour et la liberté en temps de guerre.

    Lideweij est la fille unique d'un riche marchand néerlandais. Lorsque ce dernier tombe gravement malade, la jeune femme fait appel à l'un des médecins les plus renommés du pays : Andries Griffoen. Entre elle et lui, c'est le coup de foudre. Toutefois, en 1552, à la veille de la révolte des Pays-Bas, cette union entre un protestant et une catholique n'est pas du goût de tout le monde : reniée par son père, Lideweij décide de quitter la ville avec Andries pour rejoindre Breda. Là, alors qu'Andries devient le médecin personnel du prince Guillaume d'Orange, Lideweij donne naissance à trois filles : Isabella, Susanna et Alida.

    /> Mais bientôt le roi catholique espagnol Philippe II accède au trône et, avec lui, la menace catholique à l'encontre des protestants enfle. Face au durcissement politique, Guillaume d'Orange est contraint de fuir le pays, tandis que Lideweij et Andries se réfugient dans le nord, à Naarden, jusque-là épargné par les violences. C'est pourtant à un destin terrible qu'est promise la ville, laissant la jeune Isabella seule rescapée d'un massacre...

    Simone van der Vlugt offre le formidable récit de destins de femmes prises dans la guerre de quatre-vingts ans, révolte néerlandaise contre la monarchie Hasbourg.

  • Frontière belge

    Nicolas Freeling

    La réédition des enquêtes de l'inspecteur Van der Valk, le Maigret hollandais. La série télévisée - librement inspirée des romans de Nicolas Freeling - est diffusée sur France 3. " Le meilleur détective de fiction en Europe depuis Maigret. " The New York Times Book Review
    Intello, iconoclaste et gourmet, l'inspecteur Van der Valk, du Bureau central de police d'Amsterdam, est le héros d'une série de romans exceptionnels à plus d'un titre : études de moeurs, description d'un pays, intrigues issues de conjonctures humaines dramatiques.
    Ce roman se déroule dans les années 1960 quand il existait encore des frontières entre la Belgique, la France et les Pays-Bas. Van der Valk y croise Lucienne Englebert alors que son père, chef d'orchestre de renom, vient d'être victime d'un accident de voiture.
    Puis l'inspecteur l'oublie, accaparé par plusieurs affaires, dont l'assassinat a priori banal d'un homme. A priori seulement, car cet individu aux identités multiples obligera notre atypique policier hollandais à se rendre en Belgique, où il démantèlera un drôle de trafic transfrontalier...
    Une enquête menée à l'ancienne, où l'inspecteur prend son temps pour saisir la psychologie de la victime, s'en imprégner. Et au cours de laquelle il croisera de nouveau la belle et désinvolte Lucienne.

  • 17 août 1941, La Haye. L'après-midi vient de commencer quand des membres du service de sécurité de la SS font irruption dans l'appartement de Janny Brilleslijper, alors enceinte de huit mois. Tandis que les hommes fouillent l'habitation, elle simule un début d'accouchement et ils partent sans avoir trouvé les documents cachés dans ses marmites. La jeune femme vient de sauver sa vie et celle de ses enfants.
    Impression de tracts, forge de faux papiers, transmission de messages...
    Depuis le début de la guerre, Janny et Lien Brilleslijper, deux soeurs juives néerlandaises, sont entrées en résistance. Quand elles comprennent qu'il leur faut un abri, loin des villes où la surveillance nazie se fait plus pressante, elles s'installent dans une demeure perdue en pleine forêt. Rapidement, Le Haut Nid, deviendra un lieu stratégique de la Résistance et un refuge pour tous ceux qui fuient le régime nazi. Dénoncées et capturées, les deux soeurs seront déportées en 1944, dans le tout dernier convoi pour Auschwitz.

    Près de soixante-dix ans plus tard, Roxane van Iperen découvre par hasard le passé hors du commun de la maison qu'elle vient d'acheter et le destin des soeurs Brilleslijper. Elle en tire un texte essentiel, entre tension narrative et minutieuse recherche historique.


