• Ses réseaux, ses méthodes, son plan caché pour l'Élysée...
    En quelques années seulement, François Ruffin, député de la Somme, électron libre de l'extrême gauche, a imposé son style et ses idées. Sa posture d'élu "proche du peuple" qui se paie au Smic et s'exprime sans filtre détonne. Mais est-il aussi transparent qu'il l'affirme ? Imagine-t-on l'infatigable défenseur des salariés précaires jouer finalement les patrons dictatoriaux ? Gérer seul la majeure partie des bénéfices de son documentaire à succès Merci Patron! ? Être mal à l'aise sur le thème de l'islam dans les banlieues ?François Ruffin est un personnage plus ambigu qu'il n'y paraît. Il se revendique par exemple du populisme, prône la fermeture des frontières, et répond opportunément à côté sur les questions liées à l'écologie ou au féminisme. Cette enquête de terrain, entre Amiens et Paris, révèle quelques vérités sur cet homme pressé de parvenir au pouvoir et de mener à bien ce qu'il considère comme une "mission".

  • " Pour ceux qui ne te connaissaient pas tu étais un homme politique imposant et sérieux. Pour moi tu étais un papa souriant qui avait pour amis Charles de Gaulle, Saint-Exupéry, Alexandra David-Néel ou André Malraux. Un papa pour lequel je suis devenue urgentiste, ce qui m'a permis de réanimer les papas des autres. Tu m'as dit au téléphone la veille de ta mort que médecin c'était le plus beau métier du monde. Heureusement que tu n'as pas dit mannequin, ça m'aurait privée pour la vie de moelleux au chocolat. " Ainsi débute le livre de Lorraine Fouchet donnant le ton de cette oeuvre très personnelle qui mêle confidences intimes, humour et hommage. Près de quarante ans après la mort de son père, elle décide de rattraper le temps perdu et de partir à la recherche de l'homme qu'il était. Elle nous offre un livre touchant, sorte de dialogue entre un père et une fille à qui le destin a laissé le temps de s'aimer mais pas de se parler. Les souvenirs de l'auteur s'entrecroisent avec le récit de la vie politique de Christian Fouchet pour dresser le portrait intime et original d'un héros.
    Christian Fouchet (1911-1974) est une figure incontournable du gaullisme. Il rallie le Général, deux heures après la capitulation, la veille de l'appel du 18 juin, et sera un de ses plus proches collaborateurs et amis. Aviateur, il organise en 1945 le regroupement des prisonniers français libérés des camps allemands en Pologne. Il rejoint le RPF à sa création et devient député de la Seine. Il occupe divers postes ministériels importants : Affaires marocaines et tunisiennes, Éducation nationale. Ministre de l'Intérieur en 1968, il jouera un rôle capital en évitant le bain de sang. Il décède d'un infarctus en 1974, alors que sa fille n'a que dix-sept ans.

  • Emmanuel Macron : vérités et légendes Nouv.

    Ce livre est le premier de la collection Vérités & Légendes consacré à l'histoire immédiate et à l'actualité. A un an de l'élection présidentielle, rendez-vous politique majeur sous la Vème République, il dresse le bilan du mandat d'Emmanuel Macron, et à travers son action, le portrait du premier des Français.L'ovni du " nouveau monde " Macron a-t-il réussi son pari ? Est-il un réformateur authentique ? Un écologiste d'opportunité ? S'est-il mis à dos élus et syndicats ? Les " gilets jaunes " l'ont-ils changé ? Sa politique étrangère est-elle différente ? Est-il responsable de l'ampleur prise par l' " affaire Benalla " ? Brigitte Macron est-elle sa première conseillère ? Son talon d'Achille est-il sa fidélité à ses équipes ? Entretient-il une relation de confiance avec ses premiers ministres ? Méprise-t-il la presse ? Derrière la fonction, qui est l'homme : un caméléon arrogant, un volontariste empressé ? Telles sont les questions auxquelles répond ce
    Macron.

  • Corentine

    Roselyne Bachelot



    Corentine ou l'histoire d'une revanche sur un avenir de malheur et de servitude.

