• Park Avenue summer

    Renee Rosen

    • Belfond
    • 4 Juin 2020

    Quand Mad Men rencontre Le Diable s'habille en Prada. Ode à la féminité et à l'affirmation de soi, un roman d'apprentissage inspirant et savoureux qui rend hommage à l'une des icônes féministes les plus fantasques et les plus glamour du XXe siècle.En acceptant le poste de secrétaire de la toute nouvelle rédac' chef de
    Cosmopolitan, Alice n'imaginait pas qu'elle allait faire la rencontre de sa vie. Petite provinciale de vingt et un ans tout juste débarquée de son Ohio natal, elle se retrouve ainsi face à une figure du New York des sixties : Helen Gurley Brown, auteure du sulfureux best-seller
    Sex and the Single Girl.
    Mais cette grande visionnaire n'a pas que des amis dans la presse et elle se trouve en réalité sur un siège éjectable. Alice ne va pas tarder à découvrir que sa rebelle patronne fait l'objet d'une cabale acharnée, menée par ses collègues masculins bien décidés à démontrer que la place d'une femme est davantage dans la cuisine qu'à la tête d'un magazine.
    Parler à une nouvelle génération de femmes, débarrasser la presse de ses vieilles figures patriarcales est un défi de taille. Fascinée par Helen, Alice est prête à tout pour l'aider à inventer une " Cosmo Girl " fière, sûre d'elle, libérée de tout carcan puritain. Qu'importent les coups bas. Et les coups au coeur...

  • Des brèves à consommer... sans modération !
    Un petit livre à picorer, plein de faits divers français avec des protagonistes qui n'ont pas su rester sobres... dans tous les sens du termes !

    " Ivre, il se trompe de logement et boit une bière en caleçon chez sa voisine " - La Montagne
    " Ivre, l'automobiliste se soulage chez les gendarmes " - Les Dernières Nouvelles d'Alsace
    " Ivre, il tente de voler le petit train de la promenade des Anglais " - Le Télégramme
    " Ivre et insomniaque, il entre dans un fast-food et se cuisine un burger " - Le Dauphiné Libéré

  • Ils sont partout : dans les journaux, à la radio, à la télévision, sur les réseaux sociaux, du matin au soir et du soir au matin, sur tous les tons et par tous les temps, ils débitent tous (à peu près) les mêmes poncifs tout en s'autofélicitant de briser des non-dits. Nouvel état des lieux des éditocrates français.
    Ils sont partout : dans les journaux, à la radio, à la télévision, sur les réseaux sociaux. Du matin au soir et du soir au matin, sur tous les tons et par tous les temps, ils débitent tous (à peu près) les mêmes poncifs en s'(auto)félicitant de lever les non-dits. Se flattant sur les plateaux de tenir un discours " incorrect ", ils accusent gravement leurs adversaires d'étouffer le " débat " par leur omniprésence...
    Publié en 2009, Les Éditocrates, ou comment parler de (presque) tout en racontant (vraiment) n'importe quoi faisait le portrait savoureux de dix de ces prophètes des temps modernes. Près de dix ans plus tard, il était urgent de compléter la galerie.
    Car le cauchemar continue.
    Avec la prolifération des canaux de diffusion (chaînes de télé, Facebook, Twitter, etc.), la corporation éditocratique s'est partiellement renouvelée : elle s'est (légèrement) rajeunie et (un peu) féminisée. Mais surtout : elle s'est dangereusement radicalisée.
    L'éditocratie a toujours des avis sur (presque) tout. Mais, plus obsessionnelle que jamais, elle s'acharne sur celles et ceux qui ne lui ressemblent pas, et qui incarnent par conséquent le mal absolu : " le chômeur ", " le syndicaliste ", " le migrant ", " le musulman "...
    S'appuyant sur des démonstrations d'où le réel a été complètement banni, les éditocrates, toujours insensibles aux contestations citoyennes de leur magistère, continuent donc de fabriquer du consentement. Mais c'est avec une brutalité et un cynisme largement inédits qu'ils oeuvrent aujourd'hui au formatage des esprits.
    Jusqu'à quand ?

