• Edition enrichie (Préface, notes, appendice, annexes, chronologie et bibliographie)On l'appelait « la mare au Diable », car ses brumes, le soir, égaraient les voyageurs. Perdus à leur tour, Germain, Marie et le Petit Pierre sont forcés d'y passer la nuit. Le laboureur et la jeune fille ont le coeur triste. Germain va chercher une épouse pour s'occuper de ses enfants orphelins de leur mère. A quoi bon se marier, pense-t-il, quand l'amour n'y est pas. Et Marie a quitté sa mère, ce matin, en larmes, pour se louer comme bergère à la ferme des Ormeaux, si loin. Seul, Petit Pierre, le fils de Germain, est heureux et confiant. De lui dépendra le sort de ceux qu'il aime tant.
    Dédié à Chopin, ce bref roman champêtre a un charme inégalé. George Sand a vu le beau dans le simple. Elle chante, quelquefois en patois, les joies de l'amour, de l'enfance et du travail de la terre. Beaucoup d'amour et un peu d'idéalisme sont ses secrets.
    Présentation et notes de Marielle Caors. 

  • Les lettres de mon moulin font partie de ces textes qui ont enchanté notre enfance, et dont les histoires continuent de nourrir notre imaginaire. La plus célèbre est sans nul doute, la chèvre de monsieur Seguin. Au fil des pages, écrites comme une correspondance anecdotique se trouve pas moins de 24 textes, traçant le portrait de la société de l'époque, entre clins d'oeil, et anecdotes. Le charme de notre belle Provence se lit entre les lignes, et l'espace d'un instant nous emmène, sur ses sentiers de garrigue à la rencontre des personnages de ces histoires.

  • Le pays de Comminges a connu la gloire autrefois : né en 72 av. J.C. d'une décision du grand Pompée, le rival de Jules César, il renaît au XIe siècle sous les auspices d'un saint évêque, Bertrand de L'Isle-Jourdain, toujours présent au tympan de la cathédrale dont il a commencé la construction. Dans les deux siècles suivants, les comtes de Comminges ont été des acteurs politiques importants au côté des comtes de Toulouse. Ce pays a également bénéficié au XVIe siècle, dans les tourments des guerres de Religion, d'une institution représentative des populations, les États de Comminges, qui surent le protéger des plus grands désastres. Puis survint la Révolution française. L'Assemblée Constituante décida d'abandonner les anciennes dénominations provinciales dans la désignation des nouveaux départements. Le Comminges disparut ainsi de la nomenclature administrative de la France. Il ne parvint pas non plus à se constituer en département, formant pour l'essentiel la partie sud de celui de la Haute-Garonne. Son histoire mérite cependant qu'on fasse revivre dans ce livre les heures prestigieuses de son passé : malgré sa modeste étendue, aussi bien autrefois qu'aujourd'hui, il est un bon témoin des étapes et des moments qui ont fait la France.

  • Les vendangeurs du caudillo Nouv.

    Languedoc, années cinquante, vendanges traditionnelles. Dans les vignes de la Narbonnaise, les morts se succèdent à un rythme anormal chez les travailleurs agricoles : crâne fracassé par un sabot de cheval, asphyxie dans une cuve...
    Toutes frappent d'anciens franquistes !
    Alors que les gendarmes français mènent leurs enquêtes avec désinvolture, Facundo Trapero, jeune émigré républicain en voie d'intégration, poursuit seul ses propres recherches.
    Sa quête le plonge dans les miasmes de la Guerre Civile espagnol et nous conduit jusqu'au bout d'une incroyable vendetta...
    Dans ce thriller fortement trempé terroir, Daniel Hernandez nous propose un nouveau volet de la saga policière des Trapero en Languedoc-Roussillon.

  • Ça se passe là où souffle le vent d'autan... Là où la langue occitane fredonne, roule et claque. En pays ardent, gorgé de soleil où hommes et femmes fêtent Carnaval, où le temps s'égraine entre semailles et moissons... mais voilà le tocsin qui, cet été 1914, sonne la fin des battages et appelle les hommes au front. C'est alors toute la collectivité qui est prise dans la tourmente de ces «?années rouges?». Une communauté languedocienne que l'auteur célèbre avec un amour patent, dans cette superbe fresque du centenaire, à la fois réaliste, émouvante et drôle, qui découvre le sublime sous le commun.

