• 4 mai 1897. Autour de l'épisode méconnu du tragique incendie du Bazar de la Charité, La Part des flammes mêle les destins de trois figures féminines rebelles de la fin du XIXe siècle : Sophie d'Alençon, duchesse charismatique qui officie dans les hôpitaux dédiés aux tuberculeux, Violaine de Raezal, comtesse devenue veuve trop tôt dans un monde d'une politesse exquise qui vous assassine sur l'autel des convenances, et Constance d'Estingel, jeune femme tourmentée, prête à se sacrifier au nom de la foi.
    Qu'ils soient fictifs ou historiques (la duchesse d'Alençon, née duchesse de Bavière, est la soeur de Sissi), Gaëlle Nohant donne vie et chair à ses personnages dans une histoire follement romanesque, qui allie avec subtilité émotion et gravité. Tout à la fois porté par un souffle puissant, littéraire et généreux, La Part des flammes, nous entraîne de rebondissements en révélations à la manière d'un roman feuilleton.

  • Héloïse, ouille !

    Jean Teulé

    À la fin de sa vie, Abélard écrivait à Héloïse :
    " Tu sais à quelle abjection ma luxure d'alors a conduit nos corps au point qu'aucun respect de la décence ou de Dieu ne me retirait de ce bourbier et que, quand, même si ce n'était pas très souvent, tu hésitais, tu tentais de me dissuader, je profitais de ta faiblesse et te contraignais à consentir par des coups. Car je t'étais lié par une appétence si ardente que je faisais passer bien avant Dieu les misérables voluptés si obscènes que j'aurais honte aujourd'hui de nommer. " Depuis quand ne peut-on pas nommer les choses ?
    Jean Teulé s'y emploie avec gourmandise.

  • Il arrive à quatorze heures à l'entrée de la foire. Deux heures plus tard, la foule devenue folle l'aura lynché, torturé, brûlé vif et même mangé. Comment une telle horreur est-elle possible ? Comment une population paisible (certes angoissée par la guerre contre l'Allemagne et sous la menace d'une sécheresse exceptionnelle) peut-elle être saisie en quelques minutes par une telle frénésie barbare ? Au prétexte d'une phrase mal comprise et d'une accusation d'espionnage totalement infondée, six cents personnes tout à fait ordinaires vont pendant deux heures se livrer aux pires atrocités. Rares sont celles qui tenteront de s'interposer. Le curé et quelques amis du jeune homme s'efforceront d'arracher la malheureuse victime des mains de ces furieux et seule Anna, une jeune fille amoureuse, risquera sa vie pour le sauver.
    Incapable de condamner six cents personnes d'un coup, la justice ne poursuivra qu'une vingtaine de meneurs. Quatre seront condamnés à mort, les autres seront envoyés aux travaux forcés. Au lendemain de ce crime abominable, les participants hébétés n'auront qu'une seule réponse : « Je ne sais pas ce qui m'a pris. » Avec une précision redoutable, Jean Teulé a reconstitué chaque étape de cet atroce chemin de croix qui constitue l'une des anecdotes les plus honteuses de l'Histoire du XIXe siècle en France.

  • Fleur de tonnerre

    Jean Teulé

    Hélène Jégado a tué des dizaines de ses contemporains sans aucune raison apparente.
    Quels secrets renfermait cette tête qui, le 26 février 1852, sur le Champ de mars de Rennes, roula dans la corbeille de la guillotine ?C´était au temps où l´esprit des Lumières et le catéchisme n´avaient pas soumis l´imaginaire populaire aux lois de la raison et du Dieu unique. Partout en Bretagne, dans les forêts et les landes, sur les dunes fouettées par les vents fous de l´Atlantique, couraient les légendes les plus extravagantes. Le soir, au creux des fermes, on évoquait inlassablement les manigances des êtres surnaturels qu´on savait responsables de la misère et des maux qui frappaient sans relâche. De tous, l´Ankou, l´ouvrier de la mort, était le plus craint, et c´est cette terrible image qui frappa avec une violence inouïe l´esprit de la petite Hélène Jégado. Blottie contre le granit glacé des gigantesques menhirs, l´enfant minuscule se persuada qu´elle était l´incarnation de l´Ankou. Elle devait donc tuer tous ceux qui se trouveraient sur sa route et remplit sa mission avec une détermination et un sang-froid qui glacent le sang. Après avoir empoisonné sa propre mère qui l´avait surnommée « Fleur de tonnerre », elle sillonna la Bretagne, éliminant sans la moindre hésitation tous ceux qui accueillaient avec bonheur cette cuisinière si parfaite. Elle tuait tout le monde, hommes, femmes, enfants, vieillards et nourrissons. Elle empoisonnait dans les maisons, dans les presbytères, dans les couvents, dans les bordels. Et elle était si bonne, si compatissante aux chevets des mourants, que personne ne pouvait soupçonner un seul instant son monstrueux dessein. Au contraire, on plaignait cette personne si dévouée que la malchance conduisait toujours dans des familles victimes de la guigne. À laisser trop de traces, elle finit par se faire prendre, le jour où elle s´attaqua à un ancien juge, expert en affaires criminelles. Hélène Jégado reste la plus grande « serial killer » de France et, sans doute, du monde entier.