  • Vous qui aimez écrire et raconter des histoires pour les petits ou les plus grands, lancez-vous ! Mais non sans méthode. Car il est exigeant, votre jeune lecteur, et ce qui vous faisait frissonner de peur hier le ferait peut-être rire aujourd'hui.

    Alors, comment rendre vos histoires captivantes, vivantes, émouvantes ? Que raconter ? Des histoires tirées du réel ou surgies de mondes imaginaires ? Albums d'images, fictions ou documentaires ?

    Au fi l des pages, Faly Stachak vous fait voyager au coeur des différents genres de la littérature jeunesse : science-fiction, fantasy, contes de fées, romans historiques... Et vous apporte des réponses pour mieux bâtir la structure de vos histoires, rendre vos personnages vivants en invoquant les mythes, travailler vos dialogues et les temps du récit...

    À l'aide d'exemples tirés de la littérature jeunesse d'hier et d'aujourd'hui et d'un cahier d'exercices, affinez votre style et construisez une oeuvre qui parle au coeur de tous, sans limite d'âge, de temps ou de culture.

  • Pour Patrice Flichy, les nombreuses utopies ou idéologies qui ont accompagné la conception et la diffusion d'Internet ont joué un rôle décisif dans la mobilisation des internautes, sans qu'ils en soient toujours conscients. Il retrace la genèse de l'imaginaire technique des concepteurs et des diffuseurs des « autoroutes de l'information », d'Internet et de la réalité virtuelle.

  • Elle, Edmonde

    Jean-Noël Liaut

    • Allary
    • 5 Janvier 2017

    Elle, c'est Edmonde Charles-Roux. Résistante, grande amoureuse, écrivain à succès, prêtresse de la mode, croisée socialiste, présidente de l'académie Goncourt, égérie d'un groupe de rap... Une femme aux mille vies, passionnée et engagée, romanesque en diable. Elle, c'est Edmonde Charles-Roux. Résistante, grande amoureuse, écrivain à succès, prêtresse de la mode, croisée socialiste, présidente de l'académie Goncourt, égérie d'un groupe de rap... Une femme aux mille vies, passionnée et engagée, romanesque en diable. Née en 1920, fille d'un ambassadeur à Rome auprès du Saint-Siège, elle est élevée dans des palais italiens, au milieu des artistes, des princes et des papes. Elle semble promise à une vie bien rangée. Mais en 1940, elle s'engage comme infirmière-ambulancière, avant de rejoindre la clandestinité. À la Libération, cette caporal-chef de la Légion étrangère, décorée de la croix de guerre, devient journaliste à Elle, puis révolutionne Vogue. Son premier roman obtient le prix Goncourt. De Gaulle lui confiera : " Madame, vous votez mal mais vous écrivez bien." Grande bourgeoise aimantée par les marginaux, elle devient la muse d'écrivains célèbres, de peintres et de photographes d'avant-garde. C'est aussi une féministe qui ne craint pas les diables macho. Avec Gaston Deferre, le flamboyant maire de Marseille, ministre de l'Intérieur de Mitterrand, elle forme un couple légendaire qui navigue entre les ors de la République et le monde ouvrier, les bals du gotha et la fête de l'Huma. Rebelle, courageuse, pétrie de désirs, de talents et de contradictions, Edmonde assume tout. Une femme libre, tout simplement. Elsa Triolet et Lili Brik, les soeurs insoumies : prix de la biographie historique de l'Académie française 2015.

  • L'édition vit une mutation dont la portée est considérable : le support papier voit arriver la concurrence de supports dématérialisés chaque jour plus nombreux (Web, netbooks, téléphones, readers...). Pour l'éditeur, il s'agit désormais de publier pour ces supports en tenant compte de leurs spécificités, tout en minimisant les coûts et les délais de production.

    Cet ouvrage qui s'adresse aux éditeurs, aux lecteurs/correcteurs et aux fabricants, mais également aux managers qui souhaitent mieux comprendre les techniques sous-jacentes et l'influence du support sur la conception et la forme de l'objet de publication numérique, vise à donner les clés d'utilisation de XML dans la chaîne éditoriale.