  • "Jules Michelet et son Tableau de la France que nous commençons. D'emblée, on mesure combien histoire et géographie sont intriquées. Ce qui frappe surtout, c'est le parti pris de montrer, tout à la fois, la diversité des terroirs et ce qui, au long des siècles, concourt à leur harmonieuse conjugaison. Ce souci de démonstration culmine dans l'intention manifeste du Tableau. On ne peint pas un paysage, on brosse le portrait d'une personne, celui d'une madone. Nous restons évidemment, aujourd'hui, quelque peu désarçonnés par cet usage immodéré de la figure de l'incarnation mais comment ne pas fondre devant la beauté de la langue que Jules Michelet met au service de sa déclaration d'amour !"Revue LIRE - Marc Riglet, mars 2007
    Nouvelle édition de la préface à l'Histoire de France", un des ouvrages les plus célèbres de Jules Michelet (1798-1874). C'est en 1833 que parurent les deux premiers volumes dont la rédaction avait commencé en 1831. Le "Tableau de la France" ouvrait le tome second.

    Format professionnel électronique © Ink Book édition.

  • 120 plats empruntés aux cartes de nos brasseries préférés !
    Des entrées, des plats à base d'oeufs, des poissons, des viandes et abts; des volailles, des légumes et accompagnements et des desserts tout droit sortis des cartes de nos brasseries les plus franchouillardes !
    Des oeufs mimosa au steack tartare en passant par le coq au vin, voici 120 recettes qui vous font saliver tant elles évoquent de bons souvenirs pour tout bon gastronome français qui se respecte...

  • Couleurs

    Gilles Servat

    Depuis longtemps j'écris de courtes histoires. Je ne les avais jamais éditées, ni données sur scène, sauf une : Trégor. Je l'ai racontée une nuit, perché sur un énorme rocher rose, pour le public rassemblé sur le Coz Porzh à Trégastel. Mais c'était resté une belle aventure unique.
    Il a fallu que je traduise de l'irlandais ancien L'histoire du Cochon de Mac Dathó en 2005, pour avoir envie de raconter à un public d'aujourd'hui ce récit d'un autre âge et d'un autre monde. J'ai beaucoup appris, car le conte n'est pas la chanson, et cette expérience m'a donné envie de continuer. J'ai commencé à conter GPE, Comment on devient Grain-de-Poivre et Je suis un Ours, j'en ai écrit d'autres, comme Couleurs, qui ne sont pas des contes de scène. Car il y a une grande différence entre la parole et l'écrit. Certaines histoires peuvent être dites et jouées, d'autres non.
    Voici donc un recueil mêlant les deux, histoires de toutes sortes où l'étrange se mêle à la poésie et aux chansons, où la philosophie naît de l'absurde, où la science-fiction côtoie les légendes populaires et même, quelquefois, les parfume.

  • Des plats à réchauffer les coeurs en hiver !
    Une poignée d'ingrédients jetés dans un faitout, trois, quatre heures de mijotage... et vous voilà devant un plat chaleureux, réconfortant et consistant ! Certes, ils cuisent longtemps mais sont faciles à préparer : on peut les congeler, les réchauffer... et sont souvent économiques ! Mieux ils vous rendront la vie facile : vous préparez un plat le soir, vous le laissez refroidir une nuit, et vous le réchauffez le lendemain au dernier moment quand vos invités arrivent, c'est encore meilleur !

  • Ça se passe là où souffle le vent d'autan... Là où la langue occitane fredonne, roule et claque. En pays ardent, gorgé de soleil, où hommes et femmes vivent entre pâtures, pailles et vignes, où le temps s'égraine entre semences et moissons... Ce sont des scènes telles qu'auraient pu les capturer les chauds pinceaux d'un Van Gogh qui s'y serait aventuré. Ou des daguerréotypes aux contrastes à peine passés. On y voit ainsi, au premier plan, l'existence rurale au moment où le XXe siècle s'apprête à éclore. On y lit les gestes presque rituels, les cocasseries, les mésaventures qui égayent le quotidien et vous affublent, à vie, de surnoms. Les chamailleries et les discussions emportées pourraient même s'en échapper et ravir les tympans... Et puis, en arrière-plan, pointant timidement du fond de l'azur, le temps du cosmos, la marche de l'histoire, celle qui emporte tout sur son chemin, qui révolutionne les pratiques ancestrales, qui annonce les tourments, les luttes et les guerres. Riche fresque provinciale, ancrée à toute une région - à sa culture, à sa langue, à son identité - composée par un auteur qui donne corps et âme à toute une communauté, "Sous le ciel du Midi" est une oeuvre immersive, portée par cette langue occitane qui l'habite intimement et qui lui donne ses accents incomparables. Une écriture pétrie d'humour et de poésie, un texte comme l'on en lit peu, capable de saisir tout ce que l'ordinaire et le quotidien peuvent avoir de littéralement fabuleux.