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    Le nouveau roman de Juliette Benzoni met en scène la duchesse d'Abrantès, figure de la vie parisienne par sa beauté, son esprit caustique et son extravagance. Mariée au général Junot, qui la trompe avec Caroline Bonaparte, dame d'honneur de Madame Mère, l'empereur Napoléon la surnommait affectueusement " la petite peste "...

    Eté 1807 : Que fait dans la cour de l'Elysée et en plein en nuit la voiture du Général Junot, et qui est cette jeune et ravissante femme en train de perdre patience à l'intérieur ?
    Liée depuis l'enfance à la famille Bonaparte, Laure Martin de Permon, d'origine corse et grecque n'a encore jamais réussi à démêler si elle aimait ou détestait l'apprenti général avec ses jambes maigres dans ses bottes trop vastes dont un destin véritablement fabuleux a fait l'empereur Napoléon Ier ?
    A seize ans, elle a épousé, par amour réciproque, le général Andoche-Alexandre Junot, un homme magnifique doué d'une exceptionnelle bravoure. Or, Junot voue à son empereur un dévouement et une admiration proche de l'idolâtrie. Gouverneur de Paris, couvert d'honneurs et de richesses, bientôt duc d'Abrantès, il donnerait sans hésitation tout cela pour n'être plus qu'un petit aide de camp attaché nuit et jour à la personne de son dieu... Ce qui agace prodigieusement sa femme devenue dame d'honneur de Madame Mère, une fonction qu'elle ne remplit pas souvent alors qu'elle est l'amie intime de la charmante et folle Pauline devenue princesse Borghèse par mariage. Les relations ne sont pas, de loin, aussi bonnes avec Caroline, la plus jeune des soeurs Bonaparte, devenue grande-duchesse de Berg puis reine de Naples.
    Les couteux sont même tirés entre elle et Laure quand celle-ci découvre que son mari est l'amant de Caroline, que celle-ci s'en vante volontiers et qu'elle a entrepris de pourrir la vie de sa rivale.
    Autre souci : Napoléon depuis la dernière campagne semble prendre soin d'éloigner peu à peu Junot de son entourage immédiat, ce qui met le malheureux à la torture. Un sujet de conversation fréquent entre l'Empereur et celle qui, depuis l'affaire du " Chat botté ", il a surnommé la " Petite peste ".

  • Une histoire d'amour entre Orient et Occident, tandis que l'Empire ottoman agonise.


    Dans la ville mythique de Constantinople occupée par les Alliés en 1918 se croisent une famille turque confrontée à la fin d'un monde, un aventurier allemand, des réfugiés russes flamboyants, un officier français à la dérive. Et, alors que la Turquie nouvelle émerge des cendres des splendeurs ottomanes, une jeune femme découvre le goût de l'indépendance et de la liberté.



    Novembre 1918, l'Empire ottoman agonise. Leyla est l'épouse d'un secrétaire du sultan, Selim Bey. Quand leur demeure de Stamboul est réquisitionnée par l'armée française qui occupe la ville, l'existence de la jeune femme vole en éclats.
    Intelligente et lettrée, Leyla s'adapte à la présence des Occidentaux tout en se rapprochant de la résistance nationale qui s'organise. Mettant sa vie en péril, elle héberge un archéologue allemand qui défend la cause nationale turque, Hans Kästner. Entre eux naît une passion immédiate et impossible à laquelle elle se refuse, jusqu'au moment où les événements politiques les rapprochent irrésistiblement. Leyla tente de concilier le lien très fort qui l'unit à son mari, son amour pour ses enfants, et la passion qu'elle éprouve pour Hans.
    Alors qu'ils songent à faire leur vie ensemble en dépit des obstacles, le destin force Leyla à regagner Stamboul, où elle obtiendra le divorce et où se dessinera enfin pour Hans et elle la possibilité de vivre leur amour au grand jour... Mais les conflits qui ravagent la ville et bouleversent les êtres s'interposent entre les amants. Leyla perdra Hans, mais elle gagnera sa liberté.
    Le destin tragique et rayonnant d'une jeune femme prise dans le tourbillon de l'histoire et pleinement engagée dans la cause de son pays.