    « Avec une justesse historique exceptionnelle, Roxane van Iperen a écrit une histoire vertigineuse, passionnante et difficile à lâcher. Un livre qui continue de vous hanter. L'un des meilleurs sur le marché. » - Jan magazine
    Biographie de l'autrice :
    Roxane van Iperen est avocate et journaliste. Un refuge pour l'espoir, son premier livre, a été lauréat du prestigieux prix littéraire Opzij. Véritable phénomène d'édition, il a déjà conquis des centaines de milliers de lecteurs à travers le monde.

  • Mon nom est Selma

    Selma Van De Perre

    • Alisio
    • 12 Janvier 2021

    « Ma chère Gretchen, Suis avec douze autres personnes dans un wagon à bestiaux, à Vught. Destination probable, Sachsenhausen ou Ravensbrück. Tiens bon. C'est ce que je fais moi aussi. Même si j'aimerais que ce cauchemar prenne fin. Je vais jeter ce message du train, par une fente dans la paroi. Au revoir mes chéries. Baisers, Marga »

    Amsterdam, 1940.

    Selma van de Perre a dix-sept ans lorsque la Seconde Guerre mondiale s'abat sur les Pays-Bas et que son existence d'adolescente juive bascule brutalement. Elle échappe de justesse aux camps de travail et décide très vite de rejoindre la Résistance sous le pseudonyme de Margareta van der Kuit. Durant deux ans, « Marga » risque tout. Munie d'une fausse carte d'identité qui lui permet de se faire passer pour Aryenne, elle sillonne le pays et fait « ce qui doit être fait ». Jusqu'à la trahison, en juillet 1944.
    Déportée à Ravensbrück, elle connaît la peur, le froid, l'horreur. Mais elle survit grâce à son pseudonyme et son statut de déportée politique, car personne ne sait qu'elle est juive. Il faudra attendre la fin de la guerre pour qu'elle ose se réapproprier son identité et à nouveau dire : « Mon nom est Selma ».

    Aujourd'hui âgée de 98 ans, Selma van de Perre nous livre le témoignage fascinant d'une vie de combat et de résilience.

    Biographie de l'auteure :
    Membre active de la Résistance néerlandaise durant la Seconde Guerre mondiale, Selma van de Perre rejoint Londres à la fin de la guerre où elle travaille pour la BBC et officie également comme correspondante pour des télévisions néerlandaises. En 1983, elle reçoit la Croix commémorative de la Résistance néerlandaise. Elle est aujourd'hui l'une des dernières survivantes de Ravensbrück.

  • New York, 1926.
    La jeune Willy est dactyclo la journée, placeuse au théâtre le soir, dans l'univers enchanté de la musique, sa véritable passion. Si le personnel n'a pas accès à la salle durant les concerts, elle peut se réfugier dans les toilettes des hommes, juste sous la scène. Là, elle ferme les yeux et s'imagine diriger la centaine de musiciens.
    Mais le jour où le théâtre accueille le célèbre chef d'orchestre Mengelberg, Willy décide d'assister au concert, quitte à perdre son emploi. Pour devenir cheffe d'orchestre, elle se doit d'écouter les plus grands ! Et qu'importe si c'est un métier d'homme, s'il est impensable, et même inconvenant qu'une femme tienne la baguette sur scène. Pour accomplir sa destinée, elle est prête à surmonter tous les obstacles qui se dresseront sur son chemin.

    La vie exceptionnelle d'Antonia Brico, la première cheffe d'orchestre au monde, une femme déterminée à poursuivre sa passion dans un siècle qui n'y était pas préparé.

    « EN CES TEMPS DE #METOO ET DE DÉBATS SUR LE PLAFOND DE VERRE, MARIA PETERS FAIT REVIVRE UNE FEMME FASCINANTE. »
    de Volkskrant
    Biographie de l'auteure :
    Maria Peters est scénariste et réalisatrice aux Pays-Bas. Fascinée par la vie d'Antonia Brico, la première cheffe d'orchestre, elle se plonge dans les recherches. Le destin de cette femme extraordinaire lui a inspiré un biopic et son premier roman, Antonia, la cheffe d'orchestre, qui a obtenu un large succès international. Il est finaliste 2021 du Prix littéraire des Lycéens de l'Euregio.