  • L a vocation bretonne de Charles Le Goffic, comme celle de la plupart des Bretons de lettres, de Chateaubriand à Xavier Grall, est née d'une rupture qu'il faut bien qualifier de révélatrice. C'est à Paris où il poursuit ses études, c'est en Normandie où il commence sa carrière, que l'auteur de l'Âme bretonne reçut une double révélation : celle d'une identité originale de la Bretagne, d'une part, celle de son identité de Breton, de l'autre.
    A partir du moment où il abandonne le professorat pour tenter une carrière littéraire, parisienne et nationale, Charles Le Goffic ne revient plus en Bretagne que pour de trop brèves vacances. A son expérience directe de la Bretagne s'est très tôt superposée une connaissance livresque, la séparation de l'Église et de l'État, va bientôt opposer deux Bretagne : l'une républicaine et laïque, l'autre conservatrice et religieuse. Si par raison Charles Le Goffic incline vers la première, ses sentiments, son « âme » le poussent vers la seconde. C'est aussi l'époque où se manifestent les premières velléités autonomistes et séparatistes. On ne traverse pas sans dommage de telles tempêtes. Les hésitations du Trégorrois puis son engagement militant et, vers la fin de sa vie, sa liberté d'esprit ne lui ont pas valu que des sympathies.
    C'est cet itinéraire assez exemplaire d'un écrivain breton sous la Troisième République qui nous est ici restitué.
    L'auteur, maître de conférence à la faculté des lettres de l'université de Bretagne Occidentale, y enseigne la littérature française des XIXe et XXe siècles, ainsi que la littérature bretonne d'expression française.

  • Parions que vous ne regretterez pas l'été !
    A l'orée de l'hiver, les envies de bons petits plats qui réchauffent le corps et le coeur se font plus pressantes. C'est le moment de sortir de votre placard de cuisine votre bonne vieille cocotte !Devenue un véritable objet de décoration, elle n'en reste pas moins l'ustensile indispensable pour les cuissons à l'étouffée, les recettes parfumées et réconfortantes pour un hiver tout en douceur et tout en saveur.Parmi les 130 recettes proposées, goûtez cet inattendu confit de cabillaud à la graisse d'oie, ce simplissime filet de porc confit à l'ail, cet original pot-au-feu de veau ou encore cette chaleureuse cocotte de pommes de terre à la Morteau. Vous verrez... l'hiver sera bien vite passé !

  • Tout l'Esprit corse réuni dans un seul volume : "Les frères corses" d'Alexandre Dumas suivi de "Matéo Falcone" par Prosper Mérimée.

    "Les frères corses" : ou l'histoire d'une famille : les Franchi. Des jumeaux (plutôt des siamois) qui n'ont pourtant pas les mêmes idées: Lucien est un vrai corse attaché à ses traditions, prêt à se battre pour que la culture de son pays ne disparaisse pas avec "l'invasion" française et Louis devenu avocat à Paris...

    Suivi de "Matéo Falcone" par Prosper Mérimée : Un bandit qui rôde en Corse, est caché par Fortunato, fils de Mateo Falcone. Ceux qui le recherchent viennent demander où il est, et Fortunato dit tout. Du coup, la famille passe pour des traîtres. Les conséquences seront tragiques...


    Format professionnel électronique © Ink Book édition.

  • Malgré toutes nos bonnes résolutions, on craque tous un jour ou l'autre pour un de ces plats au restaurant ou chez des amis.
    Ils ne sont pas " régimes ", pas forcément pleins de bienfaits pour notre santé, pas forcément sophistiqués, mais tellement bons ! Peut-être même meilleurs encore parce que, justement, ils sont... peu recommandables. On les appelle les petits plats canailles ! S'il ne faut bien sûr pas en abuser, il ne faut surtout pas s'en priver ! Ils font tellement de bien au moral ! Qu'attendez-vous pour les préparer chez vous ? Convivialité garantie !Soupe paysanne au lard, rôties de maroilles, andouillettes grillées à la moutarde, petit salé aux lentilles, civet de lièvre au Chinon, potée de chou au Mardi-Gras et autres cochonnailles, sans oublier les desserts : mousse au chocolat, flan à la bière, tarte aux pommes à la crème de lait... Au diable les bonnes résolutions !

