• « Je voulais apprendre des nomades à puiser de l'eau, monter un dromadaire et dresser un camp, approfondir certaines des leçons apprises lors de mon précédent séjour. Le temps de reprendre le chemin de l'école était venu. »
    Le Sahara est un espace rêvé, le paysage mythique de Lawrence d'Arabie. Il est aussi le lieu où vivent depuis des millénaires de nombreuses communautés nomades, qui tentent de sauvegarder leur mode de vie traditionnel. Aujourd'hui, le Sahara est devenu une destination dangereuse, marquée par la menace djihadiste. Dans les pas de Léon l'Africain, diplomate et grand explorateur du XVIe siècle, Nicholas Jubber part en voyage en Afrique du Nord, jusqu'à la ville légendaire de Tombouctou.
    Sur les chemins nomades est un regard unique sur une ville résiliente et un voyage à la découverte de communautés fascinantes, qui luttent pour préserver leur mode de vie au XXIe siècle.
    Une plongée passionnante dans les cultures nomades d'Afrique du Nord, en compagnie d'un voyageur curieux et respectueux de l'autre.
    Né en Angleterre en 1977, diplômé d'Oxford, Nicholas Jubber est l'auteur de nombreux articles pour des journaux aussi prestigieux que The Guardian ou The Observer. Témoin du début de la seconde Intifada à Jérusalem, il décide de partir en voyage à travers le Proche-Orient et l'Afrique de l'Est. Sur les traces du Prêtre Jean (Noir sur Blanc, 2011), inspiré de ce premier voyage, a reçu le prix Dolman Travel Book. Deux autres ouvrages ont été publiés en français aux Éditions Noir sur Blanc : À la barbe des ayatollahs (2012) et Sur les chemins nomades. De l'Atlas à Tombouctou (2021).

  • Deux journalistes se lancent sur les traces de deux exploratrices atypiques et avant-gardistes, parties seules dans le désert du Sahara près d'un siècle plus tôt à la rencontre du peuple mauritanien.
    L'une, styliste pour Jeanne Lanvin puis reporter, est candidate à une expédition Charcot au Groenland. L'autre est tour à tour modéliste, journaliste et dessinatrice. Elles sont audacieuses et avant-gardistes. En décembre 1933, pour fuir une société patriarcale, Odette du Puigaudeau et Marion Sénones embarquent sur un langoustier breton en partance pour la Mauritanie. Leur but ? Traverser le désert à dos de chameau, sans mission officielle ni subvention. L'image est tellement insolite que les Maures appelleront l'année de leurs premiers pas sur ces terres, " l'Année des deux dames ".
    Près d'un siècle plus tard, Catherine Faye et Marine Sanclemente marchent dans le sillage des deux aventurières pour raconter leur vie en marge, leur culot, leurs contradictions, explorer elles aussi ce pays, trait d'union entre le Maghreb et l'Afrique subsaharienne, où perdure une culture nomade millénaire. Dans des conditions souvent ardues, au fil de rencontres étonnantes, leur voyage est empreint de l'esprit téméraire d'Odette et de Marion.

  • Le livre Au pays des Maures en 1933, deux jeunes femmes du meilleur monde débarquent sur la plage d´une terre interdite pour se perdre dans les sables. Sans argent, sans bagage ou presque, les voilà qui se lancent à dos de chameau sur des pistes inconnues, dans une contrée où, par peur des pillards et des guerriers réputés occire les étrangers, les militaires français osent à peine patrouiller. Contre toute attente, et malgré les a priori, les deux téméraires recevront un accueil habituellement réservé aux braves...

    Porté aux nues par Théodore Monod dès sa parution, considéré aujourd´hui comme un classique de l´aventure vécue, Pieds nus à travers la Mauritanie n´est pas seulement le récit d´un voyage, c´est aussi l´oeuvre d´une femme qui, par la vertu de l´écriture, est un poète du désert.