  • Mohicans

    Denis Robert

    • Julliard
    • 5 Novembre 2015

    Je voudrais avoir la froideur de l'entomologiste en entamant ce récit. Prendre les pièces une par une, remonter le temps. Éclater le temps. Disséquer. Poser. Observer. Dater. Comprendre. C'est l'histoire de deux êtres rares : Cavanna et Choron. C'est l'histoire d'un premier journal, puis d'un deuxième, d'un troisième : tous créés par une bande de kamikazes, ivres de liberté et bourrés de talent. Ces journaux ont amusé, éclairé, ouvert les yeux et les esprits de deux ou trois générations de lecteurs, de citoyens, d'électeurs, de journalistes. Hara-Kiri mensuel, Hara-Kiri hebdo, La Gueule ouverte, Charlie Mensuel et le dernier : Charlie Hebdo... 1960-1985 : vingt-cinq années d'insolence, d'humour, de spontanéité et de subversion. L'époque étant ce qu'elle est, ces journaux fougueux qui sentaient le foutre, la sueur, l'alcool, la liberté sont devenus des marques. C'est l'histoire de la dilapidation d'un héritage. Une histoire tumultueuse, magnifique, triste et honteuse. À mes yeux, elle est exemplaire.


  • Avec près de 22 300 numéros depuis sa création en 1946, L'Équipe est la Bible du sport.

    Pour la première fois, à l'occasion de ses 70 ans, les plus belles plumes de L'Équipe racontent l'aventure de leur journal et évoquent les liens, souvent personnels, qui les ont unis à d'immenses champions, de Marcel Cerdan à Usain Bolt, en passant par Michel Platini ou Zinédine Zidane.
    Une centaine de récits, totalement inédits et truffés de scoops, pour revivre de l'intérieur les compétitions légendaires, les victoires historiques et les affaires les plus retentissantes.
    Style flamboyant, puissance des illustrations, émotions fortes, bouffées de nostalgie... Notre histoire sportive, pour toutes les générations.

  • Fidèle à son goût pour l'autodérision, ainsi décrit-il cette corporation des critiques littéraires à laquelle il appartient : " Paisibles alligators dont l'oeil blasé affleure, depuis le jurassique, à la surface du marigot des lettres. " Lui, Angelo Rinaldi, c'est depuis moins longtemps, mais tout de même depuis plus de trente ans - et toutes ses dents - qu'il observe ce qui paraît et reparaît : romans, essais, poésies, biographies. De ses chroniques, il ressort une galerie de portraits qui " décoiffe ", où le cocasse le dispute au tragique, et un tableau des moeurs certes à ne pas laisser entre toutes les mains. En même temps qu'on découvre, jamais blasé, un mémorialiste de la vie comme elle va : parfois belle à pleurer, si souvent donnant la nausée, tout de même à ne jamais désespérer, décidément foldingue.
    Recueil de 120 chroniques parues au Nouvel Observateur entre 1998 et 2003, on croisera ici des admirables et des affreux, des auteurs de toutes les époques et aussi différents qu'Elizabeth Taylor, Vialatte, Sciascia, Camilleri, Cassady, Mishima, Wilde et Max Jacob, les cardinaux de Retz et de Bernis, Céline, Racine et la Palatine, Beauvoir, Garcia Márquez, Chandler, O'Faolain, mais aussi Marc Levy et Christine Ockrent, et tant d'autres. Un florilège et un guide.