    En 1890, une petite fille naît dans une famille de paysans bretons au coeur de ces montagnes noires où la misère pousse des milliers de gens à émigrer.
    Ses parents vont la placer, alors qu'elle n'a que sept ans, chez un riche propriétaire où, disait-elle, elle put enfin manger à sa faim.
    À douze ans, alors qu'elle ne parle quasiment pas le français, elle part comme domestique à Paris. Elle y connaît les humiliations, l'exploitation, le mépris, la violence d'un monde qui n'épargne rien ni personne.
    Jusqu'au jour où un homme pas comme les autres frappe à sa porte. La malchance a-t-elle enfin tourné ?
    Corentine était ma grand-mère. Une femme exceptionnelle qui m'a légué l'enseignement le plus précieux : savoir qu'il suffit de se battre pour transformer sa vie en destin.
    R. B.

  • Jean-Pierre Chevènement nous fait entrer, pour la première fois, dans sa vie personnelle et familiale pour mieux nous raconter cinquante ans d'histoire française, d'engagements et de combats hors du commun. D'une enfance meurtrie dans la France occupée, il tirera l'énergie de paris successifs, mû par l'idée que celui " qui veut risquer sa vie la sauvera " (saint Matthieu). Il rencontre " l'Histoire en train de se faire " durant la guerre d'Algérie. À son retour, il entreprend avec une poignée de camarades de construire une autre offre politique à gauche, qui passe par la création du CERES, la rencontre avec François Mitterrand, le congrès socialiste d'Épinay, d'où s'élance une génération avide de " changer la vie ". Le " Che " nous raconte la conquête du pouvoir de 1971 à 1981 comme un véritable roman, où se mêlent audaces stratégiques et luttes opiniâtres. Multipliant savoureuses anecdotes et portraits sans concession, il démythifie la " deuxième gauche " et croque avec une douce ironie son leader, Michel Rocard. Il évoque Mitterrand à différents moments d'une relation de trente ans, où la complicité le dispute à l'affrontement. Il dépeint aussi les figures de Laurent Fabius et de Lionel Jospin, et rappelle le rôle injustement sous-estimé de Pierre Mauroy et de Jacques Delors qui surent dire " non " à Mitterrand. Éducation nationale, Défense, Intérieur : pendant près de dix ans, Chevènement donnera une colonne vertébrale à l'État. Quand viennent, en 1989-91, le grand retournement du monde et le triomphe planétaire du capitalisme financier, il ne renonce pas : non à la guerre du Golfe et au clash des civilisations ! non à Maastricht et à une Europe coupée des peuples ! Il éclaire les raisons toujours actuelles qui le conduisirent à mettre en pratique à trois reprises sa célèbre formule " Un ministre, ça ferme sa gueule. Si ça veut l'ouvrir, ça démissionne ", contre la " parenthèse libérale " en 1983, contre la guerre du Golfe en 1991 et contre le démantèlement de l'État républicain en Corse en 2000. Bref, il nous explique comment nous en sommes arrivés là. Ce récit majeur passionnera tous ceux qui se demandent comment relever les défi s d'aujourd'hui et de demain. Il permet aussi de mesurer la dimension exceptionnelle de l'homme d'État, son exigence morale et intellectuelle qui lui valent aujourd'hui respect et considération.

  • Les ors de la République

    Henri Bentegeat

    • Perrin
    • 14 Janvier 2021

    Voyage au centre du pouvoirAdjoint puis chef de l'Etat-major particulier de François Mitterrand et de Jacques Chirac ensuite entre 1993 et 2002, le général Bentégeat a passé 7 ans en tout au sommet de l'Etat auprès de deux présidents.
    Son témoignage, écrit d'une plume élégante et inspirée, raconte la vie quotidienne au " château ", ses bureaux et ses recoins oubliés, les fastes et rivalités de la Cour, le quotidien des conseillers et des sans-grades, les méthodes de travail orchestrées par des secrétaires-généraux d'envergure (Hubert Védrine, Dominique de Villepin), sans oublier les grandes questions militaires et internationales qui rendent la période aussi dense qu'exceptionnelle (guerres balkaniques, Rwanda, intervention en Côte d'Ivoire, crise irakienne, essais nucléaires, abandon du service militaire...). Il raconte avec humour les sommets internationaux et les dîners d'Etat, la fabrique des discours, les rencontres (officielles et insolites), les tensions (notamment lors des cohabitations) et les moments d'émotion. Enfin et surtout, il dresse un portrait d'une rare finesse des deux chefs d'Etat qu'il a eu l'honneur de servir, portraits dont la pénétration n'a d'égale que le sens de la nuance et qui serviront largement aux historiens de demain, François Mitterrand et Jacques Chirac partageant un même goût du secret.