  • En 1839, au coeur des montagnes du Caucase, les cavaliers musulmans de l'imam Shamil résistent à l'invasion des puissantes armées du tsar Nicolas Ier. Contraints de négocier avec les Russes, ils leur remettent le fils aîné de l'Imam, Djemmal-Eddin, garant de leur bonne foi durant les pourparlers de paix. Le petit garçon, à peine âgé de huit ans, sera obligatoirement rendu à son peuple, une fois les accords signés.
    Mais les Russes, au mépris des traditions, de la parole donnée et du code de l'honneur, l'enlèvent et l'expédient de force à Saint-Pétersbourg.
    L'enfant y connaît une vie d'angoisses, de déchirures, de doutes et de découvertes. Le Tsar, touché par sa dignité, le fait instruire à la cour avec ses propres fils. Djemmal-Eddin devient un lettré, peintre, musicien, excellent officier.
    Cependant il ne renie pas ses origines et reste fidèle à l'Islam.
    Jusqu'au jour où il tombe amoureux...
    Construit comme un roman d'aventure, mais fondé sur une impeccable documentation, Tout l'honneur des hommes est le récit d'une histoire vraie qui met en scène des personnages d'une immense envergure.
    De la résistance tchétchène... aux ors du Palais d'Hiver.
    Des appels du Muezzin... aux valses de Glinka.
    Des farouches cavaliers du Caucase... aux charmes des princesses russes.

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    Le 2 mars 1476, Charles le Téméraire, le tout puissant duc de Bourgogne, est contraint par les Suisses d'abandonner à Grandson son camp et les richesses fabuleuses qu'il contient. Un trésor dont le joyau le plus important est son chapeau de parade. Couvert de perles, le fermail du sommet se compose de pierres exceptionnelles : trois rubis dits " les Trois Frères " et un gros diamant triangulaire bleuté " le Grand diamant de Bourgogne ".
    Privé de ces bijoux qu'il considère comme son talisman, le Téméraire ne connaîtra que des défaites jusqu'à sa mort devant Nancy le 5 janvier 1477...


    Cinq siècles plus tard, les quatre pierres réapparaissent et bouleversent la vie d'Aldo Morosini et de son fidèle " gang ". Il suffira pour cela d'une visite à son notaire et d'un drame dans l'église Saint-Augustin, à Paris...

  • La forêt des 29

    Irène Frain

    Inde du Nord, 1485. A la lisière du désert, les rajahs rivalisent de palais mirifiques. Pour les ériger, ils doivent alimenter les fours à chaux et abattent les arbres par milliers. Or, comme les Vieux l´avaient prédit, une sécheresse effroyable se met à ravager la région. Au coeur de la catastrophe, un humble paysan se dresse : Djambo, jeune homme rejeté par les siens, a rejoint le peuple des pauvres. Dans sa longue errance, il a tout vécu, la faim, les deuils, la route, les mirages destructeurs de l´orgueil et de la richesse, la douleur de l´amour trahi. Mais il a surtout appris à connaître la Nature. Le premier, il comprend que la sécheresse n´est pas une vengeance des dieux, mais celle de la nature maltraitée. Avec quelques hommes et femmes de bon sens, il fonde une communauté qui permet la survie de tous grâce à l´application de 29 principes simples. La vénération des arbres est le pilier de cette communauté, dont les adeptes ont pris le nom de « 29 » en hindi : les Bishnoïs.

    La démarche de Djambo frappe les esprits et son efficacité fait école. Dès 1500, l´Inde du Nord compte des centaines de villages de « 29 ». Gestion rationnelle de l´eau, respect des femmes, protection des animaux sauvages, compassion envers tous les vivants, égalité des castes : les principes des Bishnoïs séduisent les hommes les plus divers. Les politiques les respectent et ils vivent en paix.