  • « le maintien d'une presse de qualité, indépendante et pluraliste ne passe pas uniquement par des raisonnements économiques et structurels, les titres de presse écrite ont à s'interroger sur leurs relations avec leurs différents publics et notamment auprès des plus jeunes. Notre revue [...] ne pouvait pas faire l'impasse d'un dossier abordant certaines questions de fond : les jeunes lisent-ils la presse, comment la lisent-ils, comment les journaux s'y prennent-ils pour capter ce lectorat si spécifique ? La conquête des jeunes, pour la presse quotidienne en particulier, y compris pour la presse quotidienne régionale, demeure un enjeu important. Les titres de presse ne pourront pas maintenir leur diffusion et leur audience sans adapter leurs colonnes à ce public, d'une part, si familier des médias mobiles et de la gratuité de l'information et d'autre part, si prompt à consommer de façon multimédiatique, en y réagissant sur les réseaux sociaux. » Avec son dossier consacré aux relations entre presse et jeunesse, ce sixième numéro de la revue dirigée par le Centre d'études sur les jeunes et les médias questionne et la manière dont les jeunes s'approprient l'information et la presse, et les stratégies de cette dernière pour attirer un lectorat beaucoup plus intéressé et curieux que ne le laissent entendre nombre de préjugés. Internet, pratiques de lecture, réseaux sociaux, écrit et numérique : autant de notions et d'angles d'approche ici convoqués pour mettre en perspective un thème beaucoup plus complexe et nuancé que ne le pensent en effet les idées reçues. Complété encore par des interviews éclairantes, des conseils pédagogiques et des critiques livresques, ce nouveau volume ne cesse de témoigner de la vitalité et des débouchés des réflexions sur les rapports entre les médias et les jeunes.

  • Les journalistes disposent-ils de marges de manoeuvre face à leur hiérarchie, aux contraintes économiques qui encadrent leur activité, aux stratégies de communication que développent leurs sources ? Sociologues, politistes et historiens apportent ici une réponse inattendue. À partir d'enquêtes qu'ils ont menées dans différents médias (quotidiens nationaux, régionaux, presse en ligne, agences de presse, télévision.), ils proposent, sous forme de leçons, une façon nouvelle de penser le rôle de l'inventivité personnelle et du libre arbitre dans le travail des journalistes. Cette réflexion sur la subjectivité journalistique ne contribue pas seulement à une plus fine connaissance des mondes du journalisme et de leurs évolutions actuelles. Elle soulève aussi un enjeu démocratique crucial : est-il légitime de fonder la critique des médias d'information sur la reconnaissance d'une responsabilité personnelle des journalistes ? Question dont dépend peut-être aujourd'hui, plus que jamais, l'avenir du journalisme lui-même. Cyril Lemieux est sociologue, maître de conférences à l'EHESS et membre de l'Institut Marcel Mauss.

  • L´engagement de L´Humanité contre la guerre colonialiste en Algérie lui valut un déferlement de procès, de censures, de saisies de la part des gouvernements successifs pendant huit ans, quelle que fût leur couleur, de droite ou socialiste. Saisi à 27 reprises, le quotidien fera l´objet de 150 poursuites.



    La première saisie de L´Humanité remonte au 24 août 1955. Le journaliste, ancien déporté de Buchenwald, est déclaré persona non grata et expulsé d´Algérie.



    Ceux qui n´ont pas connu cette époque auront du mal à imaginer la frénésie ayant alors saisi les autorités politiques et militaires en place. La cascade de saisies qui s´abattit sur L´Humanité s´accompagna régulièrement d´amendes au montant faramineux. Ainsi, du numéro en date du 7 mars 1961 sorti une nouvelle fois avec une page blanche, marquée en son centre de ce seul mot : « Censuré. »À l´origine de la saisie, un article de Madeleine Riffaud sur les tortures pratiquées à Paris même, en particulier dans les locaux du commissariat de la Goutte-d´Or, dans le XVIIIe arrondissement.



    Cette boulimie d´interdictions provoque parfois des effets contraires à ceux visés. Ainsi, lorsque L´Humanité est saisi pour la huitième fois, le 30 juillet 1957, pour la publication d´une lettre de l´ancien directeur d´Alger républicain, Henri Alleg, emprisonné et torturé dans l´immeuble d´El-Biar, la censure contribua-t-elle à amplifier l´émotion dans l´opinion.



    Une page noire de la liberté de la presse en France.