  • Qui était Foulques Nerra ? Le savez-vous ?
    Au coeur de cette France du XIe siècle, comment ce grand seigneur féodal a-t-il vécu et combattu ?
    Quelles furent ses ambitions politiques et personnelles ?
    Quels sont les nombreux monuments que l'on peut lui attribuer ?
    Et pourquoi son ombre a-t-elle traversé les siècles ?
    Ecoutez ce que pense de lui Alexandre de Salies lorsqu'il préface sa grande biographie en 1874 :

    ... Il occupe cinquante-trois ans, sans faiblir, la scène de l'histoire féodale. Hugues-Capet vient à peine de ceindre la couronne, que ce personnage prend possession de son comté. Il voit mourir Hugues-Capet ; il voit mourir Robert le Pieux ; et près de dix ans encore, il bataille sous Henri Ier.
    La longueur de son règne, du reste, serait peu de chose, sans l'incontestable supériorité morale qui le caractérise. Il est le géant de son siècle, et, quoiqu'il soit inférieur à ses rivaux par la puissance matérielle et l'étendue des terres, son prestige est si grand, que Robert Aboland, dans sa chronique, n'hésite pas à le désigner comme « le premier après le Roi » post Regem primus.
    C'est ce personnage, dont nous avons entrepris d'écrire l'histoire. Foulques le Noir était son nom. L'Anjou fut son domaine ; la Touraine son champ de bataille d'un demi-siècle ; l'Orient le témoin de ses expiations exemplaires.
    Dans le centre de la France, il n'est personne qui ne parle encore de sa terrible épée, personne qui ne le connaisse comme le Grand-Bâtisseur...

    Cette nouvelle édition, version epub, pour ordinateurs, smartphones, tablettes et liseuses, tire profit des nouvelles technologies pour vous livrer un ouvrage majeur, de plus de 400 pages, avec de nombreuses notes, et qui reste à ce jour une des rares références disponibles sur la vie de ce personnage médiéval extraordinaire, ignoré parfois de l'Histoire de France et pourtant à l'origine de la dynastie des Plantagenêt...

  • Le bénédictin

    Alfred Dieusy


    Non loin des bords riants de la Seine, dans une contrée appartenant à la Normandie, était jadis une riche abbaye dont les ruines font encore l'admiration des amateurs d'antiquités. Cette abbaye, où vivaient en commun de pieux Bénédictins, élevait ses tours qui servaient de fanal au voyageur égaré, et l'invitaient à venir réclamer un abri pour la nuit.
    Chaque soir, en effet, voyait arriver à la porte du couvent, tantôt le colporteur accablé de lassitude par les longues courses qu'il avait faites durant la journée pour débiter ses marchandises ; tantôt le pèlerin vénérable, courbé sous le poids de l'âge et de la fatigue de ses voyages lointains ; tous les étrangers, enfin, qui, à l'approche de la nuit, cherchant un gîte, étaient assez heureux pour gagner à temps celui qui s'offrait à eux.

  • La restauration du lien social, dans une société fragilisée par le poids du chômage et de la nouvelle organisation du travail, mobilise aujourd'hui un nombre croissant d'associations, d'institutions territoriales, d'acteurs publics et politiques, d'entreprises, de chercheurs, de consultants, autour d'une idée centrale : redonner voix aux « sans-voix », aux exclus du travail, aux salariés précaires... Les solutions à l'oeuvre s'appuient sur un principe simple : veiller, pour les professionnels de la médiation et de l'insertion, à créer des lieux de parole, de reconstruction de soi, des parcours d'apprentissage à l'autonomie. Des parcours escortés, certes, mais sur lesquels le précaire est mis en situation d'être écouté, d'être entendu, d'être reconnu.
    Cet ouvrage s'inscrit dans une logique exploratoire des conditions d'une recherche plus ample, résolument transdisciplinaire, susceptible de répondre à un défi à la fois scientifique et institutionnel très ambitieux:
    - Constituer un réseau de chercheurs au sein des universités bordelaises aux plans régional, national et international, sur le thème de l'innovation sociale dans le domaine de l'insertion de la réinsertion.
    - Explorer et évaluer les modèles de formation et d'entreprises susceptibles d'encourager une insertion durable dans le monde du travail.
    - Développer un réseau d'ingénierie rapprochant et fécondant les relations entre innovation sociale et innovation technologique, notamment dans les usages du numérique.

