• Dès ses débuts, le protestantisme a rencontré l'islam. C'est l'histoire inédite de cette rencontre aujourd'hui vieille de cinq siècles que raconte en théologien et en historien l'une des jeunes voix les plus remarquables de la Réforme. Automne 1611 : de passage en France, un jeune étudiant protestant hollandais affine sa connaissance de l'arabe avec un musulman d'origine castillane rencontré en région parisienne. Thomas Erpenius, qui sera le premier professeur d'arabe de l'université de Leyde, découvre ainsi que la religion musulmane est d'une richesse insoupçonnée et que les théories médiévales au sujet de celle-ci ne sont pour la plupart que des légendes. À la fin des Lumières, le philosophe luthérien Gotthold Ephraïm Lessing fera quant à lui de l'islam un modèle de la religion naturelle de l'humanité, tandis que le pasteur et philosophe Johann Gottfried Herder chantera les beautés de la poésie islamique. Dès ses origines, la tradition protestante a été traversée par un intérêt récurrent pour l'islam, son prophète et son livre saint. De Luther à Herder et de Michel Servet à Pierre Bayle, Pierre-Olivier Léchot retrace l'histoire de cette passion protestante pour l'islam, qu'elle ait été faite d'angoisse et de répulsion ou de fascination et d'admiration. Un récit passionnant qui place au coeur de ce rapport protestant à l'islam l'étude du Coran et montre combien celle-ci fut déterminante dans la construction de l'identité protestante, y compris lorsqu'il en allait de l'interprétation du texte biblique lui-même.

  • Le dogme est immuable, mais l'Église ne cesse de se réinventer. Contre l'illusion de la fixité, ce livre montre que la Tradition a toujours été créatrice et la réforme continue. C'est aux hommes réels dans leur temps que, de siècle en siècle, s'adresse l'Évangile. Une démonstration révolutionnaire.
    Réformer ? Parce qu'on associe ce mot à la
    restructuration, au
    réaménagement, au
    dégraissage, le mot fait peur, évidemment. Voilà pourquoi il importe aujourd'hui de préciser la finalité et les fondements d'une véritable réforme de l'Église. C'est le but de cet ouvrage écrit par Joseph Famerée et Gilles Routhier.
    Songeant aux siècles à venir, comme à ceux qui se sont écoulés, les deux professeurs d'ecclésiologie démontrent que la fin de toute réforme serait de rendre l'Église plus apte à annoncer l'Évangile, et d'une manière authentique et crédible -; non seulement en discours et par le témoignage de ses membres, mais par son être même, jusque dans ses dimensions pratiques, juridiques et institutionnelles.
    On comprendra donc, en lisant ce livre plein d'espérance, que toute réforme ecclésiale ne pourra se réduire à une simple réorganisation en vue d'une plus grande efficacité. Ce qu'il faudrait, et qu'annoncent les auteurs, est une véritable " conversion pastorale ", ce qui indique tout du caractère spirituel et évangélique de la réforme, sans en taire les exigences institutionnelles.
    N'ayons pas peur de nous réformer !

  • Les années de la fin du règne de Henri II jusqu'à la fin de la première guerre de religion en mars 1563 voient s'accélérer la rupture religieuse entre catholiques et protestants. En témoignent les arrêts criminels rendus par le parlement de Paris, cour souveraine qui rend la justice au nom du roi. Ils sont un observatoire privilégié, sorte de caisse de résonance de leur époque. L'activité criminelle d'une haute cour de justice montre qu'en matière de religion, la politique royale est souvent hésitante, parfois volontariste, et qu'elle finit par se heurter à l'opposition des sujets, laquelle entraîne l'inapplication des lois et le développement de la violence. Cette étude révèle à quel point la Réforme protestante a ébranlé le royaume de France ainsi que la monarchie.

    Archiviste paléographe, Sylvie Daubresse est ingénieur de recherche CNRS au Centre Roland Mousnier, Sorbonne Université. Ses travaux portent sur l'histoire politique et judiciaire du XVIe siècle. Elle a publié Le parlement de Paris ou la voix de la Raison (Droz, 2005), collaboré à un ouvrage collectif sur Le Parlement en exil (H. Champion, 2007). Le présent ouvrage est le mémoire inédit de son habilitation à diriger les recherches.