  • " Eux voulaient exorciser une destruction. Raconter qui ils sont. Moi, je voulais savoir comment on se reconstruit. En profiter, aussi, pour comprendre comment ils s'étaient bâtis, avant la chute, au milieu du pouvoir et du bruit. "
    Dîners informels, confessions, week-end au manoir de Beaucé, scènes de chasse... Pendant plus d'un an, Tugdual Denis a rencontré François Fillon et ses proches : sa femme Pénélope, ses cinq enfants, son frère Pierre, mais aussi et entre autres le capitaine d'industrie Henri de Castries, l'écrivain François Sureau ou le sénateur Bruno Retailleau. C'est l'histoire d'une ascension et d'une chute. Celle de la campagne présidentielle de 2017, racontée de l'intérieur par une famille bousculée.
    Pour la première fois, François Fillon se confie et règle ses comptes. À travers ce portrait singulier se dessinent les méandres du pouvoir et les errements de la droite française.

  • La première enquête sur le rôle politique de Brigitte Macron, la Première dame que l'on surnomme désormais " Madame la Présidente ".
    De Brigitte Macron, les Français connaissent la silhouette longiligne, le sourire solaire. Une première dame lisse, soucieuse de rester à sa place, légèrement en retrait. Qui sait qu'elle joue, en coulisses, un rôle capital ? Dans le huis clos de l'Élysée, elle est la première conseillère du chef de l'État, sa coéquipière, la véritable " maîtresse des horloges ", celle qui le sermonne quand il dérape. Chaque soir, une fois fermée la porte des appartements privés, elle lui fait remonter les colères qu'elle perçoit, les doléances qu'elle glane. À l'aise dans les jeux de la cour, cette fausse candide a un avis tranché sur les ministres et conseillers, et le fait savoir. La garde rapprochée du président, qu'on surnomme le " club des mormons ", a dû apprendre, non sans peine, à composer avec cette singulière épouse. Dans cet ouvrage riche en révélations - ses coups de colère, les mesquineries des collaborateurs du chef de l'État, la vie quotidienne des Macron au Palais -, fruit d'une longue enquête, de rencontres avec la première dame et d'entretiens avec de nombreuses personnalités politiques, c'est le véritable rôle de Brigitte Macron à l'Élysée qui, pour la première fois, est dévoilé.


  • C'est le livre de Jean-Louis Debré que l'on attendait depuis longtemps : l'histoire de sa famille, de ses origines, de sa filiation. Le parcours d'une dynastie qui se confond avec notre destinée nationale.

    " Je savais qu'un jour j'irais à la rencontre des miens, écrit-il.Je prenais des notes au hasard de conversations, de lectures, de déplacements en Alsace. J'accumulais des informations, une documentation. " Jean-Louis Debré retrace ici la trajectoire de sa lignée à travers cinq générations : celles d'Anselme, de Jacques, de Simon, de Robert, de Michel. Une ascendance façonnée par la tradition juive, qui opta à la fin du XIXe siècle pour la France et la République. Autant de valeurs essentielles que ces grandes figures, de Robert Debré, ami de Charles Péguy, de Paul Valéry, fondateur de la pédiatrie moderne, à son fils Michel, Premier ministre du général de Gaulle, ont incarnées tour à tour.
    Pour la première fois, Jean-Louis Debré nous fait entrer dans l'intimité de son histoire familiale. Il livre ses souvenirs d'enfance et d'adolescence, illuminés par l'exemple d'humanité généreuse et rayonnante de son grand-père Robert Debré. Il évoque son éducation gaulliste sous une influence paternelle aussi fervente qu'exigeante. À travers Michel Debré, dont il fut le confident jusqu'à sa mort, et le récit de ses engagements, de son action, de sa relation et de ses échanges avec de Gaulle, il nous offre un témoignage de première main sur les événements qui marquèrent les onze années de présidence gaullienne jusqu'au départ du Général en avril 1969.
    Avec sensibilité, pudeur et sobriété, Jean-Louis Debré met l'accent sur ce qu'il appelle un " esprit de famille ", une identité commune qui constitue sa propre " marque de fabrique ".