    Mais en 1730, le maharadjah de Jodhpur est pris à son tour de folie bâtisseuse. Venant à manquer de bois, il expédie son armée dans une forêt qui appartient à une femme Bishnoï, Amrita. « Plutôt mourir ! » déclare-t-elle aux soldats en s´enlaçant à un arbre. Elle est décapitée. Ses filles l´imitent et sont massacrées. D´autres Bishnoïs prennent la suite, eux-mêmes trucidés. Ce massacre semble ne jamais devoir finir. Mais à la 363e victime, le chef de l´armée, écoeuré, renonce. Et le maharadjah, troublé, décide de protéger à jamais les « 29 », leurs animaux et leurs forêts.

    Sur fond de steppes arides et de palais princiers, c´est cette épopée historique méconnue que ressuscite Irène Frain, après une enquête au Rajasthan sur les pas du légendaire Djambo, puis chez les Bishnoïs eux-mêmes, qui font actuellement figure de pionniers de l´écologie moderne, et donnent à ce roman flamboyant des allures de conte initiatique.

  • Le Versailles de Louis XIV est un théâtre où la monarchie absolue se construit en se donnant en spectacle. Un panier à crabes où vingt mille personnes du plus haut au plus bas de l´échelle sociale s´agitent dans les ors et les gravats, l´inconfort et la puanteur, les complots et les coucheries, les passions et les trahisons, avec, pour tous, le rêve de grimper vers la lumière.

    Le Roi des Ombres est l´aventure de ceux dont personne n´a jamais parlé. Les petits, les obscurs. Les ombres. Celles qui creusent la terre, dressent les murs, soufflent la poudre sur les perruques, posent les fards, massent les pieds. Celles qui, dans la boue du futur Grand Canal ou dans la chambre du roi, regardent le siècle à genoux. Ces hommes et ces femmes n´existent pas aux yeux de ceux qu´ils servent, ils ne sont que des fonctions. S´ils veulent se tailler une place près du Soleil, ils doivent être les plus talentueux, les plus serviles, les plus féroces. L´histoire de Nine la Vienne, la petite perruquière trop ambitieuse pour son sexe et son temps, et de Baptiste le Jongleur, l´apprenti fontainier pendu pour haute trahison, est celle d´une quête éperdue de justice, de liberté, d´amour.

    Leur destin se natte étroitement à celui de Louis XIV et de son frère Philippe d´Orléans pour brosser le portrait des années 1666-1674, qui ont instauré une autocratie sans précédent et jeté les fondements de la France moderne. La jalousie meurtrière, le sacrifice, la manipulation, le vice, la passion, la trahison, l´amour fou, dans le coeur du Roi-Soleil et dans celui d´une mère en quête de son enfant, tout est là.

    Tout est vrai. Tout est roman.

  • " Car c'est toi, lorsqu'un héros tombe, qui le relèves souverain... ", écrivait Victor Hugo au sculpteur David d'Angers.

    Le 17 octobre 1793, les vendéens s'apprêtent à massacrer cinq mille soldats républicains enfermés dans l'église de Saint-Florentle- Vieil quand le général Bonchamps, blessé à mort, donne cet ordre : " Grâce aux prisonniers ! " Le père de David d'Angers était parmi ces soldats bleus miraculeusement épargnés.
    Trente ans après, devenu un immense sculpteur, David, le franc-maçon d'Angers, en reconnaissance à Bonchamps, réalise son chef-d'oeuvre, cette statue de chouan saluée par tous les grands romantiques.
    Dans un récit croisé, Yves Viollier - ressuscitant l'épopée de ces hommes et de ces femmes emportés dans la guerre et la Révolution et racontant les sept ans de la création d'une sculpture qui a marqué son temps - nous livre le grand roman de la grâce et du pardon.

  • La Provence du XIIIe siècle, pays de troubadours, est une terre très disputée. A force de courage et de ténacité, Raimon Bérenger V en a fait un comté souverain.


    Son épouse, la séduisante comtesse Béatrice de Savoie, lui a donné quatre filles : Marguerite, Eléonore, Sancie et Béatrice. Leur beauté, leur éducation et leur vertu vont assurer à ces quatre demoiselles de Provence les plus hautes destinées : par mariage, elles régneront sur quatre des royaumes les plus convoités d'Europe.


    A travers la vie de ces quatre reines, l'auteur nous raconte le XIIIe siècle, ses guerres et ses croisades. On découvre ainsi toute l'Europe du Moyen Âge, de la Provence à la France des Capétiens, de l'Angleterre à la vallée du Rhin, d'Aigues-Mortes à Naples - et l'Orient, de Tunis à la Terre sainte. On vit les émotions de ces jeunes femmes, leur intimité et leurs secrets sous les ors et les fastes des cours royales, sans cesser d'entendre résonner le chant des cigales de Provence.