  • L´aventure passionnante d´un petit quotidien catholique lancé presque du jour au lendemain par une toute jeune congrégation religieuse - les Assomptionnistes - en 1883, alors que le pouvoir républicain a pris un tour laïc et anticlérical, et qui, quarante mille numéros plus tard, est devenu l´un des titres les plus anciens de la presse française.La Croixa survécu à bien des crises, à des excès impardonnables lors de l´affaire Dreyfus, à deux sanctions romaines en 1900 et 1927, à une possible interdiction à la Libération et même à l´asphyxie pour cause de grève postale en 1974.Elle est surtout restée fidèle à ses choix de départ :La Croixest un journal « catholique, uniquement catholique », sans attache politique particulière, ce qui est alors d´une grande nouveauté. Elle ne reconnaît qu´une autorité, celle du pape. Ainsi, le père Vincent de Paul Bailly, rédacteur en chef, quittera sur l´heure son bureau lorsque Léon XII le lui demandera en mars 1900.L´évolution deLa Croixreflète fidèlement celles des catholiques français, dans ses enthousiasmes comme dans ses contradictions. Et c´est tout un pan de l´histoire du XXesiècle qui se déroule sous nos yeux à travers l'histoire de ce journal qui comptera parmi ses collaborateurs Jean Guitton, Alfred Grosser, Emile Poulat, Jean Boissonnat, Noël Copin, Jacques Duquesne ou encore Bruno Frappat.

  • Jean-Christophe Victor propose un passionnant décryptage des principaux événements internationaux de 1989 à aujourd´hui, vus à travers 230 dessins de presse. Choisis parmi plus d´un millier, avec l´aide et l´oeil acéré deCourrier international, ces dessins sont les meilleurs en terme d´originalité, d´humour et de qualité artistique.

    La chute du mur de Berlin vue par des dessinateurs est-allemand, soviétique ou israélien ; la guerre en Yougoslavie du point de vue serbe, français ou suédois ; le 11-Septembre illustré par un Algérien et un Américain ; la mort de Lady Di par un Italien... Rarement livre d´histoire fut aussi efficace et féroce.

    En confrontant les points de vue des dessinateurs sur un même événement, Jean-Christophe Victor met en lumière les grands enjeux (géo) politiques et historiques, les nouvelles lignes de partage. Il souligne une fois de plus la subjectivité de notre vision du monde et rend hommage au courage et à la détermination des dessinateurs de presse dans certains pays où la censure est encore vive.


    « Pour raconter la période historique où nous sommes, ces caricaturistes m´ont semblé détenir une grande capacitéà aborder les questions internationales et à traduire celles-ci de façon à la fois concise et approfondie. C´est le moment du croisement entre le neuvième art et le quatrième pouvoir. Le moment où derrière l´actualité apparaît notre humanité. » Jean-Christophe Victor

  • Ex-ouvrier métallurgiste, leader syndical et fondateur du Parti des Travailleurs - la plus grande formation de gauche d´Amérique latine -, le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva n´a jamais eu de relations faciles avec la presse de son pays. Cette dernière a en effet appuyé, en grande majorité, le coup d´État qui a mené à la dictature militaire (1964-1985), et mis, depuis le rétablissement de la démocratie, toute son énergie au service des candidats conservateurs. Cela n´a pas empêché finalement Lula de l´emporter en 2002, et d´être réélu en 2006, les deux fois avec un nombre record de suffrages. Cet ouvrage met l´accent sur le rôle d´acteur politique que joue la presse au Brésil, avec ses intérêts propres, y compris économiques, même lorsqu´ils sont dissimulés sous le manteau des grands principes démocratiques (« l´indépendance du quatrième pouvoir », « l´intérêt public », etc.). Publiant des témoignages inédits provenant des coulisses du gouvernement et des rédactions, Giancarlo Summa montre comment un leader charismatique, qui gouverne au nom des intérêts matériels et symboliques de la majorité défavorisée de la population, parvient à rompre le blocus des médias traditionnels. Le choix du président d´une communication directe (meetings, messages télévisés, Internet, recours à la presse locale et aux radios communautaires, etc.) lui a permis assurément de contourner le monopole médiatique des grands groupes commerciaux. Cependant Lula a renoncé à mettre sur pied une véritable politique de communication susceptible de remettre en question les intérêts structurels de ces grandes compagnies et de favoriser la création de médias alternatifs d´importance. Tels sont les constats formulés par un auteur qui, outre ses sources personnelles, s´appuie sur une documentation historique et statistique considérable.

