• Depuis Les Cercueils de zinc et La Supplication, Svetlana Alexievitch est la seule à garder vivante la mémoire de cette tragédie qua été lurss, la seule à écrire la petite histoire dune grande utopie. Mais elle est avant tout un écrivain, un grand écrivain. Pour ce magnifique requiem, elle invente une forme littéraire polyphonique singulière, qui fait résonner les voix de centaines de témoins brisés.

  • Limonov

    Emmanuel Carrère

    « Limonov n'est pas un personnage de fiction. Il existe. Je le connais. Il a été voyou en Ukraine ; idole de l'underground soviétique sous Brejnev ; clochard, puis valet de chambre d'un milliardaire à Manhattan ; écrivain branché à Paris ; soldat perdu dans les guerres des Balkans ; et maintenant, dans l'immense bordel de l'après-communisme en Russie, vieux chef charismatique d'un parti de jeunes desperados. Lui-même se voit comme un héros, on peut le considérer comme un salaud : je suspends pour ma part mon jugement.

    C'est une vie dangereuse, ambiguë : un vrai roman d'aventures. C'est aussi, je crois, une vie qui raconte quelque chose. Pas seulement sur lui, Limonov, pas seulement sur la Russie, mais sur notre histoire à tous depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. »

    1 autre édition :

  • «La folie et l'horreur ont obsédé ma vie. Les livres que j'ai écrits ne parlent de rien d'autre.
    Après L'Adversaire, je n'en pouvais plus. J'ai voulu y échapper.
    J'ai cru y échapper en aimant une femme et en menant une enquête.
    L'enquête portait sur mon grand-père maternel, qui après une vie tragique a disparu à l'automne 1944 et, très probablement, été exécuté pour faits de collaboration. C'est le secret de ma mère, le fantôme qui hante notre famille.
    Pour exorciser ce fantôme, j'ai suivi des chemins hasardeux. Ils m'ont entraîné jusqu'à une petite ville perdue de la province russe où je suis resté longtemps, aux aguets, à attendre qu'il arrive quelque chose. Et quelque chose est arrivé : un crime atroce.
    La folie et l'horreur me rattrapaient.
    Elles m'ont rattrapé, en même temps, dans ma vie amoureuse. J'ai écrit pour la femme que j'aimais une histoire érotique qui devait faire effraction dans le réel, et le réel a déjoué mes plans. Il nous a précipités dans un cauchemar qui ressemblait aux pires de mes livres et qui a dévasté nos vies et nos amours.
    C'est de cela qu'il est question ici : des scénarios que nous élaborons pour maîtriser le réel et de la façon terrible dont le réel s'y prend pour nous répondre.»

  • La vie - et la mort - des dix-sept maréchaux de Staline, pour la première fois réunis en un volume qui fera date.
    Les Français connaissent les vingt-six maréchaux de Napoléon. Mais que savent-ils des dix-sept que Staliné a élevés ? On leur doit pourtant la création de l'Armée rouge et sa formidable victoire contre l'Allemagne nazie et le Japon impérial. Certains figurent parmi les plus grands capitaines du siècle passé : Toukhatchevski, Chapochnikov, Joukov, Vassilevski, Koniev, Rokossovski, Malinovski, Tolboukhine. A leurs noms s'attache aussi la conquête de l'Europe orientale et centrale, et son intégration au monde soviétique. L'on sait moins que nombre d'entre eux ont joué un rôle politique important dans les dix ans qui ont suivi la mort de Staline, et ce jusqu'à la fin des années soixante. Cet ouvrage unique en son genre, qui s'appuie sur des sources exclusivement russes, explique la logique à l'oeuvre dans les choix militaires et humains de Staline. Il donne à suivre des parcours individuels stupéfiants, parfois tragiques, quelque fois rocambolesques, toujours inattendus. Le récit de ces dix-sept vies parallèles compose ainsi une fresque immense qui va de la Première Guerre mondiale à la crise des fusées à Cuba, de l'océan Pacifique à Berlin, des défilés glorieux sur la Place rouge aux geôles de la Loubianka. Jaloux les uns des autres, apeurés devant leur maître, cachant parfois de terribles secrets, les dix-sept sortent enfin de l'injuste anonymat qui, pour la plupart, a été de règle jusqu'à aujourd'hui.