  • Dans le second volume de ses Mémoires, Jacques Chirac aborde avec une grande liberté de ton les deux mandats de sa présidence, la plus longue de la Ve République après celle de François Mitterrand.
    Il dresse son bilan et explique ce qui a guidé ses grands choix, sans passer sous silence les aspects qui ont suscité des critiques et des commentaires ? la dissolution de 1997, le feuilleton des « affaires », l´échec du référendum sur la Constitution européenne ? , il rétablit aussi la vérité sur les réformes menées en faveur de la réduction de la « fracture sociale » et de la modernisation du pays.
    Il consacre une large part de ce récit aux questions de politique étrangère et à son inlassable engagement pour le respect des cultures et la paix, tant en ex-Yougoslavie qu´en Irak. Restituant ses échanges avec les grands chefs d´État du moment, de Bill Clinton et George W. Bush à Tony Blair, de Boris Eltsine et Vladimir Poutine à Helmut Kohl et aux dirigeants chinois, il révèle les dessous, jusqu´ici tenus secrets, d´une action internationale souvent déterminante.
    Jacques Chirac évoque également avec beaucoup de sincérité ses relations avec les principaux protagonistes de ses douze années de pouvoir : aussi bien Alain Juppé et Lionel Jospin, que Jean-Pierre Raffarin, Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin.
    Il raconte, enfin, l´autre grande aventure de cette période : la création du musée des Arts Premiers, aventure qui reflète, au-delà de sa dimension esthétique, la part la plus authentique d´un président profondément humaniste, épris d´universel.
    En conclusion, Jacques Chirac s´adresse à la jeunesse et aux créateurs, tous ceux qui seront les acteurs de la France de demain, et s´appuie sur son expérience hors du commun pour livrer dans un « testament politique » sa vision d´une « France qui ose ».

  • Jacques Chirac ne parle pas facilement de lui-même. Pudique et secret, il se raconte ici pour la première fois. Dans un style vivant et direct, non dénué d´humour, il évoque ses origines familiales, sa jeunesse aventureuse et ses débuts en politique, depuis son élection en 1967 comme député de Corrèze, qui lui a permis de s´imposer très vite dans un milieu pour lequel il ne se sentait pas prédestiné.
    Ce volume couvre les soixante-trois premières années de sa vie, jusqu´à son élection à la présidence de la République en 1995. On y voit naître et se former un homme politique hors normes et s´élaborer sa réflexion profondément marquée par les valeurs conjointes du radicalisme et du gaullisme.
    Jacques Chirac revient sur ses relations privilégiées avec Georges Pompidou, ses rapports conflictuels avec Valéry Giscard d´Estaing, sa cohabitation à la fois orageuse et complice avec François Mitterrand, son affrontement avec Édouard Balladur. Il lève le voile sur les années de solitude qui, nonobstant les trahisons, l´ont conduit en 1995 à la tête de l´État. C´est avec la même franchise qu´il révèle ses échanges avec divers chefs d´État étrangers. Jacques Chirac consacre aussi une large place dans ce livre à ses souvenirs personnels, brossant un portrait intime et émouvant de ses parents, de son épouse Bernadette et de ses filles Laurence et Claude. Il nous fait entrer dans son « jardin secret » en expliquant les raisons de son goût pour l´Asie et les arts premiers, qui a largement fondé sa vision humaniste du monde et de l´Histoire.

  • La vie politique racontée par Jean-Louis Debré, avec sa liberté de ton et son franc-parler habituels, est un spectacle qui n'a jamais rien de conventionnel. Notations insolites, coups d'oeil incisifs, vérités saisies sur le vif : on retrouve dans cette chronique des années Chirac toute l'acuité de regard et de jugement qui marquait son témoignage précédent, Ce que je ne pouvais pas dire.
    Ministre de l´Intérieur de 1995 à 1997, Jean-Louis Debré a ensuite été président du groupe RPR jusqu'en 2002, puis de l'Assemblée nationale pendant les cinq années suivantes. D'une fidélité sans faille à Jacques Chirac, qui l'a toujours autorisé à une franchise sans détour envers lui, Jean-Louis Debré n'a obéi dans ses engagements publics qu'à une seule exigence : la défense des valeurs républicaines et le respect des institutions.
    Dans l'exercice de ses fonctions, il a vu de près s'affronter les caractères, se révéler les personnalités de ceux qui, d'Alain Juppé à Nicolas Sarkozy ou Dominique de Villepin, aspiraient aux plus hautes fonctions.
    À travers ces savoureuses scènes de la vie parlementaire, dominées par la tumultueuse personnalité de Philippe Séguin, comme dans son récit de la dernière période de la présidence chiraquienne, marquée par l'affrontement entre prétendants à la succession, Jean-Louis Debré brosse un tableau sans complaisance de sa propre famille politique, de ses carences et de ses dérives, amplement vérifiées par l'actualité la plus récente.
    " Tu le raconteras plus tard ", lui avait conseillé Jacques Chirac à la lecture d'une partie de cet ouvrage en lui demandant de différer sa publication pour des raisons politiques. Jean-Louis Debré a attendu plus de dix ans. Il offre ici à la fois un témoignage de première main sur une période passionnante de notre vie politique et un portrait intime et très personnel de l'ancien président, puisé dans l'histoire d'une longue relation de confiance et d'affection. Fourmillant d'anecdotes et de choses vues, son livre est celui d'un confident des bons et des mauvais jours, d'un ami aussi lucide qu'indéfectible.