  • Patrick Deschamps est un des plus vieux marchands de journaux de Paris. Son kiosque se situe entre le Flore et les Deux Magots, dans le quartier intello de Saint-Germain-des-Prés.
    Le 7 janvier 2015 au matin, comme chaque jour, il a vendu les journaux a deux de ses clients les plus fidèles, Georges Wolinski et Cabu. Deux heures après, alors qu'il rentrait chez lui, les frères Kouachi qui venaient de décimer la rédaction de Charlie Hebdo ont braqué sa voiture. Ils l'ont épargné.
    À travers le regard du kiosquier de Charlie défile la folle semaine du 7 au 14 janvier 2015. Entre le Charlie de Cabu, Charb, Wolinski et celui relancé par les survivants et une cohorte de fantômes, la France a vécu les pires attentats de son histoire contemporaine mais aussi un sursaut démocratique inédit. 
    Ce récit décalé et personnel raconte sous un angle original les événements de janvier 2015. Il est aussi fondé sur des témoignages inédits.
    Un texte puissant, haletant et bouleversant qui nous fait réfléchir sur la liberté d'expression assassinée, mais aussi sur la crise de la presse et ces kiosques qui, chaque mois, ferment à Paris.
    La chevauchée macabre des terroristes a commencé dans une rédaction de journal et leur cavale se termine dans une imprimerie. C'est un hasard. La vie et la littérature ne sont faites que de hasards et de coïncidences.
    Charlie ne se vendait plus en kiosque. Le 14 janvier, le numéro des survivants a été tiré à 4 millions d'exemplaires. Ce fut la revanche, ou le baroud d'honneur, de la "culture papier" face à celle du numérique. 
    Entre document d'actualité et roman policier, Le Kiosquier de Charlie est le récit vrai et vu de l'intérieur des 7 journées effroyables que la France a connu en janvier 2015.

  • Le paysage médiatique est en plein bouleversement ! Le Monde, Libération, L'Express, L'Obs, Le Parisien, Canal+, BFM TV, tous ces grands médias ont récemment changé de main. Leurs nouveaux propriétaires s'appellent Xavier Niel, Patrick Drahi, Vincent Bolloré ou Bernard Arnault. Pourquoi ces milliardaires ont-ils décidé d'investir massivement dans un secteur en crise ? Quels leviers ont-ils actionné pour parvenir à leurs fins ? Avec ce paysage en pleine concentration et des groupes devenus tentaculaires, peut-on encore informer en toute indépendance ? Quelles conséquences sur la liberté de la presse et le pluralisme de l'information ? Les premiers pas de Bolloré à la tête de Canal+ et ITélé ont de quoi inquiéter... Il fut un temps où l'on acquérait un média pour avoir un rôle politique, à l'image de Robert Hersant dans les années 70-80. Aujourd'hui, il s'agit surtout de défendre ses affaires en mettant la main sur des médias d'information politique. Et ce sont les politiques qui cherchent à se donner le meilleur rôle auprès des propriétaires de médias, quitte à servir des intérêts privés, pour ne rien perdre de leur précieuse onction. C'est cette histoire que ce livre se propose de raconter.


  • Les Chroniques de Luc Ferry parues dans Le Figaro entre 2014 et 2017 réunies en un seul volume. À chaque fois, Luc Ferry fait le lien entre le temps présent et le temps long, entre l'actualité chaude et la distanciation que seule la philosophie permet par rapport aux pièges d'une accélération croissante de l'Histoire.