    L'auteur Née en 1894 à Saint-Nazaire et issue d´une famille bretonne, Odette de Puigaudeau fut exploratrice et ethnologue. Très tôt passionnée par le voyage, elle obtint son brevet de navigation et fut l´une des premières femmes à s´embarquer sur des thoniers bretons. En 1920, après avoir suivi les cours d´océanographie à la Sorbonne dans l´intention, sans succès, de travailler dans la marine, elle s´adonna à sa seconde passion, le dessin et la peinture, comme son père lui-même artiste, et devint styliste de mode chez Jeanne Lanvin. En 1934, Odette du Puigaudeau partit avec son amie Marion Sénones pour la Mauritanie et le désert du Sahara. Elle passera alors la majorité de sa vie en Afrique du Nord, notamment à Rabat au Maroc, où elle se consacra à l´écriture et effectua des missions relatives à la préhistoire et à l´ethnographie pour divers ministères et organismes. Investie dans la vie sociale de Rabat, elle réalisera aussi pour la radio des émissions culturelles, deviendra documentaliste au ministère de l´Information et chef du bureau de préhistoire au musée des Antiquités de Rabat de 1970 à 1977. Cette exploratrice au parcours hors du commun laissera à son décès en 1991, de nombreux articles, des études ethnologiques et plusieurs livres, dont Pieds nus à travers la Mauritanie. 1933-1934, Tagant : au coeur du pays maure. 1933-1938 et Le Sel du désert, qui rendent tous hommage aux peuples du Sahara occidental.

  • Le livre Dans la continuité de leur voyage à travers la Mauritanie, Odette du Puigaudeau et sa compagne entreprennent plus qu´une étude d´ethnologie ou un récit de voyage, mais un hymne au désert en traitant du commerce du sel entre le Sud du Maghreb et les grands marchés des rives du Niger. Ainsi les deux femmes vont-elles rejoindre l´azalaï, immense caravane de plusieurs milliers de chameaux qui, une fois l´an, transporte jusqu´au coeur du Sahara les produits du fleuve et ramène à Tombouctou plusieurs dizaines de milliers de barres de sel gemme. Les pillards attaquent. Les troupes françaises ripostent. Régulièrement en danger, les deux exploratrices ne peuvent s´empêcher d´admirer ces tribus guerrières, indomptables et fières, fidèles aux lois du désert...
    />

    L'auteur Née en 1894 à Saint-Nazaire et issue d´une famille bretonne, Odette de Puigaudeau fut exploratrice et ethnologue. Très tôt passionnée par le voyage, elle obtint son brevet de navigation et fut l´une des premières femmes à s´embarquer sur des thoniers bretons. En 1920, après avoir suivi les cours d´océanographie à la Sorbonne dans l´intention, sans succès, de travailler dans la marine, elle s´adonna à sa seconde passion, le dessin et la peinture, comme son père lui-même artiste, et devint styliste de mode chez Jeanne Lanvin. En 1934, Odette du Puigaudeau partit avec son amie Marion Sénones pour la Mauritanie et le désert du Sahara. Elle passera alors la majorité de sa vie en Afrique du Nord, notamment à Rabat au Maroc, où elle se consacra à l´écriture et effectua des missions relatives à la préhistoire et à l´ethnographie pour divers ministères et organismes. Investie dans la vie sociale de Rabat, elle réalisera aussi pour la radio des émissions culturelles, deviendra documentaliste au ministère de l´Information et chef du bureau de préhistoire au musée des Antiquités de Rabat de 1970 à 1977. Cette exploratrice au parcours hors du commun laissera à son décès en 1991, de nombreux articles, des études ethnologiques et plusieurs livres, dont Pieds nus à travers la Mauritanie. 1933-1934, Tagant : au coeur du pays maure. 1933-1938 et Le Sel du désert, qui rendent tous hommage aux peuples du Sahara occidental.