  • Après neuf années passées à la tête du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré renoue avec la liberté de ton qu'on lui connaît. Jamais on n'a autant parlé de cette institution ni mieux compris son utilité que sous sa présidence. Dans ce livre, il évoque les dossiers qu'il a eu à traiter, les combats qu'il a menés, les dirigeants politiques qu'il a côtoyés et souvent affrontés. Esprit libre, indépendant, attaché avant tout au respect du droit et des valeurs républicaines, il a pris les positions qui lui paraissaient conformes à sa mission, sans chercher à ménager aucun pouvoir, ni craindre d'être mis en cause, comme il l'a été par les dirigeants de l'UMP après le rejet des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy. Il a également dû se prononcer sur des lois et réformes majeures, notamment lors des débats sur le mariage homosexuel, la taxe carbone ou la loi Hadopi. Il livre ici souvenirs, commentaires et mises au point sous la forme d'un journal tenu régulièrement au cours de ces neuf années, " au gré de mes humeurs ", écrit-il. Il raconte les démêlés qui l'ont opposé à Nicolas Sarkozy, ses échanges avec Valéry Giscard d'Estaing ou François Hollande et ses relations avec Alain Juppé, Manuel Valls, Jean-François Copé ou Bruno Le Maire. Il consacre aussi des pages émouvantes à Jacques Chirac, dont il a été l'un des confidents les plus fidèles, brossant de l'ancien président aux prises avec la maladie un portrait qui nous le rend encore plus attachant.

  • Bon petit soldat

    Mazarine Pingeot

    • Julliard
    • 18 Octobre 2012

    Être ou ne pas être. Être un secret inavouable, affublé d´un prénom impossible, une vie entre les lignes : une enfant cachée. Être la fille du président Mitterrand ou ne pas être du tout. Être la progéniture adorée à la maison, au sein d´un trio aussi idéal que mythique, mais n´être rien ailleurs - rien, nada, personne. Être la soeur, la belle-fille, la nièce, la cousine, et la tante, d´une ribambelle de frères, belle-mère, oncles, cousins et neveux qui, eux, ne savent pas qui vous êtes. Et puis soudain la lumière, pleins feux ; les flashs, le scandale. Être sa fille, enfin, officiellement. Un objet de curiosité, de suppositions, de préjugés, de rancoeur - ne vit-elle pas aux crochets de la République ? De harcèlement aussi, quand les paparazzi campent devant chez elle. Et puis devenir l´héritière morale. Le portrait craché. La représentante. Devenir lui, un peu. Mais jamais soi-même. Comment échapper à ce sortilège originel qui l´empêche d´être autre chose qu´un « bon petit soldat » ? Comment protéger ses propres enfants, comment leur transmettre un héritage à la fois si prestigieux et si tortueux, sans qu´ils en souffrent à leur tour ? C´est sous forme de journal que Mazarine Pingeot a choisi de transcrire ces réflexions, au fil des mois de la campagne présidentielle durant lesquels le combat personnel est sournoisement venu se mêler au combat politique. Reprenant le fil là où elle l´avait laissé il y a sept ans, concluant Bouche cousue sur l´espoir d´un lendemain meilleur, elle fait de son écriture, vibrante et exutoire, le lieu d´une étonnante introspection collective.