  • Dernier survivant des grands voyous qui ont tenu le haut du pavé dans les années 1970-1980, Gérard Fauré a décidé de parler. Le film de sa vie dépasse toutes les fictions. Né au Maroc d'un père officier français et d'une mère berbère, il s'initie au trafic sur le port de Tanger et devient contrebandier. En Espagne, il s'associe avec des anciens de l'OAS pour commettre hold-up et trafic de drogue. Il côtoie la French Connection et développe une organisation criminelle aux Pays-Bas avec le parrain marseillais Gaëtan Zampa. À Paris, il devient dans les années 1980 le « prince de la cocaïne », fournisseur préféré du show-biz, qu'il reçoit dans un hôtel particulier pour des fêtes nocturnes très privées. Sa chute en 1986 provoque bien des angoisses et tractations en coulisses dans le Bottin mondain. Actrices vedettes, mannequins, princesses, animateurs télé, stars d'Hollywood : Gérard Fauré porte avec le recul un regard cruel sur les vices des stars dont il fut le fournisseur privilégié et le compagnon des nuits parisiennes et cannoises. Il évoque également les politiques de haut niveau qui furent ses clients, tout en réclamant publiquement que l'on durcisse la lutte contre la drogue. Il avoue enfin les liens troubles du Milieu avec le SAC (Service d'Action civique) de l'époque Pasqua et les « contrats » d'assassinats réalisés sur commande pour des objectifs politiques. Un témoignage unique et détonant !

  • Berceau de l'Europe, les Pays-Bas ont une grande et inspirante Histoire. Depuis la République des Provinces-Unies au XVIIe siècle, terre d'accueil pour savants et hommes de lettres, les Néerlandais ont fait preuve d'un esprit d'ouverture et d'indépendance. Autant que leurs renommés marchands d'épices et d'étoffes, les maîtres de la peinture du Siècle d'Or ont contribué à la prospérité de cette nation ingénieuse.
    Ce delta sans cesse menacé par la mer et les fleuves est devenu un pays conquérant, longtemps détenteur d'un vaste empire colonial de l'Amérique du Sud à l'Asie.
    Des origines germaniques de ce peuple appelé autrefois les Bataves, en passant par la rivalité entre les « cabillauds » et les « hameçons » ou la guerre des Boers, sans oublier les nombreuses femmes néerlandaises emblématiques, sans qui la société n'aurait pas connu un tel degré de fortune et de bien-être, cette synthèse nous invite à saisir les spécificités d'une nation unique. Un peuple libéral, pionnier dans le domaine des moeurs, pilier de la construction européenne, qui n'a pu s'élever qu'en restant fidèle au traditionnel polder model, idéal de consensus et de solidarité, né de la nécessaire maîtrise de l'eau.
    Aujourd'hui, face à une indéniable montée populiste, cette société dynamique et multiculturelle se trouve déchirée entre son idéal de tolérance et la crainte de la perte de son identité.

  • Description du livre Quelques jours à Amsterdam ou dans les polders ? Le créateur de la célèbre méthode Assimil a conçu pour vous le compagnon moderne et indispensable de votre week-end ou séjour aux Pays-Bas.

    °Initiation à la langue : 21 leçons

  • La guerre, la sainte Inquisition, les flammes d'un bûcher, le coeur de Claes qui bat sur la poitrine de Thyl, les cris d'une femme qu'on torture, de sanglantes horreurs, de la révolte et du génie... Et le pays de Flandre et les terres d'ailleurs, de la malice, de l'ironie, de la violence, des farces, de l'amour, des chansons, des légendes, de la poésie et encore du génie... Et encore des calembredaines, des rabelaiseries, des don­quichottades, des breugheulantes, des crêtes de coq, des ris de veau, des pieds de nez, des essaims de mouches et toujours du génie...