  • Une biographie qui dévoile une nouvelle face de la personnalité de Charles de Foucauld, cet infatigable voyageur qui ne craignait ni l'effort ni le danger.
    On connaît le Charles de Foucauld béatifié par le pape Benoît XVI, le prêtre retiré dans le désert et assassiné le 1er décembre 1916. On connaît moins le jeune vicomte abjurateur et désinvolte qui, parti pour dilapider l'héritage familial lors de soirées peu sages à Paris ou Saumur, devint certes un homme d'Église, mais aussi l'un des plus grands explorateurs français de la fin du XIXe siècle et du début du XXe.
    Infatigable voyageur, ne craignant ni l'effort ni le danger, Foucauld parcourt le Maroc - alors interdit aux chrétiens - déguisé en rabbin, puis l'Algérie, la Tunisie, la Palestine, la Syrie, toujours en quête des lieux les plus reculés, les plus méconnus. C'est le voyageur passionné par l'ailleurs, excessif, à la fois irritant et attachant, l'explorateur tenace et acharné, le géographe ambitieux, que questionne ici Alexandre Duyck, révélant toutes les contradictions d'un ermite qui, au fond, ne cessa jamais de partir à la rencontre du monde et des hommes.

  • Cet ouvrage évoque l'usage des alphabets touaregs et retrace leur histoire. Utilisés aujourd'hui pour graver des inscriptions sur la roche ou sur certains objets et écrire de petits messages à des proches, ces alphabets - presque exclusivement consonantiques - dérivent d'alphabets beaucoup plus anciens appelés « libyques » ou « libyco-berbères ». Parfois associées à des inscriptions puniques ou latines, on trouve des épigraphes libyques dans tout le Maghreb actuel, de la Libye au Maroc et même jusqu'aux îles Canaries. L'histoire de ces alphabets est en grande partie obscure, mais il est permis de faire à leur sujet quelques hypothèses... Notamment que, créés quelques siècles avant notre ère sous l'influence des Puniques, ils ont ensuite disparu de l'Afrique du Nord au moment des invasions arabes, pour ne subsister qu'au Sahara. Depuis quelques décennies, des intellectuels berbères - Touaregs, Kabyles ou Marocains - ont entrepris de les moderniser en y adjoignant des voyelles, ce qui aboutit à des formes d'écriture très différentes de celles du passé.

  • Montagnard, explorateur, résistant, écrivain reconnu... Roger Frison-Roche est toujours resté fidèle à son engage¬ment de guide de haute de montagne : mener sa vie en tête de cordée. Et si Premier de cordée son premier roman devient dès 1941 un best-seller, c'est parce qu'il parle au coeur d'une jeunesse désespérée et l'exhorte au courage moral et physique, à la discipline sans soumission, à la droiture et à la joie.
    Celui que les Chamoniards surnom¬maient « le grand sifflet », cet enfant du Beaufortin au patois intempestif sut se faire adopter par le milieu fermé des guides de Chamonix et devint un héraut de l'alpinisme français. Aventurier dans l'âme, Frison-Roche va quitter les Alpes qu'il connaît à « un mètre près », pour d'autres terres d'expéditions glorieuses. Première ascension de la Garet El Djenoun au Hoggar dans le Sahara, traversée du désert du Niger en 2CV, études sur la migration des troupeaux de rennes en Laponie... autant d'aventures qui deviendront sources d'inspirations pour cet auteur prolifique.
    Parce qu'aucune biographie n'avait rendu compte de la personnalité et de la vie de Roger Frison-Roche, Antoine Chandellier, familier de ce héros national, a mené l'enquête en s'appuyant sur son oeuvre, sur les archives de la famille Frison-Roche et sur les témoignages de ceux qui l'ont côtoyé.

  • Ce premier roman étranger paraît simultanément aux Etats-Unis (Interlink Publishing) sous le titre Dune Song.