    Une Provence que Patrick de Carolis, né à Arles, connaît bien et dans laquelle il aime à retrouver ses racines.

  • Trois grands fauves

    Hugo Boris

    Le portrait de trois monstres sacrés : Danton, Hugo et Churchill. En créant entre eux une filiation imaginaire, Hugo Boris dessine une figure fascinante. Qu'est-ce qu'un grand homme ? Où est son exception ?

    Georges Danton, Victor Hugo et Winston S. Churchill : ces trois héros ont en commun d'avoir été confrontés très tôt à la mort, d'avoir survécu et d'y avoir puisé une force dévorante. Trois grands fauves, ou comment défier la mort en trois leçons. Confrontés à leur destin, tous trois sont devenus des prédateurs au sang chaud.
    Dans les veines de Georges Danton coule le sang des taureaux et des porcs qui, tout petit, l'ont défiguré. Dans celles de Victor Hugo, celui d'un ogre dévoreur de femmes et d'enfants. Dans celles de Winston S. Churchill, celui d'un chien fidèle, son " black dog ", ainsi qu'il appelle sa dépression chronique.
    Là où la biographie se veut exhaustive, chacun de ces portraits est volontairement parcellaire et subjectif. À travers des raccourcis saisissants sur les moments clés de leur existence, Hugo Boris crée une dramaturgie implacable et saisit avec intuition des vérités qui échappent aux historiens. Entre ses personnages, il invente ainsi une hérédité imaginaire captivante, celle d'un compagnonnage avec la mort métamorphosé en une exceptionnelle force de vie.
    Un chef-d'oeuvre de style, de précision et d'acuité, à la hauteur des monstres dont il retrace les contours.

  • Naître à Arles et devenir la femme d'un des hommes les plus célèbres de l'Antiquité, c'est la destinée étonnante que va connaître Paulina, fille d'un riche négociant gallo-romain, en épousant Sénèque, écrivain-philosophe, précepteur puis conseiller de l'empereur Néron.0500 Patrick de Carolis dépeint, avec érudition et talent, le jeu du pouvoir, l´affrontement des ambitions, des idées et des personnalités. Un tableau saisissant de cette période mouvementée de l´histoire romaine.

    Patrick de Carolis est journaliste, créateur notamment de l´émissionDes racines et des ailessur France 3. Président de France Télévisions de 2005 à 2010, il a publiéConversation, avec Bernadette Chirac (Plon, 2001),Les demoiselles de Provence(Plon 2005) etRefuge pour temps d´orage(Plon, 2009). Il est membre de l´Académie des Beaux-Arts.0300 Après avoir intercédé pour la réhabilitation du philosophe auprès d´Agrippine, la redoutable mère du futur Néron, la jeune Gauloise devient la dame du Palatin en épousant Sénèque. Alors qu´elle commence à apercevoir le bonheur, Paulina est confrontée aux intrigues de la cour, aux complots, aux assassinats et aux frasques de l´Empereur sanguinaire.
    Accompagnant le philosophe sur le long chemin de la sagesse, Paulina rencontre les personnages les plus célèbres de son siècle et notamment celui qui deviendra Saint Paul, en pleine persécution des chrétiens. Face à la cruauté qui règne sur la cour, Paulina est touchée par ce qui commence à se murmurer dans tout Rome : Dieu est amour...
    Patrick de Carolis nous plonge dans les décors somptueux de la Rome impériale, décrivant avec brio le faste légendaire des banquets, où l´essence des parfums les plus précieux de l´Empire se mêle au soufre des conjurations.

  • La Louve blanche, des personnages pris dans les tourments de l'Histoire. Au coeur des mensonges et des égarements d'une génération maudite, des adolescents osent partir en quête de leur vérité tandis que Max et Xénia tentent de recoller les morceaux d'une histoire d'amour tourmentée. Pour tous, c'est du chaos que viendra la renaissance, du désordre que naîtra l'espoir.0500 0300 1945, la Seconde Guerre mondiale prend fin et les Allemands ont la défaite amère. Berlin est en ruine et la ville est désormais aux mains des armées victorieuses. Les Berlinois vivent au jour le jour, manquent de tout et craignent chaque instant pour leur vie.
    Pourtant, l´énigmatique Xenia Féodorovna Ossoline décide de rejoindre la capitale allemande, déterminée à retrouver Max von Passau, son amour de toujours. Elle retrouve un homme transformé par la guerre, rescapé d´un camp où il a été enfermé pour acte de résistance. Max est l´ombre de lui-même et les retrouvailles sont délicates.
    Pour les héritiers d´une Europe dévastée, c´est un cadeau empoisonné que leur a laissé leurs aînés. Lorsqu´on a été élevé dans l´adulation du Führer, comment admettre que son père est un criminel nazi ? C´est le défi d´Axel mais aussi celui de Natacha qui découvre que sa mère, Xénia, lui a menti et que son père n´est pas celui qu´elle croyait.... Et quel avenir reste-t-il à des jeunes juifs dont les parents ont péri dans les camps ? Félix et Lili, les enfants de Sarah Selighson, disparue à Auschwitz, doivent ainsi faire face à la terrible réalité de la shoah.