  • Longtemps, Mazarine Pingeot a vécu «bouche cousue». Aujourd'hui, elle rompt le silence et tente de percer sa mémoire emmurée par une histoire trop lourde à porter.0300Depuis que son père est mort, Mazarine a perdu l´un de ses deux principaux témoins et acteurs de son enfance. Et tandis que les historiens et les journalistes continuent de s´approprier le personnage public de François Mitterrand, sa jeunesse, déroulée dans le secret le plus total auprès de cet homme, semble perdre peu à peu de sa réalité. Tout cela a-t-il bien existé? Ce François Mitterrand des journaux et des livres d´histoire a-t-il bien été son père?Pour lutter contre l´oubli, elle doit faire revivre, à tout prix, la petite fille heureuse qu´elle a été, ses paysages et ses jeux d´enfant, ses parents amoureux, le trio idéal, jalousement gardés dans un coin de sa mémoire... Tissant les instants magiques, banals ou cruels d´une enfance pas comme les autres, passée auprès d´un père président de la République, Mazarine fait surgir la figure étonnante de l´homme qu´elle a connu, celle d´un père aimant et exclusif. Et c´est cette image émouvante, salvatrice, qu´elle s´autorise enfin à partager.

  • Jacques Chirac raconté par son chauffeur.Installé dans un village reculé de Bretagne, André Demullet savourait une retraite paisible lorsque, le 26 septembre 2019, il apprend la mort de Jacques Chirac. Pour beaucoup ce n'est pas une surprise, pour lui c'est un choc. Car tout le monde l'ignore, mais il a passé dix huit ans à servir l'homme d'État qu'il continue d'appeler " le patron ". Si, sur le papier, il était chauffeur du maire de Paris et patron du RPR, en réalité il officiait aussi comme barbouze dans la police parallèle qu'était le Service d'action civique (SAC). Sa mission ? Armé d'un revolver et d'une carte de presse, il se devait d'assurer la sécurité du futur chef de l'État et de l'accompagner jusqu'aux portes du pouvoir. Surnommé " Mad Max " dans le milieu politico-judiciaire, André Demullet se décrit en ces termes : " Un Benalla, en pire ". Témoin capital d'une époque révolue, avec humour et gouaille, il raconte sa vie passée sous l'aile protectrice du futur Président et dévoile nombre de secrets jusque là bien gardés. À travers les yeux d'André Demullet se dessine un portrait direct de feu Jacques Chirac, celui d'un chef valeureux, empathique, humain. Même dans les circonstances les moins évidentes.

  • " Et voici qu'après tant d'années je n'arrive toujours pas à choisir entre le général de Gaulle et François Mitterrand ! J'ai tenté à plusieurs reprises de sortir d'un tel dilemme pour comprendre ce que je n'ai pas encore compris. Comme lorsque j'ai écrit ce texte, il y a longtemps, que je l'ai relu, repris - à tel point qu'il est devenu un autre - mais sans en modifier le ton car il se lit avec les mots de l'enfance et que c'est à ce moment-là que tout s'est noué, de telle sorte qu'au fond je n'ai pas changé. " Une adolescence conjugue deux veines littéraires chères à Frédéric Mitterrand : celle du mémorialiste et celle de l'auteur intimiste. Avec toujours la même liberté d'esprit, il évoque ici une jeunesse qui ressemble à celle de toute une génération, mais où s'ébauche, sur un ton allègre, le portrait d'une personnalité singulière.

  • " Quand la diffusion de photos et le verbatim diffamatoire ont enseveli sous leur boue la moindre parcelle de nos vies, je ne m'en suis pas étonnée. Je n'ignorais pas que j'en serais potentiellement une victime collatérale. Je me suis refusée à tout commentaire. Pour répondre à un principe simple : dans la cacophonie, la parole d'un intéressé devient inaudible. Je me suis résolue à n'être qu'une image. À un moment, je me suis détachée de tout. Puis j'ai fini par éprouver un ras-le-bol de me voir dépeinte en petite marquise insouciante qui aurait fait une indigestion de homard. J'aurais pu donner une interview, j'ai choisi d'écrire un livre. Pour opposer le temps court de la réaction au temps, un peu plus long, de l'analyse. Pour sortir du rôle qui m'avait été assigné par la force des choses, des fantasmes, de l'appareil ou de l'apparat même : celui d'un bon petit crabe. Ce crustacé un peu moins noble que le homard et qui a pour particularité de marcher de côté sous sa carapace. À la fois en retrait et cependant toujours à portée de viseur. "