    « Je suis venue au Sahara pour y être enterrée. »
    Ainsi commence l'histoire de Jeehan Nathaar.
    Jeehan choisit de quitter New York, où elle a vécu la plus grande partie de son existence, après avoir assisté à l'effondrement des tours du World Trade Center.
    Avec elles, son rêve américain s'écroule : dans le regard des autres elle est devenue une étrangère, comme nombre d'Arabo-musulmans depuis le 11 septembre 2001.
    En quête d'identité, elle retourne à sa terre natale où elle se trouve impliquée dans une autre tragédie, celle des migrants qui traversent le Sahara à la recherche d'une nouvelle vie.
    Cartographie du clivage entre Occident et Orient, le roman oscille entre les débris de Manhattan dans les jours qui suivent le 11 septembre et les sables de Lalla el Aliah, la plus haute dune du désert marocain. C'est pour renaître à elle-même que Jeehan s'y laisse ensevelir.

    Traduit de l'américain par Laurence W. Ø. Larsen

  • Le Sahara est le plus grand désert du monde, d'une superficie de près de 8 millions de km². Il s'étend sur 10 pays de l'océan Atlantique jusqu´à la vallée du Nil : le Maroc, la Mauritanie, le Mali, l'Algérie, le Niger, la Libye, le Tchad, la Tunisie, l'Egypte et le Soudan. Les grands massifs de dune ou ergs font partie des plus beaux paysages du monde. Mais le Sahara est bien plus varié qu´on ne l´imagine : avec des massifs montagneux et volcaniques (le Mont Tahat en Algérie qui culmine à 2 918 mètres, l´Emi Koussi au Tchad à 3 415 mètres ), des oasis nombreuses ou secrètes, des tassilis (ces labyrinthes de grés érodés par les sables) qui abritent un patrimoine rupestre exceptionnel.



    Ce guide propose au lecteur d´appréhender le Sahara dans sa globalité et à travers tous les pays qu´il traverse, une véritable saga pour amoureux de la nature, de grands espaces, d´aventure, de rencontres et de contemplation.

  • « La vie dans le Groupe Nomade, c'est quelque chose de très intéressant à approfondir, et même de très important, toute la relation coloniale s'est construite là. Vous n'en trouverez rien dans les archives car on ne parlait pas de notre vie quotidienne dans nos rapports. Tous ces gens qui étaient avec nous... il y avait du monde au GN ! Et de tout ça, il ne reste aucune trace. »Jean du Boucher, officier de la petite noblesse gasconne, raconte ici la conquête du territoire des grands nomades Rgaybat, à laquelle il a pris part dans les années 30, et comment il est tombé sous le charme de ces « Salopards » qu'il rêvait de combattre. Devenu un fin connaisseur des savoirs sahariens, il est resté toute sa vie éperdument amoureux de la Mauritanie, cette Antinéa des sable à la beauté impitoyable.« C'était ça qui me fascinait : vivre en nomade parmi les nomades, conquérir tous ces espaces, caracoler en d'Artagnan du désert. Le pouvoir de fascination du Sahara sur les officiers méharistes... c'est quelque chose. Moi, je l'ai vécu. Pas vous ? »

  • Cet ouvrage présente pour la première fois l'ensemble des espèces de lézards, crocodiles et tortues rencontrées dans les quinze pays de l'Afrique de l'Ouest, ainsi qu'au Tchad et dans les régions sahariennes, il comprend plus de 700 photographies en couleurs et 175 cartes de répartition ainsi que les clés de détermination illustrées permettant l'identification des espèces. Un chapitre est consacré à la description de nouvelles espèces de lézards découvertes par les auteurs, ainsi qu'à la révision du statut de certaines espèces dans la systématique. Pour chacune, une fiche individuelle indique les caractères distinctifs les plus remarquables, ainsi que les principales données sur l'écologie et la répartition géographique. Sans équivalent, l'ouvrage s'adresse aux naturalistes, aux étudiants, enseignants, chercheurs et gestionnaires de la faune africaine. Il constitue un ouvrage de référence complet et accessible sur les reptiles africains.