    Xénia parviendra-t-elle à réveiller Max de son apathie et le convaincre de la suivre ? Felix récupèrera-t-il le magasin familial réquisitionné par les nazis pendant la guerre ? Et sa soeur Lili, profondément marquée par la disparition de sa famille, finira-t-elle par comprendre le besoin qu´a son frère de reconstruire sa vie à l´endroit même où elle aurait pu s´arrêter ?
    Au coeur des mensonges et des égarements d´une génération maudite, ces quatre adolescents osent partir en quête de leur vérité tandis que Max et Xénia tentent de recoller les morceaux d´une histoire d´amour tourmentée. Pour tous, c´est du chaos que viendra la renaissance, du désordre que naîtra l´espoir.0600 

  • En devenant chevalier du Temple, à la fin du XIIIe siècle, Jaime de Castelnou, jeune et fougueux Catalan, ne s'attendait certainement pas à vivre une telle époque, marquée par la chute de Saint-Jean-d'Acre, dernière possession des croisés en Terre Sainte et par le démantèlement de l'Ordre du Temple, orchestré par Philippe le Bel. Une nouvelle ère dans l'histoire de la chrétienté. Sans jamais s'éloigner de la vérité historique, José Luis Corral nous emmène à travers le parcours de Jaime, au coeur de cette période cruciale de notre histoire. Un temps où les chrétiens se virent désormais contraints d'approcher Mongols et Arméniens pour tenter  d'endiguer la montée en puissance des Sarrasins. Un temps où les Templiers n'avaient plus d'autres choix que de fuir la France pour tenter par tous les moyens d'assurer la survie de l'Ordre et bien sûr de préserver la fabuleuse fortune des Pauvres Chevaliers de Jérusalem. D'incommensurables richesses parmi lesquelles se trouve le plus inestimable des trésors : le Saint Graal...

  • Indulgences

    Jean-Pierre Bours

    Dans une Allemagne entre Moyen Âge et Renaissance, dans un monde que se disputent la peste et la lèpre, la famine et la guerre, deux femmes se battent pour accomplir leur destin.
    Au crépuscule du Moyen Âge, au coeur de la forêt saxonne, une jeune femme abandonne son enfant avant d'être rattrapée par les gardes du seigneur de Magdeburg qui l'accuse de sorcellerie. Depuis la " Hexenturm* " et ses fantômes avilissants, elle va choisir d'assurer seule sa défense.
    Quinze ans plus tard, alors que les premiers feux de la Renaissance et de la Réforme commencent à briller sur Wittenberg, Gretchen - qu'immortalisera Goethe trois siècles plus tard - ne sait pas encore que la quête de son identité l'amènera à croiser ceux qui sont en train d'écrire l'histoire, qu'il s'agisse de Luther, Cranach ou du très mystérieux docteur Faust.
    Quel lien unit ces deux femmes ? Quel secret les rapproche ?
    La Renaissance que découvre Gretchen et le Moyen Âge dans lequel se débat Eva sont-elles des périodes si distinctes ? La lumière a-t-elle vraiment succédé à l'ombre ? Et le bien au mal ?
    * Hexenturm : la tour des sorcières

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    Le 21 juin 1627, François de Montmorency-Bouteville est décapité en place de Grève. Il laisse une jeune épouse de vingt ans, deux petites filles et un garçon à naître.

    La famille aurait sombré dans la misère si la princesse Charlotte de Condé, leur cousine, ne se chargeait d´élever les enfants selon leur rang. Isabelle, la cadette des filles, va s´éprendre très tôt du duc d´Enghien, futur Grand Condé. Il a six ans de plus qu´elle et la dédaigne jusqu´à ce qu´elle devienne une ravissante jeune femme, ce qui n´est pas pour plaire à Anne-Geneviève, future duchesse de Longueville, très belle et très adulée mais qu´un sentiment trouble unit à son frère Enghien. Elle ne tolère pas qu´il aime ailleurs et se comporte en conséquence...