    Ce livre contient les chroniques publiées par Luc Ferry dans Le Figaro depuis 2014. Il y traite les grandes questions qui ont fait l'actualité. On trouvera donc un état des lieux des principaux débats qui ont marqué notre pays au cours de cette période : qu'il s'agisse de la crise économique, de la vie politique, d'éducation ou de religion, d'art contemporain, de littérature, de sport ou du racisme, il a chaque fois tenté de faire le lien entre le temps présent et le temps long, entre l'actualité chaude et la distanciation que seule la philosophie permet par rapport aux pièges d'une accélération croissante de l'Histoire.

  • « Depuis [1990], la libéralisation des médias a entraîné une floraison des journaux privés très virulents à l'égard du pouvoir. Même si les difficultés structurelles que connaissent ces journaux empêchent en pratique une réelle diversité et révèlent les limites de l'indépendance des journalistes vis-à-vis des responsables politiques, elle se trouve néanmoins confrontée à trois défis : politique d'abord, la liberté d'expression n'est pas complète ; économique ensuite, la rentabilité n'est pas au rendez-vous ; enfin, la professionnalisation des rédactions est encore incertaine. Très influencé par le cadre politique, juridique et économique, le changement que représente l'apparition d'une presse indépendante est lié à la crise qui sévit dans la plupart des pays africains, et celle de la presse est à la fois une conséquence de la crise générale et un miroir grossissant de celle-ci. Elle se traduit ainsi dans une crise de légitimité avec notamment le soutien univoque qu'elle donnait aux dirigeants en place. » Comment la presse gabonaise s'est-elle historiquement construite ? De ses très lointaines origines « missionnaires » à sa situation contemporaine, quelles phases a-t-elle traversées ? Et, réciproquement, comment a-t-elle accompagné les bouleversements politiques du Gabon ? Soumission au pouvoir ou impertinence, musellement ou critique des élites : comment a-t-elle balancé entre ces divers pôles ? Et qui sont les acteurs majeurs et incontournables de son évolution ? Ces problématiques, dont certaines sont d'actualité, A. Sabi Djaboudi les expose et tente de les résoudre tout au long de cette étude qui sonde le passé et le présent pour mieux penser la presse gabonaise de demain. Un essai indispensable.

  • L'ouvrage comporte articles et dessins de presse, pour la plupart inédits, qui constituent la réception des nus dits "modernes" exposés par les peintres et sculpteurs entre 1799 et 1853. L'homogénéité thématique privilégiée et la période considérée permettent une approche renouvelée des a priori concernant l'histoire de l'art du XIXe siècle. Les documents d'époque proposent ainsi une saisie au plus près des enjeux et débats critiques. On peut mesurer l'ampleur des scandales qui ont précédé celui d'Olympia, la progressive constitution d'un champ artistique où les expositions privées et payantes se développent, le déplacement des catégories liées au nu. L'anthologie est organisée de façon chronologique de 1799 à 1853 et privilégie les "salons des artistes vivants" successifs. Un discours d'escorte permet de mettre en situation les documents : par une présentation de chaque salon traité, par des encadrés bio-bibliographiques concernant les signataires des articles et dessins. La présence d'index (auteurs, artistes, oeuvres) et d'une bibliographie raisonnée permettent également une lecture transversale des critiques d'art ainsi mises à disposition.