  • Une véritable enquête, enrichie de témoignages de l'époque, pour découvrir un homme au destin exceptionnel.
    En écrivant en 1921 cette biographie de Charles de Foucauld, assassiné le 1er décembre 1916, René Bazin révélait au grand public une figure encore assez peu connue, même si certains milieux vantaient déjà sa science et une foi chrétienne missionnaire qui en faisaient un pionnier. De son vivant, Charles de Foucauld avait lui-même émis l'idée de confier à René Bazin le projet d'un livre capable de révéler au public la situation humaine et spirituelle des populations en Afrique saharienne. L'auteur a fait un véritable travail d'enquête sur les lieux de la vie du Frère Charles. Convaincu qu'il était en présence d'un « saint », il s'est contenté de tracer l'itinéraire de sa vie et de le faire parler.
    Le livre contient d'abondantes citations de Foucauld lui-même. Ce livre qui fut un best-seller (200 000 exemplaires) était paru chez Plon. Épuisé, il est toujours demandé. Les héritiers de René Bazin ont décidé de l'éditer à nouveau, chez Nouvelle Cité. En effet, cette oeuvre majeure demeure une source et un document, comme le souligne le cardinal Paul Poupard dans sa préface. Charles de Foucauld a été béatifié le 13 novembre 2005.
    Découvrez la réédition de ce best-seller, un document unique sur la vie du religieux et ermite Charles de Foucauld.
    EXTRAIT
    Le 15 septembre 1858, naissait à Strasbourg Charles-Eugène de Foucauld, dont j'essaierai de raconter l'histoire.
    L'enfant n'était pas d'origine alsacienne. Son père, François-Édouard, vicomte de Foucauld de Pontbriand, sous-inspecteur des forêts, appartenait à une famille du Périgord, d'ancienne chevalerie, qui donna des saints à l'Église et de bien bons serviteurs à la France, et dont il importe que je dise ici quelque chose, parce que le mérite des ancêtres, même inconnu, même oublié, continue de vivre dans notre sang et nous porte à l'imitation.
    D'après le généalogiste Chabault, le nom de Foucauld est connu depuis 970, époque où Hugues de Foucauld, ayant donné une part de ses biens aux abbayes de Chancelade et de Saint-Pierre-d'Uzerches, se retirait du monde, et, afin de se mieux préparer à la mort, entrait au monastère. Un Bertrand de Foucauld, parti pour la croisade avec saint Louis, tombait à la bataille de Mansourah, en défendant son roi contre les musulmans. Un autre, Gabriel, était délégué par le roi François II, pour épouser par procuration la reine Marie Stuart. Jean, chambellan du dauphin, assistait au sacre de Reims, près de Jeanne d'Arc. Dans plusieurs lettres, Henri IV appelle Jean III de Foucauld « son bon et bien assuré amy » ; pour mieux lui dire encore son amitié, il le nomma gouverneur du comté de Périgord et vicomte de Limoges : « Je puis vous assurer, monsieur de Lardimalie, lui écrit-il, que j'ai en estime vous et votre vertu, et que j'ai autant de contentement de vous que vous sauriez le désirer. » Bel autographe qui valait un gouvernement, et devait durer davantage.
    À PROPOS DE L'AUTEUR
    René Bazin (1853-1932), élu membre de l'Académie Française en 1903, fut tout à la fois professeur de droit à l'Université Catholique d'Angers, journaliste sur des voyages parfois lointains, biographe et surtout romancier.

  • La représentation que l´on se fait des déserts est souvent loin d´être exacte. Aussi, parler du Sahara revient-il très vite à confronter imaginaire et réel. Il faut pourtant se rendre à l´évidence : le Sahara contemporain est d´abord urbain, constellé de