  • LAURA KASISCHKE ESPRIT DHIVER Réveillée tard le matin de Noël, Holly se voit assaillie par un sentiment dangoisse inexplicable. Rien nest plus comme avant. Le blizzard sest levé, les invités se décommandent pour le déjeuner traditionnel. Holly se retrouve seule avec sa fille Tatiana, habituellement affectueuse, mais dont le comportement se révèle de plus en plus étrange et inquiétant « Et si c'était elle, le grand écrivain contemporain ? Laura Kasischke, s'impose, livre après livre, comme la plus douée des romancières de sa génération. » François Busnel, Lire « Douce et inquiétante, experte en malaise phosphorescent et ouaté, de livre en livre, elle a su bâtir un univers sans pareil, suspendu dans la rêverie aveuglante qui précède toujours le drame, ce moment de flottement où la clairvoyance se débat pour se faire entendre. » Marine Landrot, Télérama Traduit de langlais (États-Unis) par Aurélie Tronchet Illustration de couverture :
    John Register, The Light in the Mirror , huile sur toile (détail) Courtesy of Modernism Gallery, San Francisco ISBN : 978-2-267-02522-4

  • Le fléau de Dieu Nouv.

    Le fléau de Dieu

    Evgueni Zamiatine

    • Phébus
    • 4 Février 2021

    Le Fléau de Dieu est un roman sur la jeunesse d'Attila, otage de l'empereur romain Flavius Honorius. Ce Barbare, ce garçon à l'état de nature, sauvage et indomptable, observe l'empire corrompu et forge son caractère en opposition à une société mourante. Le récit se déroule sur deux plans : d'un côté la découverte d'une civilisation décadente à travers les yeux d'un jeune « sauvage », de l'autre l'observation de ce même pourrissement par l'historien byzantin Priscus Panita. Tout le roman est tissé de métaphores : la terre hurle « comme une femme qui sent déjà son ventre enflé prêt à projeter dans le monde des êtres nouveaux », Attila a des cheveux « comme des cornes » qui balaieront l'ancien monde. Ce récit est un véritable manifeste du mouvement scythe qui considérait la révolution russe de 1917 comme un élan messianique, comme une union spirituelle néochrétienne, socialiste et révolutionnaire, opposée à la pensée bourgeoise et au nouveau pouvoir soviétique.
    Evgueni Zamiatine est un écrivain russe né en 1887. Bolchevik de conviction, il participe à l'insurrection de 1905. Après un exil en Angleterre, il revient en Russie en 1917, puis quitte le Parti, déçu de la révolution. Critiquant le pouvoir et la littérature prolétarienne, il demande à Staline l'autorisation de quitter la Russie. Il s'installe à Paris en 1932, où il décède en 1937. Son roman Nous, publié d'abord en anglais, interdit en Russie, a directement inspiré 1984 de George Orwell, et a eu une telle influence littéraire et sociale qu'il a presque occulté le reste de son oeuvre prophétique.

  • Amouksan est la doyenne de l'humanité. Elle vit en Sibérie, au bord du monde, près du domaine des esprits. À présent, il ne lui reste que ses souvenirs, et trois objets précieux qu'on lui a offerts : un talisman en cuir, une pochette de photos, et une magnifique robe qu'elle a portée une seule fois, il y a très, très, très longtemps. Son père trappeur aurait voulu un garçon, pour lui apprendre à chasser le renne l'hiver, et le saumon l'été. Alors, il a élevé Amouksan comme un garçon. Mais cette année-là, c'est un géant revenu du fond des âges qu'ils vont découvrir ensemble. Un mammouth. Il allait leur offrir la plus incroyable aventure de leur vie.

  • « J'ai écrit ce roman à Finchley, dans la banlieue de Londres, en 1946-1947. À une époque où ma femme et moi étions très proches du suicide. »
    Inspiré par la propre expérience de l'auteur, roman d'une modernité étourdissante et au lyrisme enivrant, Le Roman de Londres suit le destin d'un exilé russe et de sa femme à Londres après la Seconde Guerre mondiale. Le prince Repnine et son épouse Nadia errent dans une ville qui les ignore, ils s'efforcent d'exister dans le désespoir de l'inappartenance. Dès le début de leur histoire se dessine la terrible voie du prince pour échapper au désespoir. Cette fatalité déterminera le cours de ce roman épique, rappelant la difficulté de l'homme à vivre dans la confusion de l'époque contemporaine. Livre de toutes les personnes déplacées, portrait d'une ville tentaculaire, Le Roman de Londres est en même temps un roman d'amour poignant et une réflexion profonde sur le libéralisme effréné.
    Milos Tsernianski (1883-1977) fut l'un des plus importants poètes et romanciers serbes, chef de file de l'avant-garde yougoslave. Diplomate à Berlin et à Rome au début de la Seconde Guerre mondiale, il s'exila à Londres où li résida pendant plus de deux décennies. Il y écrivit ses oeuvres les plus marquantes (Migrations, Lamento pour Belgrade, Le Roman de Londres). Toute son oeuvre est marquée par une vision métaphysique de l'homme et de l'humanité.