  • De Charlie à Me Too, le président de la Fédération protestante de France s'empare des drames et des révoltes d'aujourd'hui pour y retrouver le sens d'un Évangile s'adressant à nos contemporains. Une lecture de l'actualité à la lumière de l'Esprit.
    Dans une Europe en proie à la montée des populismes et aux replis identitaires, où les fondamentalismes gagnent chaque jour du terrain, le pasteur François Clavairoly, fort d'un parcours composé de divers ministères, de rencontres et d'engagements, a décidé de prendre la parole. Célébrant les 500 ans de la Réforme, il nous entraîne dans un voyage spirituel sans nostalgie, dans l'archipel des textes fondateurs, en relisant aussi bien Calvin que Ricoeur. Il réfléchit sur les attentats de Paris comme sur le sort des réfugiés, sur l'écologie comme sur l'impératif oecuménique, dessinant à chaque page le visage d'un Dieu désarmé, et non plus d'un " Dieu des armées ". Il montre enfin que l'esprit critique qui a nourri la République et les Lumières est jumeau de l'herméneutique permanente à laquelle les protestants sont attachés.
    Un livre iconoclaste, à contre-pied des postures pessimistes.
    Un appel aux hommes de bonne volonté.

  • Au tout début du XVIe siècle, Nicandre de Corcyre, copiste grec de Venise, se fait admettre dans la suite d'un diplomate envoyé vers Istanbul par Charles Quint. Au retour de l'ambassade, il décide de prolonger son voyage dans les pays occidentaux. Parti d'Italie avec les négociateurs, il remonte jusqu'en Allemagne, rejoint Charles Quint, puis continue seul vers l'Angleterre, où il rencontre une compagnie de mercenaires grecs. Il les accompagne dans leurs guerres en France, puis retourne à Venise.

  • Dans sa course pour rester à la pointe de la recherche scientifique et des classements mondiaux, l'Université française n'en finit pas de se recomposer, enchaînant depuis trois décennies fusions, regroupements, créations, diversifications et mises en compétition.

    Fine connaisseuse des systèmes universitaires français et étrangers, Christine Musselin s'appuie sur les résultats de ses recherches menées depuis les années 1980 pour porter un diagnostic sur l'état actuel de l'enseignement supérieur et de la recherche en France. Afin d'accompagner la révolution en cours, des changements lui paraissent indispensables dans trois domaines : le pilotage de la recherche et de l'enseignement supérieur par les pouvoirs publics, le mode de gouvernance des universités, la gestion des carrières des enseignants et des chercheurs. Ses propositions ne manqueront pas de faire débat, et c'est exactement ce qu'elle souhaite.

  • Tout savoir sur la réforme de l'orthographe ! 26 ans après sa validation par l'Académie française, l'orthographe rectifiée entre dans les manuels scolaires à la rentrée de septembre 2016. Pour tout comprendre des tenants et des aboutissants de cette réforme si décriée, et surtout savoir ce qui change réellement dans l'orthographe française, voici un petit guide éclairant et pédagogique qui vous permettra de ne pas perdre votre latin à la rentrée !

  • En 1562, Sébastien Castellion (1515-1563) publie le Conseil à la France désolée dans un contexte dramatique. Le conflit qui l'oppose à Calvin depuis l'exécution de Michel Servet dix ans plus tôt n'a cessé de s'envenimer, et Castellion voit désormais la France sombrer dans les guerres de religion : c'est à cette France « désolée » par les affrontements religieux qu'il adresse le Conseil, ultime tentative pour préserver les conditions de la paix. A l'instar d'Etienne Pasquier dans son Exhortation aux princes et seigneurs du conseil privé du Roy paru l'année précédente, Castellion prend clairement parti contre le « forcement de consciences » dont il montre à la fois l'impossibilité morale, l'illégitimité religieuse et l'inefficacité politique. Apostrophant ensemble les catholiques et les protestants, l'homme du commun et le prince, Castellion interroge la définition même de l'hérétique et forme le voeu qu'aucun homme ne puisse être mis à mort au motif qu'il s'écarte des croyances communes.