    Né d'une mère wallonne et d'un père flamand, Charles De Coster (Munich 1827 - Ixelles 1879), est considéré comme le fondateur de la littérature belge de langue française. Animateur, avec Félicien Rops, de l'hebdomadaire Uylenspiegel, il y publie des articles d'humeur sur des sujets politiques ou moraux, des récits (Contes brabançons, Légendes flamandes) et, en 1859, un premier passage de La Légende d'Ulenspiegel, qui sera publiée dans son intégralité en 1867.

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  • Fonctionnaire du gouvernement néerlandais, Albert Drilling est chargé de s'assurer que les demandeurs d'asile retournent dans leur pays d'origine lorsque toutes les procédures légales d'accueil ont été épuisées. Ceci avec le minimum de désagréments pour son ministre de tutelle. Ayant jusqu'alors conduit toutes ses missions avec succès, il est envoyé sur une île au large de la côte nord de la Hollande, à la recherche d'une jeune femme demeurée illégalement sur le territoire. Ne disposant que de son nom - Irin Past - comme indice, Albert Drilling mène une enquête plus ardue que les précédentes, qui l'entraînera bien au-delà des frontières insulaires... « Ce qui fait de Pristina un grand roman tient au fait que Toine Heijmans déploie une écriture de grande qualité pour s'emparer d'une question sociopolitique de premier ordre. » de Volkskrant Toine Heijmans a obtenu le prix Médicis étranger en 2013 pour En mer.

  • Ainsi que le dit Brantôme : « Je crois qu'il ne fut jamais quatre plus grands ducs les uns après les autres, comme furent ces quatre ducs de Bourgogne ». Le premier, Philippe-le-Hardi, commença à établir la puissance bourguignonne et gouverna la France durant plus de vingt ans. Le second, Jean-sans-Peur, pour conserver sur le royaume le pouvoir qu'avait eu son père, commit un des crimes les plus éclatants de l'histoire moderne; par là il forma de sanglantes factions et alluma une guerre civile, la plus cruelle peut-être qui ait jamais souillé notre sol. Succombant sous un crime semblable, sa mort livra la France aux Anglais. Philippe-le-Bon, son successeur, se vit l'arbitre entre la France et l'Angleterre ; le sort de la monarchie sembla dépendre de lui. Son règne, long et prospère, s'est signalé par le faste et la majesté dont commença à s'investir le pouvoir souverain, et par la perte des libertés de la Flandre, de ce pays jusqu'alors le plus riche et le plus libre de l'Europe. Enfin le règne de Charles-le-Téméraire offre le spectacle continuel de sa lutte avec Louis XI, le triomphe de l'habileté sur la violence, le commencement d'une politique plus éclairée, et l'ambition mieux conseillée des princes, qui, devenus maîtres absolus de leurs sujets, font tourner au profit de leurs desseins les progrès nouveaux de la civilisation et du bon ordre. C'était un avantage que de rattacher de la sorte le récit de chaque époque à un grand personnage ; l'intérêt en devient plus direct et plus vif; les événements se classent mieux ; c'est comme un fil conducteur qui guide à travers la foule confuse des faits... (extrait de la Préface, éd. de 1860). La présente réédition se base sur l'édition de 1860.
    Amable-Guillaume-Prosper Brugière, baron de Barante né à Riom (1782-1866), préfet sous le Ier Empire, pair de France sous la Restauration ; ses idées libérales le font écarter de la vie politique et l'amène à se consacrer à ses études historiques. Il publie la première édition de l'Histoire des Ducs de Bourgogne (1824-1826) qui lui vaut d'entrer à l'Académie Française. Après la Révolution de 1830, il sera nommé ambassadeur en Piémont-Sardaigne, puis en Russie jusqu'en 1848.