  • Grégoire Orlov souffre, boit, et rosse. Son mariage s'est usé en même temps que ses muscles. Martha Orlov, à côté du vide et de l'ennui de leur misérable existence, encaisse les coups du destin avec ceux de son mari.

    L'air empuanti de leur immeuble couve le choléra. L'épidémie réveille bientôt chez Grégoire un instinct d'héroïsme qui va le pousser à soigner les malades. Cette vocation soudaine guérit un temps les déchirements du couple... jusqu'à ce que ressurgisse la nature taciturne du mari. Incapable de satisfaire sa soif d'absolu, Grégoire Orlov s'en remettra à sa soif de vodka.

    Maxime Gorki offre avec Les Époux Orlov un récit emblématique, proche du naturalisme. Sous sa plume, le drame de ces travailleurs russes finit par revêtir la puissance d'une tragédie antique.

    Né en 1868 à Moscou dans une famille modeste, Maxime Gorki effectue divers métiers et apprend à écrire en autodidacte. D'abord journaliste, il connaît la popularité avec ses récits décrivant le quotidien des classes populaires russes. Il est notamment l'auteur des Bas-fonds, paru en 1902. Il se rallie au marxisme et s'exile face à la répression du régime tsariste. Il s'engage dans la révolution de 1917, mais s'exile à nouveau. Il revient définitivement en URSS en 1932 et meurt à Moscou en 1936.

  • Après avoir bourlingué dans les festivals de théâtre d'Europe avec sa femme junkie et leurs deux enfants, Mour décide de rentrer en Bohême. Nous sommes en 2015 et le rejet des étrangers grandit partout. Après de nombreuses péripéties, dont un détour par la guerre du Donbass où Mour récupère Gérard Depardieu, la famille s'installe sur les rives de la Sázava, au sud-est de Prague.
    Mour est alors accusé d'avoir assassiné son beau-père. Il échappe à la justice et s'embarque dans un road trip à travers la région avec ses deux fils. À pied, en voiture et en bateau, ils rencontrent toutes sortes de personnages : gitans, prostituées, prêteurs sur gages, ivrognes, voyous... Le voyage culminera dans un grand finale réunissant un mariage, un bordel, la police tchèque et un tank russe.
    Bienvenue dans le Far East ! Dans ce roman très contemporain, alternant scènes grotesques, descriptions poétiques, dialogues drôles et enlevés, chacun vit selon ses propres lois. Sur un rythme trépidant, transgressant les tabous, Topol aborde les grands thèmes d'aujourd'hui : la religion, la famille, la survie au quotidien, le populisme et la menace russe.
    Né à Prague en 1962, Jáchym Topol est l'un des animateurs de l'underground tchèque. Auteur de chansons pour les groupes rock « Les chiens soldats » et « Route nationale », il a été le cofondateur des éditions Congestion cérébrale et de l'importante revue clandestine Revolver. Après avoir publié plusieurs recueils de poèmes en samizdat, il obtient un succès considérable avec des romans nourris de références autobiographiques : Ange Exit (1999) et Missions nocturnes (2002), traduits chez Laffont, Zone cirque et L'Atelier du diable, chez Noir sur Blanc.

  • Poutine, la stratégie du désordre Nouv.

    Au pouvoir depuis vingt ans, Vladimir Poutine a ouvertement annoncé son intention de replacer la Russie au centre de la politique mondiale. Sa stratégie : perturber les règles du jeu partout où il le pourra. C'est ce que montre cette enquête passionnante.