  • Liberté et propriété retrace l'histoire sociale de la pensée politique de la modernité. Sondant les grands moments politiques de cette période (la cité-État de la Renaissance, la Réforme, les empires espagnols et néerlandais, l'absolutisme français et la Révolution anglaise), Ellen Meiksins Wood pense ensemble la naissance de l'État moderne et la formation du capitalisme.

  • Avec les guerres d'Italie, la vulgate nous enseigne que la Renaissance italienne se diffuse en Europe, que les grandes monarchies territoriales s'affirment, que l'Italie pleure ses malheurs tandis que Machiavel élabore une lecture sécularisée de la politique. Bref, les guerres d'Italie sont un seuil de la modernité. Ce livre révèle les enjeux théologico-politiques de ces conflits qui avant la Réforme protestante ont stimulé des espérances politico-religieuses et permis l'affirmation de la monarchie pontificale. Durant ces guerres, les prophètes ne peignent pas l'avenir en noir mais sèment des rénovations politique et religieuse. La défense des Etats pontificaux par les armes militaire, politique mais aussi spirituelle n'est pas le signe d'une sécularisation de la papauté mais procède d'une conception théocratique du pouvoir pontifical, bien décidé à affirmer sa supériorité sur les princes et les conciles. L'auteur y montre aussi que les forces impériales et françaises se disqualifient mutuellement en s'accusant d'hérésie et d'impiétés. Mais la saturation de justifications religieuses de ces conflits n'en font pas des guerres de religion car les armées en présence sont rétives à la confessionnalisation. Voilà qui interroge sur nouveaux frais le rapport entre violence et religion à la Renaissance.

  • Théo

    Dubost/Lalanne

    Tout l'univers des catholiques à la portée de tous Comment sont choisis les saints du calendrier ? Pourquoi y a-t-il quatre évangiles ? Qui est Jésus pour les chrétiens ? Peut-on se dire croyant quand on doute ? Combien y a-t-il de chrétiens dans le monde ? Comment est organisé le Vatican ?...
    Le nouveau Théo donne des réponses fiables à toutes les questions, de la plus simple à la plus profonde, sur la Bible, l'histoire religieuse, l'Église d'aujourd'hui et ce en quoi croient les catholiques.
    Théo s'impose comme l'encyclopédie catholique de référence, en mettant la culture chrétienne à la portée de tous.

    Avec un index interactif et des liens web !

    Au sommaire :
    - Les saints - La Bible - L'histoire de l'Église - La foi catholique - La situation des catholiques dans le monde - L'Église aujourd'hui Tous ces chapitres sont aussi vendus à l'unité en format numérique !

    Le nouveau Théo, c'est :
    - 90 nouveaux contributeurs sous la direction de deux évêques ;
    - 3 000 articles, citations, annuaires et chronologies pour tout connaître et comprendre ;
    - 620 mots de vocabulaire clairement définis ;
    - 170 tableaux, cartes et graphiques pour faciliter la compréhension ;
    - un index de 13 000 mots ;
    - 251 entrées et des renvois simples pour circuler dans l'ouvrage.

  • Ce titre tient une place marquante dans la collection "Jésus et Jésus-Christ" et méritait de ce fait cette nouvelle édition soigneusement revue. Articulant l'approche historique et systématique à la lumière des différences confessionnelles, entre catholiques Romains et la Réforme, mais aussi entre Calvin et Luther, ou entre la Réforme et l'anabaptisme, cette présentation de la christologie de Calvin met en évidence un sens accusé de la transcendance de Dieu, et aussi, du poids des réalités humaines, histoires, charnelles et séculières. Elle propose là une représentation stimulante du Christ médiateur éternel comme de son oeuvre de salut.
    Paru à l'occasion du cinq-centième anniversaire de la naissance de Calvin, cet ouvrage montre donc à quel point la christologie calvinienne aide à repenser le thème de la médiation: aussi bien la médiation entre Dieu et l'homme, manifestée par le Christ, que les médiations interhumaines, ecclésiales, culturelles ou sociales. Point central et toujours en débat au coeur de la foi chrétienne. Et point crucial au coeur des débats de la modernité avec elle-même.