    La guerre larvée qui durant des années va opposer Isabelle, devenue duchesse de Châtillon, à Mme de Longueville prendra une nouvelle dimension avec la Fronde, cette longue révolte où l´ami d´hier devient l´ennemi de demain...



    Juliette Benzoni vit à Saint-Mandé. Elle s´impose aujourd´hui comme la reine du roman historique français.

  • Après avoir découvert son château pillé et dévasté par les troupes du Grand Condé, qu´elle aime depuis l´enfance, Isabelle, duchesse de Châtillon, est déterminée à obtenir réparation mais ne résistera pas longtemps à l´amour qu´il lui avoue. Ce pourrait être le bonheur. Ce sera la fin d´une paix relative pour Isabelle.

    La Fronde du Parlement et des Parisiens se termine, celle des Princes commence. Moins pour chasser Mazarin que pour s´emparer du pouvoir, avant que le jeune Louis XIV ne l´assume. Un incessant et épuisant combat débute alors pour Isabelle, et elle ira jusqu´à jouer sa vie pour empêcher le héros de Rocroi de passer à l´ennemi et de retourner ses armes contre la France, entraînant avec lui son jeune frère François, qu´elle aime infiniment.

    Quand cette dure bataille s´achève, Isabelle, adorée des uns, détestée des autres, n´en aura pas fini avec l´aventure menée au galop de ses chevaux. Ils la mèneront très loin, très haut sans qu´elle abandonne jamais l´amour de son enfance...



    Juliette Benzoni vit à Saint-Mandé. Elle s´impose aujourd´hui comme la reine du roman historique français.

  • Joujou

    Eve de Castro

    Russie polonaise, 1741. Tombée dans la misère, la comtesse Boruwlaska vend son fils à une amie fortunée.
    Comme jouet humain.
    À neuf ans, Joseph a la taille d'un enfant à la naissance. Idéalement proportionné, les traits fins, ravissant. C'est une " réduction humaine ", un lilliputien. Doué d'une intelligence exceptionnelle.
    Un monstre parfait.
    Le sort qui l'attend est celui d'un animal de compagnie ou d'une bête de foire. " Joujou " va vivre quatre-vingt-dix-huit ans à cheval entre les fastes de l'Ancien Régime et les débuts de la révolution industrielle, jouer du violon pour des rois et pour des putains, séduire des femmes, sillonner l'Europe à feu et à sang, exciter la convoitise des savants, devenir une légende.
    De sa plume vive et élégante, Eve de Castro s'empare avec brio de ce fascinant destin. Celui d'un aigle enfermé dans le corps d'une puce.

  • La promesse

    Jean-Guy Soumy

    " Camille s'agenouilla près du corps de Jeanne. Ses doigts se posèrent sur la cheville glacée. Il ferma les yeux.
    C'était il y a longtemps. Un jour d'été.
    Ils ruisselaient, l'un et l'autre, d'eau et de soleil. Ils avaient treize ans. Peut-être quatorze. Dans une anse sableuse de la Dordogne, ils s'étaient baignés toute l'après-midi. L'eau était chaude et coulait sur les graviers dorés. Parfois, l'ombre d'un poisson filait dans le cristal du courant. Le temps n'existait plus. Il n'y avait ni passé ni lendemain. Que l'instant présent, d'une densité écrasante. La joie qui l'avait essoufflé faisait encore aller et venir sa poitrine maigre. Battre son coeur sous ses côtes. Le pied de Jeanne était venu se poser comme un oiseau au creux de sa main. La peau était fine, douce. Lisse. Le talon s'emboîtait parfaitement à sa paume.
    Penché sur Jeanne, il ne vit pas que les autres faisaient cercle dans son dos. À un moment, il se retourna et les découvrit. Mais son visage n'était plus le même et tous reculèrent. Soucieux de ne pas approcher de trop près un si grand chagrin. " À l'âge du premier grand amour, Camille a laissé sa famille le séparer de Jeanne. Toutes ces années, fidèle à leur promesse, elle l'a attendu. Il n'est pas venu. Quand elle meurt, on l'accuse de s'être défenestrée. Et, en ce temps où il n'est pire crime que se suicider, c'est Camille que désigne la justice pour incarner dans son procès le " corps et la voix " de Jeanne...