    Isolée par son intervention en Ukraine, la Russie s'est servie du conflit syrien comme d'un tremplin pour revenir en puissance dans les affaires internationales. Le chef du Kremlin use, sans complexe, de méthodes de déstabilisation hors-champ et recourt à ses réseaux de l'ombre en Europe, aux États-Unis, dans l'espace postsoviétique, en Afrique, en Asie, et jusque dans le Grand Nord. Tous les moyens sont bons : ingérence dans des élections, élimination d'opposants, pressions politiques, économiques et énergétiques, cyber-attaques, interventions militaires...

    Face à cette offensive globale, les Occidentaux, divisés, hésitants, voire bienveillants, semblent incapables de trouver une parade efficace. Moscou façonne pourtant un monde plus dur, instable et conflictuel. Un monde où le rapport de force s'impose sur la coopération, où les droits de l'homme s'effacent, où la démocratie cède devant l'autocratie. Un monde favorable aux ambitions du Kremlin que Vladimir Poutine impose par sa stratégie du désordre.

  • Gogol prétendait que " pour savoir ce qu'est la Russie d'aujourd'hui, il faut absolument y voya ger soi-même ". Bien que le grand auteur russe fit exactement le contraire, Bernard Chambaz a suivi sa recommandation à la lettre.
    L'hiver en train, l'été en car, Bernard Chambaz a parcouru l'Oural, territoire méconnu, frontière entre l'Europe et l'Asie. Un voyage qui doit à son amour de la Russie et de son peuple, mais aussi à la puissance des livres. Parmi eux, il y a le recueil oublié et décapant d'Aragon, Hourra l'Oural, l'ombre de Pasternak et du docteur Jivago, et enfin l'ombre plus noire de Chalamov et du goulag. On vérifiera avec l'auteur que les statues de Lénine n'ont pas toutes été déboulonnées, loin de là, et que si on a pu évoquer la fin de l'homme rouge, l'homo sovieticus tend à devenir pour les jeunes générations un objet, sinon un sujet de folklore...
    Dans ce récit de voyage peu ordinaire, on croisera des météorites, on suivra une enquête sur la disparition étrange de géologues il y a cinquante ans, on échappera à un accident d'avion, on découvrira un jeune Eltsine explorateur sans peur, on verra des camions rouler sur la Kama gelée, on visitera le camp de Perm-36 et les monastères de Verkhotourié, on sillonnera Ekaterinbourg sur les traces des Romanov, on découvrira Tcheliabinsk et son formidable musée des tracteurs à défaut de la centrale nucléaire de Majak, avant d'admirer sous un ciel gris et déjà froid la modernité de la capitale bachkire.

  • Le retour de Jeffrey Archer, véritable " conteur de la trempe d'Alexandre Dumas. " ( The New York Times). Un nouveau coup de maître !
    Leningrad, 1968. Alexandre Karpenko est, depuis sa plus tendre enfance, destiné à de grandes choses. Mais lorsque son père est assassiné par le KGB pour avoir défié l'État, lui et sa mère vont devoir fuir l'URSS. Sur les quais d'un port, une décision irrévocable les attend : faut-il embarquer pour les États-Unis ou pour la Grande-Bretagne ? Alexandre joue son destin à pile ou face...
    Deux vies parallèles s'offrent alors à lui. À Londres, la poursuite de brillantes études. À New York, il se lance dans les affaires.
    Une formidable épopée de plus de trente ans entre deux continents, deux mondes parsemés d'embûches qu'Alexandre va devoir conquérir.

  • Un espion parfait

    Owen Matthews

    • Perrin
    • 8 Octobre 2020

    L'incroyable histoire du plus grand espion du XXe siècle.La vie de Richard Sorge (1895-1944) est un roman vrai. Celui d'un soldat allemand, révolté par la Première Guerre mondiale, et qui se rallie à la révolution soviétique de 1917, décidant d'y consacrer sa vie. Brillant, méthodique, créatif, il enchaîne les voyages et les postes clandestins : Danemark, Suède, Angleterre, Chine, Allemagne nazie (il adhère au NSDAP !) ; enfin et surtout Japon où il accumule les renseignements capitaux sur la pénétration japonaise en Chine, la préparation de Pearl Harbor et surtout les projets d'invasion de l'URSS par le IIIe Reich. C'est notamment lui qui découvre le projet Barbarossa et en informe Staline...qui refusera de l'écouter.
    Sorge a réformé en profondeur l'art de l'espionnage, multipliant les initiatives, rénovant les techniques, constituant un réseau varié, mais parfaitement étanche, lui permettant de voir et savoir sans être vu... jusqu'à son arrestation tardive fin 1941. Homme à femmes, sociable, doté d'un vaste réseau d'amis et de relations et d'une culture encyclopédique, utilisant des couvertures parfaites ; il figure au rang de légende dans le petit monde des hommes de l'ombre ; souvent considéré comme le plus grand espion de tous les temps.
    Pour raconter cette vie sans pareille, et découvrir l'homme derrière la légende, il fallait un historien et un écrivain d'envergure, parfait connaisseur du monde russe de surcroît. Owen Matthews a relevé le gant avec superbe offrant une biographie qui restera par la richesse de ses révélations, puisées dans les archives soviétiques, et la maestria de son écriture.