  • Guebrè-Heywèt Baykedagne (c.1885-1918) est né dans le district d'Adoua, au Tigré. Passager malgré lui d'un navire de retour vers l'Europe, Guebrè-Heywèt passe une partie de son enfance et de son adolescence en Autriche et en Allemagne. De retour à Addis-Abeba vers 1904, en compagnie de médecins allemands venus soigner l'Empereur, Guebrè-Heywèt connaît une carrière brève et tumultueuse. Nommé chef des douanes, negaddras, en 1918, Guebrè-Heywèt s'est surtout fait un nom par la publication de deux textes : Le gouvernement et l'administration publique, ainsi que L'Empereur Ménélik et l'Éthiopie que réédite et traduit la Maison des études éthiopiennes [NDLE: en 1993]. La première publication de ce pamphlet en 1912 a marqué l'histoire de la pensée réformatrice éthiopienne et il demeure à bien des égards d'actualité.

  • Léon Daudet (1867-1942)


    "
    Par un brûlant dimanche de juin, le docteur Sébastien Gouvès de Lunel s'installait, avec sa femme, son fils et sa fille, dans un très modeste rez-de-chaussée de cette étroite et caillouteuse rue Lhomond, qui semble, derrière le Panthéon, le triste corridor des gloires mortes.


    Des bagages et des meubles de pauvres, nombreux, disloqués, composites, encombraient les six petites pièces. Le boyau qualifié de cuisine ouvrait au fond sur le jardin, quatre mètres de sable rare et de gazon pelé, qu'un mur bas séparait d'un préau d'école. A l'autre bout de l'enfilade, l'antichambre et la salle à manger donnaient sur l'escalier, en face de la loge."

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    Léon Daudet est le fils aîné d'Alphonse Daudet (Les lettres de mon moulin, le petit chose, Tartarin de Tarascon, etc.) et l'époux de la petite-fille de Victor Hugo : Jeanne Hugo.


    Cet « anarchiste de droite » « anti-tout » : anti-républicain, anti-dreyfusard, anti-démocrate, antisémite... créera avec Charles Maurras le journal «l 'Action française. »


    Critique littéraire, il fera connaître des écrivains comme Bernanos, Céline ou Proust.


    Dans « Sébastien Gouvès », il dépeint la vie parisienne en opposant provincialisme et parisianisme, le petit peuple et la bourgeoisie, l'amour pur et l'amour superficielle, l'altruisme et l'ambition.


    Parution en 1899.






  • Dans cette notice historique, Jean Bourdette raconte comment Herrèra-Déssus s'affranchit de ses communautés d'origine : Arrens et Marsous, pour devenir une paroisse, une communauté puis la commune indépendante d'Arbéost. Et les habitants n'auraient probablement pas obtenu - malgré leurs droits indéniables - l'assentiment des pouvoirs publics à cette indépendance, si, en 1738, un incident déplorable, créa en faveur de ceux-ci une atmosphère de sympathie générale. Alors que les hommes travaillaient, plus de 300 habitants d'Arrens et de Marsous, armés de fusils, de faux, conduits par leurs consuls, envahirent Herrèra-Déssus et détruisirent les travaux d'exhaussement, déjà très avancés, de la chapelle du hameau. Dès lors l'évêque de Bigorre, l'intendant d'Auch, le roi de France, le parlement de Pau, prirent la Herrèra sous leur protection et en firent, sous le nom d'Arbéost, une commune... dont les droits n'étaient pas encore entièrement reconnus en 1789, malgré ordonnances et arrêts.
    Né à Argelès-Gazost en 1818, ce n'est que sur le tard, après une carrière d'enseignant et de scientifique, que Jean Bourdette se consacre à ses travaux d'historien régionaliste sur le Lavedan « Per amou det Labéda » (par amour du Lavedan). Ses derniers manuscrits dont cette notice historique sur la commune d'Arbéost, n'ont été publiés qu'en 1912, un an après sa mort.