  • Au Sahara occidental, entre les derniers contreforts de l'Anti-Atlas et l'océan Atlantique s'étend le Pays Takna. Plaque tournante du commerce de longue distance, cet espace est depuis des temps reculés l'objet d'un étroit contrôle de la part des populations qui l'occupent. À l'encontre de l'historiographie contemporaine, héritière des chroniqueurs arabes du Moyen Âge, l'auteur appréhende cette zone géographique à partir des données archéologiques les plus récentes et attache une attention toute particulière aux sources locales : généalogies, fonds d'archives familiaux, registres comptables des maisons de commerce. Appliquant une méthode de lecture longitudinale, au plus près des documents, il dégage les outils indispensables, et jusqu'ici ignorés, pour comprendre et analyser la dynamique des alliances économiques et politiques trans-sahariennes, du xvie siècle à nos jours. La combinaison des modes de vie offre ici une approche pertinente du lien des tribus avec le sol. L'espace n'est plus seulement topographique : ses frontières sont aussi sociales. Le modèle anthropologique préside ainsi aux stratégies de contrôle du territoire et trouve son expression dans l'affirmation des solidarités.

  • L'autor nasquèt en 1944 a Foix, brèç enrodat de las montanhas pus polidas del mond. Las quitèt pro lèu, tròp lèu. Los estudis acabats, tornèt a Bordèu, puèi a Tolosa, vilas universitàrias pus vesinas de las montanhas de son còr. Las pòt atal cortejar a temps e léser. Militant occitanista de longa, s'encarguèt del sector Recèrca de l'Institut d'Estudis Occitans puèi ne foguèt, qualques annadas, lo President. Baileja, dempuèi bèl temps, la revista « Lo Gai Saber ».
    « Nos caliá caminar... » fa lo raconte d'un viatge en 2CV vielhassa a travèrs del Saarà, traversada qu'auriá poscut s'acabar marridament.
    A l'escòla d'un alpinisme de tria : « Escorreguda dins la nuèit » conta una prumièra experiéncia d'esquí d'escorreguda en Nauta-Vesubia.
    « Santa-Victòria », o coma menar una prumièra escalada de nauta dificultat, dins la montanha que Cézanne illustrèt tant-e-mai : lo Mont Venturi.
    « Indo-Cosh 72 », expedicion dins lo Pamir afgan : far lo camin de París a Kabol e tornar, en R4 vièlhas, subrecargadas e "poiridas". D'aquí un fum d'aventuras "mecanicas". « Gochan » ne conta una.
    Quatre racontes cortets sul tèma de l'aventura e dels esports de montanha, aquelis Traucs dins lo nonrés prepàusan un autre biais d'escritura e d'inspiracion, pauc utilisat dins las letras d'Òc duscas ara.

  • La présence d'oasis dans le Sahara peut sembler une aberration écologique. Les palmeraies et les jardins qu'elles abritent sont en fait le fruit d'une conquête millénaire qui se poursuit encore aujourd'hui. Ces paysages artificiels, terroirs soigneusement façonnés et entretenus, sont l'archétype des systèmes naturels anthropisés. Cet ouvrage a été réalisé à partir d'enquêtes de terrain menées dans le Jérid tunisien, mais aussi dans le Tassili n'Ajjer (Djanet, Algérie) et l'oued Draa (Zagora, Maroc). Si cette perspective comparative révèle la diversité des pratiques et savoirs oasiens et des relations à l'environnement, elle met aussi en valeur les dynamiques locales qui se déploient au-delà de l'habituel dualisme entre tradition et modernité. Par ailleurs, plusieurs échelles d'étude, de la planche de cultures au jardin et du parcellaire à la palmeraie, permettent de souligner la variété des articulations entre facteurs écologiques, économiques et sociaux. Le Sahara cultivé n'offre pas une mais des natures oasiennes en constante évolution, construites à partir de cette richesse anthropologique.