  • 1941. Hitler décide d'envahir l'Union soviétique. Dans la précipitation, on organise l'évacuation vers l'arrière de milliers d'enfants. Viktor et Nadia sont parmi eux. Mais, pour la première fois de leur vie, les voilà séparés. Viktor est envoyé dans un kolkhoze à Kazan, pendant que Nadia se retrouve bloquée à proximité du front des combats. Désormais, Viktor n'a plus qu'une idée en tête : traverser le pays dévasté par la guerre, les bombardements et la faim, pour retrouver sa soeur. Et pour cela, il doit être prêt à tout. Car, dans un pays en guerre, nécessité fait loi.

  • Brejnev Nouv.

    Brejnev

    Andreï Kozovoï

    Brejnev ou l'antihéros.Qui était vraiment Leonid Brejnev, l'homme aux sourcils broussailleux qui a succédé au bouillonnant Nikita Khrouchtchev pour diriger l'Union soviétique pendant dix-huit ans, de 1964 à 1982 ? Un vieillard sénile, bardé de médailles, collectionnant les voitures étrangères et les fusils de chasse ? Un réactionnaire qui a persécuté les dissidents ? Un gendarme qui a écrasé le Printemps de Prague et occupé l'Afghanistan ? Un cynique qui a laissé prospérer la corruption et les pénuries, plongé son pays dans la " stagnation " qui a mené au drame de Tchernobyl et à la fin de l'URSS ? Ou un dirigeant proche de ses racines ukrainiennes, un héros militaire qui a ressoudé les Russes autour d'un idéal de victoire, un diplomate rusé et aimable qui a éloigné le spectre de la Troisième Guerre mondiale ?
    En dépit de sa longévité, Brejnev, objet de risée à la fin de sa vie, est resté pendant longtemps enfermé dans une gangue de mépris. Armé de nombreux documents inédits dénichés dans les archives russes, passant au crible les " carnets " brejnéviens, Andreï Kozovoï révise les idées reçues et dresse le portrait d'un dictateur pas comme les autres, d'un antihéros qui a semé les graines de la Russie poutinienne.

  • L'Idiot Dostoïevski Texte intégral. Cet ouvrage a fait l'objet d'un véritable travail en vue d'une édition numérique . Un travail typographique le rend facile et agréable à lire.


      Le prince Mychkine est un être fondamentalement bon, mais sa bonté confine à la naïveté et à l'idiotie, même s'il est capable d'analyses psychologiques très fines. Après avoir passé sa jeunesse en Suisse dans un sanatorium pour soigner son épilepsie (maladie dont était également atteint Dostoïevski), il retourne en Russie pour pénétrer les cercles fermés de la société russe, sans sou ni attache, mais avec un certificat de noblesse en poche. Il se retrouve par hasard mêlé à un projet de mariage concernant Nastassia Filippovna.

    L'Idiot est l'un des romans les plus complexes et psychologiques de Dostoïevski. En effet, le récit met en scène une quarantaine de personnages qui ont tous des caractères bien distincts.

    L'enchevêtrement d'intrigues entre ces personnages donne lieu à des rebondissements permanents et imprévisibles. L'écriture de Dostoievski parvient avec virtuosité à rendre le lecteur anxieux dans l'attente de la réaction de chaque personnage.  Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/L'Idiot Téléchargez gratuitement notre catalogue en indiquant "Catalogue Culture commune" dans le champ de recherche de votre libraire numérique. Vous aurez accès aux premières pages de chaque titre.