  • L'info a été relayée dans toute la presse people : la Première Dame de France tient un journal intime dans lequel elle consigne notes et impressions sur les coulisses du pouvoir. Mais quels secrets recèle ce carnet tenu confidentiel ? Une incursion pleine de surprises dans les confessions de Brigitte Macron. Brigitte sait tout.Les ministres parlent. Les conseillers s'épanchent. Seule Brigitte connaît la vérité. Elle dit tout.
    Brigitte ne mâche pas ses mots.
    Parfois en colère, Brigitte raconte ce qu'elle a été seule à entendre. Elle connaît comme personne son président de mari. Bien mieux que la litanie de courtisans qui se pressent autour de lui.
    Brigitte est respectueuse.Respectueuse de la fonction d'Emmanuel, comme de la réalité des faits qui ont émaillé les trois premières années du quinquennat. Tous les événements décrits ici sont vrais. Précis, jusqu'au moindre détail. Brigitte n'hésite pas à corriger les fake news rapportées par les médias ou les conseillers mal intentionnés. Elle dévoile les motivations secrètes de son mari.
    Brigitte n'oublie rien." Ca se mangera froid ", lance-t-elle à l'adresse des propagateurs de rumeurs infondées. Ce Journal intime, reconstitué par Patrick Girard, offre un témoignage éclairé sur le règne du 8e président de la Ve République.


  • Alain Pompidou nous fait revivre la passion de ses parents pour l'art. Georges et Claude Pompidou formaient un couple pétri de culture classique mais en avance sur son temps. Leur insatiable curiosité partagée, au-delà de la disparition du Président, apparaît donc doublement animée par l'amour de l'art. Un nouveau regard sur les Pompidou nourri par les témoignages inédits de Madeleine Malraux, Maïa Paulin, Pierre Soulages...

    Au début des années trente, au Quartier latin, une rencontre inattendue réunit Georges Pompidou et Claude Cahour. Ils se marient quelques années plus tard et forment un couple uni partageant le goût de la littérature, de la musique, du cinéma. Très vite, ils fréquentent les galeries d'art et les artistes contemporains. Dès 1948, les Pompidou - comme on les appelle avec affection - font l'acquisition de leur première toile abstraite signée d'un peintre alors peu connu : Youla Chapoval.
    Par la suite, au fil des rencontres, leur collection se construit en relation étroite avec les créateurs. En 1958, Claude offre à son mari un Nicolas de Staël. En 1962, l'accrochage d'un Soulages dans le bureau du Premier ministre surprend. Quand, en 1969, à l'Élysée, le Président et son épouse font appel à Pierre Paulin et à Yaacov Agam pour la rénovation et la décoration de leurs appartements privés, force est de constater que l'art représente pour eux une raison de vivre. Que la création du Centre Pompidou viendra couronner.
    C'est cette fusion artistique, ce sens inné des oeuvres capables d'entrer dans l'Histoire, leurs rapports avec les artistes qu'Alain Pompidou et César Armand dévoilent dans cet ouvrage biographique et intime, riche de souvenirs, de témoignages et d'illustrations. À travers le récit de leur fils, les souvenirs de l'épouse de Jean Coural, directeur du Mobilier national, de Maïa Paulin, Pierre Soulages, Jack Lang et bien d'autres, ce livre révèle le parcours initiatique autant qu'affectif d'un couple pas comme les autres, mu par une insatiable curiosité.

  • Les journalistes politiques Jannick Alimi (Le Parisien) et Frédéric Delpech (LCI) analysent la déliquescence de la droite, depuis le jour du rassemblement au Trocadéro organisé par Fillon en mars 2017 jusqu'à aujourd'hui.
    Trocadéro, 5 mars 2017. Une tragédie se joue sur cette place immense, face à la tour Eiffel. Acculé depuis qu'il a appris sa mise en examen, lâché par une partie des siens, François Fillon, candidat officiel des Républicains à la présidentielle, tente un ultime coup de dés, exhortant les militants à le suivre.
    Un meeting dont le succès le confortera dans sa décision de se maintenir... avant d'être éliminé dès le premier tour. Pour la première fois sous la Ve République, la droite est absente du second tour d'une présidentielle. Autour de Fillon, certains -Baroin, Chatel, Ciotti, Jacob- ont hésité mais ils sont là. Sarkozy, rival vaincu de la primaire, préfère tirer les ficelles à distance... Alain Juppé, lui, comprend qu'il ne sera jamais le "plan B".
    Trois ans plus tard, cette journée est devenue le marqueur d'un tournant idéologique. À droite toute? Pas si sûr... Toujours est-il qu'au printemps 2019 Édouard Philippe n'a pas craint de stigmatiser cette aile du parti en la qualifiant de "droite Trocadéro ".
    À l'heure où François Fillon doit comparaître devant le tribunal correctionnel de Paris, les Républicains continuent à subir les conséquences de leurs divisions. Pour expliquer l'implosion de la droite française, Jannick Alimi et Frédéric Delpech ont interrogé acteurs et témoins ; ils racontent les étapes d'un chemin de croix qui a vu la droite française finir à moins de 10 %, lors des européennes.