  • Cet ouvrage expose la doctrine sur le Christ de plusieurs personnalités ou mouvements considérés comme les dissidents de la Réforme au XVIe siècle, à savoir: Thomas Müntzer, les anabaptistes suisses, Hans Denck, Sébastien Franck, Melchior Hoffman, Pilgram Marpeck, Caspar Schwenckfeld et les anabaptistes polonais. Souvent rejetés tant par les réformateurs classiques que par l'Église romaine, d'aucuns ont vu dans tous ces gens les représentants de la "Réforme radicale".

    L'examen de toutes ces doctrines révèle l'existence d'une multitude d'options différentes: qu'il s'agisse par exemple de l'apocalyptique "révolutionnaire" du mouvement paysan, des communautés confessante anabaptistes ou du Christ "intérieur" des spiritualistes. Cette diversité est frappante, comme l'est aussi la critique sévère de Luther qui l'accompagne.
    Il est possible toutefois de discerner quelque communauté de vue, sur des points essentiels qui ramènent précisément aux premiers moments de la Réforme. Ainsi, ces dissidents, qui se réclament tous de la Sola Scriptura, préconisent-ils tout d'abord le retour au texte biblique. Et sous l'influence de la Sola Fide réformatrice, critiquent-ils de concert l'Église "médiatrice" issue de la synthèse "constantinienne" du Moyen Âge.

    Ces mouvements et les représentations du Christ qu'ils ont élaborées, ont été souvent combattus, farouchement même. Ils n'en demeurent pas moins importants à connaître au-delà de leur intérêt historique. Car leurs recherches et leurs visées ne sont pas sans écho dans nombre de questions posées par le monde moderne.

    Ont collaboré à cet ouvrage: N. BLOUGH, F. LAPLANCHE, W. PACKULL, A. SEGUENNY, J. SEGUY, L. SZCZCUKI, S. VOOLSTRA, J.-H. YODER

  •     Avec la mise en oeuvre de politiques économiques d´inspiration libérale au cours des années 1990, l´Inde est devenue un des acteurs de la globalisation et un des principaux pays émergents. Pour accompagner et favoriser cette évolution, le système f

  • La « réforme fiscale » de l'empereur Dioclétien inaugure un changement majeur qui provoque, tout au long du IVe siècle, une série de pratiques cadastrales et fiscales nouvelles, interférant sur les questions foncières de façon décisive. Mais justement, en quoi consiste la réforme ? Ce livre est le récit des changements qu'a connus la fiscalité personnelle et foncière, nommée souvent « capitation », à partir de la réforme fiscale de Dioclétien. Le lien est fait entre la documentation des arpenteurs sur le cadastre et le bornage d'une part, et les textes juridiques d'autre part. L'auteur peut ainsi décrire, pour la première fois, le mécanisme complet qui conduit de l'évaluation des terres et des hommes sur le terrain, à la définition et à la répartition de l'impôt. Pour permettre la gestion, on a institué des circonscriptions nommées fundus, praedium, casa, au sein desquelles on a regroupé les exploitations, fixé les hommes par l'enregistrement obligatoire (adscriptio), réuni les terres désertées aux terres productives. Les arpenteurs ont défini différents codages permettant de passer du terrain aux archives. Un dictionnaire de 1600 termes et expressions complète le livre et fournit un précieux outil de travail.

  • En el siglo XVI, la Península Ibérica no quedó al margen del gran debate teológico que sacudía Europa. En España y Portugal se leían, comentaban y discutían los escritos de la Reforma. Su recepción no fue una mera aceptación pasiva de ideas extranjeras, sino el fruto de una interacción con planteamientos espirituales autóctonos que no puede ser reducida a la polarización entre católicos y protestantes. Las redes de creyentes evolucionaron al mismo tiempo que las doctrinas reformadas y que las estrategias de contención desarrolladas por los reyes y la Inquisición. Las contribuciones de este libro permiten un nuevo balance de la situación de la Reforma en el conjunto de la Península Ibérica, a la vez que ponen en relación a los círculos de exiliados con las comunidades del interior.