  • Une enquête dans les archives enfin ouvertes de l'Union soviétique à la recherche de la mère de l'auteur.
    La découverte de l'un des évènements les moins connus de la Seconde Guerre mondiale : le destin de plus de 20 millions de personnes - non juives - exploitées comme esclaves pour l'industrie et l'agriculture allemande.
    À l'ouverture des archives en Russie, Natascha Wodin, troublée par ses souvenirs de sa mère qui s'est suicidée à 40 ans, dans son enfance, commence des recherches pour reconstituer son histoire. Sa mère a été déportée au cours de la Seconde Guerre mondiale d'Ukraine en Allemagne dans un camp de travail pour maintenir à flot l'industrie et l'agriculture allemandes et autrichiennes ; elle-même est née dans un camp de personnes déplacées après la guerre, en Allemagne, pays où ses parents sont contraints de rester car ils seraient traités comme des collaborateurs au retour en Ukraine...
    Le récit suit le rythme des recherches de l'auteur et leurs difficultés. Il y a les fausses pistes, la lenteur administrative des services concernés en Ukraine et en Russie, les témoins disparus ou survivants (mais qui refusent de parler), ou ceux qui ne savent pas, mais sont prêts à inventer.
    Elle croise les informations, vérifie, se déplace et finit par reconstituer non seulement l'histoire de sa mère, mais celle de toute une famille dont les membres l'emmènent de Riga en Italie et en Grèce. Son récit qui couvre un siècle raconte l'histoire d'une famille depuis l'époque tsariste jusqu'aux années 2000.
    Une traversée passionnante de l'Union soviétique à travers les biographies de quatre soeurs nées à Marioupol, un grand port de commerce dans le Donetz, où à travers sa prudence de chercheuse, l'auteur nous fait comprendre les tours que nous joue notre mémoire.
    « Natascha Wodin a écrit un livre qui est à la fois exceptionnel et classique. » - Süddeutsche Zeitung
    « Un document d'une valeur inestimable car il arrache à l'anonymat au moins l'une des nombreuses vies inimaginables jetées à la déchetterie de l'Histoire... Un livre qui ne peut pas nous laisser indifférents. » - El País

  • - 69%

    Les Petrov raconte quelques jours dans la vie d'une famille ordinaire en Russie post-soviétique. Souffrant d'une grippe intense, Petrov est entraîné par un ami dans une longue déambulation alcoolisée, à la lisière entre le rêve et la réalité. Progressivement, les souvenirs d'enfance de Petrov ressurgissent et se confondent avec le présent.Si au premier regard le couple Petrov ne se distingue guère, la face cachée de leur vie a de quoi étonner. Le mécanicien Petrov dessine des BD et croise régulièrement la route d'un homme étrange. La bibliothécaire Petrova passe son temps à assassiner des hommes ayant fait du tort à d'autres femmes.Le succès critique et populaire des Petrov est dû à la prose imagée, décalée, drôle et très vivante de Salnikov. Adapté au cinéma par Kirill Serebrennikov.

    Alexei Salnikov (1978) est un jeune auteur russe, d'Ekaterinbourg, dans la région de l'Oural.Les Petrov est son premier roman qui a rapidement connu un énorme succès auprès du public et des critiques. Depuis, le livre est devenu la révélation de l'année, valant à l'auteur le prix littéraire « Le Nez » et une nomination au prix « Bestseller national » en 2018. Les droits cinématographiques et les droits d'adaptation théâtrale du roman ont été vendus.

  • Un parfum de rose et d'oubli est la préquel du best-seller Le Lilas ne refleurit qu'après un hiver rigoureux.

    Le Lilas ne refleurit qu'après un hiver rigoureux a permis à plus d'un million de lecteurs de découvrir l'inoubliable Caroline Ferriday.
    Un parfum de rose et d'oubli qui s'inspire aussi d'événements réels, nous ramène une génération plus tôt, aux côtés de la mère de Caroline, Eliza Ferriday, et suit les destins croisés de 3 femmes hors du commun, de St-Pétersbourg à Paris, sous les ombres menaçantes de la Première Guerre mondiale et de la révolution russe.
    Sofya, l'aristocrate russe, y perdra sa fortune, son pays et peut-être même ce qu'elle a de plus précieux... son enfant ! Eliza, la mondaine américaine, tremblera pour ses amis russes et cette guerre qui se rapproche chaque jour un peu plus.
    Varinka, enfin, la jeune paysanne russe, presque une enfant, fera des choix qu'elle ne pourra jamais effacer et qui la feront basculer au coeur d'un combat qu'elle ne peut pas gagner.
    Martha Hall Kelly vit à Atlanta, en Géorgie. Le Lilas ne refleurit qu'après un hiver rigoureux, son premier roman, comparé à "Elle s'appelait Sarah" de Tatiana de Rosnay et inspiré de faits réels est devenu dès sa parution un best-seller.
    Il s'est aujourd'hui vendu à plus d'un million d'exemplaires dans le monde.