  • Professeur de littérature néerlandaise à l'Université Saint-Louis- Bruxelles durant vingt ans, Hugo Bousset s'est imposé depuis les années 1970 comme une figure majeure de la critique littéraire en Flandre et aux Pays-Bas, tant par son érudition ' dont témoigne son impressionnante production essayistique que par son engagement et regard singulier sur la littérature. Critique au grand flair, ayant le sens de l'air du temps, Hugo Bousset a aussi contribué, en tant que rédacteur en chef de l'une des plus anciennes revues littéraires Dietsche Warande & Belfort, à façonner le paysage littéraire néerlandophone de ces dernières décennies. Ce volume souhaite lui rendre hommage en investiguant certains enjeux majeurs de la critique littéraire d'aujourd'hui, sondant quelques jalons importants de l'histoire de la critique néerlandophone aux XXe et XXIe siècles, et plaçant en son coeur l'ambivalence du terme littéraire la critique fabrique la littérature, tout comme la littérature assume une forme de retour critique sur elle-même. Revisitant les écrits de Hugo Bousset, les contributions qui composent ce livre se présentent sous un angle résolument dialogique. Elles interrogent les frontières disciplinaires et empruntent, ne serait-ce que le temps d'un texte, la voix de l'autre, réservant au lecteur quelques réflexions inédites.

  • Les relations entre souverains sont-elles d'essence guerrière ? L'affrontement direct, le mode privilégié de règlement des conflits ? Et, finalement, les expériences de rapprochement, de simples trêves ? La plus longue période d'apaisement entre les deux Grands du XVIe siècle, consécutive à la paix de Cateau-Cambrésis (1559), apporte des réponses inattendues. Avec le déclenchement des guerres de Religion, le rapport de force entre les rois de France et d'Espagne, demeurés rivaux pour la prééminence en Europe, devient nettement favorable au second. Dans ce contexte instable se révèle également une volonté mutuelle d'entretenir leur amitié. Lien politique et social plus qu'affectif, elle est alors fondée sur l'entraide. Une association dynastique, des efforts conjoints contre la Réforme et le choix de trancher les différends à l'amiable ou de les éluder en ont été les piliers. Dans l'amitié réside toute la particularité de l'Europe des princes : devant s'accorder avec l'intérêt de chacun, elle n'adopte que la forme des rapports intimes et profonds exaltés par Montaigne, tout en se distinguant fondamentalement de la realpolitik contemporaine. Non seulement elle imprime sa marque à l'ensemble des actes de la diplomatie, mais l'amitié incarne aussi l'idéal des relations entre les souverains chrétiens, voués à s'unir et à s'aimer.

  • Iles

    A. ALBERTS

    • Piranha
    • 21 Mai 2015

    L'oeuvre d'A. Alberts, un des plus grands écrivains néerlandais du XXe siècle, enfin publiée en France.

    Les histoires qui composent ce recueil publié en 1952 décrivent des scènes simples de la vie quotidienne. Le décor est celui des Indes néerlandaises, sans doute vers le milieu du XXe siècle. La « technique d'écriture » d'Alberts qui consiste à une mise à distance d'une réalité prosaïque, à de petites phrases très courtes, toutes en retenues, à l'absence d'indications géographiques et chronologiques précises, à un ton légèrement nonchalant, légèrement ironique et plein d'autodérision, font rapidement comprendre au lecteur qu'il est face à un questionnement existentiel permanent. Ce sont des thèmes universels qui sont au coeur du livre : la mort et l'amour, la découverte et la surprise, mais aussi l'aliénation due à la solitude, avec ses personnages qui échouent à rompre leur isolement.

  • Depuis une trentaine d'années, dans le sillage de travaux sur l'histoire de la criminalité puis de la justice pénale, l'histoire des peines suscite un intérêt renouvelé. Les discours critiques de la fin du XVIIIe siècle comme les innovations pénales qu'ils engendrent ont fait l'objet de multiples recherches. Le moment semble venu pour un essai de structuration et de comparaison sur le temps long. Il s'agit dans cet ouvrage de reprendre l'histoire des peines dans une perspective intégrée et comparatiste. Cette approche, attentive aux travaux sur les peines médiévales, modernes et contemporaines s'appuie principalement sur les pratiques. Une première partie étudie l'évolution chronologique des systèmes de peines sur la longue durée. Un deuxième volet concerne la fonction du système de peines. Enfin, l'étude de ce système permet de comprendre selon quels mécanismes un type de peine parvient à s'imposer et à remplacer un autre type comme modèle punitif dans une société donnée.