  • Chirac, quelle histoire ! Un demi-siècle de combats, dix-huit années à la mairie de Paris et douze ans de présidence de la République.Xavier Panon raconte le président aux cinq vies : celles du guerrier, du jouisseur, du conquérant, du président, du globe-trotter. Un portrait rehaussé de témoignages de proches dont il a recueilli les confidences parfois surprenantes.
    Chirac, quelle histoire ! Un demi-siècle de combats, dix-huit années à la mairie de Paris et douze ans de présidence de la République.
    Recordman de popularité, appétit d'ogre et amateur de bière, homme du terroir féru d'arts premiers, adepte du parler cru et du dialogue des cultures, le personnage est, à tout le moins, paradoxal. Même ses proches auront peiné à le décoder. Secret et provocateur, ce tueur plein de compassion, séducteur et angoissé, prudent et culotté, n'a cessé d'être animé de la rage de gagner et de la passion de servir les Français.
    Xavier Panon raconte le président aux cinq vies : celles du guerrier, du jouisseur, du conquérant, du président, du globe-trotter. Un portrait rehaussé de témoignages de Michel Rocard, Jean-Pierre Raffarin, Roland Dumas, Marie-France Garaud, Jean-Louis Debré, Jean-Louis Borloo et de bien d'autres dont il a recueilli les confidences parfois surprenantes.
    Première édition : Chirac, les 5 visages d'un président (02/2012)


  • Sylvie Rocard raconte sans détours la vie d'un homme d'Etat, moderne et précurseur pas comme les autres.

    Elle a partagé les vingt dernières années de la vie de l'ancien Premier ministre disparu le 2 juillet 2016.
    Qui eut cru que l'austère héraut de la deuxième gauche succomberait au charme volubile et sans façons d'une ex-U.D.F, aujourd'hui providence des chiens et chats perdus? Sylvie a rencontré Michel Rocard en 1994, au pire moment de sa carrière : torpillé aux élections européennes par une candidature félonne de Bernard Tapie et aussitôt destitué de la tête du PS. A ses côtés, il reprendra son inoxydable tonus.
    Elle raconte et se raconte. Sans détours. Les débuts d'une idylle " senior " et néanmoins clandestine; les voyages planétaires en compagnie d'un Rocard partout célébré et reconnu; des diners avec Barre ou Bayrou, qui démontrent que l'éminent socialiste n'avait pas attendu ce quinquennat pour être " en même temps ". Elle se souvient de nombreuses rencontres avec un certain Emmanuel Macron, tout juste arrivé à Paris pour rejoindre la commission Attali ; les Rocard seront les seuls représentants du monde politique au mariage du couple pas encore présidentiel en 2007.
    Sylvie Rocard raconte son propre mariage, veille d'un fatidique 21 avril 2002. Huit ans plus tard, à 65 ans, elle chaussera les pointes pour danser en tutu aux 80 ans de son " ambassadeur des pôles "...
    Ses souvenirs dépeignent un homme hyperactif et concentré, curieux de tout, combatif et secret, sensible aux honneurs, mais aussi... sensible tout court, ému au soir de sa vie par la détresse animale : " Un jour, j'ai vu deux grosses larmes couler sur tes joues après que je t'ai raconté la triste histoire de Basile, un corniaud que je venais de récupérer à la Fondation Brigitte Bardot ".

  • MYSTIFICATEUR : celui qui donne de la réalité une idée séduisante mais fausse (Le Petit Larousse).
    " J'ai rencontré Bernard Tapie pour la première fois le 12 avril 1986, le jour où il est devenu président de l'Olympique de Marseille. En janvier 1989, il a été élu député des Bouches-du-Rhône, et je suis devenu son attaché parlementaire.
    " Pendant vingt-cinq ans, j'ai agi dans son ombre. J'ai tout vécu, tout vu à ses côtés. Je me souviens de tout, comme si c'était hier.
    " Pour l'aider, j'ai manipulé. J'ai menti. J'ai même rédigé un livre pour le disculper dans l'affaire VA-OM. Certains seront peut-être surpris par mes révélations. Mais je n'ai rien voulu cacher du vrai Bernard Tapie. "
    M. F.

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