  • Certains n'iront pas en enfer Nouv.

    Certains n'iront pas en enfer est un roman d'autofiction. Écrit et publié après le retour de Zakhar Prilepine du Donbass (en juillet 2018), il est marqué par un certain recul par rapport aux événements. Cela imprègne le récit d'une indéniable mélancolie et permet de magnifier la réalité pour donner une stature quasi-mythique à certains des personnages évoqués. Ce roman est inspiré d'une expérience personnelle, issue de l'engagement de l'auteur dans le conflit du Donbass. Prilepine offre ici un texte éclectique, impressionniste et littéraire qui nous permet de mieux comprendre les raisons de son départ pour le Donbass, son état d'esprit et ses occupations concrètes pendant les années de guerre. Il retrouve sa plume imagée et concise et une force d'évocation captivante.

    Écrivain, journaliste et homme politique, Zakhar Prilepine est lauréat de nombreux prix littéraires. Il a vu ses oeuvres traduites dans une vingtaine de langues et plusieurs de ses romans sont adaptés au théâtre et au cinéma.Les éditions des Syrtes ont publié : Pathologies (2008 et 2018), Le Péché (2009 et 2018), Ceux du Donbass (2018), Officiers et poètes russes (2019).

  • Une prison dorée
    À 19 ans, Natasha Leonova mourait littéralement de faim dans les rues de Moscou lorsqu'elle fut sauvée par Vladimir Stanislas, l'homme le plus riche de Russie. Un miracle pour la jeune femme qui depuis vit aux côtés de ce grand amateur d'art dans un luxe inouï, avec pour seule contrepartie de plaire à Vladimir, de satisfaire ses moindres désirs, et surtout de ne poser aucune question.
    À Saint-Paul-de-Vence, dans le célèbre restaurant décoré des tableaux de Lorenzo Luca, Vladimir est captivé par une oeuvre que la veuve du peintre refuse obstinément de lui vendre. Pour sa part, le fils de Lorenzo, Théo, artiste lui-même, rencontre pour la première fois la délicieuse Natasha. L'attraction entre les jeunes gens est immédiate.
    Durant des semaines, étourdi de désir pour cette femme inaccessible, Théo peint sans relâche le portrait de Natasha. Quant à Vladimir, il se jure d'obtenir le tableau de Lorenzo, à n'importe quel prix. Natasha, elle, qui ne peut se permettre aucun faux pas, commence à rêver de l'impossible : un monde où elle serait totalement libre.

    1 autre édition :

  • Une synthèse globale par un spécialiste incontesté.On connaît la sentence de Churchill : " La Russie est un rébus enveloppé de mystère au sein d'une énigme. " Son histoire résulte d'une longue construction de plus d'un millénaire, élaborée sous deux dynasties, celles des Riourikides et des Romanov, avant un XXe siècle placé sous l'égide de la " grande révolution d'Octobre ". Cette dernière va générer un projet sociétal, à l'échelle mondiale, prétendant construire une société plus juste, socialiste, et capable de rivaliser avec le monde capitaliste occidental. Jean-Pierre Arrignon, étudiant aussi bien les événements politiques, économiques, militaires, artistiques et culturels qu'architecturaux, décrit avec passion les spécificités de l'édification de ce pays-continent qui, à travers les siècles, a traversé les pires épreuves et a toujours su se reconstruire. Considérant la Russie comme la fille aînée de Constantinople, il rend toute sa place à une dynamique culturelle fondatrice d'une civilisation dont l'Église orthodoxe est l'un des piliers - et la langue russe le cicérone. À travers cette vaste fresque, il s'attache à ce que l'on comprenne la Russie avant de la juger - elle qui reste en effet mal connue et souvent critiquée. À ce que l'on apprenne, aussi, à apprécier ses inépuisables richesses.
    Une somme brillante et enlevée, qui fera date.

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