  • De Charles-Louis Havas sous la monarchie de Juillet, jeune créateur précurseur des agences d'informations, jusqu'à l'ère numérique, de l'époque des pigeons voyageurs et du télégraphe jusqu'aux satellites, deux siècles d'histoire de l'une des plus grosses agences mondiales, l'Agence France Presse.
    En 1835, Charles-Louis Havas décide de rassembler des informations en provenance du monde entier, de les traduire et de les vendre. C'est ainsi que naît à Paris la première agence d'information, l'Agence Havas, qui deviendra l'Agence France-Presse (AFP) après la Seconde Guerre mondiale. Première entreprise à avoir une stratégie internationale de développement, elle est présente sur tous les fronts : pendant la guerre de Crimée, à Paris assiégé par les Prussiens en 1871, en Espagne pendant la guerre civile, en Syrie depuis la révolte de 2011... Son histoire est émaillée de scoops comme la mort de Staline en 1953, le drame des Jeux olympiques de Munich en 1972 ou la disqualification de Ben Johnson au 100 mètres des JO de Séoul en 1988.
    Toujours à la pointe des technologies de la communication - jusqu'à la révolution numérique -, l'AFP est devenue la plus grande entreprise de presse française. Elle diffuse chaque jour dans le monde cinq mille dépêches en six langues, deux mille photos, deux cents vidéos et des productions multimédia, grâce à plus de deux mille collaborateurs de quatre-vingts nationalités différentes.
    Le Monde en direct raconte l'aventure exceptionnelle et passionnante de cette entreprise et de ses collaborateurs qui ont su, au gré de l'Histoire et malgré les vicissitudes, maintenir une ambition mondiale : fournir en permanence, partout dans le monde, une information fiable, vérifiée et immédiate.

  • Damer le pion à la concurrence avec la une la plus accrocheuse, telle est la mission de Dani Santana, ex-présentateur télé, promu directeur de la rédaction du Crònica. Ce n'est pas les sujets de scoop qui manquent à Barcelone! Prostitution, scandales immobiliers, insécurité, sans parler des trafics de bière sur les Ramblas... Senza, célèbre chef de la rubrique Société, lui fournit des informations de première main grâce à sa liaison secrète et torride avec l'intendante de police Eva Bosch. Et aussi grâce à ses liens avec deux jeunes Syriens qui le tuyautent sur les différents trafics de la ville. En contrepartie, il leur donne des renseignements, sans trop chercher à comprendre. Ce que Senza ne sait pas, c'est qu'il est suivi. Ce que Santana n'a pas compris, c'est qu'il est manipulé. Et ce que Barcelone ignore, c'est qu'un réseau islamiste prépare un attentat dans l'ombre...

  • Que reste-t-il de Mai 68 ? Libération. Le quotidien fondé en 1973 par les maoïstes et Jean-Paul Sartre est sans doute la plus étonnante aventure de presse de l'après-guerre en France. Et son histoire se confond avec celle des trente dernières années. Ses succès sont innombrables, ses échecs aussi. Il était nécessaire, pour la première fois, de raconter cette histoire extraordinaire, faite par des journalistes venus au départ de l'extrême gauche, vite oubliée, et qui se sont insérés dans cette fin de siècle avec tant d'ardeur, qu'ils en sont devenus les hérauts. Libération a été fait par des centaines d'hommes et de femmes dont la plupart sont restés inconnus de leurs lecteurs. Certains de leurs parcours sont, à bien des égards, exceptionnels. Grâce à une enquête en profondeur, nourrie d'une connaissance directe de l'histoire du quotidien, mais aussi de centaines d'entretiens avec ceux qui y ont participé, Jean Guisnel apporte de surprenantes révélations sur les pages secrètes de cette histoire. Et surtout, il nous fait découvrir dans ce livre les passions, les talents, les découragements et les enthousiasmes de ces journalistes et de ces fabricants. À travers eux, il propose une vision passionnante des mutations de la société française en cette fin de siècle : l'équipe de Libération a lancé des modes, en a suivi d'autres, a initié nombre de débats de société, qui font désormais partie d'une légende qui méritait d'être contée. Libération, c'est une aventure moderne." Jean Guisnel a participé à l'expérience, dès sa préhistoire, en 1972. [...] Il a réalisé trois ans d'enquête pour "chercher à comprendre comment, et pourquoi, tous ceux qui partageaient cette même quête inlassable de la compréhension de leur époque y avaient à la fois usé leur force, pris un plaisir immense et fait fonctionner au quotidien cette machine à idées". " LE MONDE DES LIVRES " D'uneécriture froide, Guisnel rafraîchit les mémoires. " MARIANNE " Ancien journaliste à Libération, Jean Guisnel retrace la vie et les délires de ce quotidien, né en 1971 du désir d'une poignée de maoïstes et de quelques volontaires assoiffés d'information. " EPOK

empty