  • Publiés en un seul volume, les tomes XIII et XIV des Registres du Consistoire de Genève couvrent l'année 1558 et le début de 1559. Ces registres illustrent le fort rôle pédagogique du Consistoire et l'intensification de ses efforts pour combattre l'ignorance religieuse, qui augmente avec l'arrivée de nombreux réfugiés, connaissant mal les principes de base de la foi réformée. Le Consistoire comme le Conseil se montrent plus sévères à l'égard des gens qui retournent à Genève après avoir renié leur foi en terre catholique, même sous menace de mort. Calvin et ses collègues se préoccupent de plus en plus des biens dilapidés dans les produits de luxe et, pour la première fois, ils convoquent des personnes pour gourmandise. De la même façon, les autorités prêtent davantage attention aux activités sportives et aux jeux de hasard, qui détournent les jeunes du catéchisme.

  • Le présent ouvrage offre la première monographie consacrée à l'une des dimensions les plus controversées de l'oeuvre rabelaisienne et de sa réception : la question de son obscénité. L'angle retenu est celui des enjeux herméneutiques qu'engagent les représentations troubles qui informent l'écriture de Rabelais dans le contexte d'un seizième siècle qui multiplie les interrogations sur la nature et la valeur des signes. A l'image des deux figures clé qui donnent corps à l'oeuvre : le Silène et les malades de la syphilis à travers lesquels Rabelais met en scène non seulement une réflexion sur la forme de ses fictions, mais problématise également leur dimension érotique, voire même ouvertement obscène. Il s'agit ainsi de mieux saisir le sens à donner à cette notion d'obscénité dans l'horizon historique et critique de la Renaissance et, en même temps, de comprendre le rôle qui revient à Rabelais et sa langue dans la formation des représentations modernes de l'obscène.

  • Ce troisième et dernier volume des Chroniques de François Bonivard relate l'une des périodes les plus importantes de l'histoire de Genève, celle où, ayant scellé son destin helvétique en s'alliant avec Berne et Fribourg, elle s'est résolument émancipée de la maison de Savoie et de l'évêque et où, à l'instar de sa puissante alliée, Berne, elle a adopté la Réforme. Le récit de François Bonivard, témoin contemporain et avisé dès 1536, conteur insurpassable, nous fait vivre les années calviniennes balisées de luttes acharnées aussi bien internes qu'externes, jusqu'à la victoire des partisans du Réformateur en 1555 et à l'heureuse inauguration d'une ère de paix.

  • Le déroulement de la Réforme en France et en Italie présente en même temps des similitudes frappantes et des différences évidentes. Première rencontre consacrée aux comparaisons, aux contrastes et aux contacts entre ces deux mouvements de renouveau religieux, puissants, mais qui finalement échouent au moins partiellement, le colloque réuni à Rome les 27-20 octobre 2005 avait plusieurs objectifs : en premier lieu, étudier les rapports directs entre les individus et les événements dans ces deux pays, beaucoup plus importants que ce que beaucoup d´historiens avaient pu penser ; ensuite, favoriser la rencontre entre des méthodes et des questionnements historiographiques différents, qui doit conduire à de nouvelles voies de recherches pour chaque pays ; enfin, mener une comparaison systématique entre les deux courants pour éclairer des thématiques et des problèmes majeurs jusqu´ici rarement abordés qui suscitent de nouvelles réflexions problématiques plus larges sur les deux Réformes.