  • Cavalier et méhariste dans l'armée, maitre d'attelage diplômé de la Fédération équestre française dans le civil, bricoleur exceptionnellement doué dans ses loisirs Jean Spruytte est l'homme de plusieurs vies. II s'y est acquis un coup d'oeil et une sagacité rares. En 1977, ses Études expérimentales sur l'attelage renouvelaient de fond en comble un sujet sur lequel le commandant Lefebvre des Noëttes avait eu le mérite d'attirer l'attention, mais Ie tort d'accumuler les contresens. Aujourd'hui, Jean Spruytte s'attaque à ce qu'on aurait pu appeler Le mystère de la roue de Brooklyn. Une roue en bois d'une facture insolite, oubliée après bien des vicissitudes dans les réserves d'un musée new-yorkais, Iui permet de proposer une interprétation inattendue des peintures rupestres d'une petite région du Tassili n'Ajjer, dans le Sahara central. Vers le milieu du premier millénaire avant notre ère, la population qui vivait là élevait des chevaux et les dressait à l'attelage, à l'aide de chars d'une structure simplifiée et allégée au maximum, mais d'une conception fort élaborée. Les chevaux dressés étaient vraisemblablement destinés aux établissements phéniciens de la cote libyenne, d'où venaient également les chars, en pièces détachées. La démonstration d'une rigueur et d'une élégance toutes classiques, fait justice de toutes les élucubrations romanesques qui ont si souvent, dans le domaine de l'art rupestre saharien, tenu lieu de théorie. Ce récit passionnant est aussi une leçon de méthode.

  • Tombouctou aux mains des islamistes. Guerre au Mali. Montée en puissance dAQMI. Au cur denjeux internationaux qui le dépassent, le Sahara est de plus en plus instable : attentats terroristes, trafics darmes ou de drogues, prises dotages, agitent ces vastes étendues que lAlgérie, le Maroc, la Libye, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad se partagent.

    Dans cet ouvrage destiné à un public curieux mais non spécialiste, Bernard Nantet montre à quel point mythes et préjugés ont longtemps caché au monde la réalité de lhistoire de cette partie de lAfrique. Au fil des pages, on comprend comment les Touareg, les Maures, les Toubous, et les autres peuples ont fini par trouver leur place dans ce désert hostile et stérile. On suit aussi missionnaires, soldats, méharistes, pétroliers, ethnologues ou simples touristes qui ont de tout temps sillonné de part en part le plus grand désert du monde, parfois au péril de leur vie.

    De la conquête de Tombouctou à la colonisation par la France, puis la décolonisation, et les bouleversements liés aux révolutions arabes, le Sahara a presque toujours connu guerres et révoltes et engendré conflits et tensions. Son immensité, la richesse de son sous-sol, sa situation, excitent aujourdhui lappétit des États, des firmes occidentales, et des mouvements politico-religieux qui déstabilisent la région. Le Sahara ne peut échapper ni à sa géographie ni à son histoire.

  • Le Centre de recherches et d'études sur les sociétés méditerranéennes est un laboratoire de la Faculté de droit (Université Aix-Marseille III) et de l'Institut de recherche méditerranéenne (Université de Provence), associé au Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Son activité couvre dans le domaine des sciences humaines les États maghrébins : Algérie, Libye, Maroc, Tunisie. Elle s'étend à la Mauritanie depuis 1974. Le C.R.E.S.M. comprend des équipes de recherches interdisciplinaires et un très important service de documentation et de bibliothèque. Depuis 1962 le laboratoire publie aux Éditions du CNRS : l'Annuaire de l'Afrique du Nord, ouvrage qui, en un millier de pages, fait le point pour le lecteur de la documentation de l'année, mais présente aussi une partie études et des articles d'actualités, etc. Ces études sont réunies en ouvrages dans la collection du C.R.E.S.M.