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    Tandis que leTitanicest en train de sombrer et que la panique règne à bord, une belle jeune fille assassine, pour voler ses bijoux avec une audace incroyable, une richissime passagère : la marquise d'Anguisola, née Belmont. Une femme de chambre, Helen Adler, l'a vue sortir avec son butin mais ne parvient pas à la retrouver? Pas davantage au retour à New York et, pensant que la meurtrière a pu rester parmi les victimes, elle finit par oublier.Vingt ans plus tard, à Paris, on vend la collection de joyaux Renaissance de Van Tilden, un Américain fortuné qui vient de se suicider dans son château de Touraine. Aldo Morosini a emmené à cette vente un pittoresque client texan, fabuleusement riche, amoureux de Lucrezia Torelli, une cantatrice qui prétend descendre des Borgia et veut qu'on lui retrouve la Chimère d'or de César, qu'on a peu de chances devoir reparaître parce qu'elle appartenait à la marquise d'Anguisola et doit reposer quelque part au fond de l'Atlantique. Or, la vente est interrompue à la demande de John-Augustus Belmont : elle propose deux des joyaux de Mme d'Anguisola, sa tante. Et la Chimère aurait dû y être?Le lendemain, Helen Adler, devenue la femme de chambre de Pauline Belmont et qui sur un journal a reconnu la meurtrière, est laissée pour morte. C'est le premier sang d'une aventure dramatique, mais d'autres viendront qui pourraient amener Morosini à sa perte?Juliette Benzoni vit à Saint-Mandé. Elle s'impose aujourd'hui comme la reine du roman historique français.

  • Pour Ramsès, le Fils de la lumière, l'heure du couronnement est arrivée.
    Il a tous les atouts pour devenir un grand pharaon. L'amour de Néfertari, la grande épouse royale, et celui de sa mère, le réseau d'amitiés solides tissé dans son adolescence, dont celle de l'Hébreu Moïse, et l'aptitude de Ramsès à jauger les hommes l'aideront à assumer ses lourdes fonctions. Encore faut-il que le jeune pharaon conserve son trône.
    Car dans l'ombre, les complots se multiplient. Ramsès parviendra-t-il à déjouer les pièges dressés par son frère aîné, à conjurer la magie noire d'un mystérieux sorcier et à prévenir les intrigues des Hittites ?
    Les embûches s'accumulent, les parades s'épuisent.
    Pour vaincre l'adversaire, visible et invisible, le couple royal choisit la seule voie possible : bâtir un Temple des millions d'années.

  • Retour sur une histoire incroyable, celle d´une équipe de football qui, durant la Grande Guerre, préférera encourir les plus graves sanctions plutôt que céder au déshonneur d´un match arrangé...

    Lorsqu´en 1941 le régime nazi décide d´organiser un grand tournoi européen de football, c´est bien évidemment pour affirmer la supériorité du Reich. Mais le FC Start, équipe montée de bric et de broc par un ancien boulanger de Kiev venu recruter de vieux joueurs sur le retour et de jeunes sportifs en manque de compétition, accumule les victoires. Durant plus d´une année, l´équipe ukrainienne bat platement tous ses adversaires. Se répand alors partout en Europe la rumeur qu´une équipe de pauvres hères - dont bon nombre sont juifs en plus ! - défie l´Allemagne nazie.

    Le 9 août 1942, l´équipe ukrainienne du FC Start doit affronter l´équipe nazie pour son match retour. Les Allemands ont été corrigés 7 à 2 à l´aller et il est impensable qu´un tel scénario se reproduise. L´État-Major allemand signifie aux joueurs ukrainiens l´ordre impératif de s´incliner. Sinon, ils encourent la peine capitale : la mort.

    Ce match qui aura lieu au Zenit stadium de Kiev va révéler toute la brutalité du régime nazi. Ce jour-là, même réduits à dix joueurs dès la première mi-temps, même menacés par les armes dans leur propre vestiaire par des officiers nazis, les hommes du FC Start ont décidé qu´ils ne céderaient pas. Personne ne leur fera courber l´échine. Ils remportent le match sur le score de 5 à 3. Par leur victoire, portée par la ferveur populaire, les Ukrainiens ont rendu leur fiertéà tout un peuple. Mais pour avoir défié avec une telle maestria et une telle insolence envers l´oppresseur, l´ensemble des joueurs du FC Start sera arrêté, torturé et déporté dans des camps où bon nombre d´entre eux périront.

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