  • Depuis une vingtaine d'années, la grâce a pris une place de choix dans le paysage de l'histoire de la justice à la fin du Moyen Âge et aux débuts de l'époque moderne. Tirant parti de sources d'une grande richesse, les historiens ont montré que la clémence est le complément indispensable de la sévérité dans l'exercice de la justice du XIIIe au XVIIe siècle. Ils ont ainsi nuancé l'image d'une justice médiévale expéditive et sanguinaire. Mieux, ils ont montré que si l'intransigeance des juges est affirmée dans les textes normatifs, la pratique judiciaire se fonde plus sur l'exercice du pardon que sur la force du bourreau. Par ailleurs, l'historiographie récente a mis en avant la manière dont les pratiques de grâce sont un instrument politique de la croissance de l'État et de l'affirmation de sa souveraineté. À travers les huit contributions de ce volume, de jeunes chercheurs en histoire analysent cette place déterminante de la grâce dans la justice médiévale et moderne.

  • Ainsi que le dit Brantôme : « Je crois qu'il ne fut jamais quatre plus grands ducs les uns après les autres, comme furent ces quatre ducs de Bourgogne ». Le premier, Philippe-le-Hardi, commença à établir la puissance bourguignonne et gouverna la France durant plus de vingt ans. Le second, Jean-sans-Peur, pour conserver sur le royaume le pouvoir qu'avait eu son père, commit un des crimes les plus éclatants de l'histoire moderne; par là il forma de sanglantes factions et alluma une guerre civile, la plus cruelle peut-être qui ait jamais souillé notre sol. Succombant sous un crime semblable, sa mort livra la France aux Anglais. Philippe-le-Bon, son successeur, se vit l'arbitre entre la France et l'Angleterre ; le sort de la monarchie sembla dépendre de lui. Son règne, long et prospère, s'est signalé par le faste et la majesté dont commença à s'investir le pouvoir souverain, et par la perte des libertés de la Flandre, de ce pays jusqu'alors le plus riche et le plus libre de l'Europe. Enfin le règne de Charles-le-Téméraire offre le spectacle continuel de sa lutte avec Louis XI, le triomphe de l'habileté sur la violence, le commencement d'une politique plus éclairée, et l'ambition mieux conseillée des princes, qui, devenus maîtres absolus de leurs sujets, font tourner au profit de leurs desseins les progrès nouveaux de la civilisation et du bon ordre. C'était un avantage que de rattacher de la sorte le récit de chaque époque à un grand personnage ; l'intérêt en devient plus direct et plus vif ; les événements se classent mieux ; c'est comme un fil conducteur qui guide à travers la foule confuse des faits... (extrait de la Préface, éd. de 1860).
    La présente réédition se base sur l'édition de 1860. On a réuni en un seul volume la deuxième partie du T7 et le T8 de l'édition originale.
    Amable-Guillaume-Prosper Brugière, baron de Barante né à Riom (1782-1866), préfet sous le Ier Empire, pair de France sous la Restauration ; ses idées libérales le font écarter de la vie politique et l'amène à se consacrer à ses études historiques. Il publie la première édition de l'Histoire des Ducs de Bourgogne (1824-1826) qui lui vaut d'entrer à l'Académie Française. Après la Révolution de 1830, il sera nommé ambassadeur en Piémont-Sardaigne, puis en Russie jusqu'en 1848.
    Une monumentale fresque historique qui se lit comme un roman et qui couvre l'histoire de France au XVe siècle mais aussi les histoires particulières de la Bourgogne, de la Lorraine, et des futurs Hauts-de-France, Belgique, Luxembourg et Pays-Bas. Sans compter les parallèles étonnants que l'on peut faire sur les constantes de l'action (ou de l'inaction) politique à quelques siècles d'intervalle...