  • Il y a plus de trois quarts de siècle, en 1921, Théodore Monod entrait au Muséum national d'Histoire naturelle, une institution qui allait devenir pour lui la "maison mère" et où il continue à l'âge de 95 ans de se rendre encore chaque jour. Nul mieux que Théodore Monod n'a su illustrer au XXe siècle l'une des vocations scientifiques initiée par les plus célèbres savants du Jardin du Roy, celle de naturaliste voyageur. Dans toutes les disciplines scientifiques auxquelles il a apporté sa contribution, Théodore Monod l'a fait avec autant de rigueur et d'exigence qu'en est capable un homme dont la vie entière a été vouée à la science. L'Afrique, avec en particulier le désert du Sahara, est très vile devenue son terrain de prédilection. La création de l'IFAN (Institut Français d'Afrique Noire, devenu en 1965 Institut Fondamental d'Afrique Noire) qu'il dirigea pendant plus de 25 ans lui a permis de développer, à l'image du Muséum national d'Histoire naturelle, une institution dédiée au continent africain. À travers son oeuvre de naturaliste, Théodore Monod a su conserver l'intérêt scientifique, mais aussi le respect et l'amour que lui ont dès son plus jeune âge inspiré toutes les formes de vie, jusqu'à ses plus modestes représentants. Cet ouvrage rassemble une série d'articles au cours desquels ses collègues et amis rendent compte de sa contribution scientifique dans des domaines aussi variés que la géologie, la botanique, la zoologie, la paléontologie, la préhistoire ou l'histoire. Il complète ainsi le portrait de l'humaniste bien connu du grand public par un hommage à l'homme de science.

  • À quels critères et à quelles exigences répond la « fabrication » des élites du monde nomade ? Quelles sont les métamorphoses qui les travaillent dans un environnement politique, économique, social et cultures en pleine mutation ? Ce volume à plusieurs plumes appréhende la question à travers deux exemples : les Touaregs et les Maures. Il s'interroge sur la hiérarchie des savoirs mobilisés et valorisés dans chacune de ces sociétés, sur les pratiques et les pouvoirs d'action auxquels ils conduisent, sur les conditions nécessaires à leur perpétuation ou au contraire à leur invalidation. La notion d'élite est explorée ici dans une acception large, comme la représentation en vigueur dans une société donnée des « personnes les meilleures, les plus remarquables d'un groupe » (Littré, Le Robert). Elle est étudiée dans une perspective diachronique qui met en avant l'évolution des modalités de transmission des connaissances et de leur contenu. Les correspondances apparaissent multiples entre les divers types de savoirs et de pouvoirs. La transformation de l'ordre du politique, en particulier, a des répercussions évidentes sur l'ensemble des autres domaines, qu'ils concernent les modes d'interprétation et de gestion du social du culturel, de l'économique, du sacré...

  • Comment les Touaregs et autres Sahariens se définissent-ils mêmes eux- et comment sont-ils définis par les autres ? Les diverses contributions de cet ouvrage collectif s'intéressent aux "cadastres" mouvants des identités et des espaces sociaux, politiques, économiques et culturels, où s'inscrivent les lignes de continuité et de changement de cette vaste aire saharienne. Les "figures" d'identité présentées ici s'expriment dans des registres variés, relevant de la langue, de la technique, des relations de "genre", de la construction de la mémoire, des rapports socio-politiques, de la gestion de l'invisible, de la catégorisation de l'inconnu par rapport au connu... Ainsi, sont dessinées quelques-unes des configurations changeantes de la palette identitaire, dans une approche qui s'est voulue interdisciplinaire et comparative, cherchant à croiser les perspectives et les regards. H.C.H.

  • De magnifiques photographies, un texte alerte et dense emmènent le lecteur dans le Sahara oriental, aux confins de l´Égypte, de la Libye et du Soudan,au-delà des grandes barrières dunaires qui protègent l´un des berceaux de la civilisation pharaonique. L´aventure est omniprésente : par la magie des espaces, par l´évocation de leurs premiers découvreurs, par la démarche même des auteurs. Elle se double d´une réflexion savante sur cette culture des origines et ses résurgences dans la grande civilisation des bords du Nil. De larges perspectives, très neuves, s´ouvrent sur les relations de l´Afrique présaharienne avec les grands fleuves, jadis considérés comme source unique des civilisations qu´ils ont abritées. Ils ne sont, en fait, que des creusets, dans lesquels sont venues se fondre de plus anciennes sociétés. Ces racines présahariennes profondes nous rapprochent des origines de l´Homme et mettent en lumière l´imaginaire de ces ultimes prédécesseurs des pharaons.

empty