  • Peurcé militi ? [...] qu'eus de famille. Touts ataou de machan puou, aqueure race dous Hillots [...]. Et pus Henri, n'oublidi pas l'aoute famille : leu dou trabailh, leu qui ne pot pas tout jamais dide ço que se peunse.« Pourquoi je milite ? C'est de famille. Tous comme ça de mauvaise humeur, cette engeance des Landais [...]. Et puis Henri, je n'oublie pas l'autre famille : celle du travail, celle qui ne peut jamais dire ce qu'elle pense ». Alliant verve gasconne et conviction politique, les Lettres à Henri signées Peyrot ont été publiées pendant la période du Front Populaire (1936-39), puis l'immédiat après-guerre (1945-48) dans le Travailleur landais, hebdomadaire de la SFIO. Quelle position prend leur auteur, instituteur laïque, face aux luttes locales (celles des métayers) et nationales, aux menaces de guerre, et retour d'Oag, après 45, face à la collaboration, aux problèmes du ravitaillement, aux débuts de la guerre froide ? Ces textes amènent à mettre en question la vulgate sur le pacifisme aveugle des enseignants, la « démission nationale » de la gauche, la France immunisée contre le fascisme, et l'usage exclusivement réactionnaire du « patois ». Ils apportent le témoignage d'un acteur intermédiaire, ni tout à fait anonyme ni personnage politique reconnu, de ce temps d'où nous venons.
    Proposés en version originale et dans une traduction de Guy Latry, ces textes sont présentés et annotés par Micheline Roumégous, la fille de Peyrot.

  • La longue crise qui sévit en Thaïlande a touché tous les secteurs d'activités en révélant au monde des dysfonctionnements de la société thaïlandaise qui « posent question » aux acteurs économiques, aux chercheurs et aux journalistes. Ce carnet se justifie pour plusieurs raisons. La première est que de nombreux analystes internationaux nous ont demandé un avis sur la situation. Nous présentons ici une réponse la plus cohérente possible en fonction de nos données. La deuxième est que l'Irasec, de par sa position géographique (situé à Bangkok) est au coeur de l'événement et a pu suivre au quotidien la situation. La troisième est que l'Institut prépare une réédition de sa Monographie nationale sur la Thaïlande contemporaine dans une version remaniée et actualisée qui lui permet d'avoir une réflexion plus profonde sur les origines de la crise. Il s'agit donc de mettre ce matériel à disposition. Pour ce faire, nous avons sélectionné trois contributions de la nouvelle version de Thaïlande contemporaine, absentes de la première édition, qui abordent le problème de front en les condensant pour les besoins du carnet. Nous y avons ajouté les interviews menées dans le cadre de cette réédition, que nous présentons avant leur réécriture (les versions complètes paraîtront dans la monographie). Le chapitre de Jacques Ivanoff (Cnrs - Irasec) « Construction ethnique et ethnorégionalisme en Thaïlande », celui de Narumon Hinshiranan Arunotai (université de Chulalongkorn - Cusri) et Olivier Ferrari (chercheur associé Irasec - Cusri) « La Thainess ou la pratique de l'idéologie culturelle en Thaïlande », et celui de Arnaud Leveau (Irasec) « Une crise multicolore, état des forces en présence » seront publiés dans leur intégralité dans la Monographie nationale Thaïlande contemporaine sous la direction de Stéphane Dovert et Jacques Ivanoff (dernier trimestre 2010, www.indessavantes.com ).

  • On les appelle des vols au vent, des oiseaux sans tête ou encore des pets de nonne, des îles flottantes...
    Ces plats délicieux hérités de nos grands-mères. Ces noms évoquent irrésistiblement les effluves qui s'échappaient de la cuisine lorsque nous étions enfant, et qui nous promettaient un vrai régal.Gratinée à l'oignon, oeuf mimosa, blanquette de veau à l'ancienne, boeuf mode, carottes vichy, sans oublier les merveilleux desserts : crème renversée, pain perdu, reine de Saba... Avec les recettes de grands-mères, au diable les régimes ! On se fait plaisir en retrouvant les saveurs authentiques des bons plats de son enfance. La plupart de ces recettes se congèle et se réchauffe sans perdre une miette de ses qualités gustatives.

  • Les quatre légendes contées dans leurs moindres détails par Gaston Lavalley se déroulent dans la région caennaise : Bayeux pour la première, puis près de Ouistreham, la suivante entre Bretteville-l'Orgueilleuse et Norrey, enfin la dernière dans le village d'Audrieu.
    Ces quatre histoires occupent des heures de lecture. La fille d'un marquis fête la république ; un marin fait un acte de résistance contre l'envahisseur (anglais, à l'époque !) ; l'apprenti est plus applaudi que son maître ; le modeste établissement accueille le roi.
    Les histoires présentent des normands comme on ne les attend guère, avec tendresse et douceur.
    Au sommaire : Barbare, Michel Cabieu, Le maître de l'oeuvre, l'hôtel Fortuné.

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