  • Ce volume de la nouvelle série Archives des Églises Réformées de France réunit trente-deux documents relatifs à la formation de celles-ci, parmi lesquels de nombreux inédits. Sont édités tous les actes parvenus jusqu'à nous des synodes provinciaux de cette période, les requêtes et mémoires ayant circulé entre les Églises ou ayant été présentés au roi par les députés choisis par les synodes, le plus ancien registre consistorial français (Le Mans 1561-1562), les premières "disciplines" ou "polices" des églises particulières ainsi que les décisions des États du Dauphiné sous contrôle protestant en 1562. Ces dernières ont été décrites avec raison comme offrant la meilleure indication du système ecclésio-politique que les réformés auraient établi partout en France s'ils avaient réussi à imposer la Réforme du royaume. Passionnants, peu connus et complémentaires, ces documents éclairent de nombreux aspects inconnus de la situation, du fonctionnement, et de la stratégie des Églises réformées pendant ces années décisives. Richement annotés, les documents sont précédés d'une longue introduction de cent pages qui est en soi une contribution fondamentale à notre connaissance des années 1557-1563.

  • Qui fait les programmes d'histoire dans le second degré en France depuis la Libération ? Comment s'organise la production de ces textes officiels hautement symboliques tantôt consensuels, tantôt polémiques au sein du monde éducatif et parfois même au-delà ? C'est à ces questions que cet ouvrage, qui se situe au croisement de l'histoire de l'enseignement, de l'historiographie et de l'analyse des politiques publiques, se propose de répondre. Comprendre comment sont rédigés les programmes d'histoire met en évidence les transformations de l'histoire scolaire, de la mémoire nationale et de la citoyenneté. Ce livre montre que les acteurs engagés dans leur écriture se multiplient, collaborent ou s'affrontent depuis 1944 : aux inspecteurs et à la Société des professeurs d'histoire et géographie, s'ajoutent notamment les universitaires, les enseignants, les didacticiens et les groupes mémoriels. Cet ouvrage s'adresse aux étudiants d'histoire et de sciences de l'éducation, aux candidats aux concours de recrutement de professeurs d'histoire et de géographie ainsi qu'aux enseignants de sciences sociales et aux formateurs d'enseignants.

  • Fondée en 1950 par Eugénie Droz, la collection des Travaux d'Humanisme et Renaissance a réuni, en soixante-cinq ans, plus de 550 titres. Elle s'est imposée comme la collection la plus importante au monde de sources et d'études sur l'Humanisme (Politien, Ficin, Erasme, Budé...), la Réforme francophone (Lefèvre d'Etaples, Calvin, Farel, Bèze...), la Renaissance (littéraire et artistique, Jérôme Bosch ou Rabelais, Ronsard ou le Primatice...), mais aussi la médecine, les sciences, la philosophie, l'histoire du livre et toutes les formes de savoir et d'activité humaine d'un long XVIe siècle, des environs de 1450 jusqu'à la mort du roi Henri IV, seuil de l'âge classique. Les Travaux d'Humanisme et Renaissance sont le navire-amiral des éditions Droz.

  • Parmi les principes théologiques protestants fondateurs, l'affirmation que la foi seule assure le salut du croyant s'exprime souvent. N'étant plus méritoires, les oeuvres n'en sont pas pour autant interdites : l'action envers les plus démunis, au profit des corps souffrants, s'observe là où la réformation s'implante. Et l'encouragement à diverses entreprises d'entraide communautaire demeure réel. Les oeuvres ne sont plus garantes du salut, comme dans le catholicisme, mais un prolongement de la foi, de l'application de l'amour du prochain et de la reconnaissance envers Dieu. Les oeuvres protestantes en Europe examine cette notion d'oeuvres du XVIe au début du XXe siècle : les institutions qui les encadrent, les organisent ; les figures et les structures qui se singularisent dans le domaine de l'assistance. Cette réflexion s'appuie d'abord sur les écrits qui appellent à prendre soin de son prochain : textes théologiques, cours de formation pastorale, sermons stimulent, chacun à sa manière, l'action charitable. Passer du texte aux actes s'impose alors pour comprendre l'importance, dans la vie quotidienne des fidèles, d'une pratique devenue impératif chrétien et facteur de cohésion communautaire. Dès lors, l'approche du secours matériel et spirituel nécessite de détailler les structures qui, sur quatre siècles, traduisent l'influence d'une conscience accrue de la dimension sociale de l'Évangile.

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