  • Don Juan d'Autriche

    Jean-Pierre Bois

    Le 7 octobre 1571, la flotte de la Sainte Ligue (Espagne, Venise et papauté) remporta sur les Turcs la victoire de Lépante, mère des batailles entre l'Occident et l'Orient, entre la Chrétienté et l'Islam. De son chef, Don Juan d'Autriche, Voltaire écrira plus tard que, « comme vengeur du Christ, il était le héros de toutes les nations ».
    Le fils naturel de Charles Quint, alors âgé de 24 ans seulement, avait déjà à son actif la répression de la révolte des morisques en Espagne, et fut nommé cinq ans plus tard, par son demi-frère Philippe II, gouverneur des Pays-Bas soulevés contre la souveraineté espagnole. Charmant, généreux, de tous les talents, mais portant comme une croix sa bâtardise impériale, il a, durant sa courte existence, irradié le sombre éclat du Siècle d'Or d'un éclair étincelant. Aussi sa figure attachante et superbe n'a-t-elle pas cessé de fasciner.

  • L'histoire du commerce et de la navigation à Bordeaux fut publié en 1867... et oublié depuis lors. Cet ouvrage de plus de 1000 pages (dans son édition originale) fait un point très détaillé de ce que l'on sait du florissant commerce des vins bordelais et autres denrées diverses, au Moyen-Age, mais également des relations parfois orageuses entre marins de diverses nationalités, de tout ce qui touche à la navigation, à ses mentalités, aux règlements qui y affairent, etc. A travers les archives gasconnes (les fameux Rôles gascons et bien d'autres archives encore), Francisque-Michel, (1809-1887), médiéviste, philologue, professeur à la faculté des lettres de Bordeaux, reconstitue l'histoire économique et maritime de Bordeaux, complément tout-à-fait indispensable et passionnant de l'histoire politique, elle, mieux connue à ce jour.
    Publié dans une toute nouvelle édition qui comprend deux livres (chacun des livres reprenant deux des tomes de la précédente édition).

  • « La Hollande est couverte de champs de tulipes », « Amsterdam est la Venise du Nord », « Van Gogh était fou », « En Hollande, la drogue est en vente libre », « Les Néerlandais sont les inventeurs de la télé-réalité », « Les Néerlandais sont de redoutables commerçants »...

  • Qu'est-ce que « la loi », qui « légifère » dans les anciens Pays-Bas ?
    Les normes édictées par les princes territoriaux du Moyen Âge puis les souverains des Temps modernes répondent-elles à des besoins hic et nunc ou s'inscrivent-elles dans des programmes de gouvernement ? Quels individus et quelles institutions sont-ils associés à leur création, à leur interprétation, à leur diffusion ? Comment sont-elles portées à la connaissance des sujets auxquels elles s'appliquent ? Telles sont les questions encore très actuelles qu'aborde ce livre en balayant plus de six siècles d'histoire.

    Docteur en histoire de l'Université catholique de Louvain (1978), Jean-Marie Cauchies (1951-.) est professeur émérite de l'Université Saint-Louis - Bruxelles et de l'Université catholique de Louvain. Spécialiste de l'histoire du droit et des institutions, en particulier aux xive-xvie siècles, il est membre titulaire de l'Académie royale de Belgique (Classe des Lettres), de la Commission royale d'histoire et de la Commission pour la publication des anciennes lois et ordonnances de Belgique.

  • Une cage à la recherche d'un oiseau offre un choix d'une oeuvre qui s'étend de 1960 à nos jours. Opérée par Benno Barnard, Daniel Cunin et Ineke Holzhaus, cette sélection illustre les thèmes de prédilection de Willem van Toorn : les arts plastiques, la ville et le paysage - du polder moderne aux rivières immémoriales en passant par les collines italiennes -, l'amour et le deuil.


    Pour l'auteur, le poème est le lieu où conserver ce que le temps efface, ce que la main de l'homme dévaste : paysages, histoires, amis et proches... C'est aussi l'endroit où l'existence se trouve capturée, en partie domptée par le moyen de la langue. Cette dernière idée a présidé pour une bonne part au choix tant des cycles que des poèmes épars.


    Ce qu'énonce, en s'adressant au lecteur, le poème « Deux filles » :



    Si je maniais le crayon, vous verriez




    naître ici un dessin,




    l'une et l'autre figées




    [...]



    Imprimées dans votre tête,




    elles ne vont pas fuir de suite






    vaut en réalité pour l'ensemble du recueil.

  • Les arts premiers semblent n'avoir été représentés que rarement dans la peinture ou la littérature du Moyen âge à la fin du 18e siècle. Difficile à attester, il est cependant certains que des sculptures et objets « exotiques » faisaient bien partie de la cargaison des navires marchands européens. Les pièces les plus fragiles, celles en bois, ont souvent disparu victime du temps, alors que les ivoires font partie des artefacts les mieux conservés parmi ces artificialia : « Les collections ethnologiques, incluses dans ces lieux, ont rarement bien survécu. De temps à autre des écrits, postérieurs en gardent trace. Ainsi le fils d'André Tiraqueau, ami et protecteur de Rabelais, détenait une collection africaine du début du siècle, mais perdue depuis. Quelques années plus tard Charles le Bold rechercha et acheta des pièces africaines en 1489, à l'embouchure du Congo, pour le compte du roi du Portugal. Parmi elles se trouvaient des sculptures en ivoire et des étoffes en fibres végétales. Il apparaît quasiment impossible de connaître la date d'arrivée en Europe » indique Josette Rivallain, maître de conférences au Muséum national d'histoire naturelle (« Cabinets de curiosité, aux origines des musées », Outre-mers, 2001, Volume 88, p. 20). Repérer la mention d'objets ethnographiques dans les archives de cette période n'est guère plus simple, la provenance géographique de ces objets hétérogènes amassés pèle mêle n'étant souvent pas indiquée. Un des cabinets de curiosités les plus connus est celui du physicien hollandais Bernadus Paludanus (1550-1633) qui constitua une collection d'ethnographie africaine en 1580 à Enkhuizen aux Pays-Bas. La réflexion sur les artefacts non occidentaux prit une nouvelle envergure/dimension au début du 19e siècle. On assista alors à la naissance d'un changement de regard vis-à-vis de ces objets qui désormais furent classés et décrits par leurs possesseurs.

  • Publier un livre sur la vie et l'oeuvre de Pierre-Paul Rubens est un immense défi. Peintre des grands de ce monde, diplomate, érudit, Rubens traversa son siècle tel un nouveau démiurge, inventeur en Flandre de la peinture baroque.
    Dans son Journal, en 1853, Eugène Delacroix a écrit : « Gloire à cet Homère de la peinture, à ce père de la chaleur et de l'enthousiasme dans cet art où il efface tout, non pas, si l'on veut, par la perfection qu'il a portée dans telle ou telle partie, mais par cette force secrète et cette vie de l'âme qu'il a mise partout. » Sa production a été tellement importante que son catalogue raisonné n'est toujours pas établi de nos jours. Un immense projet est en cours. En 2010, le président du Fonds du patrimoine culturel mobilier de la Fondation Roi Baudouin, a lancé un appel à financement pour terminer ce projet, commencé il y a plus de 50 ans.
    L'approche que nous vous proposons ici est plus immédiate. Découvrir les différentes facettes de l'artiste, mieux connaître l'homme (très attachant) et le processus de création qui a mené à un corpus si phénoménal. Louis Hourticq, l'auteur de la monographie, a évoqué et commenté les tableaux les plus connus de l'artiste Il n'avait pas pu les illustrer dans l'édition d'origine (il y avait seulement 24 fac-similés de gravures), une lacune que nous avons comblée grâce aux possibilités de l'édition numérique. Nous avons joint au texte 194 reproductions de tableaux (agrandissables en plein écran) pour vous permettre de juger de la force et du génie de cet artiste total. Tous les thèmes du peintre sont abordés : sa peinture « officielle » pour l'Église catholique, qui le consacra comme porte-drapeau de la Contre-Réforme, celle pour les rois et grands d'Europe, ses compositions mythologiques et bibliques, ses peintures plus privées, ses paysages et les scènes familiales.
    Un indice permet de donner une idée de la gloire de Rubens. C'est le premier artiste que nous publions chez VisiMuZ dont aucun des tableaux illustrés ne se trouve dans une collection particulière. Tous ces tableaux sont dans des musées, des églises ou des collections publiques.

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